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taking parts [aaron]
 
magnolia
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Occupation : Tiens un salon de coiffure / Skate comme un dératé
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Dim 10 Déc - 3:02


Vient en prendre
pour ton grade

2h15 du mat’
pas une heure pour sortir dans le froid de la ville
même si de toute façon il fait nuit pour toujours depuis plusieurs mois

skate park, dans 30 min


Je fixe l’écran de mon téléphone qui brille dans le noir comme un putain de lampadaire blafard
ça m’explose la rétine, et j’en peut plus de ce temps pourri qui met mes iris à l’épreuve sans répit.

J’me demande combien claque la ville en électricité depuis que l’éclipse a monopolisé l’astre naturel
Barf, tant que y'a de quoi jauger les rampes et les crevasses du skatepark, je m’en plaindrais pas.
Mais quand même, purée… Ce que je donnerais pas pour au moins un peu de journée.

Aaron c’est un mec cool mais parfois je le suit pas
Puis y’a un truc qui me tiraille
sa situation actuelle
mais j’ai pas encore envie de mettre les mains dedans - pas tout de suite
c’est un des rares qui me donne pas envie de lui distribuer des baffes, de lui planter des clous dans l’genou, de lui écraser le pied
Bref, il me donne l’impression de pouvoir être entier et vrai, au moins un peu
malgré l’éternel sourire enjoliveur qu’il plaque sur ses dents (nickelles, au passage)

30mn. J’ai le temps d’me changer, de sortir du pieu où je m’étais enfoui, de récupérer un caisson de bière laissé au frigo. La nuit est pas si fraiche, un gros pull suffira. Pas question de skate en pantalon, j’ai pas de thune pour m’en procurer un nouveau. Puis Cecil va me passer un savon si je reviens tout amoché dans les jours qui suivent. Déjà qu’elle me laisse un peu vivre ma vie au salon, je vais pas pousser mémé dans les orties.

m'provoque pas tu sais que tu vas devoir te refaire faire les dents sinon


Il en a des bonnes Aaron, putain
J’ai les babines retroussées sur mes canines, et une planche bien solide en main, à l’opposé des bières qui carillonnent un peu.

Un coup sec, je ferme la porte en deux sec, et j’me promène jusqu’à notre palace personnel.

J’arrive un peu avant lui, par je sais pas quel miracle, et j’me pose sur un banc.
Les vans que j’ai aux pieds me tiennent assez chaud pour me sentir à l’aise ; même si je suis pas sure que c’était le meilleur plan de chaussures pour la soirée.

J’prends une bière, une Bud, en cannette. Un bruit agréable à l’oreille, j’sors une clope, allume son foyer, soupire.
À cette heure-ci et dans une place aussi excentrée, peu de chance qu’on nous fasse chier
l’avantage de la campagne c’est de pouvoir s’isoler
de s’épancher sans trop faire chier.

« 30 mn hein ? T’as déjà 5 mn de retard sur ton super programme Aaron ! »

J’ai un sourire jusqu’aux oreilles

il a qu’à bien se tenir, lui qui m’a sorti de ma veille

 
myosotis
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Dim 10 Déc - 8:26

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SHOW ME WHAT YOU GOT
YOU'RE ALWAYS TALKING
BUT YOU'RE NOT PLAYING
IT DOESN'T MATCH YOUR FACE


Partir dans la précipitation,
à ce niveau-là c’était bien plus qu’une obligation. Parce que l’ego des hommes n’a pas d’horaire, qu’il n’y a pas assez d’heure sur le cadran pour ce genre de galères. Provocation en duel 2.0, il a suffit de quelques messages échangés pour que l’effet domino des mots finissent par frapper la conscience, frôler l’indécence. Toi dans ton arrogance, lui dans son silence, vous avez scellés votre propre descente.

