beyond memories
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your t e a r s became a shooting star in the n i g h t s k y ✯ F R E Y J A
 
myosotis
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shut the fuck up
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Mar 21 Mar - 17:47
壊せる ( 壊せない )  狂える ( 狂えない ) あなたを見つけて 揺れた
Musique — Nuit noire, quartier désert ; c'est l'heure pour lui de rentrer et de se faire capturer par le sommeil. Une clope logée entre ses lèvres gercées par le froid, Blake ferme à clé le bar après avoir viré du pied les derniers clients un peu trop éméchés. Deux heures et demi du matin et le voilà qui foule le pavé avec nonchalance en direction de sa maison. Deux mois qu'il est en colocation avec Freyja, une sauveuse, une salvatrice dans son monde un peu hideux. Reconnaissance, voilà ce que ressentait Blake à son égard, mélangé à d'autres émotions bien plus imagé. Une amie, peut-être même une confidente ; voilà ce qu'il voyait en elle... Et il se rappelle en marchant et en expirant la fumée qui déborde de ses narines des premières nuits ; il se rappelle des sanglots de Freyja, dans sa chambre, lui, se laissant glisser le long du mur, écoutant en silence ; il se rappelle de cette aura de tristesse qui se glissait dans l’entrebâillement de la porte... Et il se rappelle bien évidemment sa faiblesse ; celle de rester à terre et de ne pas oser l'ouvrir. Combien de fois est-ce arrivé ? Blake ne les a pas vraiment compté ; mais c'est arrivé, peut-être bien trop souvent pour ne pas culpabiliser. Les mains dans les poches, il avance, cherchant dans les tréfonds de son crâne un moyen d'évacuer cette peine, celle que son amie ressent et contre laquelle il ne peut décidément rien faire. C'est rageant d'être impuissant, c'est frustrant de ne pas avoir les cartes en mains, c'est énervant d'être obligé d'écouter sans rien dire...

Il déteste ça, il déteste cette situation. Son casque vient trouver sa place sur ses oreilles alors que ses yeux viennent contempler le ciel ; les étoiles brillantes semblent parfois se déplacer ; comme des larmes glissant sur des joues abîmées. La lune éclaire son faciès, le baignant dans le halo de pierrot lunaire, alors qu'il ferme ses paupières. Qu'est-ce qu'il peut bien faire Blake ? Est-ce qu'il avait fait les bons choix jusqu'à maintenant ? C'est en haussant les épaules dans un geste lent qu'il reprend sa marche après avoir passé le passage piéton ; avançant avec lenteur, mais d'un pas résolu. Les rues défilent sous ses prunelles azurées, mais rare sont les passants qu'il croise ; cependant, il contemple la misère humaine, celle dans laquelle il avait lui-même plongé à seize ans, en se barrant de chez lui ; il voit un homme allongé parterre, avec une simple couverture remonté jusqu'à sa tête... Il sait, il sait que le sommeil est difficile dans ce genre de conditions ; mais qu'une fois qu'on l'a trouvé, rien ne peux nous en extraire ; alors le jeune homme se contente de glisser des billets lentement, non loin du faciès de l'homme. Pourquoi s'était-il infligé cela de lui-même auparavant ? Les réponses sont nombreuses, mais elle ne sont pas pour autant compréhensibles pour tous. Nouveau soupir, le voilà qui repart de plus belle ; d'un pas un peu plus rapide, pressé de retrouver son nouveau foyer, les miaulements des chats de sa colocataire, la chaleur d'un endroit qui l'attend...

