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i'm just a g h o s t ••• CARMELA
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Mar 17 Jan - 1:26
 
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DON'T BE AFRAID ( OF ME ) I'M JUST A ( TOURIST )
Il neige sur la ville comme il neige dans son cœur, recroquevillé au pied d'un lampadaire, sur un trottoir qui se recouvre au fur et à mesure de particules blanches, qui inonde ses baskets, mouille le bas de son jogging beaucoup trop large, les mains dans les poches et le soupir bien trop chaud créant un brouillard opaque. Il grelotte Blake, il se les gèle comme pas permis, le regard perdu dans le vague, en quête d'une aide dont il n'a pas forcément besoin, mais qu'il chasse malgré tout. La bonté de l'être humain n'existe pas, ce n'est qu'un mythe, une utopie. Personne ne vient en aide à un gars aux allures aussi agressive, c'était à prévoir, à envisager et depuis le temps que le jeune homme vivait ainsi, cela ne le surprenait plus vraiment. Ses bras se resserre un peu plus contre ses cottes, cherchant à conserver le plus de chaleur possible, replaçant son bonnet ainsi que sa capuche sur sa tronche, soufflant sur ses doigts dont il commençait à perdre la sensation. L'hiver, il déteste l'hiver, il déteste le froid de l'hiver, il déteste les fêtes d'hiver, il déteste le pas pressé des gens en hiver, il déteste le regard indifférent des gens en hiver, il déteste l'inhumanité des gens par un tel froid d'hiver ; Blake à la haine de tout ça, il hait profondément de tout son être toute cette merde. Lentement, grelottant comme un gars atteint de Parkinson, il entre en quête de son paquet de cigarette, perdue dans la poche de son jogging trop large, les poches descendant bien trop bas ; le jeune homme cherche, perd ses bras dedans alors qu'il se redresse. Une cigarette suspendu entre ses lèvres gercés, c'est maintenant avec le briquet qu'il galère, le pouce trop frigorifié pour faire tourner la pierre, aucune étincelle ne jaillit. Alors Blake les frotte, longtemps, beaucoup trop longtemps en rouspétant, en jurant entre ses dents, en recommençant, inlassablement. Quand la porteuse de cancer fut allumé, le jeune homme ne pu s'empêcher d'émettre un soupir de soulagement, heureux de pouvoir s'en griller une de part ce temps ; un petit bonheur dans ce monde de merde.

Les mains dans les poches, il entame sa démarche nonchalante dans les rues de la ville, son bonnet bien en place, la capuche recouvrant jusqu'à son nez, la tête baissée ; il essaye de ne pas faire attention au monde qui l'entoure. Ce sont des écouteurs dans les oreilles et son portable dégainé pour mettre de la musique qui viennent accaparer toute son attention ; plus besoin de faire attention à autrui, jamais personne ne répond à la détresse des âmes en peine. Dieu est un gamin égoïste qui joue avec une fourmilière, lui n'est qu'un sale gosse ivre de liberté qui n'en a fait qu'à sa tête ; il récolte ce qu'il a semé, il paye les pots cassés. Pourtant, dans les tréfonds de son cœur, Blake ne considère pas être en faute, il ne pense pas être à blâmer. Une mère qui ne le considère comme un objet, un père qui a préféré fuir plutôt que d'assumer ses responsabilités... Et un beau père des plus exécrable... La fuite fut la meilleur solution, mais voilà à quoi il en est réduit aujourd'hui, à vivre tel un fantôme en arpentant les rues de la ville, espérant dans le fond, un jour, trouver du réconfort quelque part. Il les entends les gens, malgré la musique vive dans ses oreilles, il les entends ces gens qui se demandent dans quoi leur compte en banque va se vider aujourd'hui et ça le débecte d'une puissance cosmique. Blake est loin d'être pauvre, il est loin d'être dans le besoin, mais l'argent qui régit le monde l’écœure comme les poings de sa mère l'écœurait son visage quand il était plus jeune. L'argent, toujours l'argent, encore l'argent. Jamais il ne dépense le siens pour sa propre personne, toujours pour autrui, pour des gens qui le mérite, qui sont dans la panade, qui sont dans le besoin ; un besoin différent du siens. En quête de bonté, en quête de gentillesse, en quête de générosité ; voilà ce qu'il cherche inlassablement Blake, mais jusqu'à présent, rare sont les personnes qu'il a pu croisé avec de tels qualités.

