beyond memories
forum rpg tout public ☆ univers fantastique/paranormal ☆ aucun minimum de mots ☆ avatars illustrés 200*320px

(FB) Lève-toi et marche ▬ Moi
 
myosotis
myosotis
avatar
Crève
Messages : 593
Pouvoir : création
Symbole : gâteau d'anniv'
Occupation : I play Pokemon GO everyday
Mar 11 Avr - 4:11





Primevère, foulées sous tes pieds.
Le temps est à la miséricorde en ce début printanier.  
Une brise maternelle s'enroule autour de ton cou, caresse tes cheveux.
Tu n'as pas couru.

Les semelles de tes chaussures sont élimées à force de les trainer
Contre le même bitume
Contre le même gazon.
Tu n'as pas lambiné non plus.

Le regard fixe, droit
Vaillant.
Tes doigts qui se crispent
Autour des lanières de cuirs (de cartons)
Misère
Rien ne te protège de cette belle journée
Et de son terrible dénouement
Train-train quotidien. (365 enfers par an)

Aujourd'hui
Hier
Demain
Le même chemin

Les cours sont fini
Tu rentres seul puisqu'il te faut
Le temps
A chaque fois
A la même heure
L'habitude de ne jamais s'habituer
Toujours devoir réciter
Ce même drame
Anticiper
Ces même coups
Encaisser
Ces même hurlements.

Tu n'espères plus voilà depuis...
...
...
Depuis.

La dernière fois que Jacques était rentré dans le cimetière, le gardien l'avait retrouvé en plein fou rire en train de se soulager contre la tombe de feu l'abbé. Alors pour une fois le lendemain on lui avait dit non. Et comme Jacques n'aimait pas trop les non on lui avait aussi offert le choix entre non ou la prison. Et comme Jacques n'aimait pas trop la prison il décida que non, c'était pas si mal au final.

Mais Jacques sans le cimetière c'était tout comme un chien sans maître. Les grilles closes devant sa carrure ne l'avait pas empêché de trouver son bon temps. Quelques centaine de mètres plus haut, sur une montée qui avait une bonne vue, il était venu élire son royaume. C'était un talus à l'orée des bois, avec en guise de trône, un large Cyprès qui veillait de là sur toutes les pierres grisâtres en contrebas.

Les enfants et randonneurs voulant s'aventurer dans la belle forêt à présent ne passaient plus par là. Les derniers curieux avait reçu les invectives du roi de la colline, ainsi qu'une idée du parfum délicat qui siégeait à sa cour : le cocktail de la pisse et de l'absinthe.

De l'automne à l'été.
Sous les torrents, lorsque siffle le vent, entendant la neige crisser sous ses talons :
L'enfant effectue l'ascension.

Seul sujet de cette contrée, loin pour autant, d'être désiré.
Une unique quête, qu'en preux chevalier il soutire à la reine de la maisonnée.
Pas parce qu'il veut la protéger.
Mais parce que au fond, c'est du pareil au même.
Qu'il tape de suite, ou à la maison.
L'un puis l'autre, l'autre puis lui.
Jack Junior préfère être puni à l'air pur que sous cette chape asphyxiante que l'on nomme toit.
Au moins il peut lever les yeux et, quand il ne sent plus rien, toujours s'échapper dans les étoiles, compter les nuages.

Aujourd'hui le soleil est doux, le soleil est toujours haut.
Ce sera donc les nuages.
C'est si banal tout ça.

Son cœur ne bat pas plus vite
Il n'est point essoufflé
Sa respiration est même apaisée lorsqu'il foule ce hall de verdure
Qui mène
Jusqu'au géant du domaine.

Bruissent les feuilles sur les branches, telle une bien douce couronne Jack pense,
Pour un souverain indigne de ses contrés.
Il a
Le béret abaissé en travers de la trogne qui
Découpe une ombre plus tranchée contre son faciès de poivrot comparée
A celles dansantes tout du long de son corps.

Jack met la main à la patte
Ses mains dans les poches :
Le gamin attrape les berlingots piqués à la cantine, défait le papier doré (le laisse s'envoler) avant de le mâchouiller.
Ça, c'est pour le premier.
Le caramel recouvre bientôt ses papilles, il opine de la tête en approbation sous le goût sucré, et tout en même temps, comptes les cinq dans sa mains restant.

Il y a un proverbe qui dit :
Ne jamais réveiller l'eau qui dort.
Mais l'eau ne dort jamais, c'est une malicieuse éveillée à la vie.
Jack trouve que :
Ne jamais réveillé le vin ronflant,
Serait bien plus approprié. (alors qu'il balance d'un geste sec, plein de hargne, plein de haine une friandise en la direction de beau papa).

L'homme ne réagit pas.
Encore quatre coup.
Ce qui est terrible avec les ivrognes, c'est que passé un certain stade leur sommeil est si lourd,
Qu'ils pourraient tout aussi bien être mort.
Jack prend plus d'élan, comme au baseball, le bras derrière sa tête, avant d’éjecter de ses doigts le second.
Il ricoche avec un petit bruit clair contre la casquette pour aller rouler dans les feuilles
mortes.
Jack opine du nouveau de la tête en comptant les
trois restant.
(dans un soupir qui en dit long)

L'impatience l'habite il connait déjà le dénouement mais refuse de l'accepter.
Dans un bruit de sabre laser il en envoi deux d'affiler, d'un coup droit puis du revers.
L'un touche son genou, l'autre claque contre la bouteille à terre.
Le bruit glas résonne et le pétrifie l'espace
D'un instant.
Avant qu'il se rende compte que
que
Jacques ne grogne pas comme d'usage.
Il remet le dernier en poche (pour déguster plus tard) et s'approche
Déglutit.
Il
Va
Devoir
Poser ses doigts
Secouer le mastodonte.
Prendre à parti directement.
Cette masse qui toujours au réveille,
est comme le guerrier criant jusqu'au bout de la nuit
oublié par les valkyries.  

Jack pose une main sur son épaules.
Il sait que s'il avait été un autre Jack, la réaction engendrée serait différente de celle qu'il s'apprête à recevoir.
Il imagine le visage d'habitude toujours si indescriptible sous les sourcils broussailleux, soudain
S'éclairer.
Soudain,
Sourire et rajeunir d'environs sept ans.
Il ferme les yeux, se glace, son intérieur se tord.
Ses émotions ont fuit son esprit pour habiter son corps.
De toutes ses forces il le secoue. (les secouent hors de lui)

J-Jacques !

Rien ne se passe.
Les oiseaux, les murmures de la ville
tout ça
continue de piailler en fond sonore.
Il le secoue à nouveau.

Lève-toi !

L'adrénaline est retombée, mais malgré cela son corps tremble.
Il n'entend plus rien.
Son cœur
bat (enfin)
si fort.
Il résonne dans tout son être, tambourine comme dans un film d'horreur.
Jusque dans ses oreilles.
S'arrête
Lorsque la casquette tombe (il l'entend)
N'ouvre point ses paupières.
Jacques
Prononce-t-il sans voix, en lui, en plaidoirie. (A petit feu il s'éteint dans son esprit.)
Mais telle une braise jetée dans une fournaise endormie, il flambe d'un coup de plus bel.
Attrape son bras, se détourne ouvre les yeux sur le sol.
Si vert
Le ciel
Si bleu (et cotonneux)
Le cimetière en bas, la ville et son léger brouhaha.  
Il n'a pas remarqué ses dents serrées les unes à l'encontre des autres avant qu'il ne s'écrie.

LEVE-TOI !
(la terre tremble, tremblote sa voix)

Le regard fixé sur les tombes plus bas.
Il a tiré fort, il a tiré de toutes ses forces pour sentir le corps venir avec lui, tomber un peu sur le côté.
Non.
Sa respiration emplie tout l'air présent.
Son dernier cri à fait frémir tous les pores de sa peau.
Il remonte le bras (si las) pour mieux le caler sous le siens (si hésitant), prend appuie contre le sol (ses dents grincent à présent).
Les crans de ses chaussures percent la terre meuble, et le corps derrière lui, d'à peine quelques centimètre continue de s'affaler.
Il n'a pas tirer aussi fort, comme s'il avait peur de lui faire mal.
C'est si bête,
Lui qui a toujours rêver de l'éclater.  

