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may we m e e t again in a b e t t e r life ∞ I L A N
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Ven 24 Fév - 1:28
leave me out with the waste this is not what i do
Musique

Par les soirs bleus d'été, j'irais dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
- Arthur Rimbaud

Il peut pardonner, mais il ne peut pas oublier. La rancune fait partie intégrante de sa vie, c'est là, ancré en lui, comme un bateau l'est à son port. Et la rancune tenace qu'il éprouve pour Arsène le ronge alors que les souvenirs lui reviennent encore et encore, ne lui laissant aucun répit ; la vie de Kyoshiro défile devant ses pupilles et sa douleur devient sienne ; c'est ainsi depuis une semaine ; et c'est ainsi que ça s'enchaîne ; que sa vie s'effrite du plâtre sur une surface mal faite. Son cœur se serre, alors instinctivement, le photographe pose sa main sur son thorax, s'y accrochant de toutes ses forces, espérant calmer cette douleur fugace qui s'estompera comme un mauvais rêve. Et il aimerait temps pouvoir comprendre, il aimerait temps pouvoir se rappeler ; car encore aujourd'hui, le puzzle n'est pas rassemblé. Le bras en écharpe suite à son récent accident, le jeune homme marche, la tête un peu en vrac, le cœur lourd de conséquences ; il se rappelle ses erreurs passées, il se rappelle la peine qu'il a infligée à autrui, il se rappelle la perte d'un ami. Certains diraient le karma, d'autre dirait que c'est la vie ; mais aucun de ses réponses ne le satisfait aujourd'hui. Sick ou Kyosuke ? Qui est-il maintenant ? Il ne se sent ni l'un ni l'autre, juste un fantôme qui hante Foxglove et qui devrait vite retourner d'où il vient...

Et il pense à sa mère le jeune homme, il pense à celle qui ne peut pas vivre sans amour, qui passe sa vie entre quatre murs, à prendre des cachets et à cogiter dans un enfer d'apparences. Il pense à son pays natal, se demande si un jour il y remettra les pieds, si un jour il quittera son nouveau havre de paix. L'incompréhension totale, le questionnement universel, le doute insoutenable. Ne pas savoir où aller ni quoi faire, être pris entre deux feux, piéger par le chasseur qu'est la vie et ses imprévus. Le bruit du cours de l'eau lui arrive aux oreilles alors que sa démarche se fait plus nonchalante, contemplant le ruisseau et le moulin abandonné qui s'offre à lui. Ce n'était pas un endroit où le jeune homme avait l'habitude de s'aventurer, mais il en avait bien trop entendu parler pour ne pas y jeter un coup d’œil discret. Et il en vient à regretter de ne pas avoir emmené son appareil photo, mais avec son bras en écharpe, il aurait bien eu du mal. Cet accident resterait dans les anales.

S'approchant du cours de l'eau, l'homme se laisse tomber, attendant qu'un événement lui tombe dessus, prêt à tout pour avoir un signe du ciel, pour que quelqu'un lui apporte la réponse qu'il souhaite. Que faire ? Qu'est-ce qui pouvait bien lui importer pour l'heure ? Retrouver la totalité des souvenirs de Kyoshiro ? Ce serait peut-être judicieux, rien que pour voir son fantôme de nouveau, pour s'excuser de l'avoir oublier, pour lui expliquer ; mais il doit savoir, il doit comprendre, il doit se douter. Sa main valide vient masser sa nuque avec légèreté pour dissiper sa nausée passagère, les gouttes de sueurs perle sur son front malgré le froid glacial de l'hiver... Et il repense à toutes ses emmerdes ; Arsène & Philomène. Ancienne amie et amour nouveau ; comment gérer tout ça ? Comment gérer les nouveaux événements ? Perdu comme un enfant, le photographe ne sait plus quoi faire ; tout comme il ne sait même plus comment il s'appelle... Aujourd'hui, serait-il Sick ou Kyosuke ? Là était toute la question.

Et un bruit le sors de ses songes, alors il pivote légèrement, cigarette entre les lèvres, les regard azuré en quête des nouveaux bruits de pas qui lui parviennent aux oreilles. Une stature, une présence ; la tienne. Ta prestance ne lui est pas étrangère. Boum fait son coeur. Boum qu'il continue de faire, retentissant de plus belle et si sa cage thoracique pouvait exploser, elle le ferait très certainement en cet instant. Serait-ce le signe du ciel ? Serait-ce là le karma ? Des excuses doivent-elles encore être faites ? Ses lèvres lâchent sa cigarette qui tombe dans l'herbe, les yeux écarquillés, Sick cherche ses mots ; oui, il est bien Sick aujourd'hui, malade du passé qui revient au galop. « I... I... Lan... ? » Il n'y a pas besoin de demander, il sait très bien que c'est toi, jamais il n'aurait pu t'oublier et le temps n'a pas assez défilé pour effacer les souvenirs du passé. « Je. » Ne pas savoir quoi dire, ne pas savoir quoi faire, avoir le cœur qui se serre, presque proche de la cassure net. Ilan, devant lui, ancien meilleur ami, ancien pilier de sa futile vie... « Désolé Ilan. » Murmure discret et tête baissée ; il ne peut que s'en vouloir, il ne peut que culpabiliser... Et tu vas te faire un malin plaisir de le lui rappeler, hein Ilan ? Que Sick n'a été qu'un putain d'enfoiré ?

 
hellébore
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Sam 25 Fév - 18:33
may we meet again in a better life
(sick)
Le son de l’eau qui prend son cours, la douce fraicheur d’un futur printemps,
Le semi-regard perdu dans les arbres bientôt verts, il les imagine Ilan, déjà fleurir, déjà le ciel bleu teinté d’un peu de blanc, d’un peu de cotons,
Ilan se délecte d’un paysage si pur, qu’il rêvasse, c’est étrange qu’une raison si imprévisible le rende si doux, si tendre parfois,
Elle se résume en un seul prénom en neuf lettres qui caresse son âme à chaque syllabe,
(Philomène.)
Il n’a jamais ressenti une telle liberté, une envie d’arrêter de haïr,
De pardonner,
Ah… Ilan, c’est si dur de prononcer un tel mot de sa bouche, il n’a jamais regretté de mépriser ceux qui l’ont blessé,
Un moyen pour lui de guérir les plaies de son cœur.
Maintenant qu’elles semblent presque toutes effacées dans un souffle enchanté, grâce simplement  à une douce perle aux cheveux de feu.

Il songe, il a même oublié de prendre sa cigarette de la journée,
Et il continuera certainement de l’oublier, car désormais c’est peut-être sa nouvelle dépendance de s’évader ainsi,
En sentant la brise contre la peau de son visage il se réveille un peu d’une rêverie acharnée,
Ilan s’est perdu dans un mirage un peu trop idéalisé,
Il désire tant de bon monde autour de lui, pour lui, sans jamais aucune trahison, déception, il a ce désir qui ronge,
Celui de pouvoir de nouveau donner confiance en quelqu’un.
Ah… Si tout était si facile, selon lui. Ilan sa position devant la rivière donne l’impression qu’il va vouloir se laisser tomber,
Et se laisser guider par l’eau, comme une destiné toute tracée, il prend cette décision, suivre un instinct, un peu trop certain.
Il ne doit pas souvent s’y fier, car ses pas le guident vers l’odeur dans l’air qui volatilise dans une danse,
Un peu trop familière pour lui, l’odeur de la fumée additive qui s’échappe des lèvres d’une personne un peu plus lointaine,
Pas la bonne pour lui.
Mais il ne s’attend à rien, juste un inconnu là, au même endroit, et plus il s’en rapproche,
Plus il sent la lourde oppression dans son cœur, ses poumons, un manque inquiétant de souffle, il reste figé là,
Devant toi. Tu n’avais même pas besoin de te retourner, qu’il a déjà compris.