De gros flocons tombent désormais alors que son regard entre en quête d'un endroit pour passer la tempête hivernale. Hors de question qu'il reste dehors, mais hors de questions qu'il aille néanmoins dans un bar ou un hôtel ; ce n'était pas dans son règlement, pas dans sa logique. Blake n'allait pas user du « boire pour oublier » aujourd'hui et il n'allait pas non plus dépenser de l'argent pour une nuit dans un hôtel ; endroit qu'il déteste ; car oui, il déteste énormément de chose Blake, parce qu'il y a beaucoup de choses qui l’exècre. Rue pavillonnaire, le jeune homme ne se rend même plus compte du temps qui passe, du temps qui défile alors qu'il continue de marcher sans but, sans vraiment savoir où il va, vers où ses pas le dirige. D'habitude, il ne rentre par effraction que dans des apparts' un peu sobre, qui ne tape pas dans l’œil, qui casse pas trois pattes à un canard. Pourquoi une maison ? Pourquoi un cocon si aisé ? Pourquoi un endroit qui lui rappelle autant sa vie passé ? En quête d'un amour maternelle espéré ? C'est un sourire aux coins des lèvres alors qu'il expulse la fumée de sa cigarette presque entièrement consumée qu'il se permet de rire de cette situation à pleurer ; l'amour n'est qu'une illusion, l'amour n'est qu'un rêve, un sentiment qu'il n'a jamais connu, jamais ressentis et qu'il ne souhaite pas connaître... Si seulement c'était vrai. Le voilà qui ne se pose plus de questions et qui saute la barrière de l'une de ces nombreuses demeure, une maison clinquante, mais pas non plus vraiment tape à l’œil... Blake cherche la merde, il va se faire coffrer un jour et les flics se feront une joie de le faire croupir en prison ; ce ne serait pas son premier délit, lui qui a ravaler sa fierté et ses convictions pour pouvoir survivre. Nouveau soupir, pas le temps de cogiter, pas le temps de penser, il passe par l'arrière, la cour, le jardin. Une grande baie vitrée, pas de lumière, pas l'ombre d'un chat, autant en profiter. C'est avec un talent minutieux qu'il déverrouille la porte sans pression, bien trop habitué à commettre ce genre d'infraction ; ou plutôt, d'effraction.

L'intérieur est spacieux, le jeune homme à la fâcheuse sensation qu'il pourrait se perdre dedans, comme il se perdait chaque minutes dans cette putain de ville. Le voilà qui retire son bonnet, son manteau et ses pompes, les posant seulement sur une chaise du séjour. Enlever son pantalon trempé ne serait pas une mauvaise idée, mais l'idée de grimper à l'étage pour emprunter des fringues lui paraissait être en revanche, une putain de mauvaise idée. Massant sa nuque, regardant son téléphone, Blake dégaine de son sac à bandoulière un peu défoncé son chargeur, autant ne pas être en rade de batterie s'il lui arrive une merde... Mais qui appeler ? Joy ? Sasha ? Vito ? Pas en cette période de fête, non, qu'ils profitent, ils le méritent tellement. Nouveau soupir, c'est à cet instant qu'il se rend compte que sa cigarette n'est pas éteinte, il se dirige alors vers la cuisine ouverte, allumant le robinet pour éteindre le mégot avant de le foutre dans son cendrier portatif qu'il fourra de nouveau dans son sac. Pas d'ADN, pas de preuves, ou au mieux, en laisser le moins possible. Son regard se pose désormais sur l'autre côté de la maison, un endroit qui ressemble à un cabinet, avec des ustensiles qui lui rappelle ses opérations d'autrefois... Puis un bruit, des animaux ? Il était entré chez un véto' ? La poisse. Ce genre d'endroit est super bien gardé normalement... Qui dit véto' dit... Chien non ? L'angoisse le prend alors aux tripes, espérant se tromper, priant se faire des films. Blake s'approche doucement des cages, un renard et une chouette, pas banale comme animaux ; mais leur vue en cage, privé de liberté lui déchira le cœur. Cependant, il ne pouvait pas se permettre de les libérer. Ce n'était pas son rôle, pas sa mission. L'expression de son visage changea alors, l'amertume prenant place sur ses traits habituellement tiré à cause de l'énervement qu'il ressentait au quotidien. Il enlève son pantalon, sans pression, le plaçant non loin d'un radiateur pour qu'il sèche, autant gagner en chaleur, autant profiter de l'endroit et de ses fonctionnalités ; c'était bien pour ça qu'il était entré par effraction.

