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Dessine-moi un nuage — [Daphné]
 
myosotis
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Mar 17 Oct - 21:34

« Daphné je t’aime toi et tes longs cheveux blonds. Je t’aime toi et ton sourire parfois un peu fragile. Alors je te regarde t’invite, à te lever et te serre les paumes, te fais tourner : « Tu vois, Daphné, c’est comme ça que tu devrais briller ! » Et je ris et t’attire à moi avant de te repousser, te prends la hanche et te fais faire quelques pas de valse puis de tango : « Moi je dis, en plus d’être la fille du lanceur de couteaux, tu devrais être une danseuse ! Leo ne danse pas ? » Tu volerais tous les regards ! Et peut-être penses-tu que je plaisante mais je le pense ! Lorsque j’assiste à vos représentations et que vient votre tour, c’est toi que je regarde, toi dont les lames effleurent les joues, la nuque. Tu ne t’en rends pas compte mais tu resplendis : je le sais, le sens et vois bien comme les autres autour de moi te fixent, tout aussi éperdus que surpris (de toi).

Enfin je te serre un peu contre moi, ayant envie de te prendre dans mes bras sans pour autant trop pouvoir le faire, te disant malicieusement : « Si tu veux je serai ta partenaire ! On sera toutes les deux belles toutes les deux habillées en femmes et on surprendra tout le monde, car on sera sans monsieur : juste deux madame. » Et pourquoi pas ? J'aime imaginer des univers alternatifs, des mondes où il n'y a que toi (que moi) et mille possibilités ! Il doit bien exister ailleurs une Jane qui ne fait pas du droit, qui danse et qui resplendit sur scène ! Et une Daphné plus littéraire, une Daphné en jupe crayon avec un attaché case en main et une paire de lunettes ! L'idée me fait sourire et je te fais comprendre d'un regard, au cas ou, que je ne suis pas à prendre au sérieux.

Si tu savais comme je suis reconnaissante de ta présence, de cette belle journée ensoleillée, de ce vent embrassant nos épaules et de cette herbe verdoyante sous nos pieds. Si tu savais oui comme tu m'es précieuse et comme grâce à toi je me sens bien, ici. Je suis une convalescente envoyée en cure, une convalescente qu'on a radié des grandes villes, une existence qu'on veut oublier et c'est dans cet endroit un peu perdu que j'apprends la vie, à nouveau, à tes côtés.

Qu'il est étrange, que de se sentir appréciée.
Et bientôt nous retournerons nous allonger sur le plaid, nos pieds nus croisés et nos mentons dans nos paumes, à rire de tout, de rien. La vie a-t-elle déjà été si simple ? Est-ce possible de vivre toute sa vie ainsi ? Si vous saviez comme j'ai vécu comme j'ai appris mais comme je me sens si rien à côté de vous ! Vous êtes ceux devant tout m'apprendre, ceux me guidant : et je m'inspire de toi de vous même si je sais qu'il n'y a pas que du bon, qu'il y a des raisons, oui, derrière votre présence ici. Enfin.

Je ferme les yeux et oublis, oublis les problèmes les soucis pour en les rouvrant ne voir que cette lumière, que ta présence et ce présent qui me fait me sentir en vie.

Merci,
D'être entrée dans ma vie.



 
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meurs
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Sam 21 Oct - 19:39

y'a comme un air de rhythm and blues au fond de ses yeux

l'automne contre ses reins, daphné embrasse l'hiver - sur des airs de swing elle déverse ses cascades de cheveux, des hymnes aux bleus des yeux de jane, aux cafés crèmes de sa peau. les verts tendres dansent sous leurs pieds nus de toute pudeur, alors daphné boit les paroles de jane comme des lacs entiers. elle se dit qu'elle est belle, avec ses hanches toutes brunes, ses douceurs en filigrane et ses points d'exclamation au bout de la langue. daphné, elle, n'a que le flegme des dauphines pour s'attirer l'amour des dieux. comme toi jane qui a la lune entre les seins - alors tu parles de léo et c'est comme une éclipse.

- euh, si on danse parfois ! enfin

elle a envie de dire que chaque moment passé avec lui est une nouvelle valse, un slow, un cha-cha-cha. que chaque nuits contées à deux sont un nouveau ballet de lit, qu'il est toujours danseur, léo, au centre de sa scène. mais même daphné trouve ça étrange alors avec la douceur du pollen, elle ne fait qu'ajouter :

- quand j'arrive à le suivre.

parce que toi jane tu as la lenteur toute florale, la grâce des femmes un peu, oui. daphné aime bien ça, sentir la californie dans tes cheveux quand tu l'entraînes sur des notes qu'elle ne connaît que trop, c'est sinatra, mc cartney, artistes anonymes. vous avez tout le temps du monde, alors daphné prend celui de rire.

- j'suis pas sûre d'être une madame

elle se voit plus fille des rues, torrent sans source, orage sans foudre. elle est le tout sans fondements, le grand plat dans le petit. daphné déborde. trop, sans doute, pour être une madame - elle est trop dramatique.
mais ça sonne si joli dans la bouche de jane qu'elle veut bien prendre le compliment, à deux mains, c'est une pomme bleue et sucrée. chaque jour, jane lui offre une merveille. hier c'était l'amitié - et quoi demain ?