Jack
Qui ne dit plus rien.
Jacques...
Qui ne dit plus rien.
...
Il laisse tomber le bras ballant au sol

Reprend son souffle, le front moite.
Plisse les yeux.
D'ici, il ne distingue pas la tombe de son père.
Est-ce que Jacques la distinguait ?

L'enfant renifle.
La colère bout, la soupape en lui siffle. (tout comme le rouge-gorge non loin gazouille)
Enfin
Il se tourne vers lui.
Le visage abaissé. Il essaie de le remonter. Il veut l'affronter.
Il a toujours voulu l'affronter.
Mais
C'est au dessus de ses forces.
Ça sera pour un autre jour
Comme il se dit à chaque fois.
Là il faut rentrer à la maison
Là il faut retourner vers Maman.
Et la soupe au potiron
Et les engueulades
Et les coups de ceinturon.
Alors, Jack s'avance.
Il voit bien, dans le coin de l’œil.
Alors, Jack fait semblant de n'avoir rien vu.
Il s’accroupit à se hauteur (se blotti contre lui).
Attrape les deux gros bras musclés (qui lui en ont fait tellement bavé) et les appose
Sur ses épaules.

T'es lourd.
Pourquoi tu peux pas marcher toi-même.
Faut toujours que je vienne te chercher.
(sa poigne se serre contre chacun d'eux.)
Arrête de boire autant
De jouer à la loterie autant
(il compte à trois dans sa tête)
L'année dernière on a même pas pu avoir de dindes pour noël, t'avais bus tout l'argent tel un trou du cul.
(Et se redresse en le portant contre lui)

Jack fait trois pas, quelques part, flippes sous le poids parce que c'était comme
Un poids mort.
S'emmêle les pieds, trébuche, se fait écraser.
Comme d'habitude
Sous lui
Alors que tout a changé.
Il a mal.
La montagne sur lui qui ne bouge pas
S'est effondrée.

La montagne s'est effondrée.

Il grogne, mais c'est Jack qui grogne.
Il éclate d'un sanglot bref, une poignée de larmes s'envolent.
Il grogne de plus bel, rampe, fini par s'extirper de cette étreinte morbide.
Reste les genoux à terre, le visage au cieux.
Inspire si fort
Expire si fort
Toute sa cage se soulève, retombe, se soulève, retombe.
Il peut demander pourquoi mais il sait déjà qu'il n'y a pas de réponse.
C'est comme ça.
Tout comme la pierre grise couverte de fleurs.
C'est ainsi.

Pendant si longtemps il avait rêvé de gravir la parure de roc, la vaincre, arriver à son sommet et le dynamiter.
Tout péter.
Sans rien faire
Son vœux a été exaucé.
Sans rien prouver
Son souhait le plus cher
Lui a été volé.
Et il peut creuser tout autour, creuser toute sa vie pour faire comme si, pour pouvoir lever à nouveau les yeux mais
Sur le plateau rien n'a changé.
La montagne reste effondrée.

Non.
Prend un appuie d'une main contre le sol, l'autre contre son genou.
Non.
Il se redresse.
Non.
Et marche.

Ce bouffon lui aura au final tout arraché.
La rage
Avant si sage, si contrôlé
A présent indescriptible sans but
Implose en lui.

Alors il marche, sans rien dire il redescend
De ce royaume en ruine.
Tape contre la rue à nouveau
Ses pas.
Croise.
Du monde.
Jack ne s'arrête pas
Ne pleure pas
Ne parle pas.
Le regard fixe
Droit devant il marche.

Comme s'il rentrait à la maison mais, bien qu'il aperçoit le perron il ne pousse pas
La barrière.
Il continue d'avancer (il ne sait plus s'arrêter)
L'un devant l'autre.
A force il finit par arriver.
Au bout de l'impasse.
C'est une impasse bien peupler car il s'agit du parc abandonnée.
Il y a des roues des voitures des bidons et même
quelques jeux pour enfants (ainsi que des enfants)
Qui crie
Qui rit.

Jack lui, bat des paupières, ses lèvres il a l'impression qu'elles font des vagues
comme dans les dessin animés lorsque les yeux des personnages se remplissent de larmes.
(mais les siens sont secs)
Il entre sur ce nouveau domaine.
(personne ne l'a entendu, s'ils savaient)
Attrape un tuyaux en fer, jonché là, sans propriétaire.
Le métal froid, il l'enserre si fort entre ses doigts alors que les pieds bien camper il
HURLE
HURLE
HURLE
HURLE
DE TOUTES SES PUTAINS DE FORCES
TELLEMENT PUTAIN DE FORT QUE
tous les enfants s'envolent comme des pies soudains apeurées, s'enfuient et crient des "Aah Jack est là!"
Parce que tous les enfants savent que Jack lorsqu'il crie il faut pas se retrouver à côté de lui.
(et ils rient aussi, tant qu'ils ont des ailes, tant qu'ils peuvent courir tant qu'ils peuvent mettre de la distance, ils sont en sécurité)
Tant qu'ils le laisse seul.

Dans ce parc abandonné il y a plein de bonne cachette
Pour se reposer (et même pour pleurer)
Jack lui, n'a pas envie de l'un, et repousse de toute ses forces l’autre.
Il y a aussi un arbre (vous savez avec le pneu accroché qui pend, se balance toujours un peu)


Les arbres Jack il a envie de leur pisser dessus.
mais il n'a pas envie de faire pipi.
Alors trainant sa barre derrière lui (le sillon visible de sa haine, de sa tristesse qui le suit) il vient se poser devant.
Prend de l'élan,
La barre au dessus de sa tête (ça lui rappel le berlingot)
L'abat contre le tronc à répétition  en continuant de crier, et chaque coup il frappe un peu moins bien, un peu moins fort car
Tout son corps semble amplifier sa tristesse sous cet effort.
Une fois de trop il frappe, échappe, se prend une claque.
Mais pas celle dont il a besoin
Pas celle chaude et bouillante de Jacques.
Cette claque là elle est froide, elle retombe au sol tel un bruit mat. Sans chaleur sans vie juste comme un poids oui
mort.

Son front chauffe (il ne sent pas le sang qui dégouline. et là
sans bruit
Des pleurs s'enfuient.



Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 
 
myosotis
myosotis
avatar

Messages : 117
Pouvoir : prédiction
Symbole : odeur d'alcool
Occupation : clown au cirque.
Mar 11 Avr - 5:13