Son ventre lâche un bruit qui ferait trembler godzilla lui-même, la fin lui tiraillant les entrailles, c'est le cœur lourd qu'il se dirige vers la cuisine ; étape crucial, ce qu'il allait emprunter, il devrait ensuite le rendre ; car il est ainsi Blake, n'avoir aucune dette, toujours rendre l'appareil, d'une façon à ce qu'on ne puisse rien lui reprocher. Sa main droite attrape un paquet de pâte alors que de l'autre il allume la plaque ; déposant une casserole et de l'eau dont il  attendait impatiemment qu'elle bout. Ce n'est que quinze minutes plus tard que son bol de pâtes au beurre et au ketchup fut dressé et c'est en se laissant tomber dans le canapé qu'il s'empressa de le manger. Pas un bruit, à l'exception de la chouette qui entame des chants bizarres ; de quoi le rendre un peu tendu. En calbute, affalé dans le canapé, il dévore le plat chaud, colle ses mains pour bien ressentir cette chaleur qu'il avait un peu oublié, un soupir de bien-être s'échappant de ses lèvres... Courte durée, bien trop de courte durée ; le seuil de la porte émet un bruit, son cœur tambourine dans sa poitrine. Ce n'était pas la première fois qu'il agissait ainsi, pas la première fois qu'il tombait nez à nez avec son hôte absent ; il déglutit légèrement Blake en attendant, en silence, ne bougeant même plus la fourchette ; il attendait de voir chez qui il avait mit les pieds et s'il allait devoir se r'habiller en vitesse avant de voir les flics se pointer.

Alors, toi qui vient de passer la porte de ta maison, qui es-tu ? Quelqu'un de généreux ? Ou quelqu'un de peu scrupuleux ? Quelqu'un avec un semblant de cœur ? Ou quelqu'un qui se fiche de la déchéance d'autrui. Approche-toi, montre toi et laisse Blake analyser les traits de ton visage, laisse le observer et savoir ; savoir si tu es quelqu'un de bien ou pas.

MEETING // with carmela // sorry to be late ♥ // 1780 mots // correction en cours
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Sam 21 Jan - 1:52
 
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feat Blake


3 heures du matin.

3 heures qu'elle fixe ce putain de plafond. 3 heures qu'elle se pose 25 questions à la minute. 3 heures qu'elle a une espèce de douleur au ventre mais qui ne fait pas vraiment mal. En fait c'est plus une gène. Comme quand tu as un petit bout de peau arraché sur le doigt mais que ça piques et que tout le doigt est engourdi sans lancer pour autant.
Carmela a beau se tourner dans tous les sens, en espérant réussir a fermer l'oeil plus de 2 minutes rien ne fait, et même pas la faible lumière de sa lampe qui passe d'une couleur a une autre ne la calme.
Elle jure. D'abord en anglais, puis en espagnol.
Elle abandonne et s'asseoit sur son lit, fixe le vide de sa chambre, ou  le sien, à l'intérieur, va savoir. Toujours est il qu'il est 3 heures du matin et qu'elle dort toujours pas.