Devant la porte, c'est en baillant que Blake ouvre la porte, se grattant la tête en déposant les clés sur une table de l'entrée ; un des chatons se précipitant à ses pieds, s'y frottant en ronronnant avec persistance ; réchauffant le cœur du grand gaillard qui ne peut alors pas s'empêcher de l'attraper dans ses bras pour le câliner en murmurant qu'il est rentré. Personne ne l'avait jamais attendu à la maison, que ce soit un animal, ou quelqu'un... Il se rappelle alors du visage de sa mère, l'indifférence collé à son faciès devant un fils empli de détresse. Lui, avait juste demandé de l'amour, juste pour savoir ce que c'était ; mais rien. Pourtant, en cet instant, de ce petit être qu'il tient dans ses bras, Blake ressent ce sentiment, il lui réchauffe la poitrine, lui entrave le cœur. Ses lèvres viennent se poser sur le sommet de la tête du chaton alors qu'il s'approche avec lenteur de la cuisine. Leur gamelle était encore pleine, preuve qu'il n'était pas venu quémander à manger, mais qu'il était venu l’accueillir. Sans doute que ce petit être avait ressentit sa frustration et sa peine intérieur ; celle que Blake refoule sans arrêt, non pas par faiblesse, mais par fierté. Son mégot de cigarette se fait éteindre par le jet d'eau de l'évier avant de finir à la poubelle. Un coup de désodorisant plus tard, il s'approche du frigidaire, dégainant une bière et un restant de curry qu'il avait fait la veille. Manger et dormir. Demain il était de repos, en soit, il avait toute la nuit pour lui et aussi surprenant que cela puisse paraître... Avec toutes ses émotions qui le travail, Blake n'avait pas sommeil.

Assis sur le canapé, le chaton grimpant sur sa tignasse en pétard, le jeune homme englouti sa bière avec rapidité, ce qui contrastait parfaitement avec la lenteur pour engloutir son plat. La faim est là, mais il n'arrive pas à manger, pas sans avoir ce sentiment de malaise qui lui comprime l'estomac ; comme s'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Ses yeux viennent planer dans l'énorme salon, pas de trace d'un des autres chats de la demoiselle ; pas de sonorité, rien ; juste le silence et la nuit noire. Une bouchée et une gorgée plus tard, c'est le chaton qui le sors de ses songes ; grimpant les escaliers avec rapidité. Il ne miaule pas devant la porte de sa maîtresse. Peut-être n'était-elle pas là ? Et le voilà qui se masse la nuque avec avidité, juste pour extirper ses mauvaises pensées, enlevant ses baskets pour les glisser sous la table basse ; montant à son tour les escaliers. La porte de sa propre chambre est ouverte, mais le chaton ne semble pas s'y être engouffrer ; déposant son sac et sa veste il ressort aussitôt ; longeant le couloir pour voir la boule de poil assis en remuant la queue devant la porte de sa maîtresse. Toquer ? A cette heure-ci ? Ce n'était pas une bonne idée. Blake avait fait le moins de bruit possible, autant la laisser dormir. Le voilà qui se baisse encore une fois dans un geste lent pour capturer la petite bestiole de sa main droite, le plaçant ensuite sur son épaule pour mieux le caresser... Puis vient l'entente d'un bruit qui met sa vie sur pause, qui l'empêche de bouger.

Il reconnaît ça. Il ne se fait pas d'idées. Ce sont bien des reniflements. Ce sont bien des sanglots. Ils ne sont pas longs, mais ils sont bien présents et ils viennent bien de ta chambre Freyja. Dans le même rituel qu'auparavant, le jeune homme se laisse glisser le long du mur, écoutant attentivement, les yeux écarquillés et les battements de son cœur lourds de conséquences. La salive n'est plus présente et il n'arrive même plus à cligner des yeux. Blake avait souhaité, souhaité de toute ses forces que s'il t'entendait encore une fois pleurer, ce serait un signe pour lui que de braver tes codes et d'entrer... Le chaton se frotte à lui, encore et encore, et ses yeux qui viennent chercher le regard du jeune homme le sorte de sa torpeur. Aujourd'hui, il n'écouterait pas, il ne se ferait pas aveugle quant à la situation. Non. Alors il se redresse Blake, lentement, mais sûrement, la salive est de nouveau produite, alors il l'avale sans ménagement, serrant les poings et serrant les dents, avant de poser sa main sur la poignée de la porte de ta chambre et d'y entrer, sans prévenir.