Et c’est son monde refait de fantaisies qui s’écroule derrière lui.
Ilan oublie l’humeur légère qui le berçait si bien ces derniers temps, Ilan oublie la tendresse, il retrouve sa bouche pincée d’un grand dégoût,
Il reprend son fusil dans les bras, le retour du chasseur de l’humanité. Et de tous les hommes qui le répugnent sur cette terre maudite, Ilan espérait ne plus jamais retomber sur toi.
Croisé ton regard, lui rappelle que de t’avoir offert une confiance (aveugle), cela a du lui couter tellement cher.
Il est écœuré,
Il est même apeuré,
Il est carrément désespéré.
Certain de penser d’avoir fait la paix avec son esprit, son œil fixe le mouvement de tes lèvres,
Les mots que tu prononces ne sonnent que comme un poison dans ses oreilles. Il rit d’un simple « Désolé ».
Ilan te toise avec la plus grande amertume dont il est capable.

- Désolé ?
C’est d’une banalité d’être juste désolé. Ah oui… C’est peut-être bien trop compliqué de dire juste le mot, pardon ?
Et bien certainement parce je ne vous pardonnerai pas.
Vous l’avez sûrement deviné à l’avance.


Ilan ne s’est même pas forcer à te vouvoyer, c’est venu si naturellement,
Il n’a plus le courage d’être familier avec toi, tu n’es même plus un ami à ses yeux, presque un inconnu.
Presque.
Si seulement le poignard que tu lui as planté dans le dos n’existait pas, il aurait pu éviter tout ce mépris accordé à ta pauvre petite personne,
Ilan aimerait aussi être désolé.
D’avoir ce sentiment infecté de peine, ce goût amer dans la bouche, un peu salé par moment, ce rictus tellement faux.
Ce vide dans l’œil gauche. Ce battement vif de son cœur. Cette colère vivante sur les traits marqués de son visage,
Mais cette attitude toujours calme, toujours posée.
Jusqu’à attendre l’explosion finale qui fera valser vos corps.


hrp:
 


pride
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Dim 26 Fév - 1:45
when the lights go out you'll understand
Musique
i'm strong on the surface not all the way through i've never been perfect but neither have you, so if you're asking me, i want you to know, when my time comes, forget the wrong that i've done — leave all out the rest

Si le ciel lui tombe sur la tête,
Sick l'aura mérité.
Si la terre s'effondre sous ses pieds,
Sick l'aura mérité.
Si tu lui coupe un jour la trachée,
Sick l'aura mérité.
Si tu lui arrache le cœur pour le piétiner,
Sick l'aura mérité.

Car il sait Sick, il n'est pas idiot, il n'est pas né de la dernière pluie ; celle qui remonte à la semaine dernière, celle qui purifiait son corps de toute sa culpabilité, celle qui lui faisait boire ses larmes à grosses gorgées... Cette pluie-là, Sick la connaît et en cet instant, son cœur l'appelle à l'aide. Il aimerait qu'un torrent se déverse sur lui, pour nettoyer son visage de cette expression faciale qu'il arbore et qu'il ne veut pas que tu voies. Il y a sa langue qui ne peut s'empêcher de bouger à l'intérieur de sa bouche, mais ses lèvres sont scellées et sa mâchoire fermée. Debout, te toisant de sa hauteur, il ne bouge pas, il ne dit rien, se contente de ramasser sa cigarette alors que tu craches ton venin à ta façon ; signant définitivement sa mort dans ton cœur, signant l'arrêt de certaines fonctions du siens. Il s'était fait une raison pourtant Sick, il savait très bien que le pardon ne lui serait pas accordé. Mais agirais-tu toujours ainsi en apprenant toute la vérité, sur le pourquoi du comment il en est arrivé à agir ainsi ? Et c'est un monologue interne qui se déclenche en lui, un ouragan d'émotions qui vient lui déchirer la tête, lui lacérer la gueule comme ton regard empli de haine. Tes émotions se lisent autant dans ta voix que dans ta gestuelle ; Sick le sait, Sick te connaît et il ne peut s'empêcher de laisser s'échapper un rire de mépris en s'allumant une nouvelle cigarette à cette idée... Parce que ça doit juste t'horripiler de savoir que ce gars arrive encore à te cerner après toutes ses années...

Ta haine est palpable Ilan, et le côté blasé de Sick l'est également. Besoin de ça ? Aujourd'hui ? Non. Certainement pas, surtout pas. Il a déjà bien assez à faire avec toutes ses emmerdes du train-train quotidien qui emmerderait le pape lui-même. Assumé ses erreurs, très certainement ; mais il n'est pas con au point de croire que ses excuses sont suffisantes, elles ne le seront jamais ; jamais assez pour la peine et la souffrance qu'il t'a infligé. Car il a détruit cette relation que t'avais avec elle, avec cette fille aussi jolie que gentille, de peur d'être remplacé, il t'a effacé de sa vie... Le pouvoir de relation, quelle belle connerie ; ce qu'il a si longtemps reproché à Arsène, finalement, Sick avait finit par agir de la même manière.

Donc tu peux le haïr Ilan,
Ce n'est que justice.
Donc tu peux l'insulter si tu veux,
Ce serait normal.
Donc tu peux le mépriser,
Ce ne sera qu'un épreuve de plus.

C'est avec une infime délicatesse qu'il s'abreuve de nicotine, ses dents se resserrant sur le filtre de sa clope alors que sa tête bascule en arrière pour regarder le ciel. Qu'il regarde en haut ou en bas, cela ne ferait pas grande différence ; tu fais celui détaché, qui n'écoutera pas, qui a posé son verdict "coupable" et "condamnable" et tu as eu raison ; Sick aurait agi de la même façon s'il avait subi la même chose que toi ; mais tu n'as pas toutes les cartes en main... Mais se livrer maintenant, est-ce qu'il y aurait encore un sens à tout dire maintenant ? Certainement que non. Alors il rigole et peut-être que tu le prends pour un cinglé ; et tu n'aurais pas tort, toute sa vie le rend dingue, la vie le malmène comme il a malmené les gens... En soit, tu as ta vengeance Ilan, croit le ou non, mais la vie le baise bien comme il le faut ; que tu t'y mettes ou non ne changera rien, si ce n'est à te rendre encore plus pathétique. « Toujours le même Ilan. Toujours à faire l'indifférent, à faire celui qui est détaché malgré la haine qui flotte et que je fume avec avidité. » À quoi bon être désolé alors qu'il ne l'est pas totalement ? La seule chose pour laquelle il peut s'excuser, c'est d'avoir succombé à ses émotions trop humaines ; des sentiments néfastes qu'il aurait dû bannir depuis belles lurettes pour éviter de souffrir. « Tu préfères un 'pardon' qu'un 'désolé' ? Ne me fais pas rire, tu n'en as rien à carrer de mes excuses, je le sais bien. » Et il s'étonne d'être énervé, il s'étonne d'élever la voix, de l'entendre trembler, de sentir son sang bouillir et son cœur défaillir ; ça l'étonne de ressentir et de subir encore des années après de telles émotions venant de toi. « C'est plus pour la forme que je m'excuse, parce que dans le fond, j'étais conscient de mes gestes. Mais pour un 'meilleur ami', tu n'as pas été cherché bien loin dans les explications... »

Et il serre les poings avec férocité, ses sourcils se froncent, son regard se fait haineux malgré la peine transparente qui prend place sur ses traits. Et il a envie de déglutir, de vomir, de rendre sa vérité sur le sol juste devant tes pieds, juste pour voir si tu étais capable de la balayer ou de la rejeter d'un coup de pied. « Tu t'es dit quoi Ilan ? Hein ? Concrètement, tu t'es dit quoi ? Que j'étais seul et désespéré, que t'avais l'air heureux en étant amoureux alors que j'allais te voler ton bonheur ? Tu croyais quoi ? Que je l'aimais, c'est bien ça ? »