- toi par contre, t'en as tout d'une

vos front se collent sur les règles du tango, et daphné se prend à diriger la danse. elle a appris à force le balancement du dos et les doigts sur la taille, le nombre de pas, les solos de guitare. c'est un peu ringard sans doute, mais elle aime bien. elle respire ton souffle jane - ça sent la menthe

- t'en as un, un monsieur, toi ? ou une madame

elle rajoute ça malicieusement, avec l'audace des adolescentes. après tout elle ne lui a jamais demandé - si elle était la seule à embrasser ses doigts
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Dim 29 Oct - 23:02
« Soyons deux mademoiselle, alors. » je te dis, prête à tout accepter, à tout aimer. Et je ris avec toi, ris de nos fronts l’un contre l’autre, de ce soleil sur notre peau et de cet instant partagé. Peut-être qu’en étant mademoiselle on nous permettra de trébucher, d’être maladroites. Peut-être oui qu’en se disant que nous ne sommes pas tout à fait femmes on excusera notre insouciance, nos robes au-dessus des genoux et nos cheveux détachés.

Et j’aimerais rester ainsi toute ma vie, Daphné.
J’aimerais oui vivre d’été et de vent salé (marin), de ciel bleu et de ta main dans la mienne, de tes lèvres sur mes phalanges et de ce regard parfois taquin (coquin). Je veux mes doigts dans tes cheveux, une fleur derrière ton oreille et notre amitié pour jamais. Est-ce trop demander ? Est-ce être égoïste ? Je te veux, pourtant, heureuse — rajoute sans peine Leo au tableau, Leo sans accent Leo qu’il me faut encore apprivoiser. J’ai l’impression que tout va mieux, ces derniers jours.

Ça me fait peur, parfois. De me dire que tout va si bien, que je peux courir comme avant, embrasser ceux que j’aime et te prendre, par exemple, dans mes bras.

Un jour les responsabilités me rattraperont mon rêve s’arrêtera et je devrai reprendre ma vie (réalité).
Un jour il faudra que je parte d’ici un jour il faudra que j’enfile mon costume mette des talons et aille défendre mes clients. Dire qu’il y a un an j’espérais ce jour tomber demain.

(Je n’en veux plus)
(Pas pour l’instant)

« J’avais un monsieur. » Je te souris tendrement, sentant mon estomac se contracter (s’auto-digérer) : « Mais j’ai décidé de ne plus l’aimer. » Car encore j’ai l’image de son dos s’éloignant, car encore je me souviens de cet empressement, de mon envie de le secouer de l’agripper de le supplier : et qu’il n’est pas normal de vouloir supplier ceux qu’on aime. Car il aurait dû se retourner car il aurait dû m’aimer comme je l’aime car il aurait dû me le prouver bien avant car je me fiche de savoir que j’ai fichu sa vie en l’air car je me suis prise une putain de voiture.

Car il a fait de même.
Et c’est étrange de me dire que je me sens si paisible, si bien ici. Que je me sens si en sécurité dans tes bras même si parfois j’ai peur que cette histoire soit sans lendemain (que tu m’abandonnes). « Je pourrais t’en parler, un jour — même quand tu voudras. Ça ne me dérange pas, je sais que je peux tout partager avec toi. » Je ralentis notre danse et pars presque dans un slow, te disant tout en entendant mon coeur tambouriner : « Comme tu pourras toujours le faire avec moi. » Je te connais depuis si peu de temps et pourtant ai déjà envie de passer ma vie à tes côtés, à pouvoir te téléphoner te voir de nuit comme de journée. Je te connais depuis si peu et pourtant te connais déjà tant (sais ton histoire). Quelle amitié on m’a offert, que la vie peut être sournoise puis sincère, comme un accident vous arrachant tout peut au final vous réapprendre à vivre, à respirer.

À aimer mais surtout à s’aimer.


 
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Dim 19 Nov - 21:48

y'a comme un air de rhythm and blues au fond de ses yeux

leurs yeux se croisent sur un parfum ambré et chaque fois qu'elle la regarde, daphné voit dans ses yeux une symphonie qui ne s'arrête jamais : son visage est un orchestre, à jane, chaque pincement de lèvre une nouvelle note qui fait tourner les pages des partitions. le requiem de son front ceint leur danse de ces douceurs solennelles qu'on prête facilement aux mademoiselles. l'appellation lui plait : mademoiselle jane, m'accorderez-vous cette danse ? voudrez-vous sentir mes cheveux dans les vôtres et vos pieds dans mes jours ? oh, comme daphné se sent vivre, avec cette fille d'éther au bout des bras. elle rit du carcan des beaux jours. ce monde est fou, n'est-ce pas ? pour nous qui sommes des génies

- oh, je vois

la politesse exacerbée empruntée aux madames, je vois mais daphné est aveugle des pleutres - son sang est plein, il n'a connu que l'eau douce et ne s'est déversé que dans le sol qui l'a nourri. je ne vois rien jane, mais ton cœur va exploser. ça va aller ? non ? je vois.

- moi aussi j'avais un monsieur

c'est bleu et soufflé entre deux pas car elle n'a pas tout confié à cette fille des abysses ; à moins que ça ne soit elle qui ait le pacifique au creux des paumes. l'eau s'effrite entre ses doigts comme du gros sel, du genre à brûler les femmes - ça lui pique un peu le cœur mais la musique guérit tous les mœurs.