Elle aime bien ça, dormir, Carmela.
Elle aime bien s'emmitoufler dans sa couette. Mais ce soir non. Peut être qu'il s'agissait des souvenirs qui commencent a la  harceler depuis deux semaines, ou bien l'ambiance hivernale qui déteint sur son cycle. Ou d'autres trucs en rapport avec Nebula ou Vito ou les cours, ou peut être tout à la fois.

Elle chope son téléphone. Elle pourrait appeler quelqu'un ou envoyer un message, mais à qui?  

Elle repose son téléphone et soupire.
Sur son lit les 3 chats sont endormis comme des buches et à ses pieds deux chiens font de même.
Ils ont de la chance putain

Elle lève ses fesses du lit, s'avance vers la grande fenetre de sa chambre, emitouflée dans une couverture polaire (parce que juste en débardeur et en pantalon de pyjama ça caille a coté de la fenêtre) et s'asseoit sur le coussin posé sur le parquet, un bouquin a la main. Faisant tourner de fragiles petits mobiles en verre pendus devant la fenêtre elle regarde la neige, éclairée d'un fade éclat orange diffusé par les lampadaires, tomber.

Elle a chaud. Elle enlève sa couverture. Puis elle caille. Du coup elle la remets. Elle fait ça 3 fois.
Ras le cul. Elle enfile un pull, un jean et ses bottes, elle va faire un tour dehors, une demi heure, une heure ou plus qui sait.
S'acheter un paquet de clope a la station, ou un café ou juste prendre un peu le froid et sentir la neige, en espérant que ça la fatigue vite.
Carmela sort discrétos en laissant les bestioles dormir, prends les clés de la voiture et file acheter un paquet de clopes et remettre de l'essence dans la voiture.
La petite sortie ne dure pas plus de 15 minutes au final, parcequ'il y avait pas Vito a la station, ni les clopes de Carmela, et l'essence c'est pas trop sa came.

Il est 3:25 et Carmela s'arrête deux minutes pour sentir la neige sur son visage. Quelques flocons lui tombent dans les cheveux, sur le nez et sur les joues, refroidissant son visage. Deux minutes qui semblent une petite éternité, perdue dans le silence que crée la neige, mangeant les bruits.
Elle pourrait se casser, aller quelque part ou personne ne la connait, ou elle n'a pas a être toujours gentille avec tout le monde et laisser libre cours a une colère qui ne lui ressemble pas tellement elle prends sur elle.
Elle est fatiguée, et elle en a marre.
De quoi, aucune idée. Marre de se battre contre ses souvenirs, marre de se battre contre elle même vis a vis des cours , la fatigue, la solitude et peut être le mal du pays.
N'étant toujours pas fatiguée, Carmela se dit qu'il fallait qu'elle allait peut être boire une infusion pour dormir. Ou carrément un shot de tequila.
Il faut qu'elle rentre.
Carmela passe doucement le sas, enlève les 3 couches qu'elle a sur elle, puis ses bottes et, pour ne pas réveiller sa tante ou alerter un chien (ce qui au final réveillerait sa tante) ouvre la porte du salon très doucement.

Puis la referme très vite. Il y a quelqu'un chez elle. Sur son canapé. Assis.
Quelqu'un assis sur son canapé chez elle.
Toutes les options possibles et imaginables lui passent par la tête; voleur, tueur en série, satyre, ivrogne, fantôme?
La perception altérée par la peur, et l'adrénaline jouant son jeu, elle attrape le premier truc qui lui vient - un parapluie troué soit-dit en passant -  prends son courage a deux mains, comme le parapluie et ouvre la porte très vite, prète à se battre si jamais.
Elle tombe sur un type, peut être pas plus âgé qu'elle, en calbute sur son canapé (l'hypothèse du satyre psychopathe se confirme) avec un pauvre bol de pâtes avec du ketchup dessus  (ou ne se confirme pas).
Trop stressée pour articuler un truc décent elle prends au moins 30 bonnes secondes de silence très maladroit avant de balbutier, le parapluie troué toujours dans les mains;
Qu-Qu'est ce que vous foutez chez m-moi?