Assise sur ton lit, les deux autres chatons autour ; tu es seulement éclairé par des rayons sélénites Freyja ; comme si tu étais la fille de la lune et que ta mère t'éclairais de sa chaleur et de sa bienveillance. Blake ne dit rien, il se contente d'approcher furtivement, sans prendre véritablement le temps de réfléchir, capturant ton enveloppe corporel de ses bras, une main se glissant dans ta chevelure... Le courage. Il avait enfin trouver le courage d'entrer, de ne pas tourner le dos à la réalité. Ne lui en veut pas pour cela Freyja. Tes épaules tressautent, les battements de son cœur s'accélère ; et des mots lui reviennent, il sait que leur sonorité doit te manquer, alors c'est en continuant de caresser ta chevelure et en calant ta tête sur son épaule que le jeune homme murmure à ton oreille. « 泣かないで » Oui Freyja, ne pleure pas, ou alors, pas toute seule. Parle-lui, n'hésite pas, car Blake est là ; il sera toujours là pour toi. « 俺は ここ に います » Je suis là et je ne bougerais pas ; alors laisse toi aller Freyja, n'hésite pas... Tu peux pleurer, mais ne le fait pas toute seule dans ton coin...

SADNESS // with freyja // #crying // 1502 mots // je les aimes trop
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Ven 24 Mar - 1:13
Musique — Elle ne sait plus, elle ne compte plus.
Toutes ces nuits à être assise sur son lit, les jambes repliées et serrés contre son corps tremblant. Combien de fois est-ce arrivé ? Un peu trop souvent, depuis bien trop longtemps.
Que ce soit en Russie, au Japon, en France, en Italie, au Canada, en Angleterre, en Corée du Sud, ou dans certaines grandes villes riches des Etats-Unis.
Sur ces lits différents, tous lui appartenant ; les larmes coulaient le long de ses joues, laissant une trace sur sa peau, comme une étoile filante traversant le ciel étoilé d’une nuit d’été.

Elle a toujours pleuré seule Freyja, baignée par la douce lumière de la lune ; aucune chaleur comparable au soleil venant la réchauffer. Pourtant elle aurait aimé ; elle aurait aimé qu’on lui dise « je suis à tes côtés, ça va bien se passer ». Mais elle ne pouvait qu’espérer Freyja & elle espère encore. Tout au fond d’elle, elle cri à l’aide ; qu’un jour on puisse lui venir en aide ; qu’on lui tende la main comme elle l’a déjà fait avec cet homme qu’elle avait croisé durant cette nuit d’hiver. & qu’un jour, on puisse lui dire des mots qu’on aime entendre ; pour lui prouver que malgré tout, qu’elle n’est pas seule et qu’elle est vivante. Mais elle a créé cette barrière autour d’elle ; cette barrière qui nous empêche de l’atteindre ; cette barrière qu’elle a fait pour soi-disant se protéger. Elle ne veut pas s’accrocher à nouveau à des personnes qui lui sont chers, elle ne veut plus, parce qu’elle a peur ; peur d’être abandonné, peur d’être oublié, peur d’être tout simplement trahie. Elle a l’esprit brouillé par ses propres pensées ; elle le sait pourtant qu’elle aurait besoin de quelqu’un, elle le sait ; mais elle est p e r d u e, elle ne se comprend plus & elle s’enferme dans sa bulle pour être loin de vous, loin de tout.