- ça s'est pas super bien passé non plus. genre, j'ai pas décidé de plus l'aimer, c'était juste une obligation

le mensonge dévore sa poitrine, ce gargantua de sang - chaque cellule inhibe la douleur de ne pas dire à jane qu'elle n'a jamais claqué la porte de la voiture, ni collé son front contre la vitre du train. son enfance est un soleil - éblouissant, aveugle, jaune de la lumière de l'oregon, sans capuche ni baskets à scratch. vous vous ressemblez tant au final ; les mademoiselles vides de foudre. alors ses épaules s'affaissent et son sourire fait pleuvoir des séismes.

- mais bon, c'est la vie

c'est la vie de souffrir, jane, sinon tout serait trop facile et on ne verrait plus le bonheur parce qu'il y en aurait trop. les ténèbres sont importants : comme tu l'es pour elle, mizar et alcor dansants. ses jambes tremblent des passions crucifiées - le nom de l'archange lui brûle les lèvres mais daphné est plutôt du genre

à ravaler les flammes.

- je sais jane

elle a du mal à s'exprimer mais son cœur est chaud contre le sien - témoin de sa gratitude, mouchetée d'amour qu'elle ne formule pas. le slow dit merci à sa place.

- ça va mieux maintenant, à qui tu parles daphné ? jane

oh, je vois

- tu te sens bien ici ?

à qui tu parles maintenant ?

- c'est pas vraiment une ville idéale donc, la californie ça te manque pas des fois ?

est-ce que toi aussi des fois t'as des relents de l'amérique déjà foulée
sous nos semelles de demoiselles.
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Lun 20 Nov - 20:55
« Et lorsque tu me parles de ce garçon dont je ne dirai pas le nom mon coeur se froisse. Il se froisse (se casse) car c’est la vie et que la vie parfois ça ne se décide pas. Il y a ces personnes qu’on aime ces personnes pour qui on donnerait tout qui d’un coup disparaissent : on ne sait pas où elles sont passées ce qu’elles sont devenues elles ont juste disparu. Car c’est la vie car on ne poursuit pas les mêmes rêves car nos objectifs sont différents et qu’au final, peut-être, ce n’était pas si important.

Et étais-je importante pour Jean ? « Oui, c’est rafraichissant. » Ici le soleil n’est pas brûlant et tout se passe au ralenti. Les gens ne sont pas pressés, ils ne rient pas à gorge déployée : ici il n’y a pas de mer pas de plage pas de surfers juste un peu de vert et beaucoup de rien. Ici je peux m’oublier réapprendre à aimer (la vie, les gens). Ici je t’ai découverte Daphné et j’ai compris que je n’étais encore qu’une enfant. Encore hier je pensais être adulte, encore hier je pensais que la vie professionnelle m’irait bien.

Mais ce sont des conneries.
Je réalise que je ne sais rien, que je ne connais rien de la vie des beautés du monde et des bons côtés de l’homme. Je n’ai vécu que dans un cocon, que dans ce que la société a bien voulu me montrer. J’ai vécu aux côtés de mes cousins aux côtés d’autres étudiants j’ai remué mon cul en soirée et au final j’ai tout raté. (Pourtant je ne recommencerais rien).

Pourtant je sais que d’ici la fin de l’année je repartirai. Car cette vie n’est pas la mienne car j’ai décidé de lutter car j’ai décidé d’être quelqu’un, quelqu'un de haut quelqu'un de grand. Car je suis heureuse mais à présent loin de mon rêve j’ai un peu peur (de revenir sur scène). Et qu’il m’est bon de te regarder, qu’il m’est plaisant de tous vous voir au cirque, de tous vous voir vivre et rire et continuer d’avancer.

« La Californie c’est le sel dans tes cheveux, les reflets éblouissants du soleil sur l’océan et ce petit vent rendant le tout plaisant. La Californie c’est ce petit côté luxe, ces shorts courts et ces sportifs arrogants t’invitant à les rejoindre en bas des marches. C’est aussi l’ambition, les meilleures universités et… tant de choses pour moi. Je me souviens encore du confort de mon appartement et des grandes baies-vitrées de la bibliothèque lorsque j’y allais les samedis après-midi. »

C’est moi sautant sur le dos de Lucas et lui disant de continuer à me porter jusqu’à la fin de la rue puis la suivante puis pour toujours. C’est moi lui demandant de m’acheter une glace et lui me l’écrasant sur le visage. C’est ma famille c’est mon histoire ce sont mes cousins et tout ce que j’aime. C’est cette chaleur qui ne va pas à James car lui l’hiver lui le froid lui le Canada ou encore New-York lui iraient mieux (non, Chicago). C’est mon frère et son éclat, ses dents blanches et sa vie des plus réussies.

C’est mon nom de famille tout simplement et tout ce qu’il implique. La Californie tire la Ryan alors que l’Oregon permet à Jane de sortir, de revenir à la vie. J’ouvre les yeux et je me sens mi-forte mi-fragile. Ici je n’ai pas de nom ici je n’ai rien pas d’amis j’ai tout à reconstruire ici je t’ai rencontrée et je te trainerai dans les bars le soir nous rirons la nuit et à moitié bourrées nous achèteront des feux d’artifices et nous bruleront les doigts pour quelques clichés à coller à nos murs.

Ici c’est les vacances, Daphné, c’est la jeunesse et l’insouciance.
Mais aussi l’échec, car je n’ai pas réussi car j’ai tout raté car cette voiture n’était pas prévue et que personne ne s’y attendait. Car j’étais attendue ailleurs et je me retrouve seule ici, abandonnée cachée de tous le temps que je me reconstruise, le temps que les rumeurs se taisent. (Où est passée Ryan)(Où est passé Jean).