C'est clairement un gamin. Qui a l'air aussi mal à l'aise qu'elle. Il ne doit même pas être majeur, et à part quelques grammes de pâtes il n'a pas l'air d'avoir piqué quoi que ce soit, elle va donc le laisser s'expliquer.
Et il a du cul, les chiens n'ont pas l'air réveillés.
codage par joy


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Mer 22 Fév - 17:53
 
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DON'T BE AFRAID ( OF ME ) I'M JUST A ( TOURIST )
Les gens ont trois réactions distinctes et courantes quant à la trouvaille de Blake chez eux.
1 – Ils crient comme pas permis et appelle la police ou sorte le balais pour le faire déguerpir.
2 – Ils n'arrivent pas à dire quoi que ce soit et se retrouvent pétrifier quant à sa présence.
3 – Ils lui offrent l'hospitalité pour quelques heures et apprennent à le connaître.


Mais toi, avec ton parapluie troué et ton regard de chat apeuré, tu sembles préféré la première option... Mais également la troisième, à ta façon. Il déglutit une nouvelle fois à l'entente de ta question et c'est dans un océan d'incompréhension que Blake se retrouve plongé de force. Que répondre ? La vérité ? Ce n'est pas si difficile à expliquer, mais c'est la façon d'aborder le sujet qui le débecte un peu. Comment dire qu'il n'est qu'un clochard, squatteur de l'extrême et que le froid de l'hiver était en train de le congeler sur place ? Ce n'est pas son genre de s'appitoyer sur son sort, car dans le fond, c'est lui qui a choisit cette façon de vivre. Son cœur se resserre étrangement alors que son étreinte sur son bol se relâche, le déposant sur la table basse dans un geste lent pour éviter que tu ne lui sautes dessus par peur. Le voilà qui se gratte l'arrière du crâne avant de se lever et de faire une courbette en avant ; oubliant sa nonchalance habituelle ; il n'a pas envie de faire le crétin, pas ce soir et pas avec toi. Prenant une grande inspiration qu'il bloque aussitôt, il est parti pour lâcher d'une traite sur un ton neutre et faible. « Désolé du dérangement, je ne suis qu'un gamin un peu idiot qui squatte partout pour survivre ; je ne suis pas quelqu'un de mauvais ni un cambrioleur, je rembourse toujours ce que je prend chez autrui, donc laissez moi finir ce bon bol de pâtes et laisser le temps à mes fringues trempés de sécher s'il vous plaît ! » Il y a très clairement une couille dans le potage, un soucis dans l'équation, un point pas clair dans l'énoncé. Ce n'est pas le genre de Blake d'agir ainsi, ni même de parler autant pour s'excuser ; car depuis le temps qu'il fait ça, il devrait être habitué, paré à toute éventualité. L'hiver le rend peut-être un peu trop faible, un peu trop fébrile ; période de l'année qu'il déteste ; glaçant son corps et son cœur à leur paroxysme.

Ne pleure pas Tetsuya
Tes larmes sont mon poison
Elle me rappelle ma propre vie
Ma propre faiblesse, ma hantise