Et pourtant,
pourtant, toi tu as franchis cette barrière Blake ; tu as franchis le seuil de sa porte. Tu l’as franchi malgré le fait que le premier jour où elle t’avait accueilli, elle t’ait dit de ne pas aller dans sa chambre. C’était l’un des codes qu’elle avait imposé, mais au fond, elle espérait quand même que tu passes outre cette condition. Elle ne t’a pas entendu entrer, son esprit est fermé à la réalité, bien trop occupé à pleurer. Elle ignore depuis combien de temps les larmes coulent le long de ses joues en cette nuit de printemps ; elle est simplement assise au milieu de son lit, froissant entre ses doigts sa robe en soie. Ses bras sont rouges de ses propres griffures et l’intérieur de ses mains est marqué par la forme de ses ongles : preuve qu’elle pleure depuis un moment. La peau de ses bras est abîmée, ses vêtements sont froissés, les traits de son visage sont déformés. Ses lèvres sont rouges, rouge de son sang à force de les mordre. Elle a envie de vomir, mais elle n’a rien dans l’estomac qu’elle pourrait régurgiter ; elle n’a rien mangé comme à son habitude. Elle s’était pourtant promis de manger convenablement, de ne plus tomber malade comme avant ; car son corps n’arrive pas à suivre le rythme qu’elle lui fait produire. Aujourd’hui encore, elle avait raté une figure lors de son entraînement sur la glace ; elle a les genoux douloureux, un peu trop couvert de bleus.

Puis son corps sursaute, étant proie à une sensation inconnue ; une étreinte réconfortante, apaisante. Cela lui réchauffe le corps et le cœur ; puis doucement ses yeux se remplissent d’autant plus d’eau en prenant conscience qu’elle n’est pas en train de rêvé, que ceci est bien la réalité ; qu’il y a bien quelqu’un qui vient de glisser sa main dans sa chevelure en plus de l’avoir entouré de bras réconfortant. Et son regard se brouille ; elle n’a même pas le temps de lever le regard vers toi pour essayer de distinguer les traits de ton visage, qu’elle se retrouve contre ton épaule. Elle a l’impression qu’on lui comprime le cœur, sa gorge se resserre et sa respiration s’accélère. & soudain sa voix brise le silence, laissant place à des sanglots un peu plus lourd ; ses paupières se ferment, laissant alors couler ce trop-plein d’émotions qui semblait déborder. Enfin elle relâche cette pression qu’elle gardait tout au fond d’elle ; et ses mains viennent agripper tes vêtements au niveau de ton dos, se blottissant tout contre toi ; comme pour t’empêcher de t’éloigner, pour que tu restes à ses côtés. « お願い助けて » et elle en perd son langage universel en ayant la voix cassée, avouant ce besoin d’être aidé dans la même langue par laquelle tu as commencé à lui parler. « 私は何をすべきかわかりません » je ne sais plus quoi faire, je ne sais plus où j’en suis, je t’en prie aide-moi, dis-moi ce que je dois faire. Parce qu’elle est cette enfant perdue, qui ne sait plus où elle est en est. Son corps ne fait que trembler, elle n’arrive pas à s’arrêter, elle a ce besoin de pleurer contre quelqu’un, ce quelqu’un qui s’avère être toi Blake. « 私をひとりにしないでください » Ne me laisse pas seule, je t’en prie. Et elle se montre pour une fois égoïste, chose rare qui arrive dans sa vie. Ses mains emprisonnent ton haut, elle aimerait essayer de se calmer, mais ses larmes ne cessent toujours pas de couler.

Et soudain son esprit se remplit d’idées négatives, entrant dans un monologue incompréhensible ; elle se perd elle-même en essayant de fuir la réalité, pour ne pas être confronté à quelque chose qu’elle pourrait redouter. « Qu’est-ce qu’elle ferait Lady à ma place ? Je devrais peut-être lui laisser ma place ? Elle est morte jeune… Apparemment ils peuvent prendre possession de nos corps, ce serait peut-être mieux. Je dois me souvenir, je ne dois pas l’oublier. Elle pourrait vivre à ma place mais… je ne veux pas être moi-même oublié. » Elle s’écarte doucement de toi malgré tes bras réconfortant, et elle se met en boule, cogitant inlassablement avec elle-même. Elle a réellement besoin d’aide.