Les paroles ne sortent plus, elles sont bloquées, ce n'est pas là où il veut en venir, ce n'est pas là que la discussion devait aller ; il aurait dû tourner les talons et s'barrer, c'est ce qu'il aurait dû faire. Mais même des années après, il est accroché à toi et à ton pardon ; si ce n'est pas à pleurer... « C'est qui le plus cruel des deux putains ? » Qu'il murmure pour lui-même, marmonnant dans sa barbe, expirant sa fumée avec agressivité en espérant qu'agir ainsi allait le calmer... Erreur. Grossière erreur. Trop transparent Sick, beaucoup trop transparents. Et tu vas faire quoi Ilan ? Le mépriser d'avantage ? L'ignorer ? Tu peux faire le lâche, tu peux faire ce que tu veux ; mais tu ne peux pas fuir la vérité... T'allais l'entendre, que tu le veuilles ou non.



hrp:
 
 
hellébore
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Dim 12 Mar - 22:31
may we meet again in a better life
(sick)
On dit que l’erreur est humaine,
Alors si l’erreur n’existait pas, l’humanité serait-elle différente ? Ou bien l’inversement,
Si l’humanité n’existait pas, l’erreur ne serait pas non plus.
C’est ce qu’ilan se dit parfois,
Tout ce bric à braque d’incompréhensions, de pensées obscures, de théories abstraites et futiles. Ilan aime bien penser aux et si quelque chose, il le fait souvent en silence, lorsque son esprit est porté, lorsqu’il rêve, lorsqu’il se sent de réfléchir un peu à tout ce qui le rend si exécrable aux yeux du monde.
Et Sick, tu fais partie de ses nombreux sujets de questionnements insensés de et si.
Et si tu t’étais contrôlé, tu n’avais rien fait, et si ilan t’avait pardonné et si tout ceci, tout cela était différents, comme tout le monde le souhaiterait,
Si les erreurs étaient faciles à résoudre, ilan aurait toléré une erreur.
Il aurait tout fait pour conserver une amitié, mais ilan n’est pas celui tant espéré, sensibilité accrue, elle dévore la confiance qu’il porte à son entourage,
Oh, tout aurait pu être sauvé, personne n’aurait perdu son ami précieux, si seulement ilan était ce type trop peu facile à froisser,
Un seul pas de travers c’est comme une balle qui traverse son corps et dieu seul sait qu’ilan a déjà été blessé (tué) par un autre fusil.
(Un chasseur.)
Il sait à quel point c’est également blessant de jouer sur le manque de compréhension ilan appuie dessus comme sur un hématome douloureux, c’est trop tentant de vouloir se venger,
Mais il ne venge pas il préfère faire celui qui est offensé car tu as tellement raison, tu sais à quel point il n’a rien à carrer de belles excuses, même peut-être d’explications,
À moins que ce que tu caches, ce que tu comptes révéler, réveillera en lui un sentiment de compassion, une denrée rare pour ce cher ilan,
Qui préfère rester au chaud dans son indifférence.

- c’est exactement cela...

Il sent la tension monter, toi tes émotions s’intensifient telle une flamme ardente, le battement de ton cœur qui s’accélère, il les ressent toutes ses sensations,
Une envie oppressante d’ouvrir ton cœur, de déballer tout ça.
Ilan s’en délecterait presque mais au final, il n’est plus si indifférent que ça, ça enrichit sa haine son sang ne fait qu’un tour dans ses veines,
Il en rit tellement c’est insupportable de ressentir tout ce mal si proche de la folie.

- ah oui c’est certainement cela, j’étais peut-être aveugle ?
Cela devait me venir à l’esprit, directement, que la perdre c’était un message caché de ta part ?
Laisse-moi rire.


Une habitude qui revient tout de suite, il te tutoie à nouveau comme il l’avait fait à cette époque quand tout se passait bien, rien n’angoissait personne, c’était parfait ce bon temps,
ilan avait des proches qu’il aimait et c’était la raison pour laquelle il était peut-être plus sensible.
De peur de perdre,
Toi,
Elle.
Peut-être qu’ilan a eu cette pulsion mécanique de redevenir familier pour montrer aussi quelque chose,
Qu’au final il voulait juste oublier passer à autre chose et reprendre le court de sa vie puis peut-être que plus tard il se serait dit que c’est juste le passé et que ça ne vaut plus la peine de s’en soucier,
C’est comme ça qu’ilan parfois s’imagine, pas ce qu’il est maintenant il n’est que le reflet d’un traumatisme ça lui vient comme ça à l’esprit tout devrait partir de sa mémoire,
Comme une ardoise qui s’efface en un seul coup de chiffon.

- Bref, tu hausses un peu trop le ton, je ne m’amuse pas à lire dans la tête des gens, alors, déballe ce que tu as à me dire allez, maintenant qu’on est là, on ne va pas perdre une occasion si rare que celle-ci !
(rire gras.)
(puis un soupire perdu comme ça un peu au loin, il murmure.)
J’ai perdu celle que j’aimais et quand j’ai su que c’était inconsciemment de ta faute j’ai fini par comprendre juste une seule chose :
Je n’aurais jamais du tomber amoureux.


Ilan se perd un peu trop dans ses mots, sa colère est si douce quand il se contient, son ironie est piquant quand il reste posé, il n’aime pas perdre son sang froid en général,
Aujourd’hui il n’est pas révolté, il est certainement
(Attristé.)
Il a peut-être bien besoin de comprendre,
de te comprendre.

- parce que tu sais, je suis affreusement seul maintenant, je suis affreusement solitaire depuis tout cela,
J’ai perdu une partie de ma vie, parce je t’en veux pour un amour que j’ai perdu selon moi, trop vite,
Au final qu’en j’y repense je me dis :
Et si…


(Elle n’avait pas existé.)
De nouveau et encore les questions qu’il se pose qui lui ronge l’âme parce qu’elles ne détiennent pas de réponses.
Elles sont si vides à force de regretter un passé.

- m’enfin tu t’en fiches de tout cela, tu veux juste me dire ce que tu as dans le cœur. Et ainsi on pourra vivre chacun de notre côté avec des regrets et de la haine en moins, enfin j’espère,
Je ne garantie rien kyosuke.


Ta fumée a donné envie à ilan de griller sa petite cigarette,
Et dire qu’il avait songé à stopper et en la sortant de sa poche, en l’allumant tout doucement, il se rappelle se ces jours passés où ensemble vous étiez en train de fumer en parlant de tout, de rien et de n’importe quoi,
Vous pouviez presque tout vous dire à cette époque.
(Presque.)


hrp:
 


pride
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Sam 1 Avr - 0:06
you wanted to know, now you know
Musique
et j'ai vraiment tout essayé, loin d'une vie trépidante, rongé, des nuits blanches à m'demander d'une voix hésitante, "ai-je fais les bons choix?" prise de conscience froide et flippante, des fois j'aimerai m'endormir et m'réveiller l'année suivante — des histoires à raconter // casseurs flowters

Les erreurs font les remords ; c'est bien ce qui le détruit à l'heure actuelle, en ta présence, de ton œil empli de haine en proie à la dégénérescence. Elle n'était pas vraiment présente au premier abord ta haine, masquée par ton indifférence, et la voilà maintenant qui frappe à sa porte ; rouvrant la plaie lancinante. Alors il prend sur lui Sick, restant droit comme un piquet, tel un clébard blessé attendant d'se faire piquer et c'est drôle Ilan, ouais, ça doit être drôle pour toi d'le voir si faible, de le voir galérer, un poil trop désemparé. Il se doute très bien de ce qui s'passe à l'intérieur de ton crâne et quand les mots passent la barrière de tes lèvres, c'est un sourire de mépris qui vient s'arborer sur son faciès enragé. Tu sais jouer avec les nerfs Ilan, pour ça, t'es un sacré champion et il ne sait pas le photographe si tu le fais exprès ou non ; il ne sait pas si t'as toujours voulu te la jouer aveugle et sourd, mais t'étais exactement en train de refaire la même chose ; de quoi accentuer les remords, de quoi lui rappeler encore une fois sa putain d'erreur.