Où est partie ma vie ? (en l’air)
« Je t’y emmène quand tu veux, Daphné. Mais non pour répondre à ta question l’Oregon ne me dérange pas. C’est plus calme plus sauvage plus bohème. Ça me permet de me redécouvrir de gagner en maturité de rencontrer de belles personnes : des gens comme toi. » Et lorsque je repartirai serons-nous toujours amies ? Notre lien est-il solide où n’est-ce que de la poudre pour les yeux ? Est-ce un numéro, une blague ? Je n’espère pas, n’espère pas car je repartirai bien un jour et toi tu resteras là, avec Leo. « Au diable ton monsieur au diable le mien au diable ces hommes cette vie moi je t’aime et c’est le plus important. » Je ris te serre les mains m’écarte de toi et remue comme si l’été était de nouveau là (je ne veux pas le quitter).

J’aime le soleil j’aime tes cheveux blonds je ne veux pas que l’hiver arrive et nous coupe du jour. Je ne veux pas de ces manteaux de ces nuits froides et de cette neige grise car rien n’est plus blanc aujourd’hui (dans notre monde).

« Tu es heureuse, comme ça ? »
De ta vie, de ton présent.
De l’Oregon.


 
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Ven 15 Déc - 1:05

y'a comme un air de rhythm and blues au fond de ses yeux

un regard à jane, c'est mille offerts à l'été - une canicule fraîche s'empare de leurs corps malmenés des hivers. toujours à fleur de peau ; c'est ainsi qu'on reconnaît les mademoiselle dans leur genre, éclairées par l'oregon et la californie. la valse est tendre sous les bras de daphné. elle aimerait se faire conter les vacances à la côte sur les routes qui y mènent : c'est ta promesse jane, de partir en douceur.

une sirène silencieuse siffle dans ses oreilles - comme pour annoncer le printemps. mais n'est-il pas éternel ici ? ou est-ce l'été, les belles saisons ; daphné abhorre amoureusement l'automne. t'as raison elle ne sait pas trop ce qu'elle dit mais les vagues de ton regard l'implorent de t'aimer. une pudeur ancienne et lourde lui ceint la poitrine : moi aussi je t'aime jane, mais comment dire ? si ce n'est avec les yeux fous de ne pas savoir s'exprimer. ses pupilles percent les siennes avec le jazz. moi aussi je t'aime jane, pure comme les pleutres.

ça a l'air super joli la californie en tout cas. genre, super marin et tout. chicago ça craignait vraiment un rire fait venir le tonnerre sur sa peau mais bon. au moins, j'ai pu rencontrer léo là-bas. elle ne veut pas cracher sur le berceau de ses folies - elle l'aime, sa chicago de sang, de pluie et de petites morts. son soleil d'illinois pur qui arrache la fronde pour traverser les états ; il vient de la fange, jane, et daphné n'est pas jalouse de savoir que tu viens de plus haut. désolée si je parle que de lui, moi aussi je t'aime jane. du coup oui je suis heureuse. genre... ouais. comme d'habitude, elle n'a pas la parole -
alors elle préfère danser. sur les guitares sèches et rieuses, daphné t'emportent sur tous les états que vous n'avez jamais foulé. elle se prend à rêver d'impossible : c'est si simple dans tes bras, jane, d'imaginer l'aventure. mais il faut bien se reposer et dans un souffle vous finissez par vous asseoir sur les nappes tendres sur l'herbe - mouvement unique mais jamais las. essoufflée du blues, daphné s'allonge, les mains derrière la tête. les nuages tracent des possibles sur les parois de verre de son crâne.

je suis heureuse parce que je me dis qu'on se rencontre jamais par hasard.

le karma au bord des doigts, daphné est toujours dramatique. ne lui en veut pas ; l'amour peut aussi prendre cette forme chez elle, celle des volutes pourpres et magnétiques au soleil. jane ; en tournant la tête vers toi, elle te demande si tu es un mirage.
MITZI
 
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Jeu 4 Jan - 0:44
« J’aime Chicago, Chicago et son air gris, son vent qui gèle jusqu’aux os. » je te dis les yeux plein d’étoiles car tu es belle et peu d’importe d’où tu viens ça ne changera rien : je t’aime. Ces mots ils se bousculent en moi dans mon regard dans mes mots dans mes gestes dans mon esprit ils m’envahissent ! Car je tiens à toi je tiens à cette amitié à cette chose qui tient d’un rien et qui pourrait tout finir demain. Tu nous imagines dans dix ans ? Dans cinq ans ? Peut-être ne t’imagines-tu pas vieille mais qu’importe vivons sur le long terme qu’est ta courte vie, Daphné ! Vivons jusqu’à n’en plus pouvoir, continue d’être heureuse, l’apprendre me met le sourire aux lèvres et j’en aurais presque envie de t’embrasser. Au final Foxglove Valley c’est la folie, des choses qui montent à la tête et les responsabilités qui glissent jusqu’aux pieds avant de finir par terre.

Ici je pourrais tout être, ici je pourrais tout oublier même ma dignité.

« Tu peux parler de qui tu veux, ça m’intéressera toujours. » Les amies ça sert à ça, non ? A tout écouter. On confie on pardonne on accepte on ne juge pas. Et j’ouvrirai mes bras à tous tes secrets et les garderai contre-moi sans rien dire à personne, je les chérirai et je te prendrai avec moi si tu as besoin, lierai mes mains aux tiennes et te dirai que tout va bien, que tout ira bien, toujours.