HRP : C'EST N'IMPORTE QUOI MDR ; elle a trop perdue ses moyens, elle va pas bien snif | 1071 mots
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Mer 14 Juin - 17:54
without you ( i won't be ) h e r e ( & you know it )
Musique — Une étreinte de sa part Freyja, et tu tombes en lambeaux ; tu laisses perler sur le rouge de tes joues un peu plus d'eau, inondant la pièce d’innombrables sanglots. Son cœur se resserre aussitôt à l'entente de ta souffrance, sa main reprenant son œuvre, des caresses toutes plus délicates les unes que les autres. Il aimerait tellement pouvoir partager ta peine, endurée à ta place tes souffrances, il aimerait guérir tes plaies que tu caches en silence. Si tu savais Freyja, à quel point en cet instant Blake se sent minable. Peut-être aurait-il dû braver tes interdits plus tôt ? Peut-être aurait-il dû entrer dans ta chambre dès le premier soir ? Peut-être que s'il avait agi avant, tu ne serais plus autant en charpie, plus aussi triste... Mais avec des 'peut-être' et des 'et si', Blake refaçonnerait le monde à son image, à la hauteur de ses idéaux aussi invraisemblables qu'un mirage. L'heure n'est pourtant pas aux lamentations, ni à l'imagination ; non, devant lui, il y a une amie, qui pleure sa peine, qui crache sa tristesse, qui laisse transparaître son chagrin. Et tu murmures des mots dans cette langue que vous appréciez tous les deux, attrapant un peu plus son tee-shirt, resserrant ton étreinte sur lui ; ce qu'il fait automatiquement, se glissant un peu plus contre toi. Il ne sait pas si sa chaleur et si sa douceur peuvent t'apaiser, Blake n'y est pas habitué ; et pourtant, il essaye, parce que ta voix brisée et tes sanglots le saignent ; il en crève... Il n'y a personne pour vous dire « amen ».

Il aimerait pouvoir éradiquer ta peine
D é s i n t é g r e r tes a n g o i s s e s
Détruire tout ce qui te malmène
A t t e n d r e que le temps p a s s e

Parce que c'est tout ce qu'il y a à faire ; car il ne détruira rien, il n'usera pas de son pouvoir sur toi. Il sait à quel point les souvenirs sont important, autant pour toi que pour lui ; alors il ne dit rien, se contente de caresser ta tignasse un peu emmêlé, ses yeux se posant sur le sommet de ton crâne puis sur tes épaules qui tremblent. Qu'est-ce qu'il peut bien dire ? Blake n'est pas doué pour ça et malgré toute la bienveillance qu'il éprouve à ton égard, malgré cette amitié pleine de reconnaissance, il n'arrive pas briser ce silence. Sa gorge est nouée par ce trop-plein de sentiment, ta tristesse rencontre la sienne, celle que Tetsuya réveille chez lui ; un é c h o qui fend le silence. Vous étiez semblable, beaucoup trop, malgré vos nombreuses différences ; vous étiez en proie à vos cauchemars d'un passé obscure et troublant, d'une vie que vous n'aviez pas eu, mais qui était pourtant lié à la vôtre aujourd'hui. Tetsuya lui rappelle constamment comment vivre, comment ne pas se laissé démonter par la vie ; celle qui lui a été enlevé par des salopards d'adolescent et leur insultes incessantes... Mais toi Freyja ? Qu'est-ce qu'elle te dit ta vie antérieure ? Qu'est-ce que tu vois ? Les regrets ? Mais c'est le cas de plusieurs personnes de votre entourage ; et pourtant, chacun lutte à sa façon. Alors ne te laisse pas démonter Freyja, surtout pas, ou alors, jamais tu ne t'en relèveras.