Boucle sans fin qui s'enchaîne jusqu'à votre déclin ; une amitié réduite à néant pour l'amour de cette fille qui ne provoquait chez lui que de l'indifférence ; mais il voyait bien dans la lueur de tes yeux ton bonheur, il ressentait bien cette passion dévorante, cet amour ardent. Il sait de quoi il t'as privé, involontairement certes, mais Sick en est bien conscient, il ne se fait pas d'illusion, c'est bien pourquoi il se trouve encore aujourd'hui détestable ; méprisable. La fumée de sa cigarette vient se glisser devant sa rétine désabusée, son cœur se soulevant en rythme avec tes paroles alors que la nicotine n'arrive même plus à calmer ses nerfs mit à rude épreuve. La patience, c'est bien une chose avec laquelle il n'avait jamais été doué ; trop facilement irritable ; surtout quand ça te concerne. Ses dents croisent le fer en même temps que vos regards ; ça dégénère ; en lui, c'est un bordel infâme, il se retrouve happé par les flammes de l'enfer pour finir dans la gueule de Cerbère.

'Laisse moi rire' ; comme si tu ne te fendais pas déjà la poire de cette situation bordel ; t'as rien cherché, t'as même pas essayé de deviner, tout ce que t'as fait, c'est avoir la haine et t'effacer...

T'étais où Ilan ?
Quand j'voulais te parler ?
T'étais où Ilan ?
Quand j'voulais te l'avouer ?
T'étais où Ilan ?
Tu sais pas comment j'ai pleuré.
T'étais où bordel ?
Tu sais pas comment j'ai regretté.
Qu'est-ce que tu veux Ilan ?
Aide-moi à comprendre
Qu'est-ce que tu veux Ilan ?
Me voir crever sans attendre ?
T'étais où Ilan bordel,
Quand je crevais et que j'appelais à l'aide ?
Justement, mon vieux,
T'étais avec elle.

Devenir un ennemi, pour ensuite devenir un inconnu ; alors que t'étais comme un frère, que tu le connaissais mieux que personne... Est-ce que tu crois que c'est facile Ilan ? Est-ce que tu crois que ça ne l'a été ne serait-ce qu'une seule seconde ? Est-ce que tu penses que ça l'a amusé ? Non. Bien sûr que non ; tu sais pertinemment que non. Mais t'as été blessé, tu t'es sentis trahis, alors t'as pas cherché plus loin, t'as pas voulu cherché plus loin, et c'est humain Ilan, ouais, c'est normal. Sick en est conscient, alors Sick doit l'ouvrir ; rangé sa peur et sa fierté au placard, porté ses couilles et les poser sur la table ; pour pouvoir passer à autre chose, pour que tu puisses enfin cracher sur lui avec véhémence ; pour qu'il se prenne une fois de plus ton indifférence pleine de violence.

Et il tremble de tous ses membres, fébrile comme pas possible, resserrant ses phalanges sur sa paume gelée, le voilà qui redevient fragile. Ses lèvres suivent le même mouvement grelottant de son corps, sa tête se baissant automatiquement, sa clope consumée finissant sur le sol ; c'est l'amorce, le compte à rebours est fini, la réalité le rattrape avec force. « Tu me vois vraiment comme un fils de pute qui se branle de tout, hein ? » Peut-être que Kyosuke était comme ça en effet, mais il a changé ; cette histoire l'a totalement fait vriller. « Arrête tes conneries Ilan, ça a rien à voir avec le fait de tomber amoureux ou pas ; ouais, j'ai merdé sur toute la putain de ligne, c'est vrai. Mais bordel, tu m'as même pas laissé le temps d'arranger mes erreurs, t'as juste disparu d'ma vie comme ça, sans chercher plus loin. » Et sans doute qu'il oublie des détails, Sick ne sait pas, Sick n'en sait rien, Sick n'a jamais su réellement ; vous avez vécu le soucis sous des angles différents, vos visions et vos peines sont faussés par votre propre ressentis sur la question ; et il assume pleinement ses erreurs, tu peux le croire sur parole.

« Tu veux la vérité ? J'avais peur p'tain ; la voilà la vérité. Plus t'étais avec elle, plus j'étais mis au second plan, j'étais plus rien, qu'une poussière dans le nouveau bonheur de ta vie. Et c'est comme ça quand on tombe amoureux j'imagine, le monde ne se rapporte plus qu'à elle ; ou à lui. » Et il pense à Philomène en cet instant, baissant la tête en serrant de nouveau les dents, le cœur empli de rage, de colère, un trop plein de chagrin, rouvrant sa plaie béante ; mais non Sick, c'est pas le moment, alors il envoi tout au néant ; continuant sans attendre, son faciès s'assombrissant en duo avec la rafale de vent. « Ouais. Lui. J'me disais 'j'vais devenir quoi sans lui ? qu'est-ce que j'vais faire s'il m'oubli ?' et sans m'en rendre compte, quand elle s'est retrouvée à côté de moi, j'ai eu une pensée débile, j'voulais que ce soit moi à sa place... J'suis un putain d'imbécile. » Et sa main vient se placer devant son visage, il ravale ses larmes, ravale sa voix tremblante pour mieux prendre une grande inspiration, essayant vainement de retrouver ses sens, un contrôle sur ses émotions. Il regarde le ciel Sick, cherche encore une fois ses mots, cherche le meilleur moyen d'te faire comprendre la véracité de la chose, de te faire comprendre à quel point il était pommé et comment il s'est ramassé de façon grandiose. « Et elle s'est mise à m'aimer, t'oubliant instantanément, alors que c'était pas c'que j'avais demandé ; je voulais pas être à sa place à elle, pas avce elle ; je te voulais toi. »

Et quand il le dit à voix haute
Tout r e v i e n t au galop
Sa voix et ses épaules tressautent
Il r e t o m b e de haut
La puissance de l'impact
Le c h a o s

La vérité est là, elle est dite, mais voilà que son coeur se brise en même temps que la véracité de ses propos ; il explose comme une bombe, recouvre votre monde de haine d'une fumée bien noire, retourne dans sa tombe pour y dévoiler la carcasse de sa mort d'autrefois. Ne plus ramasser les morceaux, c'était bien trop tard. « Tu comprends toujours pas ? Explique-moi Ilan. Explique-moi comment j'étais sensé te dire à l'époque que j'étais amoureux d'toi ? Comment j'étais sensé détruire une amitié pour un amour impossible et totalement désintéressé ? » Être cash, être honnête.

Les yeux dans les yeux
Plus de retour en a r r i è r e
Cinq quatre trois deux
Un, et c'est le monde à l' e n v e r s
C'était son dernier aveux
Place à l'enfer sur t e r r e

Sick, Kyosuke, plus rien n'a d'importance. Le futur, le présent, le passé ; il n'en ressent que de l'indifférence. Il n'est pas pardonnable, il ne l'oublie pas ; mais maintenant que tu sais tout Ilan, le poids sur ses épaules s'envole ; mais pas celui sur ses entrailles.