C’est si beau de ne se soucier de rien pour un instant (un après-midi)(puis tout recommencera)(alors on se reverra pour oublier de nouveau). Tu t’allonges et je regarde ton buste se lever et se rabaisser au rythme de ta respiration, ne tarde à m’affaler à tes côtés, les coudes au sol et la tête redressée (pour ne pas te perdre)(au cas ou si tu disparaitrais, m’abandonnerais). « On ne se rencontre jamais par hasard et c’est bien pour ça que tu me parles de Leo : car lui aussi n’est pas là par hasard. » J’aime cette vision des choses et suis bien d’accord. Je dis souvent aux gens que parfois dans la vie des trains passent et c’est à nous de sauter dedans ou non. Ils sont la représentation même de la chance, des opportunités (des échecs) : de l’aventure. Les rencontres c’est un peu pareil, on aurait pu ne pas sortir, ne pas aller à cet endroit mais on y est allé et on a rencontré cette personne (ou pas). Et c’est beau, la vie est belle ! J’aime vivre, j’aime le soleil et les dents blanches qu’on voit lorsque les gens sont heureux. J’aime voir les fossettes et les yeux en fentes car on a les joues trop tirées, des parenthèses aux bords des lèvres. « Imagine tu ne l’aurais pas trouvé : imagine il ne t’aurait pas trouvée. Qui sait, pour lui aussi peut-être tout aurait changé. » Et qui aurait pu deviner que Leo sans sa Daphné, sans sa fille du pont aurait était le garçon, le garçon sautant du pont ? Le perdu, l’égaré dont personne ne se serait soucié et qu’un pêcheur ou enfant un peu trop curieux aurait retrouvé un bon matin, gelé, inanimé ?

« Tant de facteurs dans nos vies, tant de choses qui auraient pu se passer différemment : parfois il suffit d’un geste, d’une impulsion et c’est toute notre vie qui change. » Regarde-moi, Daphné, j’en suis la preuve vivante. Si je n’avais pas senti cette détresse en moi, cette chose qui ne m’appartient pas (qui vient de bien avant)(de siècles en arrière, d’une vie bien différente de la mienne…). Si je n’avais pas cédé oui à cet instinct je ne serais pas ici aujourd’hui. « Je me demande ce que notre rencontre signifie, ce qu’elle nous apporte et ce qu’elle entrainera. Je me demande ce que nous sommes vouées à être et quel impact nous allons avoir sur le monde, sur le reste. » Je me demande quand tu m’abandonneras car étant certaine que je ne le ferai pas ça ne pourra être que toi, n’est-ce pas ? Pourquoi suis-je si incertaine quel est mon problème… ? Pourquoi ai-je toujours si peur de l’abandon pourquoi suis-je toujours si sûre que ça va mal finir ? Tu pourrais rester là et moi aussi et m’aimer comme je t’aime et cela pourrait être solide et tenir.

J’ai si peur Daphné, si peur car au final je suis si incomplète.
Si peu parfaite, si humaine car craquelée
de peurs et de démons.


 
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Lun 12 Fév - 20:28

y'a comme un air de rhythm and blues au fond de ses yeux

il y a une fleur à sa poitrine, faite du petit terreau des songes. les nuages du contre-ciel lui disent : écoute fille du soleil, du temps et des mistrals, cette petite chanson de prés verts que la brune vient te conter. ça souffle dans tes oreilles un air nouveau et salin, empreints de vacances en bord de mer ah - ça n'en finit pas de l'émouvoir ces petits mots de trop. elle ne sait pas parler avec tant d'aisance (mais moi je, mais moi je t'aime), alors elle apprend à écouter, patiente comme le petit jour. jane qui reflète des nuances ichoriennes ; c'est ça la californie, c'est le petit paradis.

s'il m'avait pas trouvé... ben, on serait pas là. il n'y a pas de honte à faire s'envoler cet oiseau - de mauvaise augure, mais d'augure véritable hein. sans le soleil elle se serait éclipsée seule, piètre mime de la lune engloutie par la mer. c'est ça, daphné n'est qu'un satellite - pour ses étoiles d'âmes bohémiennes. elle se redresse un peu aussi, suivant la courbe atmosphérique, elle penche. regarde ses pieds : c'est bien d'avoir quinze ans.

ça fait peur je trouve, de penser à ça enfin- inspiration, l'air et la musique. ça rend tout un peu intangible je trouve. il y a trop de planètes et d'univers dans l'univers, hein ? elle n'a jamais été très philosophe la fille du pont. elle se rappelle seulement de la nuit de paname où léo avait murmuré - ce n'est pas arrivé, le reste on l'emmerde.

on les emmerde jane les mondes où on n'existe pas. regarde ce sourire qui est tout à cette terre, il coule sur tes joues maintenant. mais ça veut pas dire que je trouve notre relation bancale, hein. ses yeux à elle vont toujours ailleurs, en filigrane des marées qui se retirent, sur les plages blanches de la côte qu'elle ne connaît pas. qu'est-ce donc que ce simili d'été ! arrange tes cheveux pauvre fille, pour qui penses-tu danser ; certainement pas pour cet oregon de canaille qui ne sait que bringuer.

mais avec jane - tu te sens porter ailleurs, sans doute. alors pourquoi ton cœur se pince ?

je pense pas avoir grand impact sur ce monde... enfin c'est pas mon but du tout. elle oscille entre le ciel et toi ; mais le soleil semble moins l'éblouir.

jane, si jamais c'est moi qui part en premier, rend le monde un peu meilleur, d'accord ?

si jamais, si jamais - ce n'est pas beau de mentir. daphné a déjà un pas sur la rive.
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Lun 12 Fév - 20:59
Parfois ce sont les gens les plus heureux les plus tristes.