l'effet papillon ;
petites choses
grandes
consé-
-quences
gabriel n'a pas le droit d'être là
gabriel doit retourner parmi les jolis papillons épinglés dans un cadre alors qu'il n'est que chenille
gabriel on lui promet que dieu lui donnera des belles couleurs s'il est sage quand ses ailes pousseront et qu'il pourra faire comme les grands
((voler dans les yeux à la recherche d'une réponse qui n'existe pas))
mais en ce moment il s'en fiche d'être fade plus tard, d'être laid et rejeté il s'en fiche que de là haut dieu le voit gabriel
est
un
enfant
il veut juste s'amuser
alors il promet aller à la bibliothèque faire ses devoirs même si sa mère n'est pas confiante il pourrait aller lire les derniers harry potter en cachette après tout
((ça aussi tu sais jack c'est interdit))
chez lui beaucoup de choses est interdit tu sais même venir ici
il ne parle pas aux autres enfants
tout lui paraît futile
taper dans un ballon, il a le droit
mais seulement avec les autres du royaume
taper dans un ballon, il a le droit
mais pas avec les gamins dans ce parc abandonné
alors il se contente d'observer sur sa balançoire il aurait presque l'impression de voler
déjà à l'époque, il a le col de chemise pas tout à fait droit
il fait attention à ne pas se salir de terre, maman ne serait pas contente sinon
les rires lui donnent mal à la tête
il tousse un peu, il a la gorge prise et est souvent malade
mais chez lui, on ne prend pas de médicaments non plus
gabriel détonne un peu avec cet univers que ses compères juge sale
sa chemise est parfaitement blanche
ses tâches de rousseur parfaitement rousses
et ses cheveux sont coiffés de telle manière à ne jamais lui tomber dans les yeux
il se demande si ça serait grave, s'il tombait ici et maintenant
si papa et maman apprenait que son décès tragique serait dans un lieu pas correct
sans doute que même là, ils lui crieraient dessus
mais voilà l'univers bouge un peu et l'enfant arrête de se balancer
essaye de comprendre
ignore des cris
il n'en a jamais rien à foutre de tout, après tout
mais mamie dit que c'est pas beau de dire ça
alors il se contente d'hausser des épaules
des regards l'invitent à partir mais il ne comprend pas il ressent la douleur à travers ces cris mais
pourquoi fuient-ils
un prénom résonne comme une promesse le tien voilà mais lui ne te connaît pas il ne connaît personne et personne le connaît enfin il le croit
il se lève retire la poussière de son pantalon et s'approche de celui qui tape à s'en couper le souffle
c'est mal, de faire du tort aux arbres
mais gabriel éternel pacifiste retient ses philosophies à deux balles
le rebelle chute tu chutes car c'est toi jack jack n'est-ce pas
tandis que ton univers en plumes s'écrase sur le bitume
il entend les pleurs (à force de sangloter lui aussi)
comprend que si le corps tressaute c'est pour une bonne raison même si les mouvements sont infimes à défaut de participer au monde gabriel a le don de l'observer
il ne demande pas si ça va c'est inutile c'est de ces questions que lui-même se passerait bien
il ne sait pas vraiment quoi faire
car lui tout l'indiffère
il s'approche se penche et prend la barre
la jette plus loin dans un geste lourd comme pour éloigner le danger
t'éloigner du danger car il ne te veut pas de mal gabriel
il
ne devrait même pas te parler
mais il pense que dieu lui pardonnera, de faire une bonne action
un peu ironique il débite une des phrases qu'il connaît par cœur il pourrait aussi te la dire en russe mais il ne pense pas que tu comprendrais
tu es poussière et tu retourneras à la poussière.
il se racle la gorge tousse un peu et te regarde les bras ballants sans oser vraiment t'aider physiquement
lève-toi, tu vas salir tes vêtements et ça ne sera pas pratique pour rattraper les tâches après. tu veux un mouchoir ?
de sa poche de pantalon il sort son mouchoir en tissu avec ses jolies initiales brodées dessus
sans réagir car tu es au sol
se contente de le tendre, à un mètre respectueux de toi

BY MITZI
 
myosotis
myosotis
avatar
Crève
Messages : 593
Pouvoir : création
Symbole : gâteau d'anniv'
Occupation : I play Pokemon GO everyday
Mar 11 Avr - 6:20


La vie c'est con.
Ça, il est déjà informé.
Les mots tournent en boucle dans sa caboche, le refrain lui prend la tête.
Migraine offusquée.
L'ignorance de la mort, avant, avant aujourd'hui.
Bien sûr la mort est loin d'être une grande inconnue.
Jack a grandi à ses côtés, puisqu'un autre Jack l'a abandonné.
Pour rejoindre les bras de la douce (enfin pas si douce il paraît que la guerre c'est sale.)
Jack se demande si c'est aussi sale que ce sentiment en lui.
Qui bourdonne
Bourdonne à tel point que
ça fait mal d'être en vie.

Chienne, même qu'il la traite.
Alors qu'il soulève une main à son front ensanglanté.
(oh il a l'impression de porter la couronne d'épines, ça picote lorsque de sa tremblote il en effleure la bosse.)
Un peu sonné, son attention a occulté l'arrivée.
De qui ?
Il abaisse ses doigts piqués de rouge de devant sa vue.
Le soleil est toujours aussi haut. (titille quelques flammes dans ses iris, soumet son regard).
Jack plisse les yeux.
Se rend compte de sa vue trouble, et, honteux, efface les traces du méfait.
Barbouille sous ses lourds cils des petites trainées carmin.

La vue se révèle à lui.
Un gringalet.
L'une des brebis galeuses de cette ville.
C'est vrai, il paraît que si on respire leurs soupires on peut l'attraper.
Cette gale.
Jack croit en toutes ses choses, qui font un peu peur, qui sont beaucoup de on dit.
Ça lui donne de la matière pendant la nuit à rêvasser, à potasser et imaginer dans son coin.
Ça lui donne des jeux à créer, des enfants à taper, des blagues faciles.
Et puis jacques disait que c'était tous des cons.
Mais Jacques aussi c'est un con.
Enfin...
C'était.
Enfin,
Il l'est toujours au fond.
Et l'autre enfant est si proche de lui à présent.
Il le prend de haut pour sûr il l'ouvre même alors qu'en ce moment tous devraient se taire.
Mais lorsque sa bouche se meut et avant qu'il puisse lui dire de se la fermer.
La brebis parle et dit :

La brebis dit.

Jack écoute.
Les écoutilles pour sûr bien tournées vers lui.
Peut-être parce qu'il s'attendait à une phrase de réconfort à deux balles et qu'il vient d'être agréablement surprit.

Jack ne dit rien.

Estomaqué par tant de vérité.
C'est vrai ça.
C'est la destinée de toutes choses.
Ses lèvres tentent de se mouvoir pour répliquer.
Il ne sait pas quoi mais quelque chose, un truc qui fait bien lui.
Mais il ne trouve rien sur le coup.
Comme ça, en un tour de magie tout est dit.
Et, à son tour, on l'invite à se mettre debout.

Debout Jack.
Parce que Jack, il s'en rend compte à présent.
Jack tu es toujours en vie.
Jack tu lui as survécu.
Pourquoi pleurer ?!

Il rit.
(c'est si clair, si simple, si libre lui même se surprend)
comme si
(Il n'avait jamais eu aussi mal dans sa vie)
Le monde s'allège l'espace d'un instant.

Il faut parfois savoir se contenter de ce que la vie offre.
C'est ce que tu veux dire toi ?

Alors, Jack se lève.
Attrape le mouchoir, le coton tout doux qu'il fait glisser entre ses doigts, puis contre ses pommettes feutrées.
L'enfant inconnu est plus grand que lui, il ne l'a jamais vu avant, il n'est pas dans la même classe que lui.
Le tissu est plein de sang.
Jack oublie d'éponger plus haut, son front, et le range directement dans sa poche -au fond un peu troué.

Euh.  .  .

Pas de merci (il n'a jamais appris)
Là devant lui.
C'est quoi ton prénom
Tu viens souvent par ici ?
Est-ce que t'as la gale ?

Moi c'est Jack...

Il remarque enfin la barre au loin.
Si le gamin est toujours là c'est que lui non plus
Ne le connaît pas.

...et toi ? ça vient de la bible ce que t'as dit ?
(vague souvenir de messe et de livres édulcorés)

C'est pas qu'il a envie de faire la conversation,
Pas dans cet état,
Pas après ce qu'il vient de voir.
(subir sentir frémir)
Mais ils ne sont que deux ici. Et il a trop mal à la tête pour lui taper dessus.
Alors avant de se remettre à martyriser
pendant un instant,
il a envie d'échanger des civilités.
Les banalités  
D'être encore là lorsque d'autre ont perdu le combat.


Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 
 
myosotis
myosotis
avatar

Messages : 117
Pouvoir : prédiction
Symbole : odeur d'alcool
Occupation : clown au cirque.
Mar 11 Avr - 21:26
l'effet papillon ;
petites choses
grandes
consé-
-quences
tu ris tu ris et il n'arrive pas à te suivre
il ne comprend pas gabriel, ce qu'il y'a de drôle
il retient entre ses lèvres sa question l'attrape alors qu'elle n'est qu'esquisse l'empêche de se développer dans son esprit trop curieux de tout
pourquoi tu ris, jack
qu'il a envie de t'interroger sans t'accompagner dans les éclats
il regarde te lever il te regarde même quand tu te saisis du mouchoir ne s'offusque pas de ne pas recevoir de merci
après tout il a l'habitude de prêter ses affaires sans que les autres le regardent ou lui adressent la parole plus que la demande
son tissu frotte contre ta peau et il se rappelle de te faire promettre de lui rendre un jour
entre temps, il dira à maman qu'il l'a perdu
quand tu te nommes un mince sourire se dessine sur son visage tristement fade sur sa frimousse qu'on dirait maladive si elle n'avait pas sur ses pommettes des dizaines d'étoiles
peut-être qu'il a l'air plus chaleureux ainsi
mais gabriel n'a jamais l'air méchant non gabriel ne mord pas il préfère apprivoiser lentement s'accaparer des autres tout en les comprenant petit à petit
jack
quel joli prénom
il le sait déjà ton prénom ton identité grâce aux autres mais de ta bouche ça sonne comme un poème
un peu cruel
jack ça s'écrit de milles façons pense-t-il et il trouve que tu as un peu de chance toi jack car gabriel
c'est gabriel
alors que toi tu es
jack jacques jacque jaak
gabriel aime déjà les prénoms à défaut de réellement aimer les gens
suit ton regard s'arrête sur la barre puis dessine tes cheveux tes yeux ton nom mentalement
je sais que tu t'appelles jack. je suis gabriel.
il préfère
je suis
à
je m'appelle
je suis c'est j'affirme je suis gabriel je suis gabriel gabriel fils de natalya gabriel fils de dave
il y'a ce besoin de jouer aux grands enfin il dira ça si on lui demandait quitte à être ridicule qui le pousse à
te tendre sa main pour serrer la tienne
mais c'est surtout qu'il aimerait effleurer ta peau pleine d'histoires et s'en gorger
car la sienne est vierge dénudée de saveurs
oui ça vient de la bible. de chez moi on ne jure que par la bible, d'ailleurs, je pense que si ma maman savait que j'étais là elle jurerait par la bible elle aussi. tu écris jack comment d'ailleurs ? j'aime beaucoup ce prénom. j'aime beaucoup les prénoms de manière générale de toute manière mais celui-ci on ne l'entend pas assez souvent.
son sourire s'élargit
tu as déjà lu la bible toi aussi ? c'est si rare !
il semble enjoué à l'idée d'en connaître un autre un autre enfant qui a déjà lu la bible qui lui aussi est fasciné par la plus jolie des histoires dont elle est la propriétaire
gabriel s'excite pour très peu de chose
mais là il a des frissons, dans son sourire il montre même les dents tant il est heureux de connaître une personne qu'il ne connaît déjà pas qui a aussi bouquiné son récit favori
((il serait tristement déçu, s'il savait ta vérité))
il ne te demande même pas si tu es croyant pour lui c'est évident tout le monde croit en dieu dieu en haut dieu dieu le grand dieu le plus grand le plus beau des architectes
BY MITZI
 
myosotis
myosotis
avatar
Crève
Messages : 593
Pouvoir : création
Symbole : gâteau d'anniv'
Occupation : I play Pokemon GO everyday
Mer 12 Avr - 2:51


L'encoche que tu décoches
C'est bien rare tout ça dit moi
Une frimousse qui se part de cette petite ride de joie.

Les yeux rougis de Jack s'apposent sur ce joli pli ;
dénué de moquerie ou de la prétention attendue.
Il voit, personne ne l'a mis au parfum c'est ça ?

À fleur de peau l'enfant prend tout au premier degré
Ton apparente naïveté en premier.
Ainsi de ta voix mutine tu renverses la tablée et
Ses préjugés.
Puisque tu connais ce Jack-là.

Celui que d'autres ont fui
Celui que d'autres t'ont causé :
c'est à propos de Jack.
Mais ton expression est toujours aussi paisible.
C'est parce que t'es plus grand c'est ça ?
Mais même les plus grands de ton âge ont peur de lui.
Non toi t'es qu'une...
Toi t'es que...
(la chèvre de monsieur Séguin)
Mais Jack est un petit enfant américain qui n'y connaît pas grand-chose
À Daudet et ses livres pour petits dadais.

Et comme il en a marre de chercher des analogies il se tait (et se promet de lire un peu plus)
Parce que rien que de se trouver inculte ça le met en rogne (ça lui rappelle sa trogne)
Et se rappeler de sa trogne ça lui rappelle le cyprès et ...
(c'est bizarre au fond il ne sait plus quelle tête il avait).
...

Gabrielle le drôle de numéro. Ce n'est pas un prénom de fille ça Gabrielle ? ça lui va bien.
Il a la carrure après tout ( et aussi le petit air des filles discrètes qui font semblant mais il les a déjà vu laisser leurs jupes se soulever les jours de grand vent alors qu'il passe sur sa bicyclette de compet'. )
Même qu'il les siffle et qu'elles ricanent. Jack se demande comment Gabi ricane.
Est-ce qu'il a le droit dans sa maison-prison ?

Jack n'est pas du genre à refuser les challenges (et de faire peur aux belles âmes).
Surtout aujourd'hui.
Surtout maintenant (il a envie d'oublier, il a envie de se détendre).
Il a envie de se sentir léger comme en début de matinée.
Jack alors il le laisse blablater, son intérêt reporté sur cette main tendue en sa direction.
Oh il veut faire ami-ami le béni.


oui ça vient de la bible.(Ah bah j'avais raison) de chez moi on ne jure que par la bible, (tiens donc) d'ailleurs, je pense que si ma maman savait que j'étais là elle jurerait par la bible elle aussi (eh bah ça alors, c'est parce que t'es un vilain garçon ? désobéir aux ordres de ta maman c'est pas bien). tu écris jack comment d'ailleurs ?  Il ne retiens pas un léger ricanement(y a pas que les saints mots qui t'habitent mais la dyslexie aussi on dirait) j'aime beaucoup ce prénom. (awh) j'aime beaucoup les prénoms de manière générale de toute manière (ok c'est plus un compliment du coup gabi) mais celui-ci on ne l'entend pas assez souvent. (hein ??) et puis du blablabla bible wouah !

Ses pensées se stoppent sur cette dernière ballotine de mots. Sa main à l'arrêt, proche de la tienne.
Pas assez ???
Ils sont trois rien que dans sa famille.
Enfin
C'est vrai qu'il semble n'être plus que le seul survivant.
(mais est-ce une raison ?)
Jack il le sait, est l'un des prénoms les plus donnés aux USA, on lui a bien assez répété.
C'est comme si Gabi, mon petit nom de famille c'était Smith, vous imaginez un gars du nom de Jack smith ? Personne le prend au sérieux.
Il est sûr Jack,
Qu'un type comme ça serait agent secret.

Le coin de ses yeux se plisse, rieur tandis qu'il prend ta main dans la sienne.
(et serre-moi la pince petit prince)
Mais sa paume n'effleure que d'à peine la tienne qu'elle prend un rythme tout autre.
Il fait gambader deux doigts contre tes coussinets d'humain.
C'est vrai peut-être que tu as la gale après tout, il préfère pas trop te toucher.
Ses fausses guibolles trottinent sur ton poignet, le long de ton avant bras (par dessus ta chemise impeccable).
Jack s'est rapproché tout en même temps
De toi.

Pour mieux d'une main (de tout son poids contre le tiens)
Te repousser au loin
De soi.
(une jambe entre les tiennes, derrières ton pantalon bien pincé juste assez pour te faire trébucher).
Il faut remettre les choses dans l'ordre. C'est lui qui te prend de haut Gabrielle.
(non en fait il a juste envie de salir ta chemise, t'es trop impeccable pour lui, pas assez barbare (pas assez bâtard))
En réalité il aimerait bien te parler d'égal à égal (t'as l'air d'un chic garçon après tout, mais il aimerait juste usé ce côté bon genre un peu hors de toi).

J-A-C-K comme tous les jack du pays. Gabi la bible moi je m'en fiche, dieu le père tout ça, c'est des foutaises ; le paradis et l'enfer sont déjà sur terre. Moi lorsque je vais partir j'irai dans les étoiles, brûler en comète à l'infini bien au dessus de ton Paradis Gabi, tu seras en tout petit petit petit. (il mime le geste de deux doigts, rétrécissant à chaque fois l'écart)  

Oui il sera grandiose. (et sans attendre qu'il se redresse ou ne reprenne souffle sa tirade continue)

C'est bien si tu me connais déjà, je sens qu'on va bien s'entendre, parce que tu vois même si le saint esprit moi je le plume et bien ton histoire de poussières, ça me va oui.

Que Jacques y retourne donc, à cette poussière.
Ces monts à présent perdu dans le néant.
Même si Jack en devenait une aussi au moins
Entre deux poussières il aura une chance équitable.
Jack sent le feu se raviver en lui.


Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 
 
myosotis
myosotis
avatar

Messages : 117
Pouvoir : prédiction
Symbole : odeur d'alcool
Occupation : clown au cirque.
Mer 12 Avr - 3:34
l'effet papillon ;
petites choses
grandes
consé-
-quences
quelque chose frétille en lui et vos mains se croisent mais
il ne comprend pas
il ne comprend pas grand chose à la sauvagerie gabriel, au besoin de violence
ça
lui viendra bien plus tard tout ça
ta main grimpe ta main se fait serpent il se sent eve (vas-tu essayer de le convaincre de le croquer dans la pomme)
en tout cas il ne le fera pas moi a bien compris la morale de l'histoire
gabriel agile mais pas très fort
gabriel ne s'attend pas à ce que tu le pousses gabriel ne comprend pas tout à fait quand il sent partir en arrière
il tombe sur les fesses et le bas du dos dans l'herbe mélangée à la terre
et papa avait raison quand il lui disait que ceux qui n'appartenaient pas au royaume lui voudraient du mal
ça le réconforte de se dire qu'il retournera dans la bulle sous peu chez lui et que tout sera terminé
il regrette de t'avoir connu, maintenant c'est trop tard
c'est dieu qui le punit d'avoir désobéi pense-t-il très fort
il jure en ukrainien quand il tombe au sol et il t'écoute parler
((si ça ne tenait qu'à lui il reculerait à même le sol))
mais il ne voudrait pas salir davantage ses habits
gabriel est de ceux qui chérissent les mots et les détestent encore il s'en fiche que tu l'aies poussé mais ça lui fait mal
alors
visiblement
tu n'es pas son ami non plus
ses espoirs se brisent et il se demande très fort ce qu'il a fait de mal
maman lui dit souvent, de pas trop parler de la bible à ses camarades inconnus
ils ne comprendraient pas
mais d'un autre côté il a une d'autre indulgence gabriel il se sent un peu plus vieux un peu grand frère mais il ne se permet pas la condescendance non jamais
mais il se dit que
souvent lui aussi a douté à ton âge
lui aussi il a raconté des conneries quand même et on lui a expliqué sans brutalité
mais il estime que
ce n'est pas à lui de te faire comprendre tout ça il n'est pas ta mère pas ton père ni quelqu'un que tu connais en réalité et puis
t'es odieux avec lui pourquoi te rendrait-il ce service
ça le fait un peu sourire à nouveau cette histoire de comète mais jamais de moquerie
il ne te connaît pas jack
il ne sait pas qui tu es
il connaît juste
j a c k
il se demande toujours encore s'il a fait quelque chose de mal
lui au contraire ne pense pas que vous allez vous entendre
il se relève sans un mot  
frotte son pantalon son postérieur pour essayer de retirer les tâches vertes causées par l'herbe tendre
et la terre qui s'est imprégnée du tissu qui était avant ivoire de sa chemise
il ne grogne pas ne soupire pas
ça ne sert à rien, ce genre de choses
le paradis, on marche dessus en ce moment même.
il dit un peu amer un peu blessé (tu aurais pu au moins faire semblant d'être intéressé)
j'aurai pu te dire pourquoi, mais tu t'en fiches. et c'est gabriel.
à nouveau il tend la main le coupe d'une franchise indélicate ne s'arme pas de l'hypocrisie des adultes
tu peux me rendre mon mouchoir, s'il te plaît ?
il a envie de lui hurler de se rappeler qu'il l'a aidé qu'il a pris le temps de s'arrêter et de ne pas fuir pour toi
ce mouchoir est purement symbolique il s'en fout en réalité
je ne te connais pas jack j'ai juste dit que je savais ton prénom car les autres enfants le disaient, je voulais être ton ami et avoir une bonne raison de te revoir mais non au final.
il retient ses remarques acerbes et veut juste récupérer son dû comme un gosse qui aurait prêté un jouet mais qui veut tout de suite le reprendre
BY MITZI
 
myosotis
myosotis
avatar
Crève
Messages : 593
Pouvoir : création
Symbole : gâteau d'anniv'
Occupation : I play Pokemon GO everyday
Mer 12 Avr - 4:08


La satisfaction est grande, tu n'imagines pas Gabrielle, de voir tes mains épousseter tes vêtements, elles deviennent peu à peu terreuses :
saupoudrés de ta poussière tant aimée. (pourquoi vouloir être aussi impeccable avec un précepte qui rappelle à la saleté ?)

Dit t'as l'air en colère, de tes émotions si bien ficelé, comme maitrisé au cordeau alors que tu t'adresses à nouveau à lui. Il t’apprend ça aussi chez toi ? À savoir ne pas crier pour un tout et pour un rien ? Ça a l'air plus efficace que ce qu'on lui a inculqué à lui.
Au fond, tu sais pendant que tu joues au grand outré.
Lui sa curiosité le démange, c'est un mélange de vrais questionnement, et d'envie de tout oublier.
Et là ici maintenant
Il n'y a que vous deux, dont lui ce qui laisse
Toi
pour se concentrer. (passer ne plus penser, aux gravats qui se sont amoncelés à ses pieds.)
Si pour cela il doit te faire danser alors soit.
Au moins vous êtes d'accord sur la forme du sujet.
Le paradis il n'est pas ailleurs qu'ici, vous le vivez en ce moment même, les années dorées ou la morale est encore en pleine construction, ou le bien le mal n'a pas la même valeur que dans le monde des grands.

C'est faux il ne s'en fiche pas, alors qu'il reste paisible (tu vois il sait se contrôler lui aussi, attendre son moment, comme une pièce de théâtre).
Jack il aime bien le théâtre, il aimerait bien faire, ce double jeu.
Ce masque qui permet tellement. (ça le fait rêver de s'élancer sur scène et que tous les regards soient rivés sur lui)
Un auditoire pour ses déboires.
Ce dont il se fiche éperdument par contre c'est bien de blessé ton fragile petit cœur d'enfant. Aaah ça, ça lui transmet un sourire complaisant.

Petit à petit alors qu'il sent les sentiments bouillir en toit sous ta peau, près, là, tapis dans l'ombre, que tu cèdes et déverses leur contenu sur lui. Il enregistre quelques informations.
Le mouchoir ?
Il commence à la sortir de sa poche sans te quitter du regard.
Continue de causer tu m'intéresses.
Il le soulève (apprend en même temps que non, sa première intuition était bien la bonne)
Tu ne sais rien Gabriel.
Tu ne sais même pas que c'est Jack qui décide ici-bas (avant que ton paradis n'arrive par ici, il a le temps de régner ne t'en fais pas).

Et puis pourquoi il ment, être son ami ? Pouah, il a juste eu pitié de lui oui.
Jack a horreur de ça, parce que lui il n'est pas une brebis. (Ce n'est pas lui qui a brisé la chaine pour aller gambader loin de son abris.)
C'est toi le polisson ici.

Le gamin recouvre son nez du mouchoir tacheté -de vie, de coquelicots fanés- et hume le coton parfumé.
Romarin.
Feint de défaillir levant les yeux au ciel, cause les lèvres recouvertes.

Hmmmaintenant tu me connais, Gabri-elle. Ahah tu te rebiffes pour si peu...

T'as rien à faire dans une cour de récrée.
Il a toujours entendu dire que des mouchoirs blancs comme celui-ci, on les utilisaient pour recouvrir le visage des macchabées, il se demande si Jacques aura le droit au sien.
Sans autre forme de procès, de sa main qui tient toujours, les lèvres toujours entrent ouvertes, ses yeux sombres qui se reposent dans les tiens, te prennent à partie tandis qu'il glisse cette pureté dans sa bouche, tout en entier.
Fait tourner sa langue trois fois dans sa bouche, avant d'attraper le tissu
Le lancer d'un geste vif contre ton visage, ça fait
Splash!
Le beau voile qui recouvre ta mine
À la Alien.

Tiens.

Lave-toi donc un bon coup, qu'il pense, lui qui semble toujours aimer être tiré à quatre épingles.
C'est dommage il aurait bien aimé le garder ce petit bout, en souvenir. (de ce phénomène.)
Mais si tu crois qu'il en a fini avec toi enfant de verre.
Tu ferais mieux de réviser le chapitre du petit chaperon dans tes sermons.


Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 
 
myosotis
myosotis
avatar

Messages : 117
Pouvoir : prédiction
Symbole : odeur d'alcool
Occupation : clown au cirque.
Mer 12 Avr - 4:34
l'effet papillon ;
petites choses
grandes
consé-
-quences
regard contre regard
il ne ploie pas l'observe agir
il sait que son mouchoir sent bon enfin lui aime l'odeur c'est sa maman à lui qui lui met des huiles essentielles sur ses mouchoirs
c'est des petits détails qui le font sourire, gabriel
mais en le reniflant tu le rends impur
il constate sans s'avancer te laisse faire ton manège provocateur
si tu savais, à quel point ce genre de choses ne le touche pas
il préfère passer au-dessus de ces détails destinés à l'énerver
gabriel te laisse parler (lui aussi sait jouer à ce jeu gabriel veut juste récupérer son mouchoir et rentrer à la maison)
et les yeux à nouveau réunis dans un contact tu glisses le tissu dans ta bouche et il se dit que le goût doit être affreusement infect affreusement dégueulasse
il grimace pour le goût, seulement pour toi
tu te joues de lui il pense
tu te joues de lui il sait
quand tu lui balances le tissu baveux
il s'en saisit à deux doigts et le glisse dans sa poche
ce n'est pas grave, il filera aussitôt dans sa chambre prétextant des devoirs enfoncera ses vêtements au fond du bac de linge sale et dira vouloir faire la lessive comme ça lui arrive parfois
en espérant que maman ne voit rien
gabriel n'a pas envie de danser, gabriel n'a pas envie de jouer
il veut juste se blottir dans son lit
alors il lâche un mince
merci.
pensant en avoir fini
va pour faire demi-tour l'indignation gravée sur le visage l'incompréhension du pourquoi du comment tu es aussi aussi
irrespectueux
pourquoi tu cherches à t'amuser alors que tu as les yeux rouges de larmes
gabriel réussira bien à faire tourner des rumeurs d'une manière ou d'une autre
alors avant de pivoter
il esquisse un ultime sourire
qui veut dire
((à bon entendeur))
et va pour tracer sa route, en chemin inverse et retourner dans son château au pont-levis qui se relèvera derrière lui
BY MITZI
 
myosotis
myosotis
avatar
Crève
Messages : 593
Pouvoir : création
Symbole : gâteau d'anniv'
Occupation : I play Pokemon GO everyday
Mer 12 Avr - 5:02


Ourlées, ses lèvres le sont face à ta réaction.
Oui c'est dégueulasse
Le romarin comme parfum.
Mais rien n'est assez dégueu en compensation de l'occasion de voir ton nez se retrousser.
(il doit avouer qu'il est un peu déçu de tes airs composés, il n'est pas habitué.)
Jack dans le bac à sable il se croit comme dans un dessin animé, avec les réactions exagérées.
Et les tiennes laisse franchement à désirer.
C'est si subtil, si...
adultes.
Ça lui rappelle les responsabilités, la contenance, toutes ses petites choses
Qu'il ne possède pas, et ne désir pas recevoir.  

Il te dit clairement que lui ici, c'est le roi.
Le roi de sa propre colline.
Gabriel ne semble n'en avoir rien à faire mais Jack est trop fier pour laisser transparaitre son embarras, de ce désintérêt certain envers sa personne.
Il le regarde le narguer, lui renvoie la pareille dans un jeu de pong du bout à l'autre de leurs lèvres.
Puis il se détourne.
Voilà l'offense est trop grande.
Il abdique face à lui.
Mais Jack lui les bras croisés sur son poitrail d'enfant se sent
esseulé.

Une fois que Gabi partira il sera seul sur le terrain vague.
Seul sur sa colline.
Jacques aussi était seul en dessous de son cyprès.
Il a envie.

De te tacler au sol, d'épingler tes jambes à la terre, d'épingler tes mains en croix comme tu sembles tant te complaire dans cet idéal.
Faucher l'herbe sèche de sous tes pieds
Faire tournoyer ton visage alors que tout d'un coup
Le monde passe en envers pour toi.
Te montrer les étoiles.
Il sait Jack que te courir après c'est un peu
beaucoup
Un aveu de faiblesse.

Il appose une main contre ses yeux maintenant que tu ne le regardes plus pour les frotter, il est fatigué.
De devoir toujours se battre contre tout juste pour réussir à respirer.
Ses chaussures démarrent seules, il regarde le sol.
Sans même s'en rendre compte
Accélère,
Sent cette peur débile en lui se propager.
Non il a
Assez été abandonné déjà pour la journée.

Tel un poussin dans ton dos.
Sans piailler pourtant
Sans te toucher assurément il
garde ses distances et calques ses pas sur les tiens pour t'ennuyer.
Il s'imagine.

Super, tu vas me présenter ta maman et ton papa Gabi ?  

Et ton frère et ta sœur si tu en as
Et ton chien et ton chat même pourquoi pas
(peut-être même ton hamster)
Parce qu'il n'a pas envie de rentrer chez lui pas maintenant pas
Pour voir les larmes dans les yeux de sa maman s'écouler pour un salaud
De toutes façons elle pleure tout le temps.
Il n'a juste pas envie de se rendre compte que lui aussi
Risque de le chialer
(tout en sachant que ça sortira pas tous les coups bloqués en lui, tous les cris qui résonnent toujours contre ses tympans).
Si tu ne veux pas lui offrir ce moment de mi-temps tant pis Gabriel il se l'octroiera
de lui-même.
Jouer sur la corde sensible il sait aussi faire tu sais.

...vous n'acceptez pas les repentis chez vous ?

D'un ton faussement innocent qui couve encore les sanglots ravalés de justesse.


Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 
 
myosotis
myosotis
avatar

Messages : 117
Pouvoir : prédiction
Symbole : odeur d'alcool
Occupation : clown au cirque.
Jeu 13 Avr - 0:03
l'effet papillon ;
petites choses
grandes
consé-
-quences
l'enfant a envie de s'énerver
la raison le retient
il suffirait d'un soupçon d'agacement supplémentaire pour qu'il se retourne et te hurle d'arrêter
mais gabriel
ne prend même pas la peine de soupirer
il continue d'avancer encore et encore en essayant de passer outre de l'écho de tes pas qui s'appuie sur le sien
et pourtant ta voix vient rompre vient le fatiguer mais encore une fois il ne dit rien
((gabriel le mauvais joueur ne veut pas te donner raison t'accorder cette attention que tu réclames tant))
non il ne te présentera pas ses parents
il se demande si tu es sérieux ou si tu veux juste l'embêter si tu aurais réellement voulu voir les cheveux blonds de sa mère qui retombent en boucles sur ses épaules trop fines
il se pose toutes ces questions et il a quelques remords de ne pas te laisser une nouvelle chance
((gabriel trop gentil))
peut-être que c'est sous le coup des émotions que tu as été odieux peut-être que tu es en colère contre le monde et tu cherchais juste à te défouler hein
il admet
que ces possibilités seraient la bonne
après tout au début tu avais l'air sympathique
il
ne sait pas s'il doit se méfier ou se laisser aller
tout le pousse à te rejeter
mais peut-être que le gamin a un cœur trop grand qui lui crie de t'accueillir
et c'est quand tu reprends la parole que ça explose en lui quand le capharnaüm est réel
immense bordel dans sa tête
il se retourne en poussant un soupir usé un peu exagéré
qu'est-ce que tu veux bon sang ? t'as rien compris que j'ai pas le droit de parler à ceux qui
il secoue la tête avec lassitude excédé complètement vidé par ton attitude (par la vie en général aussi)
bien sûr que si tu sais. c'est bon, t'as étalé ta salive sur mon mouchoir, t'as sali ma chemise... tu veux quoi de plus au petit gabi qui a comme faute d'être différent ? tu veux quoi, t'es frustré ?
si gabriel était adulte il aurait continué son chemin
mais après tout
((ce n'est qu'un enfant))
BY MITZI
 
myosotis
myosotis
avatar
Crève
Messages : 593
Pouvoir : création
Symbole : gâteau d'anniv'
Occupation : I play Pokemon GO everyday
Dim 11 Juin - 19:37


Réaction immédiate
L'un devant l'autre
Jack qui lève les yeux pour les plonger dans les tiens en un petit air de défis.
Il n'a pas peur Jack
de ta voix composée de tes mots de grands de
Tout ce qui fait que tu devrais même pas être un enfant.

