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Tag 2 sur   6uNRDqqSujet: DIGITALIS
Cosmo Müller

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Rechercher dans: Outils de communication   Tag 2 sur   I_icon_minipostSujet: DIGITALIS    Tag 2 sur   EmptyMar 26 Déc - 21:56






#2 - Une dimension parallèle en promo


   Bonsoir Foxglove,

Ne mens pas, je sais que tu ne dors pas. Il est 00h05, l’heure du crime passée de 5 minutes. C’est une heure qui chasse le sommeil, une heure où les pensées les plus sombres nous taraudent n’est-ce pas ?
As tu passé une bonne journée ?
Qu’as tu fait aujourd’hui, peut être quelque chose de condamnable.
Je ne te jugerais pas bien sûr.
Ce n’est pas mon genre. On les fait tous ces horreurs du quotidien, les petite choses qui nous angoissent la nuit, les petits details qu’on tente de refaire avec des « si ». C’est comme ça qu’on refait le monde ? Non c’est comme ça qu’on devient fou. Et c’est peut être à cause de cette insomnie que tu viens m’écouter ce soir.

Aux nouvelles de la nuit, aux brèves effrayantes; voilà une question : Avez-vous fait les courses récemment ? Oui, bien sûr quelle question idiote. Le grand super-marché dans le centre ville, tout le monde le connait. Une surface de rayons à perte de vue qui s’enfoncent dans les entrailles du centre-commercial, des rangs de caissiers robotiques et précis dans leur façon professionnelle de scanner les étiquettes. Quinze pour le prix de deux, deux pour le prix de huit. Que d’affaires pour les familles nombreuses. Magnifique… Vraiment. En bon consommateur, moi compris, vous avez bien sûr fait la queue pendant des heures, les minutes s’égrainant comme des ans au son des bips monotones des caisses.
Mais avez-vous déjà erré ? Errer, comme une âme en peine parmi les rayons seulement guidé par vos pas et la longueur du rayon que vous longez. Sachez que parfois si votre errance est trop longue, et que seulement pour une seconde vous perdez conscience de ce qui entoure vous pourriez vous retrouver face à ce rayon. Dans le super marché? Y êtes vous encore au moins ? Ce rayon semble s’étendre sur des kilomètres devant vous comme un labyrinthe géant dans lequel vous êtes piégé. Il ne vend qu’un seul produit, un seul et unique produit que vous ne pouvez pas décrire mais que vous connaissez bien. Vous n’en n’avez pas besoin, pourtant vous en avez envie. Vous restez, vous hésitez, vous faites les cents pas, vous amorcez un retour vers les caisses puis revenez au dernier moment.
Vous vous demandez un instant pourquoi vous n’avez jamais vu ce rayon.
Pourquoi vous êtes le seul ici.
Pourquoi tout à coup s’arrête-t-il ?  le tumulte des bruits des caisse et des gens, des caddies, des enfants pleurant et hurlant.
Et vous commencez à angoisser un peu devant ce rayon vide ou le choix, qui est pourtant toujours le même, toujours indescriptible, vous affole. Au moment où vous prenez une decision vous vous rendez compte que
Vous n’avez pas assez de monnaie.
Vous n’avez jamais assez de monnaie.
Quoi qu’il arrive il vous manquera toujours quelques traitres centimes. Et vous devez absolument trouver ces quelques sous alors frénétiquement vous tatez vos poches, vous regardez le fond de votre sac, inspectez votre porte monnaie, la doublure du manteau, avez vous bien regardé dans votre jean ? Pourquoi ne pas reinspecter votre sac on ne sait jamais.
Peut être que vous trouvez une pièce, mais ce n’est jamais assez.
Ce
n’est
jamais jamais jamais
assez.
Quel est cet endroit si ce n’est un cauchemar ?Appartient-il a notre monde ? Il semble comme construit par l’esprit connaissant le mieux les peurs de l’homme du XIXeme siècle. N’êtes vous pas… Autre part ?
Et d’un claquement de doigts alors que vous tournez au bout d’un rayon parmi ces rayons qui se répètent, vous vous retrouvez à loisir devant les brosses à dents
ou
les céréales
ou
les legumes frais
Et dans votre dos le rayons a disparu.
Alors vous refaites la queue, rythmée par les bipbipbip.
Alors vous sortez
Sans ce que vous étiez venus chercher au départ.


C’est à se demander si ce n’était pas qu’un rêve. Mais ne errez plus sans but dans le super-marché. Qui sait ? Il pourrait vous avaler pour de bon.

Encore une histoire étrange pour une ville étrange. Ne crois pas tout ce qu’on te dit; tu n’es pas obligé de me croire. Doute de moi, je te le demande, mais tu n’es plus obligé de te taire. Il est tard et la nuit s’étire, s’étend, s’étiole. Il faut bientôt rejoindre le monde des vivants.
Je suis Antinoüs, tu écoutes digitalis et en attendant d’autre brèves, j’aimerais te souhaiter une bonne nuit…Même si j’en doute.

#digitalis






©Cecil
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