C’est la pensée qui me vient quand je te vois, vois ton sourire doux se courber en quelque chose d’un peu plus flou. Et d’autres ne verraient sans doute pas la différence, mais je t’aime et te connais : t’aime et t’observe. Et oh Dapnhé que me dis-tu, que me dis-tu avec tes et si. Ne t’a-t-on jamais dit à quel point ils étaient dangereux ? A quel point refaire le monde en arrière, à quel point regarder derrière nous et imaginer ce qu’il se serait passé si est interdit ? Ne te perds pas là-dedans.

Ne te perds pas dans les peurs qui mènent aux dépressions. Ne te perds pas non dans la peur de demain, ne te fige pas face à l’incertain. Je sais que parfois on aimerait que tout soit clair, que parfois on arrive pas à savoir, à savoir ce que nous réserve demain : mais il faut avancer. Car qui sait les merveilles qui nous attendent ? Et qui sait, les accidents, aussi ! Mais d’un échec tant de belles choses peuvent arriver, sans cette voiture et mon insouciance nous ne nous serions jamais rencontrées, après tout. « Tu sais, Daphné, » ma voix traine et je ferme un instant les yeux, savourant cette fin d’été, frissonnant à l’idée de voir le soleil disparaitre et la neige arriver : « je suis diplômée. ».

Je roule sur le dos et écarte les bras, observe le bleu du ciel : « Diplômée en droit. » Et je me rends compte comme il m’est difficile de parler de moi. Il m’est difficile de m’ouvrir car alors en m’ouvrant je deviens fragile, donne les armes pour me blesser, me tuer. « Alors ne t’inquiète pas. » Je souris et mes yeux se font petits. « Je suis certes venue me perdre ici, mais je prépare le barreau et d’ici à peine un an ton amie sera avocate. Elle fera de ce monde un monde un peu meilleur, elle saura quand on lui ment et arrachera la vérité aux cons. Elle se dressera face aux juges ou procureurs et dira à quel point mon client est innocent : à quel point il mérite de gagner ce combat, d’être entendu et reconnu. » Je rends les mots plus doux et moins savants, je brouille le vrai et rend le tout plus beau : plus à ton image. Car tout le monde pense que le droit c’est fabuleux. Regardes-tu des séries ? Aimes-tu celles liées à la justice ? As-tu toi aussi tant de préconçus que je me dois d’entretenir avec toi aujourd’hui ?

Si tu savais comme c’est différent.
C’est différent mais ce n’est pas grave, j’aime ça. Et certes je n’aurais pas à défendre un homme accusé de meurtre mais tant mieux. Tant mieux car moins il y a de cas comme ça mieux nous nous porterons. Alors je me contenterai d’une fusion-acquisition ayant mal tourné, d’un divorce ne voulant être trop ébruité et je ne sais pas, pourquoi pas d’un héritage ayant trainé sur des années.

Nous vivons et pourtant sommes si éloignés de la réalité.
Enfin.

« Tu veux mourir, Daphné ? » Je me tourne vers toi et te regarde, te regarde et ne juge pas, te demande simplement : « Tu en as marre, de tout ça ? Tu n’arrives pas à t’imaginer vieille, n’arrives plus à rien ? » Et si tu savais que peu importe ce que tu dis je saurai.

La vérité.


 
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Mer 21 Fév - 20:19

y'a comme un air de rhythm and blues au fond de ses yeux

oh si on lui a déjà conté le venin des et si, pas d'inquiétude à poser sur ce front-là jane. la première fois c'était les colombes de papa-maman, qui lui intimaient d'un air de savoir qu'il ne fallait pas trop rêver d'ailleurs ; et la seconde c'était le soleil de paname qui disait sans se tromper - nous deux on est là, et ça se passera pas autrement.

à ce moment-là pourtant, il n'y a que toi pour la faire valser. l'autre est allé voguer sur d'autres berges et reviendra bien plus tard cueillir ses petits larmiers ; aujourd'hui les joies méridiennes n'appartiennent qu'aux filles en vacances, et daphné rit encore d'être restée en été. pourtant il y a l'ombre annonçant le soir, la nuit couvrant les jardins de mignonnes - a-t-elle peur de mourir, celle qui s'est fait du tragique un manteau.

moi ? qui d'autre daphné, non moi je ne veux pas mourir. le ton n'est pas vraiment surpris, pas vraiment las, tout juste entre deux eaux (haha). elle se tient toujours assise, avec une grâce un peu brusque qu'ont celles qui ne tiennent pas trop aux apparences. j'ai juste pas peur de ça. si un jour, je sens que je n'ai plus rien à faire ici... eh bien je partirai. comme on part en vacances, elle partirait de la ville - la tête la première. ses yeux se sont perdus dans les trous de verts et de blanc un peu éblouissant propre aux après-midis, courent sur d'autres fils d'eaux que les tiens. c'est bien simple jane, elle n'est plus trop fille à rester la fille du pont. mais t'en fais pas, là je ne suis pas prête de partir. une moue un peu coupable qui craint de lui avoir fait peur, daphné se dit pourtant - que c'est bon, cette fille-là a fait du droit hein, eh bien voilà la vérité toute nue de fastes, déjà prête dans sa bouche. les charmes de jane rayonnent toujours différemment des siens ; d'une lumière moins férine qui vient des plages, d'un invincible été. il est là un contraste qui sait la faire frémir par sa douceur frappante et pénétrante de justesse.