Il imagine tes mains être de bien faibles poings
Tes cris se casser dès que tu tentes de monter d'un ton
Comparé à lui tu n'es rien comparé à eux tu es
Bien plus tu es un regard
Posé sur lui. (il n'a pas envie de perdre ça, pas maintenant)
C'est toi, c'est de ta faute Gabriel
Il voulait juste être seul lui

Mais il a fallut que tu fasses fie
A présent tu regrettes tu cherches à t'extraire
A cette colère qui en lui veut s'extirper, se soustraire aux autres sentiments qu'il ressent qui tentent de
se donner une raison.
Tu lui as donné une raison
(petite poussière)
de penser à autre chose de s'énerver d'importuner d'être encore le mauvais garçon
(sur son chemin)
Comme toujours.
Que tout tourne rond
Comme avant.
Et que même que, s'il est assez polisson peut-être que vous vous taperez sur le trognon
Jack à la bonne école t'aurai mis une raclée à toi
le petit pestiféré
Puis il serait rentré chez lui avec peut-être une ou deux blessures de guerre dû à tes ongles traitres (toujours traitre les ongles)
Et il aurait pu faire le fier il aurait pu dire
Que s'il pleure c'est parce que ses blessures lui font mal
Et pas parce qu'il a...
Pas parce que la police aura...
Pas parce que sa maman pleurera (et ne le regardera même pas, pas vraiment en tout cas)
Il sait déjà tout ça.
Il sait.
Alors, pourquoi tu veux pas le laisser
Quelques heures encore faire comme si
Il ne sait rien.

Ceux qui...?

Il ne s'approche pas plus de toi Gabriel. Un sourire défait habille son visage barbouillé d'émotions conflictuelles.
Il hausse pas la voix pour le coup lorsqu'il se répète encore une fois :

Ceux qui quoi Gaby ?

Ses doigts ballants au bout de ses mains moites au bout de ses bras crispés au bout de ses épaules tendues,
malaxent le vide tel un cowboy démangé de dégainer.
Toute sa position crie la frustration oui
tu as bien raison.
Et ça fait mal que tu ais raison à ce sujet là.
Il devrait pas après tout ça devrait être
Un jour de célébration
Mais lorsqu’il déglutit dans l'attente de ta réponse à cette question
Il sent dans sa salive avalée, encore ce vieux goût de romarins.
Les yeux plissés, les sourcils froncés il pense bien que c'est bien plus que dégueu c'est
A vomir même que
S'il pouvait il effacerait ce qu'il a fait, parce qu'il en vaut pas la peine
Y a que les vrais qui en valent la peine  
(Par là Jack entend les vrais enfants)

Toi t'es lessivé délavé repassé étiré
é p i n g l é
saupoudré de détergent
T'es pas blanc comme un cul il pense
T'es blanc comme un col bleu et leur cernes qui mangent leur joues.
T'es un blanc ennuyant
Un blanc qui a aucune raison d'ignorer une violente couleur comme la sienne
(mais tu le fais quand même et ça, ça lui fait mordre l'intérieur de ses joues.)
Jack au fond il veut juste que sous ce beau soleil de printemps, quelqu’un veuille bien admettre qu'il est là,
qu'il est là et que lui aussi mérite de l'attention, avant que Jacques ne prenne à nouveau les devants.


Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 
 
myosotis
myosotis
avatar

Messages : 117
Pouvoir : prédiction
Symbole : odeur d'alcool
Occupation : clown au cirque.
Dim 18 Juin - 23:42
l'effet papillon ;
petites choses
grandes
consé-
-quences
ne m'appelle pas gaby !
il tonne alors qu'il ne le fait jamais
il est en colère ; après tout lui aussi il a le droit d'être un tout un prénom composé de toutes ses lettres
g a b r i e l
il ne te connaît pas assez pour que tu le réduises à ça il ne sait pas si c'est car tu le considères pas assez complet pour prononcer les trois syllabes de son prénom
ou si c'est par affection par attachement
((il suppose que ça sera le premier))
il ne laisse que les gens de sa famille l'appeler comme ça (il leur laisserait tout faire après tout même essuyer leurs chaussures sur son minois si on lui demandait)
alors qu'ils ne savent rien alors qu'ils ne sont rien
de plus
qu'un putain de sourire accroché à une putain de bonne étoile
qu'ils nomment d'un commun accord dieu
il te considère d'égal à égal, retire l'âge de son barème d'estime
la taille
toutes ces choses superflues qui font souvent la personne dans la société
ils retirent le titre
il essaye de comprendre jack
gabriel plisse les yeux et soupire ;
fatigué d'avoir tenté d'être autoritaire
((ça ne lui va pas du tout))
il a terriblement envie de se battre avec toi comme le ferait deux chats juste comme ça juste pour rigoler
mais il se retient car on lui a toujours promis qu'il était mieux que tout
et pour qu'on garde cette image du petit garçon plat et parfaitement terne
il ne doit pas se permettre ces écarts
humain à humain
il veut apprendre ce que tu as à lui offrir
pour une fois il est un peu triste
d'être le disciple de ce morne monde
ceux qui croient en ce que tu ne crois pas. ceux qui viennent toquer ou sonner chez toi, et tes parents doivent t'hurler de pas ouvrir. ces gens là enfin nous- nous on n'a pas le droit de fréquenter les gens comme vous car- car vous pouvez nous écarter de notre but- d'être gracié par dieu pendant l'apocalypse. c'est ce genre de choses là jack, et toi tu peux pas me fréquenter moi car tu sembles vouloir
il bute s'arrête une hésitation
plutôt désirer ta propre fin, ta propre destruction.
BY MITZI
 
myosotis
myosotis
avatar
Crève
Messages : 593
Pouvoir : création
Symbole : gâteau d'anniv'
Occupation : I play Pokemon GO everyday
Lun 19 Juin - 1:32


Sinon quoi
Un sourire de crocodile affamé tortille le bout de ses lèvres.
Tu vas le taper ?
Tu vas crier t'épuiser remuer tes petits bras de gringalet ?
froisser tes beaux vêtements peut-être oser chamarrer tout le blanc crémeux ?
(Casser ton œuf en deux)

Mais non bien vite te voilà à nouveau avec ton fer
tu repasses tes ridules, fait comme si
t'entends pas que ça sonne faux lorsque tu déblatères, il pense :
t'entends pas à quel point c'est juste une leçon récitée ?
sur le bout des doigts de la même manière que tu compterais
(sans vraiment plus prêter attention aux numéros)
Est-ce que tu fais encore attention dit Gaby ? Où même y faire attention c'est proscrit ?

Le charabia ne passe pas, c'est que du blablabla pour Jack qui n'a pas vraiment eu d'éducation à ce sujet. Ce juste pour faire bonne figure qu'il te laisse finir, juste parce que c'est de rigueur, dans les combats de western, de chacun dégainer, comme un duel, même si t'essaie pas de le gagner, même si t'essaie juste de t'en échapper.
Il te trainera par la force s'il le faut, il n'a plus que toi, plus que toi en cet instant précis dans cette mini ville fait de vides bidons et ternes jouets abandonnés d'enfants - d'enfants abandonnés dans le sens que tu veux puisqu'il y a un peu des deux rien qu'au présent.

Il secoue sa tête en esprit Jack, il a par contre très bien compris
La lance pointée en sa direction que tu viens de planter là, dans son corps, révélant une blessure d'antan à laquelle il n'avait jamais prêté attention.
Malheureusement l'enfant reste campé sur ses positions, le visage trop en ébullition pour décortiquer plus en détail les mots
Il sait juste que ça a fait mal
Il a pas besoin de savoir pourquoi, pas en cet instant, juste de répondre à l'agression.
Et ça le fait rire sur le coup tu sais, d'une voix tremblotante de rage et de désillusion.
Parce que l'enfant sage parle
d'apocalypse, de destruction, mais qu'est-ce qu'il y connait
Jack hurle en lui-même
qu'est-ce qu'il en sait
de ce que c'est de grandir dans une famille détruite
de quel droit
Il octroie a son dogme et son dieu de pacotille
de se mêler de douleurs qu'il a sûrement jamais ressenti.

Parce que comme tous les autres il doit bien avoir
un papa une maman
qui doivent au moins tous deux bien être les siens
(et pas l'ombre d'un, toujours qui revient)
Il doit pas y avoir de poivrot, pour avoir une si jolie peau
Il doit avoir mille et un regard et mille et une attention pour que ses vêtements soient
autant repassés au cordeaux et ses cheveux bien coiffés comme dans les chorales.