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hellébore
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Jeu 20 Avr - 0:09
may we meet again in a better life
(sick)
les secondes ne sont plus comptées,
il est temps de connaître
(d’affronter.)
cette vérité,
que lui ilan ne se serait jamais douté, elle n'aurait jamais traversé son esprit,
et elle ne signifiera pas rien pour lui, bien au contraire, elle aurait le nouvel effet,
d'une balle tirée sur l'homme qu'il est désormais,
un projectile invisible qui troue son âme et ce creux là il ne pourrait certainement jamais le combler,
à moins de te demander pardon, kyosuke, au moins il pourrait faire l'effort de reconnaître ses erreurs aussi,
abandonnant son orgueil,
rejetant toute cette haine gratuite qu'il t'a tant offert.
ilan ne sait rien pour le moment, il attend juste une réponse de ta part, tes explications,
lentement avouées,
(concentration ignorée.)
ilan ne rigole plus en silence, il a son unique prunelle qui se perd dans le ciel,
il appréhende les futurs mots que tu emploieras.
la fumée de sa cigarette virevolte,
pendant que ta révélation éclate et plus tu t'enfonces dans tes explications, plus ilan comprend pourquoi et comment,
vous en êtes arrivés là.
à vous tourner le dos sans un bruit et pourquoi tu ne l'as pas dis plutôt, le garder ce fardeau ne t'a pas libéré alors que maintenant,
tu es sûrement plus apaisé,
(alarmé.)
par ce qu'il te répondra  et il ne faudra pas s'étonner de sa rage qui fait débordé le vase de la répulsion,
juste une envie de se dire que vous êtes tous,
incorrigibles,
dans votre genre,
tous idiots, impossible pour vous d'assumer, de se dire que ce n'est qu'une partie de votre passé,
(mais ne faillait-il pas,
quelques réponses,
à ces quelques questions ?)
ilan tremble un peu, avec son rire nerveux, ce rire humiliant qui le rappelle à quel point c'est ridicule,
d'être ignorant,
ce rictus naît par la gêne, naît par l’embarras, les regrets,
et c'est ainsi qu'elle arrive,
la culpabilité.

- c'est cela... oui. je comprends mieux.
(murmure)
p u t a i n...
(reprend sa respiration)
et dis-moi kyosuke, ce que tu attends, que je te dise,
bordel ?
à cette époque, je n'étais pas simplement borgne, mais complètement,
aveugle ?



sa tête qui s'écroule, il a encore ce spasme amusée par sa médiocrité, par toute sa personne qu'il recommence,
à haïr,
mais il a peur ilan d'en finir,
alors comment se réconcilier avec soi-même,
comment résoudre les problèmes.
Il fait tomber sa cigarette, l'écrase avec son talon et se pointe du doigt avec cette colère rigide marquée sur les traits de son visage,
un peu rougit, les veines violacées, visibles sur sa tempe.

- et bien oui, tu as raison, merde,
j'ai simplement vu ce que moi seul, je désirais,
j'ai complètement oublié un ami pendant que je batifolais en douceur, perdu dans mon monde, tout frais, tout beau,
je vivais d'amour et d'eau fraîche !!
maintenant que j'y pense, elle avait un goût écœurant. et tu sais quoi, kyosuke ? je vais te dire que devant toi,
y'a le plus gros des connards, qui pense tranquillement à sa petite personne, mais après la vérité,
il se dégonfle il assume plus,
ce connard, appelé ilan.


((peut-être qu'il pleut,
peut-être que plus proches de vous, il y a des heureux,
et ils ignorent le monde,
ils oublient que le reste n'est qu'immonde,
que vous n’existez plus,
car rien n'est encore résolu.))

- et ce connard, tu sais quoi ? ce connard replonge fièrement dans ce sentiment ingrat,
et cela,
juste après avoir couché avec elle.


((raillerie qui éclate,
sur le point d'ouvrir la boîte,
il attend que ton visage pâlit,
après avoir craché ces mots salis,
il est temps de mettre carte sur table,
ainsi tu le trouveras plus que pitoyable.))

- avec philomène.

alors, vous avez avoué vos erreurs,
il temps d'en finir, avec tout, crever l'abcès qui encombre vos cœurs,
et ensuite, ils pourront continuer de battre dans un rythme plus,
doux,
plus serein.
mais pour cela il affrontera n'importe quoi,
et même ton regard,
s i c k.


hrp:
 


pride
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Mer 14 Juin - 19:21
I must've crossed a line, I must've lost my mind
Musique
j'me suis réveillé éméché prêt d'un lampadaire ; trois paires des chaussettes aux pieds, un drap, mon esprit à l'envers — feu follet // manau

Si seulement Ilan. Si seulement Kyosuke avait ouvert sa gueule, si seulement il t'avait imploré de l'écouter plutôt que de succomber à sa fierté mal placée ; alors peut-être que vous n'en seriez pas là. Si seulement il avait recollé les pots cassés... Mais non. Il avait laissé les morceaux éparpillés sur les sols de votre amitié, tournant le dos après avoir contemplé ta silhouette s'éloigner. C'est horrible, c'est pitoyable, c'est détestable... Il s'exècre, il s'insupporte, il se déteste... Et pourtant, il devrait t'en vouloir également, avec violence, avec véhémence. Mais non. Quelque chose l'en empêche ; sa propre culpabilité, à n'en pas douter. Une main sur sa nuque, qu'il masse – ou plutôt qu'il torture – le regard vissé sur le sol, il écoute. Ton malaise, il s'en imprègne, parce que c'est exactement ce qui le ronge depuis tout ce temps, cette même gêne. Un soupir vient quitter maladroitement ses lippes qu'il referme aussitôt, portant son regard vers l'horizon plutôt que d'affronter ton unique œil, mais autant perçant que deux... Et il écoute Kyosuke, parce qu'il ne peut rien faire d'autre, parce que sa putain de gorge est serrée, aussi nouée que son estomac qui lui fout des hauts de cœurs. Ce n'était pas le moment de partir en couilles, ce n'était pas le moment d'être faible ; non, c'était le moment d'assumer ses erreurs, d'affronter la réalité, de subir autant qu'il a infligé.

Ouais, t'as été aveugle Ilan, parce que t'étais enfermé dans ton cocon égoïste du bonheur, t'as pas pensé à lui, t'as pas pensé à son malheur ; mais qui est-il pour te blâmer ? N'est-ce pas humain que de chercher le bonheur ? Un havre de paix ? Si, bien sûr que si... Et c'est pour ça qu'il a été aussi peiné, autant rongé par la jalousie ; parce qu'il aurait aimé que ce bonheur lui soit bénéfique, qu'il n'y soit pas étranger. Une cigarette écrasée, en voilà une nouvelle entre ses lèvres ; c'est fou, mais plus tu parles et plus l'envie d'avoir un cancer lui déchire le crâne. Son regard noisette se redresse pour te confronter dès lors que tu t'accuses, tu t'appelles toi-même un connard Ilan et il ne peut rien dire, quelque chose à l'intérieur de lui, lui donne l'ordre de fermer sa gueule ; d'écouter, quitte à être brisé. Comment pourrait-il être encore plus blessé de toute façon ? Kyosuke n'en sait rien, il ne veut pas savoir ; lui, il a parlé, alors il te laisserait agir à ta guise, parler pour mieux l'enfoncer six pieds sous terre... Ne lui laisse pas l'occasion de remonter à la surface Ilan, surtout pas... Après tout, Kyosuke le mérite, c'est clair, net et précis.

Les bruits environnant autour de vous ne lui parviennent plus, pourtant, il sent quelque chose tomber sur son faciès, une goutte, puis une deuxième, lentement. Il manquerait plus que le ciel se mette à chialer pour rendre cette entrevue encore plus dramatique ; mais ce n'était pas le moment de se lamenter sur son sort ou d'être complètement ravagé. Non. Il se laisserait tomber sur le sol à l'abri de ton regard qu'il considère comme inquisiteur, il ne te laisserait pas le privilège de le voir totalement ravagé, certainement pas...

