beyond memories
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Lacryma christi -Joychou-
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Mer 19 Oct - 18:10


Narcisse je t’aime.

Tu as toujours douté de moi, avoue le. Je le lisais au fond de tes pupilles turquins.
Tu me jugeais.
Tu me jugeais
et me condamnais de par ma jeune condition.
Tu me jugeais
et me condamnais pour un crime que je ne pourrai même pas avoir la chance de commettre un jour.

Narcisse, tu es injuste parce que tu feignais d’adoucir ton regard aux yeux des autres.

À quoi tu jouais ?

« Ma douce Princesse que j’aime effleurer ta joue de porcelaine, il me semble qu’à chaque ondulation que mes doigts engendrent au contact de l’air tu vas te briser toute entière. »

Brisée.

Je n’ai pas eu la chance d’oublier un seul de tes mots ni une seule de tes mimiques ou de tes intentions envers ma personne.

Tu me hantes,

quand je m’abandonne à mes peurs irraisonnées tu es là,
quand mon regard se trouble de colère ou de tristesse tu es là.
Tu es toujours là, la froideur de ton souffle au creux de mes clavicules.

Narcisse je te hais.

« Ma jolie Princesse que j’aime te servir, auprès de toi je suis dans un constant état de béatitude, tu m’illumines autant que tu illumines le ciel en ton humble présence. »

Bonimenteur.
Charlatan.
Manant.

Quémande de l’attention ailleurs je ne te veux plus près de moi. (renifle)

Étouffe tes lamentations Princesse, personne ne veut les entendre.

La salle du télescope est lugubre sans toi,

Joy.

Le ciel est morne sans tes dires pour le ravir,

Joy.

(sanglots)

Je souhaiterai m’épanouir au coeur de l’antique demeure de mes derniers soupirs.

Laissez-moi.

Princesse lève bien haut le menton, ferme très fort les yeux, soupire longuement puis se ravise.

Une étoile sans toi Joy ne redevient qu’une boule de gaz.

Et moi sans toi Joy je perds de mon humanité.
Je suis détestable.

Exécrable.
Irritable.
Morte.

Je suis déjà morte.

Depuis combien de temps ?

Peut-être depuis toujours.

Sûrement.

Projection d’éclats de vie sur un mur en ruine.

Je suis en ruine,

Joy aide-moi à me détruire, je veux partir,

ouvre moi les portes d’un monde meilleurs.

Je t’ouvre ma poitrine pour que tu puisses y cueillir mon coeur de martyr.

Je vois la vie passer et la vie qui passe me regarde jouer avec elle. J’écris ces mots sans vraiment y réfléchir et à vrai dire je ne me pense même pas capable de me relire. Et je fais jouir avec sadisme mon crayon sur le papier vierge.

Sauvez-moi
.

L’obscurité gargantuesque gourmande ne peut se contenter cette nuit là que d’un pathétique corps recroquevillé dans un coin. Elle est las cette obscurité, elle s’ennuie grandement, elle soupire et se tourne les pouces. Son regard vogue nonchalamment mais à mesure que le temps passe le calme ne devint que plus oppressant. Alors prise d’une bonté soudaine l’obscurité invite la frêle Princesse à se lover de tout son petit long contre elle et lui sert pour l’endormir tout à fait les conversations d’outre tombe comme berceuse. Quelle belle démonstration d’altruisme Madame Obscurité. (applaudissements)

Elle nous semblait belle Boniface avec ses pas chaloupés, sa crinière léonine et ses fossettes aux creux des joues. Elle souriait volontiers à la vie et ne se sentait point honteuse de rougir devant la magnificence de l’azur d’un ciel matinal. Néanmoins, elle n’appréciait guère éclore aux yeux de tous d’une manière aussi dénouée d’artifices, elle qui se voyait en effet souvent rosir à la moindre pointe d’humeur sans le moins du monde pouvoir contrôler cela. C'est que la demoiselle souhaitait mettre de la distance entre sa personne et le premier venu, les faux semblants et l'hypocrisie l'a forçant à vomir sa bile d'une façon si abjecte qu'elle pouvait en paraître mauvaise comme la peste. Cependant non sans en être tout à fait vile, il est vrai qu’elle entretenait avec une attention malsaine son regard chafouin quand elle préparait un mauvais coup et sa moue boudeuse quand elle n’arrivait pas à obtenir ce que son caprice lui jugeait dû. Comme elle pouvait être agaçante à se croire au-dessus de l’habitus de classe, se jouant des normes sociétales et se drapant d’une irritante pseudo marginalité. Elle se plaisait à incarner pour le déplaisir de tous un César de seconde zone qui se permettait de juger autrui à la moindre bavure, le condamnant par suite sans compassion aucune à la fosse aux lions. Princesse ne voulait pas faire comme tout le monde, on le comprenait qu’assez vite en la côtoyant quelque peu, parce qu’en fin de compte elle se fichait du monde qui l’entourait. Boniface l’impératrice se jouait de la raison, moquait la prudence, riait de la retenue. Elle refusait de savoir comment se tenir en public ou encore de prendre connaissance du code de politesse. La reine Boniface ne comprenait pas que l’on puisse concevoir de ces choses là, aussi futiles et dérangeantes qui entravent les mouvements d’autrui. (rire unique)

C’est drôle comme l’on te sent proche de la mort Princesse.

Drôle.

Elle était drôle Boniface,
à la hauteur du qualificatif qui lui sert de prénom.

Princesse, elle, elle est triste à en faire pâlir un mourant.

Princesse en détresse, lance un S-O-S.

Princes charmants si il vous parvient fuyez.