Alors il s'énerve il va vers lui, il se disait qu'il allait pas l'agresser mais qu'il prenne se petit air supérieur
sans rien savoir, sans rien savoir il suppose sinon il se permettrait pas de jouer à ça
ça le fait sortir de ses gonds
Jack l'attrape par le col, cherche à le soulever ne serait-ce que sur la pointe des pieds, même s'il est plus grand que lui le petit Gaby il a envie de lui faire comprendre qu'en effet, la taille compte pas c'est la volonté. (la hargne, la rage de vouloir faire passer un message, en catimini se rapprocher)

TU sais rien !!! De quoi tu parles avec ton petit déjeuner et tes bises sur le front avant d'aller te coucher !? Tu parles de destruction tu parles de moi comme si tu sais qui je suis, Moi, je suis un survivant Gabri-elle !! toi t'es qu'un mouton qui écoute tout ce que dit papa et maman ! Chui sûr tout seul...tout seul tu sais rien faire du tout à part te creuser un trou et pleurer dedans en attendant ta fin du monde !!


Il te secoue de tout ce qu'il peut.
Il veut plus de réaction, il veut entendre encore une fois ta voix s'énerver, il veut te voir passer outre les interdits, il veut te voir être un enfant ne serait-ce que pour un instant, pour le rassurer, lui faire se dire qu'il est pas seul ici, qu'il est pas celui qui a un problème que tout va bien, que ça va aller, que bien que tout ce qui y est poussière y retournera
que ça en vaut la peine de faire son bout de chemin malgré les piétons.



Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 
 
myosotis
myosotis
avatar

Messages : 117
Pouvoir : prédiction
Symbole : odeur d'alcool
Occupation : clown au cirque.
Lun 19 Juin - 2:20
l'effet papillon ;
petites choses
grandes
consé-
-quences
il ne comprend pas immédiatement quand il y'a ta main à toi sur son col à lui
non clairement
c'est pas ce qu'il voulait
il ne se rend pas compte à quel point il peut être méprisant dans ses parolesert ses regards froids- froids d'émotions plus que de méchanceté
il ne se rend pas compte de tout ce qu'il dégage et tout ce qu'il te dit silencieusement et que tu interprètes forcément de travers
ça lui semblait évident toutes ces choses qu'il ne sait pas réellement exprimer
et gabriel est gabriel-il pose sa main sur la tienne par réflexe les yeux écarquillés
interdit par toute la rage rugissante que tu exprimes
tu parles et il se sent mal car encore une fois
cette réaction n'était pas son objectif
tu es si jeune jack et pourtant il y'a trop de colère en toi
ça lui fait un peu peur tes montagnes russes intérieures oui tu sais il n'est jamais allé dans un parc d'attraction lui
il se reconnaît forcément dans tous tes mots toutes tes vérités mais il ne pensait pas que dans certaines familles c'est parfois très différent de sa comédie à lui
il pleure de rage ça y'est
t'as crevé l'abcès car tu comprends rien
et il espère que si personne de son royaume voit ça
personne ira cafter à dieu ses travers
PU-
il retient son gros mot et tente de te repousser avec cette violence qui lui fera défaut une fois adulte
il tente de te pousser au sol pour te surplomber tout en hurlant
MAIS TU EN AS PAS MARRE DE CROIRE QUE LE MONDE EST CONTRE TOI ??? j'ai jamais dit que c'était mal de penser autrement pourquoi tu inventes des trucs POURQUOI TU ME REPROCHES TOUS CES TRUCS ALORS QUE JE T'AI RIEN DIT ??
il a déjà cette tolérance cette liberté de s'exprimer à tous enfouie dans le coeur-blasphématoire chez lui et ses semblables
JE M'EN FOUS QUE que que t'aies envie de te transformer en étoile filante ou je sais pas quoi si je te détestais comme ça je me serais juste barré et j'aurais eu raison car ça me fait peur là
((respire gabriel tu perds ton souffle))
de pas respecter les règles et c'est juste pour toi alors ferme-la et sois gentil.
BY MITZI
 
myosotis
myosotis
avatar
Crève
Messages : 593
Pouvoir : création
Symbole : gâteau d'anniv'
Occupation : I play Pokemon GO everyday
Ven 23 Juin - 17:36


Dieu que ça lui fait plaisir
Ainsi en tête à tête il a l'impression de te rencontrer enfin
Voilà Gabriel voilà t'es comme lui au final t'es pas mieux
t'es pas plus haut toi aussi tu peux
t'énerver pousser cogner exulter une rage juvénile lorsque ça nous dépasse
tout ça...
ça le dépasse bien... Jack s'étale en arrière il a même pas essayé sur le coup de se défendre parce que il veut bien l'avouer
Il t'en pensait pas capable dans le fond.
Ça lui plaisait de se complaire dans sa solitude imaginaire et éphémère.
Mais maintenant qu'il a bien tapé dans la fourmilière il ne regrette pas non plus d'être confronté aux conséquences de ses actions :
celles-ci lui offrent pour la première fois un compagnon.

Il se demande bien pourquoi autant de retenu avant, si c'est pour tomber aussi bas que lui au final.
Pourquoi ces grand airs et ce semblant de civilité en toi, puisque t'es comme lui
t'es comme lui t'es comme lui t'es comme lui
Il en a les larmes aux yeux de soulagement.
Ses mains agrippent le terrain un peu sableux de par l'impact du soleil.
Et comme lui tu as juste envie d'avoir des amis.
(c'est pour ça qu'au fond tu le rejettes pas complètement, ça fait peur hein Gabi d'être seul lorsqu'on effleure des bout des doigts un regard, une main tendue qui ne nous veut que du bien, ou bien du mal, comment savoir ? quelle importance, ce qui importe, c'est qu'elle soit tendue vers soi.)

Si tu savais Gabriel, Jack il aimerait tellement, tellement pouvoir
tomber d'accord avec toi
prier dieu à genou :
d'effacer de sa mémoire la cruauté de la mort
sa réalité qui parait si banale, si dérangeante tant qu'il fait beau.
(il frissonne déjà de la savoir sûrement venir le hanter cette nuit, l'image, l'image de la vie qui s'est enfuit)
Il fait si chaud et il est en short et t-shirt Gabriel, il sue sans y prêter attention tellement c'est écrasant.
(pourtant c'était si froid Gabriel, plus lourd encore que les coups, que la peur, que l'appréhension, c'est Atlas qui enfin
en fin...)

L'enfant te sourit - salut.
Au fond vous êtes tout deux enfermés dans vos carcan.

wow juste pour moi, vous être trop bonne ma mie.

Imite la défaillance d'une main relevée contre le front, avant de ricaner comme la bécassine qu'il imite en cet instant, choisit d'ignorer les ravageuses larmes d'un poil plus tôt qui roulent encore contre ses joues à présent.

J'te reproche pas tout, juste si tu peux descendre de ton haut cheval, t'as le temps encore avant l'apocalypse Gabriel t'inquiète.

Le goût amer est toujours là, il loin encore Jack d'être le gamin qui deviendra plus tard doué pour mirer les autres dans son chemin.
Alors une fois ce trait tiré entre vous deux, vos colères à nues face à face toujours, il ne sait pas comment conclure le combat,
Jack qui n'a pas encore réappris la compassion. Dans d'autres circonstances il t'aurait fait ravaler tes mots, mais là il est juste bien trop inhibé dans la gloire d'avoir obtenu ce qu'il voulait de toi pour t'en vouloir vraiment de lui assener la vérité.
Il a envie de faire la paix, vous êtes sur la même longueur d'onde dans le fond il le sent.
Jack te tend une main terreuse pour que tu l'aides à se relever -même s'il a pas besoin de toi en vrai pour ça c'est un message d'apaisement entre vous deux.



Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 

 Sujets similaires

-
» Questions sur l'integration d'Haiti au marche de la CARICOM
» Haiti en marche - Haitiens, partout fuir la misere!
» Haiti en Marche: Haiti entre la Chine et Taiwan
» Haiti en Marche: Haiti et neo-liberalisme
» Haiti en Marche - Présidentielles 2010: sont-ce les premières escarmouches?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-