Sa main glisse sur sa nuque qu'il masse aussitôt pour éviter de trop cogiter, pour calmer les battements de son cœur au rythme déréglé, comme on Split le micro d'une guitare électrique pour un son saturé, il se perd dans le silence qui règne désormais dans la maison. Déglutissant de nouveau, il attend, se laissant tomber dans le canapé une nouvelle fois avec lenteur, soupirant longuement avant de reprendre le bol de pâtes qui lui faisait de l’œil. C'est toujours un moment gênant ou il ne sait pas comment agir, ni même quoi dire ; après tout, ce n'était pas anodin comme situation ; ce n'est pas tous les jours qu'on retrouve un inconnu à moitié à poil dans son salon ; Blake en est conscient. Une bouchée, puis deux, puis trois, le voilà qui engloutit son bol en vitesse, s'étouffant à moitié, il tousse un peu, beaucoup, reprend un contrôle sur sa trachée et soupir de bien-être. Ses iris se posent alors sur toi, puis sur les alentours ; meubler le silence ? Faire la conversation ? Ce n'est pas une chose qui lui paraît difficile, mais pour la première fois de sa vie, il y a quelque chose qui le bloque, qui l'angoisse un peu. « J'ai vu les animaux dans l'autre salle, t'es vétérinaire ? » Il oublie bien vite les formules de politesses tel que le vouvoiement ; mais ça c'est Blake, il est comme ça, on ne le referait pas, de toute façon ; il a été foiré à la conception, il ne tourne pas comme le monde. S'étirant un peu plus de sa longueur tel un chat après un long sommeil, le jeune homme se relève, se grattant le ventre en si dirigeant vers la cuisine, faisant attention à ne pas t'approcher de trop prêt ; méfiant comme un animal sauvage. Ce serait bête qu'il ne se fasse assommer par un manque d'inattention de sa part. Le voilà qui se ressert un bol, qu'il place dans le micro-onde pour gagner du temps, attrapant un stylo et un post-it pour y noter ce qu'il utilisait ; ketchup, pâtes, beurre, sel, gruyère ; voilà ce qu'il comptait rembourser.

En attendant que son bol finisse de chauffer, le jeune homme s'approche de son pantalon encore bien trop trempé ; rester assis par terre sous un lampadaire ne fut pas la meilleur idée du siècle... Peut-être devrait-il retourner au manoir ? Ce serait la solution idéal ; mais l'idée de squatter chez les gens pour voir qui est généreux ou non lui plaisait d'avantages. Le micro-onde émet un léger bruit et c'est avec un nouveau sourire qu'il se dirige vers son saint Graal pour en dévorer le contenu une nouvelle fois en prenant place sur le plan de travail cette fois-ci. « T'en fait pas, je te rembourserais et je ferais la vaisselle ; il n'y aura aucune trace de mon passage ; t'as ma parole. Depuis le temps que je fais ça, j'ai appris à me faire fantôme. » Peut-être que Blake n'est pas très rassurant, ce serait normal d'être inquiète, il en a bien conscience, parce que dans le fond t'as pas l'air très sereine ; sans doute parce que Blake prend trop ses aises ; mais croit le ou non, il préfère clairement quand personne n'est dans la maison... C'est trop difficile à gérer sinon... « Au fait, je m'appelle Blake. » Il ne te demande pas ton prénom, pas par manque de politesse, mais parce que la générosité commence par là ; par l'envie d'aller plus loin dans l'échange, donner soit même son identité.

Et peut-être que j'en demande trop
Et j'ai conscience que j'suis bizarre
Bientôt je m'arrache
Tu n'entendra plus parler de moi


NONCHALANCE // with carmela // je prend trop de temps sorry // 1064 mots // en espérant que ça t'ira
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Ven 3 Mar - 19:55
 
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Clairement, le gars semblait aussi paumé que Carmela.
Il se leve -toujours en slip- et prends une grande inspiration, l'ai un peu inquiet.
« Désolé du dérangement, je ne suis qu'un gamin un peu idiot qui squatte partout pour survivre ; je ne suis pas quelqu'un de mauvais ni un cambrioleur, je rembourse toujours ce que je prend chez autrui, donc laissez moi finir ce bon bol de pâtes et laisser le temps à mes fringues trempés de sécher s'il vous plaît ! »

Wow. Carmela hausse les sourcils, cligne des yeux trois fois en 0.3 secondes et se détends un peu. Soit ce gamin ne sait pas mentir, soit il fait preuve d'une honnêteté particulière. Elle va lui laisser le bénéfice du doute et pencher pour la 2e option. Elle desserre ses mains sur son parapluie.