T’arrives sur le terrain, t’es prêt pour la mise à mort. Et l’animal que tu veux sacrifier ce soir beugle déjà, sa complainte, c’est de la musique pour tes oreilles. T’arbores ton plus beau sourire, de ceux qui s’étirent tant et si bien qu’ils testent les limites de l’élasticité, qui fait pétiller tes yeux morts. Parce que la défiance, c’est ta romance, ta décadence, ta petite mort.

« Économise ta salive, t’en auras besoin pour pleurer. » Y a pas de petites économies pour les perdants. T’es armé, ton skate au pied, ton bonnet enfoncé. Tes mollets sont nus, t’es de ces fous qui sortent habillés en pensant que c’est toujours l’été. Parce que tu sais que vous allez vous chauffer.

« J’espère que t’as profité de mon retard pour t’échauffer. » Tu hausses les épaules, désinvolte, trop confiant.

 
magnolia
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Lun 11 Déc - 22:19


Vient en prendre
pour ton grade

Économise ta salive, t’en auras besoin pour pleurer. »

J’lève les yeux au ciel : qu’est-ce qu’il peut faire le beau. Mais en vrai Aaron derrière sa grande gueule et son agressivité de rider, c’est une crème. Enfin, pas vraiment. C’est plus genre tu vois, le soleil qui irradie la planète ; et crame quelques lopins de terre au passage.
Un chic type avec de mauvaises manières.

Il a déjà le skate sous les guiboles.
Aaron j’ai l’impression qu’il est né avec la planche au pied ; genre que marcher ça a jamais été fait pour lui.

Ça me fais rire de voir que j’suis pas le seul a avoir ramené mes mollets gonflés à l’air libre. Bah ouais hein. Puis c’est aussi ça le truc : sentir les vagues de frais pendant qu’on enchaine une figure.

« J’espère que t’as profité de mon retard pour t’échauffer. »
J’recrache une taff et enchaine sur une gorgée de Bud. J’lâche un rot sonore qui se répercute contre les installations recouvertes de tags éparses ; des brillants et d’autres dégueulasses.

« Bah ouais, ça s’voit pas ? »

J’finit ma clope, le regard brillant de connerie. J’sors mon cendrier portatif en metal, écrase le mégot, referme la boite. J’veux bien être un peu mauvais garçon mais la nature, c’est ma maison. J’ai une pensée à l’arbre dans la forêt ; et la sonorité de notre appellation résonne toujours un peu dans ce genre de moment.
J’suis plus mauvaise plante qu’une fleur, mais j’ai mes principes.

J’me lève du banc, et check Aaron avec un grand sourire.
Le bruit d’nos mains claquent dans l’obscurité d’une nuit qui n’a plus d’identité.

« Prêt à dérouiller ? »

J’lui désigne les bacs arrondis en dessous de nous. Le skate park est assez grand, avec une foule de modèles pour la glisse. Petit bonheur à disposition, mais ce soir, c’est le curve qui me fait envie.

« On fait ça comme des grands ? On enchaine chacun notre tour et celui qui a le plus de classe gagne ? »

J’sors ma go pro et son flash.

« J’ai ramené du matos pour de l’arbitrage vidéo » y’a un clin d’œil sur mes paupières

De l’arbitrage vidéo, mon cul. C’est surtout histoire de pas perdre nos prouesses, ouais. Puis de bien repasser en boucle les monstruosité que je vais infliger à ses mirettes.

« T’es pas prêt Aaron, crois-moi. »

Un bon spin en sortie de cuve. Le truc bien casse gueule, mais rien à taper : je vais me le faire et lui il va couiner. J’enfile ma bière d’un dernier cul-sec et rote un peu bruyamment.

« On se fait quelques tours de pistes avant d’entamer ? »

J’attends pas vraiment sa réponse, ma planche est déjà partie et moi avec, je tourne dans les rondeurs de notre espace de jeu, remonte pour effectuer des grinds sur les rebords. Avec l’alcool qui m’encercle un peu la tête, et les aller-retours à toute vitesse, j’me sentirait presque quitter la terre.