C'est ce qu'il croyait Kyosuke
Il l'aurait pourtant parié
Mais non, t'as dit son prénom
Et le voilà en proie à une émotion

D e s t r u c t i o n

Philomène et toi Ilan. Il y a un blanc, il y a le temps qui défile, mais il ne sait pas exactement combien de secondes se sont écoulés, il est persuadé qu'elles se sont transformées en longues minutes. Et un rire vient le sortir de sa torpeur, un sourcil arqué de surprise alors qu'un hoquet l'étrangle à moitié. « Q... Quoi ? » Un mauvais rêve ? Une mauvaise blague ? Non. Il a sûrement mal entendu. Il aimerait avoir mal entendu, il supplierait presque d'avoir eu une hallucination, un souvenir de sa vie antérieure qui revient ; mais non. Non. Putain non. Non, s'il vous plaît, non. « C'est... Une blague ? » C'est pas ça. C'est clairement pas ça. Et ça fait mal putain, son cœur ne lui appartient plus, tout comme ses membres semblent prit d'une frénésie qui ne lui est pas étrangère. Sa mâchoire serrée, il approche, levant son poing instinctivement avant de le laisser percuter ta joue, sans avoir eu le temps de freiner, de l'arrêter. La douleur de ses phalanges lui fait mal, ses ongles s'enfonçant dans sa paume le saigne, à petit feu, il crève... Ouais, c'est officiel, Kyosuke crève.

« Dis-moi que j'ai mal entendu putain... ? Dis-moi que c'est faux bordel ?! » Il ne contrôle plus rien, il ne sait même plus ce qu'il se passe, tout part en vrille, tout se désintègre, tout s'effrite, tout se brise sous le poids de cette putain de vérité. Lui qui avait toujours préféré la vérité au mensonge se demandait maintenant pourquoi il n'avait pas plongé pour la deuxième option. La vérité. La putain de réalité. Bordel de merde. C'est horrible. Et les larmes coulent, indubitablement, le ramenant à cette putain de réalité ; il aimerait tellement s'évaporer, disparaître pour ne jamais être retrouvé... Si seulement putain, si seulement cet amour pour toi n'avait jamais existé, si seulement ces sentiments pour Philomène, il les avaient laissés de côté. Jamais, jamais il n'aurait souffert autant... Il n'en peut plus, il est à l'agonie, sa main endolori sur son cœur, la mâchoire serrée au maximum, prêt à s'en défoncer les dents ; il attrape le col de ton pull tout en baissant la tête. Il ne peut rien dire. Il ne peut rien faire Kyosuke et certainement pas affronter ton regard ; c'est lui le premier à avoir fait de la merde, pas vrai ? Alors qu'est-ce qu'il peut dire concrètement ?« Pourquoi putain ? Pourquoi il a fallu que ça tombe sur elle ? Et pourquoi avec toi bordel de merde ?! »  

Mais elle ne l'a jamais aimé Philomène, Kyosuke le savait pourtant ; il avait signé pour ça, pour être détruit par ce trop-plein de sentiments. Sortir avec elle, quelle erreur putain, il n'aurait jamais dû succomber, il n'aurait jamais dû l'approcher. Philomène est trop belle pour être honnête, alors elle détruit tout ce qu'elle touche ; oui, elle vient de te détruire Kyosuke, elle vient de te ramener à la réalité... Ce n'est pas une blague, c'est juste vrai et il le sait ; malheureusement, aucun doute possible ; il le sait. Et il a l'impression de crever Kyosuke alors qu'il te lâche, baissant un peu plus sa tête, sa main endolori et rougis ramener devant son front, passant une main dans sa chevelure pour tenter de calmer sa haine, sa colère, son incompréhension ; la fin de son putain de monde. « Tu l'aimes ? Ou t'as fait ça par vengeance ? Non. Ce n'est pas ton genre de faire ça par vengeance ; t'es pas un fils de pute, pas autant que ça, j'le sais... Ouais, j'le sais. Ahaha. » Il en deviendrait presque fou et peut-être qu'il l'est déjà... La tête en arrière, affrontant les quelques perles de pluie, il reste ainsi, quelque temps, sans rien dire, son rire dépité s'échappant de temps en temps d'entre ses lèvres abîmées. Que dire putain ? Que faire ? C'est risible, tellement pathétique. Qu'on le tue putain, qu'on l'achève... « Je l'savais bien, j'savais qu'elle n'm'aimait pas ; mais j'y croyais. Putain, j'ai été con. J'aurais dû le savoir, après toi, j'aurais dû savoir que l'amour, c'était qu'un lot d'emmerde. »

Mais j'y ai cru putain
Mes sentiments se dégradent
Voilà qu'arrive la fin
Et j'y ai cru comme un malade


« T'es content Ilan ? On peut dire quoi, 'qu'on est quitte' ? Comme dans les vieux films à l'eau de rose, tu sais ? » Et son rire se brise, son visage se voile de sa chevelure, ses larmes coulent sans qu'il ne puisse les arrêter. C'est ce qu'il répète, inlassablement ; pendant plusieurs secondes, qui deviennent des minutes. « C'est risible, vas-y, marre-toi Ilan. » Parce qu'il aurait préféré en rire, vraiment, plutôt que d'en pleurer. Que va-t'il faire maintenant Kyosuke ? Il n'en a aucune foutu idée. Perdu dans les limbes, impossible à retrouver.




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Lun 3 Juil - 1:47
may we meet again in a better life
(sick)
le ciel pleure un peu comme vos coeurs,
trop meurtris comme vos corps,
ilan sait qu'il va clamser il sait qu'il va peut-être décédé d'avoir osé toucher un cheveu de ta dulcinée.
mais pour le moment ilan apprécie la froideur des gouttes qui tombent en douceur,
sur vos visages crispés.
et dire qu'il pensait que ça allait être pire qu'au final il n'y aurait même pas un coup qui paralyse sa joue,
ilan la tête baissée encaisse le poing que tu lui as généreusement donné,
((dangereusement pardonné.))
il s'attendait à un silence mais plus rien pour s'expliquer. tu sais le dialogue de sourd par excellence,
sans les mots et le discours qui font mal.
bordel.
putain.
ilan voudrait le citer tu sais parce que qu'est-ce que ça fait du bien de s'en prendre une quand on le mérite.
ilan n'a jamais su te tenir tête,
tu fais déjà deux têtes de plus alors tu es très intimidant et même lorsque tu saisis,
le col de son vêtement,
ilan semble léviter dans les airs il ne pensait pas si léger.
il voudrait te raconter pourquoi cette connerie il l'a fait.

- je l'aime,
et puis je crois bien que c'est réciproque,
je crois même que j'ai perdu un peu la tête ce soir là j'étais hypnotisé par cette attirance,
l'amour c'est quoi… c'est propre à l'homme- une réaction chimique pour encourager la reproduction.
ça prouve encore plus que je suis comme tout le monde et tu sais,
j'ai bien peur de regretter de te briser une nouvelle fois le cœur,
on appelle cela de la compassion ?
de l'empathie... ?


ironique,
ilan n'en a eu que pour les bêtes sauvages en danger,
menacées par l'humanité.
ilan n'a jamais eu ce sentiment de peine pour un semblable,
mais maintenant c'est la preuve irréfutable,
qu'il est si humain.
et maintenant,
((serein.))

- je suis navré je pensais pas qu'entre vous c'était sérieux,
elle m'en a vite parlé mais elle ne semblait pas enchantée,
et de savoir qu'elle t'avait toi ne m'a pas arrêté,
philomène est la seule qui sait,
ce qu'on ressent qu'on est est lassé par le monde autour de nous.
kyosuke, je voudrais que tu saches que ce n'est pas contre toi mais parce que,
je n'ai pas pu résister une nouvelle fois à l'amour.


sa main tape un dixième de seconde ton épaule si haute,
ilan qui ne sait pas sourire se met à rire,
puissante euphorie comme autrefois quand vous étiez amis,
il ne rit pas par fourberie, il rit un peu par mélancolie, il glousse par envie de repasser avec toi,
des moments oubliés.