“C'est....un peu étrange mais d'accord.” Commence-t-elle, toujours un peu choquée. D'un autre côté, si il avait vraiment voulu lui faire du mal il l'aurait sûrement déjà fait.
La brune pose son parapluie et va vers la cuisine, encore un peu tendue, mais en essayant de faire comme si de rien était. Mais elle n'y arrive pas.
“Ju-jus-juste, comment vous êtes rentrés?” Elle se sert un verre de n'importe quel alcool potable en écoutant ses explications. Qu'elle boit cul sec.
C'est bien Carmela, tu passe pas du tout pour une alcoolique devant un gosse qui squatte chez toi.

“Pas de problèmes pour les pâtes, pas besoin de rembourser.” dit-elle en toussant légèrement.

Elle met la bouilloire a chauffer. S'agirait pas de se bourrer la tronche.
Rester éveillée ne l'as pas arrangée et beaucoup de souvenirs assez peu plaisants lui reviennent.
Un désastreux incident arrivé à l'académie lui reste particulièrement en travers de la gorge et elle espère bien le faire passer avec un peu d'alcool.
Au fur et à mesure que les mots venimeux lui reviennent, son sang se met à bouillir et elle serre les poings. Elle aurait aimé disparaître sous terre pour ne plus jamais sortir.
Et vu qu'elle est bien lancée, pourquoi ne pas se rappeler d'autres mots venimeux, piquants l'intégralité de sa peau dans la bouche de quelqu'un qu'elle a un jour aimé.
Je déteste les insomnies. Pense-t-elle.

Ce silence si bruyant est d'un coup rompu par la voix du garçon sur son canapé, qui a toujours l'air gêné.
« J'ai vu les animaux dans l'autre salle, t'es vétérinaire ? » 
Son air amer s'efface vite, sa bouche s'étends en un sourire un peu gêné.
“Non pas moi! C'est un refuge pour les animaux en fait...mais ma...colocataire est vétérinaire par contre, du coup je l'aide en fait.”
Elle s'empêtre, à moitié contente, à moitié gênée, dans des explications.
“Je suis un peu vétérinaire du coup oui” dit elle, lâchant un petit rire gêné.

Le voilà qui se lève, en prenant soin de ne pas trop s'approcher de Carmela, pour aller se faire un autre bol de pâte. Bon gamin.
Encore un peu tendue, elle n'ose pas trop regarder son visage. Déjà qu'elle a du mal à croire a ce genre de scène surréaliste.
Elle préfère se concentrer sur quel type de thé elle va boire, en essayant de ne pas penser à autre chose.
Le bruit de la bouilloire et du micro-ondes qui se coupent l'interrompent dans son choix.
“Oh-Oh non ce n'est pas la peine de noter ce que vous avez utilisé, c'est pas grave” dit-elle, alors que le jeune homme note tout son petit barda sur un post-it du frigo.
« T'en fait pas, je te rembourserais et je ferais la vaisselle ; il n'y aura aucune trace de mon passage ; t'as ma parole. Depuis le temps que je fais ça, j'ai appris à me faire fantôme. »
“Non mais non, ça va aller, c'est que des pâtes” Par contre, elle ne dit pas non pour la vaisselle.
Voilà qu'elle se mettait à le traiter comme une connaissance. Peut-être qu'elle avait fini par être attendrie au fond.

« Au fait, je m'appelle Blake. » 
Carmela sourit gentiment. Elle est attendrie trop vite de toute manière. Mais un gamin tout seul, par une nuit pareille, qui fait preuve d’intégrité ça l'attendrissait. Puis cette histoire de se faire fantôme la touchait, se sentant un peu triste pour ce garçon qui cherche à se rendre invisible.
“Carmela”, dit elle, souriante, en tendant sa main pour la serrer.

La pression un peu retombée, Carmela se servit son thé, alors que le ciel s'éclaircissait très légèrement au travers de la fenêtre. Pas assez pour que ce soit flagrant mais en y regardant bien.

“Donc euhm...Vous faites quoi dans la vie sinon?”

Pourquoi est ce qu'elle avait posé une question aussi stupide?
codage par joy


hrp:
 
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