Le pied.

 
myosotis
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Ven 15 Déc - 0:17

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SOMETIMES THE SAME IS DIFFERENT
BUT MOSTLY IT'S THE SAME
THESE MYSTERIES OF LIFE
THAT JUST AIN'T MY THING


Il te toise sur ce terrain ardoise, y a dans ses manières un petit quelque chose de débonnaire. Mais ton instinct est éteint, la compétition l’a mis sur off, il t’apostrophe. Arrogant mais conscient, tu le vois écraser sa cigarette, un détail qui te fais sourire, qui ferait presque partir son image de petit bandit aux oubliettes. Tu réponds à sa salutation, ça claque, ça résonne.
Ton sourire est loin d’être atone.

« Toujours! »

T’es excité, tu te balances d’une jambe à l’autre, sans pouvoir tenir en place. Un mouvement de dandinement actif, fatiguant pour les yeux observants. On voudrait te mettre k.o qu’on y arriverait pas. T’hausses pourtant un sourcil à l’annonce, faciès perplexe rapidement battu par le matos qui se tient devant toi. Tu souffles, siffles, hoche la tête, comme satisfait.

« J’suis ok. Mais la go pro change pas le fait que j’suis pas tout à fait sûr que la ‘classe’ soit un élément sur lequel on se peut juger. Tu pousses la cannette qu’il a laissé derrière lui du bout du pied, comme pour voir combien de temps tu tiendrais avant de la faire tomber. Tu finis par la saisir, en boire une gorgée. Soyons honnêtes, la mauvaise foi, tout ça. » T’appuies tes mots par un regard, ça se lit probablement dans tes yeux rieurs que t’étais à deux doigts de lâcher que tu te pensais meilleur.

Mais à trop cracher pour faire briller l’ego que t’avais en trophée, tu savais bien qu’un retour de bâton viendrait te faire vaciller. Alors tu te tais. « Pas prêt? Moi? » Tu secoues le fond de la cannette qu’il vient de terminer, t’avances d’un pas pour la jeter dans une poubelle — t’aurais sûrement mal vécu de la rater, alors un pas en avant, c’est comme un coup de pouce à la chance, ça fait de mal à personne et surtout pas à toi —. T’as pas vraiment le temps de discuter les clauses qu’il est déjà parti.

Alors tu cries. « Fallait le dire si tu voulais faire ça tout seul, surtout m’attend pas! » T’aimes pas te sentir au second plan, laisser derrière alors dans un mouvement habile, tu tentes de le rattraper. Manquerait plus que ça. Pour toi c’est pas vraiment un échauffement, c’est plutôt l’occasion de l’embêter. S’il glisse, qu’il prend son pied, toi tu comptes prendre le tiens en venant l’embêter. À venir trop près, que les deux planches se heurtent, que le bois se frotte, quitte à perdre l’équilibre.

La mâchoire serrée mais le sourire écarquillé, tu lâches des éclats de rires. L’emmerder, un sport à part. Débouler devant lui sans prévenir, ne surtout pas hésiter à utiliser tes mains ou un petit coup de coude pour le faire hurler. Tu sens la chute arriver, tu sautes maladroitement. « Aller, me dit pas que je te fatigue déjà! » Tu te fais glisser sur les fesses dans la cuve pour récupérer ta planche qui y git. « J’viens de penser. T’es pas censé travailler, tout ça? J’veux dire, ton salon va pas s’ouvrir tout seul demain. » Tu remontes, un peu d’élan te tuera pas. Tu tournes autour de la cuve sans t’y engager, tu l’encercles, faisant de même avec tes mots. Parce que t’as beau le connaître depuis un moment, le croiser souvent, l’essentiel t’échappes le concernant. « À part que t’es un rouquin un peu arrogant, qu’est-ce que je sais de toi, hein? »

Autoportrait enclenché, tu souris, toujours plus agaçant, toujours plus amusé par ta propre bêtise et les réactions provoquées.

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