- on est quitte.

tu es en train de crever sick,
mais ilan,
n'a certainement pas envie de t’enterrer.
ses doigts tapotent l'épiderme endolorie de sa joue punie,
par ta colère.
((est-ce que vous allez continuer,
de prendre cher ?))


hrp:
 


pride
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Jeu 7 Sep - 3:59
out of the blue and into the black
Musique
et j'ressens comme un vide inachevé ; inachevé, j'ai jamais rien fini sauf c'que j'ai entrepris d'gâcher, complètement détaché j'm'écoute raconter des histoires, le monde peut bien m'attendre même si j'suis tout seul à y croire — casseurs flowters // inachevés  

Un fin sourire qui prend place sur ses lèvres, alors que tu prends la parole pour un monologue intemporel qu'il ne souhaite pas interrompre ; s'abreuvant de ta voix et de tes intonations comme de la nicotine qu'il ingurgite avec avidité. Pourtant, plus tu parles Ilan et plus Kyo' aimerait t'intimer l'ordre de te taire ; à jamais. Plus tu parles, plus il comprend qu'il perd les devants ; qu'il passe en arrière plan ; que tout sera définitivement différent. Et son cœur se resserre et les mots ne sortent pas ; juste l'écho de son soupir qui se noie dans son désespoir, enveloppé d'une fumée morbide qui comprime ses voies respiratoires. Son visage prend place à l'intérieur de ses bras croisés, alors que sa cigarette vient se glisser entre ses doigts abîmés par le froid d'un automne un brin glacial. Il y a quelque chose qui ne va pas, oui, c'est bien ça ; dans sa poitrine, une douleur ; il a mal.

Les mots sortent de ta bouche Ilan et ça sonne comme des justifications ; pourtant, il ne t'en a pas demandé, il préfère ne pas savoir, il préfère ne rien entendre... Qu'est-ce qu'il adorerait, oui, être perdu dans le silence. Mais le photographe doit être fort, alors il redresse malgré tout la tête, t'écoute toi le borgne qui semble avoir ouvert ton unique œil sur les sentiments et leurs conséquences. T'es amoureux d'elle Ilan et ça se voit, ça se sent dans ta voix, ça se lit dans ton regard d'habitude éteint ; t'as succombé comme lui à son charme, à ce qu'elle est, à ce qu'elle offre. Et c'est réciproque oui, ça ne l'étonne pas, il le sait, car Philomène ne l'aimera jamais... Conscient de ce désintérêt, mais néanmoins triste, il ne peut s'empêcher de sourire timidement à tes confessions et il se sent voleur Kyosuke, en cet instant, il a l'impression de te contraindre, de te forcer d'une quelconque façon.

Ouais, tu me brises le coeur
Mais c'est pas le moment de craquer
Plus de place pour la rancœur
Il va falloir sourire à l'adversité
j'ai encore un peu d'honneur
C'pas aujourd'hui que je jette ma fierté


« J'ai compris Ilan. » Un sourire, qu'il cache par mégarde de sa main froide ; la braise de sa cigarette tombant sur le sol avec rapidité. « J'vais pas me briser pour ça, j'peux plus l'être maintenant. » Un mensonge bienveillant, qu'il n'affectionne pas particulièrement, mais dont il use l'art malgré tout subtilement. Un soupir long, lassé, désespéré, le regard se porte sur le tien ; c'est bien étrange de te contempler du sol, te voir aussi grand et lui aussi petit, ce n'est pas habituel... Mais qu'est-ce qui est "habituel" vous concernant ? Il n'a pas oublié Kyosuke, mais il a été contraint de se forcé, rejeter ce passé qui vous lie, par culpabilité. « Il n'y a pas le choix alors... J'dois bien m'y résoudre. » Son sourire reste logé sur ses lèvres et ça lui fend le cœur, il le sent se briser lentement, craquelé comme sa peau sous ses doigts qu'il resserre dans sa paume, caché à l'abri dans son jean... Sa cigarette atterrit sur l'herbe mouillé, le crépitement qui s'éteint le lance dans sa dévotion. « Je vais m'effacer de sa vie, je m'y étais déjà immiscé à son insu ; autant revenir à l'ordre des choses. »

Une confession, une révélation ; celle qu'il s'était juré de garder pour lui... Mais il n'y a plus la place pour cela, plus à cette heure-ci. Il est fatigué Sick, tout comme Kyosuke qui revient à la surface ; tout le fatigue, lassé, il en a plus qu'assez, l'ardoise est chargé et il est prêt, maintenant, à tout effacer. « Je te demanderais juste une chose ; de prendre soin d'elle. Je sais que c'est cliché comme pas possible, mais, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour l'heure actuelle, ahaha. »

Son rire sonne faux
Englobe ses sanglots
Enfoui dans un étaux
Qu'il garde dans ses boyaux
L'oublié, elle ; Philo'.


Un nouveau soupir, il se relève et s'approche, la mine déconfite, posant la paume de sa main sur ton épaule. Il cherche ses mots, il cherche quelque chose, mais rien ne lui vient naturellement, alors dans un mouvement lent et avec nonchalance, c'est son front qui vient s'y loger à son tour ; une détresse passagère, y croire, oui, il espère. « Maintenant... Ouais. Maintenant on est quitte. » Et ça lui arrache la gueule, cette unique phrase lui déchire les organes, lui lacère le cœur, lui dévore les entrailles avec ardeur. Est-ce qu'il peut espérer Kyosuke, qu'un jour, toute cette histoire serait oublié ? Les idéaux, les utopies, il devrait le savoir ; elles ne sont là que pour faire rêver, sans jamais se réaliser.

Alors autant jouer une autre carte
S'effacer des mémoires de nouveau
Oublié l'amour qu'il lui porte, l'écarte
Laisser le votre fleurir, sans un mot


Il n'est pas prêt Sick
Il n'est pas prêt Kyosuke
Mais il doit le faire, pour que tout aille mieux à nouveau, non ?




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hellébore
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Lun 9 Oct - 1:03
may we meet again in a better life
(sick)
en se promenant ici, ilan ne s'attendait pas à ces imprévisibles retrouvailles,
et il est vrai qu'elles étaient bourrées de failles,
mais au final, en y réfléchissant il n'y a rien de mal,
un poing (avivée), des larmes (cachées), des vérités (balancées), rien de plus banal.
qu'est ce qu'il aurait pu faire ?
écouter son coeur et te faire taire ?
il a préféré t'écouter, toi, ne pas faire l'égoïste, se dire que t'es roi en cet instant, que devant lui tu existes.
ilan a compris la leçon, c'est sûr, il sait ce que c'est désormais,
de se fier juste à son avis et son agonie,
de ne pas faire attention aux détails qui finissent toujours par tomber dans l'oubli.
c’est malheureux de devoir te blesser, il aurait très bien pu laisser,
les vérités de côté.
mais il n’y a rien de pire que de ne rien dire,
il l’aime autant que toi,
il sait que cela te déçoit,
que ton coeur est déchiré, déchiqueté,
tu peux mentir sick, ilan sait que tu es brisé,
il veut se maudire, d'autant te martyriser.
puis ton sourire, bon dieu, cesse de te forcer,
((ilan se sent miteux, ilan se sent bouleversé.))
puis quand tu dis que tu veux tout effacer, ses pupilles se dilatent, pourquoi annoncer cela avec une telle hâte ?
les mots sont coincés dans son oesophage,
il entend au loin, gronder l’orage,
pourquoi cette aveu et pourquoi cette demande ?
il aimerait être courageux et pousser une gueulante.
pourtant dans le fond, il sait que garder les souvenirs de son ancien amour,
c’est bien con, vouloir s’endurcir pour son bien, c’est bien lourd.
autant laisser tomber et oublier, cela évitera un si long retour.
le contact entre vos corps réveille ilan, perdu dans ses films, ses scénario par millier.
et se rappelle désormais,
que tu souhaite l’effacer,
((à tout jamais.)