Et il se rappelle ta complainte, ton envie d'être aidé, ton besoin de l'avoir à tes côtés ; alors il resserre encore une fois son étreinte... Il est certain de te faire mal en agissant ainsi Blake, parce qu'il y met peut-être un brin trop de force, pourtant, il n'arrive pas à faire autrement, ça le tue de te voir comme ça, ça le terrifie également de se dire que, quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise, ta peine restera la même. Tu commences ton monologue et lui tombes des nues, légèrement, mentalement ; t'écoutant avec attention.

Tu ne veux pas être oublié
Et c'est tout à fait normal
C'est toi qui l'as sauvé
Reconnaissance incontestable


Jamais il ne pourra t'oublier Freyja, t'es gravé à jamais dans le marbre de son cœur ; t'es une de ses personnes qu'il ne pourra jamais effacer, à qui il pardonnerait tout, qu'il ne souhaite pas abandonner, qu'il ne souhaite pas quitter. Tu t'éloignes pour mieux te recroqueviller sur toi-même Freyja et cette simple vision lui fend encore plus le cœur. Impuissant, totalement inutile.. Il aimerait tellement avoir la force de te porter, de vous soulever toi et ta peine... Mais non. Il n'a pas la force, il n'a pas les tripes, il n'est pas Atlas, il ne porte pas le monde sur ses épaules. Pourtant, il y a quelque chose que Blake peut faire, il sait qu'il compte pour toi, tout comme tu comptes pour lui. Alors par la puissance de ses bras, il te relève, de la douceur de ses mains, il attrape ton visage pour venir y glisser ses pouces sur tes joues, essuyant le sillage de tes larmes dans un geste lent, bien trop bienveillant. Ses yeux bleus pénètrent les tiens et sa voix sérieuse n'a jamais sonné ainsi, il en est conscient. « Tais-toi Freyja. » Il continue ses mouvements circulaires, cherchant ses mots, ses sourcils se fronçant un peu plus à cause de cette vision totalement effroyable ; ton faciès est ravagé Freyja et c'est horrible, c'est juste terrible de te voir ainsi. « Moi, je t'oublierai jamais. Pas demain, pas dans un mois, pas dans un an ; jamais. » Et il ne devrait pas faire ce genre de promesse Blake, parce qu'il ne sait pas ce que lui réserve l'avenir ; mais c'est bien là un détail dont il se fout royalement. L'avenir n'a pas lieu d'être sans ses amis, sans toi à ses côtés. Alors il vient déposer son front contre le tien, son regard ne quittant pas le tien, jamais, pour mieux accentuer ses paroles... « Je sais ce que tu ressens Freyja, mais lui laisser ta place, ce n'est pas la solution. Ils ont des regrets, mais tu as toi aussi t'as vie à vivre... Alors ne te laisse pas ensevelir par leur souvenir. »

Ce n'est pas être égoïste d'agir ainsi ; c'est ce qu'est là vie, une pute qui baise tout sur son passage... Mais malgré ça, malgré la dureté de la vie, il faut tout simplement la vivre, surpasser les imprévues, les épreuves qu'elle dresse sur votre passage ; c'est ce qu'il fait Blake et c'est ce que tu dois faire aussi... Et ne t'en fait pas Freyja, si tu n'as pas la force d'accomplir le voyage de la vie toute seule et de surmonter les difficultés, Blake sera toujours là pour t'y aider. « Je serai toujours là pour toi Freyja, alors ne pleure plus toute seule... Et si t'as besoin de quoi que ce soit, tu sais que je suis là. Alors ne me laisse plus en arrière. J'supporte pas d'être laissé derrière. » Parce qu'il a l'impression d'être inutile, et certainement qu'il l'est Blake... Mais voilà, il veut être là pour toi, parce que tu lui as sauvé la vie, parce qu'il t'aime, que tu es une de ses plus précieuses amie. Alors rassure toi Freyja, jamais il ne t'oubliera, jamais il ne t'abandonnera.

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