Il y a des cas désespérés comme celui-ci qu’il est préférable d’ignorer.

silence radio.

Dans un faible élan de courage Princesse se relève d'un bond mais ses jambes fragilisées par une trop grande inactivité ne peuvent la supporter. Le choc de sa chute lui permet au moins de reprendre complètement ses esprits. Abandonnant l'idée sotte de forcer des membres qui refusent tout bonnement de lui répondre Princesse reprend sa position initiale, les genoux près de sa poitrine pour cacher son visage affreux.

Tu t'effondres Princesse,

pleure un bon coup tu pisseras moins.

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Sam 22 Oct - 1:41

lacryma christi
with princesse
Parfois je l’avoue. Je ne pense plus à toi.
Boni, tu as disparu de ma vie, comme cette pauvre fleur qu’on arrache dans un jardin et qui ne repoussera plus jamais. Tu es devenu un souvenir, que je récupère encore lorsque je vois cette photo encadrée devant mes yeux. De toi et moi. Sur mon étagère, avec la photo de famille. Où ma bouille est si petite qu’on me pincerait les joues.
À toi aussi, Boni, on te tirerait bien tes joues sur notre photo. Tu es si belle.
Moi, à leur place, je les caresserais. Parce que ton visage ne doit pas être mutilé. Je ne te blesserai jamais sache-le.

Mais là, je commence à t’oublier.
Parce que notre séparation à laisser un grand vide dans notre cœur.
Boni, parfois, je baisse le cadre parce que je souffre de ton absence. Ma première amie. J’ai toujours voulu t’envoyer des lettres. Avec mes petits dessins d’enfants. Où je raconte mes rêves de gamin. Rêves qui me font toujours perdre la tête dans la lune.
Tu sais. Ceux qui font de moi ce type si particulier.
Ils se moquent. Les gens me jugent. Ils me montrent du doigt et rient.
Même dans la vallée du mystère… Car je suis convaincu de la vie ailleurs que sur terre. Et pour m’en rassurer, je regarde le ciel sans m’arrêter. J’observe les nuages, puis le couché du soleil. Les étoiles. Et enfin la lune.
Qui me ressemble.
Puis, parfois, ça me revient... les beaux souvenirs. Lorsque je te racontais ce que j’apprenais seul et avec passion.
Boni, ton regard émerveillé et ton sourire qui réchauffe. Il me manque parfois.
Pardon…
De ne plus trop penser à toi.

Et dire que je pense. Je pense si facilement.
Cependant, je parle avec une si grande difficulté.
Pourtant avec toi, j’ai su m’ouvrir. Un peu mieux. Toi qui m’a épaulé, qui m’a accompagné, qui a partagé avec moi.
Le cadre tombe alors que je le tenais en main.
La photo est intacte. Mais la vitre est brisée. Je n'aurais pas du nous observer de façon si insistante...

Je sors de chez moi. J'enfile ma veste écarlate.
Je fuis ma chambre.
Je fuis beaucoup trop ces temps-ci.
Ma peur de perdre mes amis. Être sûr de ne pas mériter de l’attention, de l’amour, de la gentillesse. Pourquoi fuir tout ce qu’au final, j’aimerais avoir ?

Boni, pourquoi je me détruis.
Je ne pense pas mériter le bonheur. Parce qu’il me file entre les doigts quand je sais que je commence à le ressentir.
Tu sais, je souris peu.
Il n’y avait qu’à maman, papa et toi que je souriais autant.
Mais en ce moment mon sourire inspire l’ennui. Je m’ennui, Boni. Ce monde m’ennuie. Il ne m’étonne pas assez.
Mon souhait serait de m’enfuir dans un nouveau monde.

Ah... l’observatoire, c’était un lieu que toi et moi, nous visitions si souvent. Nous passions des soirées entières, et peu importe le prix à payer pour l’utilisation du télescope.
Ah… rien ne pouvez-nous arrêté tous les deux.

Enfin.
L’accident l’a fait à notre place…

J’entre dans cette salle obscure puis je vois l’immense instrument d’observation. Dans la pénombre. Le noir qui me rassure. Car la lumière est trop néfaste pour visualiser le ciel et les astres.

Je croyais être seul. Car le silence était beaucoup trop présent.
Mais le son d’un corps qui tombe sur le sol n’a que pour effet d’attirer mon attention. Vers toi. Que je ne reconnais pas encore. Je ne sais pas qui tu es.

Il aurait pu.
Si la lumière était là. Même la lune est inutile. Joy… il s’enfonce dans l’obscurité. Ses yeux ne voient que des ombres et certainement un trône orné de roues. Puis allongé sur le sol une princesse.
Une princesse qui appelle à l’aide. Il se sent prêt à jouer les chevaliers servants.
Car Joy, lui, n’a rien d’un prince charmant.


La main tendue vers sa chevelure qui jonche le sol comme des vagues.
Je la pose doucement. En baissant tout mon corps.
Je ne dis rien, le silence m’oppresse. Et m’oblige à me taire.
Pendant quelques secondes, je l’ai cru morte. Mon cœur se froisse puis j’appuie plus fermement sa main contre son crâne.
Une petite secousse.

- Réveillez-vous...

Le murmure. Car ma voix haute serait trop horrible dans un endroit pareil. Je dois chuchoter mes mots.
C’est plus facile que de parler naturellement.
Je ne suis pas naturel.
Finalement, je m’inquiète de trop. Alors que pour moi ce n’est qu’une parfaite inconnue.

Pour le moment.

Il ne sait pas Joy.
Que la jolie princesse en détresse.
Se sent si lourde. Son corps détruit. Sa voix éteinte.
Est l’amie qui berçait son enfance.


sadness

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