si tu n'arrives plus à rien, à quoi bon s'épuiser ? à rien, exactement.

elle regarde un peu en arrière pour croiser les yeux bruns de la petite, ses cheveux un peu emmêlés devant ses yeux, semblant même plus blonds que d'habitude. sa jupe lâchement trémoussante au gré du vent - elle ressemble à une enfant à qui on a, il y a peu, appris à vivre.
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Ven 23 Fév - 18:08
De ta voix douce quoiqu’un peu trainante tu me dis des choses si dures, Daphné. Une voiture pourrait venir te faucher demain que ça ne te ferait rien : tu es déjà préparée. Et n’est-ce pas triste ? Je me demande tout à coup si tu as un but. S’il y a quelque chose qui te fait vibrer, te fait tenir aujourd’hui et attendre demain. Non, n’est-ce pas ? Depuis que je suis ici je réalise que vous êtes tous un peu comme ça : vous vivez en vous laissant porter, ne sachant trop ce qui vous attend. Vous respirez et cela vous suffit, vous respirez et parfois même vous lâchez un rire avant de vous reprendre, serrant les poings et laissant votre regard se perdre dans le vide.

Que vous a-t-on fait pour vous tuer de la sorte ?
Est-ce moi qui suis étrange ? Car je suis née dans le confort, avec tous les outils en main ?

Ces questions me mettent de mauvaise humeur et soupirant je bascule de nouveau en arrière, cessant de te regarder, le visage offert au ciel : « Quand tu auras l’impression que tu n’as plus rien à faire, dis-le moi. » Et quand cela arrivera-t-il ? Dans une heure ? Trois mois ? Un an ? Où serai-je à ce moment ? « Je t’emmènerai loin d’ici, donnerai des couleurs différentes à ta vie. » Car si tu savais d’où je viens, Daphné, si tu savais tout l’argent que j’ai. Et certains pourraient dire c’est injuste mais ça ne l’est pas : nous avons tant travaillé pour l’avoir. Tant travaillé que parfois je me demande si mes parents sont heureux. Comment se sont-ils trouvés, aimés ? Avaient-ils des amis ? Parfois j’ai du mal à les imaginer jeunes, tant ils m’apparaissent adultes, détachés de tout (et trop sérieux, surtout).

« Je te prendrai avec moi et te ferai visiter la Californie, te montrerai des plages sans fin et te ferai rire aux éclats. Tous les mecs se retourneront sur nous, et tu te sentiras désirée comme jamais : même s’ils seront sans doute tous aussi cons. » Et je ris, ris et ferme un instant les yeux, savourant les rayons du soleil hâlant ma peau : « Peut-être que ces vacances à durée indéterminée te feront te dire que peut-être, ça vaut la peine d’être vécu. » Car je ne te le dis pas, mais moi, les conneries à la si tu n’arrives plus à rien, à quoi bon, ça me tue. Je n’ai pas été élevée comme ça, pire, je ne suis pas comme ça. Je ne sais pas abandonner, je ne sais pas me dire que tout ça, c’est de la merde.

Je suis tenace à en mourir, Daphné, si tu savais. J’ai envie de briller j’ai envie d’être aux côtés de mon frère, de tenir le bureau familial, j’ai envie oui de participer à ce grand truc commun qu’on appelle la vie : d'ajouter ma pierre à l’édifice. J’ai envie qu’on se souvienne de moi, ai envie de profiter jusqu’à n’en plus pouvoir ! Et je déteste ceux qui abandonnent, ceux qui se disent que ce n’est pas pour eux. Enfin. Disons plutôt que je m’en fous : que je ne veux pas d’eux dans ma vie. Je veux des battants, je veux des gens heureux et bons, rayonnants.

Je te veux toi car je t’aime, aime tes cheveux blonds ton insouciance et tes remarques à la con. Je te veux toi car tu ne sais rien de moi et pourtant tu m’aimes, pourtant tu sais. Car même si notre relation a des airs de je ne sais quoi, car même si elle me donne l’impression qu’elle ne tiendra pas elle tiendra, car c’est comme ça.

Car tu peux pas me laisser comme ça, alors que tu es si belle, si pétillante, alors que tu es là en vie à mes côtés, putain, Daphné.

Écoute-toi.


 
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Sam 10 Mar - 23:59

y'a comme un air de rhythm and blues au fond de ses yeux

c'est dommage - quelque chose tire daphné sur la pointe des prédestins, sur une crique sans rivage faite pour s'y échouer. elle se dit, en haussant les sourcils ; c'est dommage - que jane et elle ne se ressemblent pas plus. il lui semblait qu'elles étaient liées comme des filles de la mer et puis voilà, elles s'étaient exposées à des lumières sans violence, qui diluent leurs qualités. il y aura toujours quelque chose pour les séparer au fond. on ne se lie pas comme ça à la fille du pont - sans avoir vécu soi-même des affres de par-delà les eaux. c'est malheureux ça daphné ; elle n'aime d'amour que les gens tristes.

une petite fronde lui interdit de lui dire que ça n'arrivera pas, ces vacances en dehors de la ville - daphné ne veut plus voyager sans son garçon de paris et tomber sans l'avoir par-dessus l'épaule. le voilà hein, son but de vie - mourir avec le soleil, loin du beau monde américain. ah loin de toi jane ; c'est pour ça qu'elle ne veut pas encore partir. daphné aime cette amitié simple, qui s'arrête sur la berge, au bord des petites vérités. ça la fait rire - d'accord. elle dit ça en dernier temps, après quelques secondes. elle n'a pas la force de lui dire non et préfère imaginer ; être capable de repartir.

