à la croisée des chemins (+moi bae)
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myosotis

Mar 28 Mar - 1:14




à la croisée
des chemins


(+ bb moi bae)





Tic. Tac. Faisait le bruit du cadran.
Seulement accompagné par le silence assourdissant.

voilà quatre mois que tu étais sorti
affublé d’une nouvelle vie
endossant les médicaments et les traitements
sans pouvoir faire autrement


Raclant le sol de mes vieilles converses usées d’un rouge délavé, je laissais mes prunelles vagabonder dans la salle silencieuse, sans véritablement s’accrocher. Pelotonné sur ma chaise, une de mes mains glissait sur l’écran de mon téléphone sans y faire attention, mon esprit était ailleurs, à des kilomètres de cette attente interminable pour de vulgaire paroles sans sens et des doses de calmant à outrance, pour une vie qui ne m’appartenait pas - qui ne m’appartenait plus, dont je ne voulais pas, dont je n’ai jamais voulu.

(un soupire) - (un regard) - (un battement) ;
(une envolée de cils) - (l’étirement des lips) ;



et la plainte s’échappait de mes lèvres pour venir mourir dans ma gorge avec une infinie mélancolie, alors même que la vie semblait vouloir me fausser compagnie


Ah, quel monde cruel.
Sans pitié pour les mortels.

et je laissais mes pensés s’envoler
me perdant dans cette immensité
me demandant brièvement
si Alice se savait Alice ou seulement
u s u r p a t r i c e
(?)


Inspirant, je redressais ma nuque, m’apercevant alors, que je n’étais plus tout à fait seul, dans cette salle trop blanche, trop grise, trop terne - dans cette salle trop silencieuse, trop calme, trop tranquille - dans cette salle qui instaure le malaise, échappe la quiétude et renforce le mal être. Sortant de ma transe passagère, je clignais les yeux avec hébétude alors que mes deux onyx retombaient sur l’individu qui, alors que je n’étais que physiquement présent, s’était glissé dans la pièce sans même que je le remarque, à la manière d’un caméléon.

Pas plus vieux, pas plus jeune, bien moins sombre sous ses cheveux du soleil, avec un air presque indéchiffrable, assit de manière faussement décontracté alors que son regard semblait trompeusement captivé, faisant fis de ma présence avec une aisance - réelle ? - qui aurait pu me vexer si j’avais la moindre petite idée de qui il était.

Mh ! m’exclamais-je.

Ah, mais que faisais-je ?
Un inconnu aux sourires factices
Aux pitreries remplient de supplices
Aux larmes révélatrices
Ah, mais que faisais-je ?
A converser avec un clown triste ?


Un doigt pointé dans sa direction - était-ce mal élevé ? le savais-je seulement ? - mes yeux s’illuminèrent de compréhension quand je reconnu cet homme à la chevelure d’or et à la peau presque maladive, derrière ses cils trop longs et son air aphasique presque déconcertant.

Sans même m’en rendre compte, mon pouce avait adroitement vacillé sur l’écran tactile, composant des mots qui m’échappaient alors même que mon regard restait posé sur mon vis-à-vis, [l’air] qui me manquait alors même que l’oxygène semblait se bloquer, bouchant mes poumons m’empêchant le moindre son ; la moindre interaction - dégainant mon appareil face à lui, le bras tendu avec un naturel presque déconcertant, inscrivant sur sa rétine une chanson qui m’étais inconnue à moi-même, alors que les notes m’appartenaient pleinement, sur ses pixels noirs et blanc :


" L’homme triste du cirque ! "


et il avait beau paraître ridicule
intenable quand il gesticule
il était simplement empressé
de modifier cette fade journée


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myosotis

Mar 28 Mar - 18:51
à la croisée des chemins
feat dydy
gabriel n'est pas astre ; gabriel n'est ni soleil ni étoile
il ne brille pas il est de ces individus qu'on ne remarque pas dans la rue juste notre regard qui file sur sa silhouette longiligne sur ses pulls en laine et son col de chemise pas droit
gabriel ne guide rien reflète juste laisse miroiter sur son visage imite et apprend à rire à sourire fixe un peu nerveux pour comprendre et reproduire sans doute essayer d'être normal
gabriel n'est pas drôle mais gabriel est clown
pitre au sourire exagéré ; gabriel ne ment pas ainsi il fait juste voir ce que les gens veulent il condamne la tristesse et s'abreuve de ces rires qui ne lui sont pas vraiment destinés au fond
mais ce n'est pas que ça
gabriel est malade
malade d'amour
malade tout court
dans sa gorge un rien l'étouffe sa respiration se coupe et il ne sait plus respirer gabriel ne connaît pas on ne lui a appris à se servir de ses poumons qu'avec un air artificiel
gabriel t'a connu quand il était cancéreux de l'intérieur lui se rappelle mais toi non
gabriel baisse un rien les yeux ne cherche pas à croiser les tiens car tu le rends nerveux car gabriel a peur des gens qui rient trop fort et qui arrêtent les autres dans la rue
il reste statue les doigts accrochés à sa chaise attendant son heure
espère un peu que tu ne le reconnais pas, si tu es allé au cirque
et il se demande pourquoi quelqu'un comme toi est ici pourquoi il va voir celui qu'on rencontre quand on est fous quand on est comme lui
t'as
rien
de
bizarre
dylan
il frissonne
un coup
et préfère quand il n'y'a personne
gabriel fait toujours attention à ça ; prend des horaires improbables pour ne pas avoir à dire bonjour à ces gens qui ne lui ressemblent pas
et pourtant tu le pointes du doigt
il sort de sa transe t'observe animal méfiant biche effarouchée qui ne s'abandonne pas au curieux prédateur non toujours sur ses gardes
tous tes mouvements sont surveillés et il vient frotter sur ses joues les pépites de soleil qui se sont plantées dedans
les centaines de petites tâches qui transforment l'adulte qui a grandit trop vite en enfant
il vient surélever d'un doigt inquisiteur l'écran pour lire les lettres qui se sont dessinées avec une curiosité qui n'a rien de malsaine car il ne pose pas de question
((gabriel est comme ça))
il garde ses points d'interrogation comme ceux d'exclamation  préfère la neutralité monotone pour ne pas qu'on lui en demande trop
tu l'as reconnu et il y'a l'ombre d'un sourire qui vient ombrager son visage imberbe
un peu triste un peu mélancolique dans la même énergie que l'aura qu'il dégage au quotidien rien d'agressif
je ne suis pas triste.
c'est fort c'est un point une affirmation en laquelle il croit fermement mais pourtant c'est faux faux
c'est triste un clown qui est en fait un fou non ? ça donne raison à ces enfants qui ont peur des clowns.
c'est presque poli comme réponse car il n'abandonne pas cette incompréhension car il n'oublie pas que tu l'as connu avant et que tu l'embêtais il est plutôt rancunier tu sais gabriel
mais sa voix est douce ; un peu éraillée car peu souvent utilisée
mais qui est clown, entre toi et moi ?
une légère pique lancée à la légère il se redresse sur sa chaise
observe la porte s'impatientant presque voulant fuir les responsabilités qu'il s'est donné en s'adressant en retour à toi
codage par joy
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