ah.
ah ah - ça la fait rire.

tu veux que je te dise jane ? elle regarde à nouveau devant elle, tissant ses yeux sur un autre fil d'ailleurs ; qui rend son ton plus las. pas méchant, hein, avec la quiétudes des déluges. je suis pas sûre qu'on se comprenne toi et moi mais - mais ça me fait du bien. elle sourit vainement sur ces petits mots-là, son dos frissonne d'un vent d'été ((venu d'ailleurs))
comme tout chez elle.

je veux dire - c'est pas parce qu'on a pas les mêmes ambitions ou les mêmes envies, qu'on peut pas être amies, hein ?

hein ?

a-t-elle fauté la fille solaire.
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Lun 2 Avr - 14:52
Je te dis qu’on pourrait vivre ensemble et de tes sourires un peu vagues, un peu ailleurs, tu me dis non. Alors je ferme les yeux et soupire un « d’accord ». Je suis consciente qu’il n’a rien à faire là, mais d’accord. D’accord, Daphné : ne faisons aucun effort. Vivons avec des bandeaux sur les yeux, vivons en faisant semblant de nous aimer. Vivons dans un monde qui n’en est pas un, tant il est superficiel. Un monde sans douleur car nous ne voulons pas les voir, et qui d’un coup nous noie. Vivons dans ce monde aux tons pastels. J’ai compris. Tu es ici mais tu ne l’es pas, tu es ici mais tu n’es pas là : tu es déjà partie. Et moi je ne vais pas tarder non plus, c’est vrai. D’ici un an j’aurai repassé mes concours et tout sera fini, je m’en irai. Je reprendrai ma vie sans dessus-dessous, n’aurai plus le temps à rien.

D’accord.
D’accord même si ça me fait un peu mal, car j’ai envie de te sauver (que tu sois heureuse). J’ai envie de te secouer, de te voir vivre et rire et de te faire prendre conscience que tout n’est pas terminé : mais à quoi bon, de quel droit ? Je ne suis pas toi, et au final, il s’agit de tes choix. Chacun sa vie chacun sa merde, que me dit souvent Lucas. Qui suis-je pour venir te dire de changer ta façon de vivre, de penser ? Qui suis-je pour te dire comment être, alors que tu es bien comme tu es ? Soit.

Soyons de fausses amies, Daphné. Car c’est ça que tu veux, non ? Un contrat à durée déterminée. Tu essaies de mettre une date de péremption à notre relation : à consommer avant la fin du printemps. Car alors on se séparera et ça ne tiendra pas. « L’important c’est de s’aimer, non ? » Tant que tu m’aimes, je tiendrai. Même si c’est faux, même si c’est voué à rien. Fais-moi croire à ce mensonge, fais-moi croire à ta paresse et tes mots doux qui n’en sont pas. Je te ferai passer une des meilleures années de ta vie, te ferai trainer ton cul en boite et boire jusqu’à ne plus se souvenir de rien. Je nous foutrai dans des caddies et on dévalera les rues de nuit, on regardera le soleil se lever, un plaid sur les épaules.

Qu’en dis-tu, ça fait rêver, non ?
L’insouciance pour un an, puis le retour à la réalité.  


 
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Dim 15 Avr - 17:21

y'a comme un air de rhythm and blues au fond de ses yeux

sa tête valdingue en arrière, toujours un peu enfantine dans tous ses gestes et ses manières - la fraîcheur du soir nouveau n'entache pas la clarté de ses mouvements. tout va bien en juillet, les demoiselles sont d'accord et elles se quitteront, cordiales, au printemps prochain, amourachées de l'année passée ensemble. éphémère n'est pas faux - leur amitié fait rire, elle est filasse et sincère
estivale et bohème - il ne faut pas trop s'attacher
car une fois la belle saison revenue elle se saura seule, de retour en plein soleil car cette fille sera partie en se retournant, sans elle
(d'accord ?)
d'accord.

de nouveau allongée daphné respire la poussière d'or et elle semble sourire, vautrée dans une petite éternité charmante ; la chaleur torve de l'été la berce gentiment, elle qui se laisse trop facilement entraîner dans la danse.

oui, exactement.

et elle n'a pas envie de partir, ici la vie est trop douce et elle ne craint rien la fille du pont ; jane est toujours là
elle n'est pas partie
son esprit commencer à filer et son crâne se remplit d'idées blanches, un joli bouquet de fleurs mortelles. tant qu'elle ne l'a pas vexé (daphné ne veut pas d'orage à son été), ça va : c'est ça, le temps va, et on ne veut pas le retenir.

lasse elle allume son téléphone et
ah, je dois y aller. il est tard maintenant. il y a ce minuscule regret vite effacé, délavé par le ciel qui s'obscurcit par-dessus leurs fronts. elle doit y aller, un autre soleil l'attend, puisque celui-là se couche. mais c'est une fille sage ah, et elle a l'habitude désormais - elle partirait d'un côté, et toi de l'autre. l'image la touche un peu. elle se relève péniblement, toujours un peu gênée des au-revoirs

on se revoit demain ! cette fois c'est moi qui vient te chercher.

et file sur un dernier sourire convaincue que le printemps est encore loin


(FIN)
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