- kyosuke, tu me demandes ça alors que tu…
(finira par l’oublier…)

ilan, tu as tout gâcher. répète t-il,
il se sent tant coupable, cet imbécile.

c’est une belle c o u p u r e nette,
face à une r a t u r e clair,
elle provoque une s o u i l l u r e honnête,
grâce à cette r a c l u r e similaire,
((aux humains bêtes, qu'il n'aime guère.))


ilan te serre et espère,
qu’un jour qu’il ne pourra plus pleurer,
une fois de trop, et il se sentira crever.

- c’est cruel…

(retenir ses larmes,
c’est une tâche pénible.
et il range ses armes,
comme un lâche peu crédible.)

ilan pleure.
((et ça fait presque p e u r.))


hrp:
 


pride
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Mer 13 Déc - 15:45
I just hide behind the tears of a clown
Musique
but i already told you my whole life story not just based on my description' cause where you see it from where you're sitting it's probably 110% different i guess we would have to walk a mile in each other's shoes, at least what size you wear? i wear tens let's see if you can fit your feet — eminem // beautiful  

Peut-être qu'aujourd'hui
Est un beau jour pour mourir
Pour s'évanouir sans un bruit
Disparaître de vos souvenirs


S'il avait su qu'il verrait tes larmes aujourd'hui Ilan, Kyo' aurait peut-être fait les choses différemment. Aussi loin qu'il s'en rappelle, l'homme ne sait pas s'il t'as déjà vu verser des larmes ((peut-être le jour où il te l'a enlevée, elle)) ; mais c'est étrange, ça le démange, le fout six pieds sous terre, se noyer dans le Gange. Tu resserres ton emprise sur lui et il en fait autant, reniflant en rythme avec tes sanglots pénibles. C'est horrible; ça fait mal, autant à toi qu'à lui, il en prend conscience sans rien dire. Ses bras posés sur tes épaules et ses mains logées dans ton dos, ce sont des mouvements circulaires qui viennent tenter de t'apaiser, geste maladroit, mais néanmoins attentionné. Pourquoi Ilan ? Pourquoi tu pleures pour ça ? C'est lui l'enfoiré de l'histoire, lui qui a niqué votre amitié, ton premier amour ; c'est lui qui fait tout partir en fumée... Alors pourquoi Ilan ? Pourquoi tu pleures ? Pourquoi tu ne lui crache pas à la gueule ? Pourquoi tu lui... Pardonnes ? Le sillage de ses larmes se trouve de nouveaux remplis par un flot incontrôlable ; la marée déborde à cause de l'écho de ta voix, craquelée et d'une tristesse à l'émouvoir. Il ne mérite pas ça. Il ne mérite pas ton chagrin. « Hé, ça va aller Ilan. » Kyosuke essaye de s'en convaincre, il espère au fond de lui que, dorénavant, tout ira bien ; même s'il est détruit, même s'il est en fin de vie ; il veut que pour toi, tout aille bien, que tu ne manques de rien ; et il sait que tu apporteras à Philomène se dont elle à besoin ((car lui n'en est pas capable)) ; ce n'est pas son destin.

Et il sait qu'il doit s'effacer de vos vies, disparaître sans un bruit, s'évanouir dans le vent dès aujourd'hui... Mais. Il n'y arrive pas. Il n'arrive pas à se résoudre à ça. Il ne veut pas que tu l'oublies, il ne veut pas disparaître de vos existences ; être condamné à se souvenir de vous sans rien en retour. Il veut pouvoir rester là, auprès de vous... Pourtant, le mal est fait, il sait qu'il a merdé, qu'il doit agir ainsi pour que le bonheur puisse subsister ; parce que de toute façon, c'est factice, son existence dans la vie de cette fille n'est qu'une esquisse qu'il a rédiger de lui-même, qu'il lui a imposé sans aucune gêne. Les larmes coulent, lentement, doucement, sûrement et sa voix brisée vient se loger à ton oreille. « Je sais que c'est cruel, mais... » Le vent se lève, emporte avec lui les larmes, les doutes, les regrets. Sa main posée sur le sommet de ton crâne, il quitte ton étreinte, plantant de nouveau son regard dans le tien. « Il faut bien que je le sois avec moi-même... Sinon, qui le fera ? » Kyosuke est conscient de ce qu'il dit et même dans son déni, il sait qu'il doit accomplir cette tâche, même si elle doit l'enterrer à jamais ((car il ne s'en remettra pas)). « Si vous oubliez mon existence et le mal que je vous ai fait... Tout ira bien. » ((Mais pour qui ?)). Est-ce que tout ira vraiment bien ? Kyosuke n'en est pas convaincu, quelque chose en lui murmure que ce ne sont que des conneries ; fuite en avant ou suicide lent ? Il n'en sait rien, il ne sait pas trop où il va ; est-ce la tristesse qui le fait parler ? Est-ce la culpabilité qui le fait foncer ? Est-ce ton pardon qui le fait douter ? Kyosuke n'en sait rien, il ne sait plus, c'est horrible et ça se lis sur son visage. Implorant et désespéré ; il craque.

« Qu'est-ce... Que je... Dois faire... Ilan ? »

De ses sanglots uniquement
Il tremble de tout ses membres
La main devant ses yeux brûlants
Il aimerait être enfermé dans sa chambre


« Dis moi... C'que j'dois faire... »

Il se répète, dans un hoquet désespérant ; laissant couler le flot de sa tristesse indubitablement ; il n'arrive plus à savoir ce qu'il doit faire ; ce qui est juste et ce qui ne l'est pas ; s'il est coupable ou juste misérable... Kyosuke est perdu. ((Il est peut-être un peu mort)). L'incompréhension le dévore.



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Lun 12 Mar - 0:54
may we meet again in a better life
(sick)
ilan, le borgne grincheux, celui qui méprise le monde entier,
le voilà maintenant verser des larmes,
et plus que ressentir de la pitié.
il baisse son arme,
((car il n’a plus besoin de tirer,
ni plus besoin de s’écarter…))
son regard s’efface, les gouttes de peine ruissellent lentement,
humidifie ses joues désormais rosées par cette bourrasque de sentiment,
un mélange si intense, si opprimant et sa respiration se saccade,
((les larmes s’écoulent telle une cascade,
ilan n’a jamais pleuré autant,
mais ce liquide lacrymal est pourtant,
là, ici, sur sa peau luisante,
et passe sur ses lèvres rougissantes))
non, il ne s’est jamais senti ainsi, et il ne s’est jamais si ouvert à de tels sentiments.
c’est tellement poignant,
la gorge qui se serre,
les sanglots sincères,
et le manque d’air.
((et dire qu’il était sur le point de tout foutre en l’air…))
et même si tu lui dis que tout ira bien,
c’est faux ? n’est-ce pas ? au final, c’est repartir toujours plus loin,
c’est lâche aussi,
et c’est une tâche aussi, sur ton visage,
si tu envisages,
de tout effacer...
une tâche sur des souvenirs,
sur un passé qu’ilan n’a pas oublié,
et peu importe si tout cela s’est mal terminé,
((ilan ne veut pas voir cette histoire se finir))
ô sick — ou plutôt kyosuke,
tu serais à ce point capable de mettre fin à cette amitié ?

ilan le sait, ce que c’est d’être seul,
d’avoir le peu de gens autour,
mais il sait aussi ce qu’est l’amour,
et qu’il est dur de faire un deuil…
mais,
oublier c’est bien pire de se regarder avancer,
oublier c’est plus difficile que d’enterrer,
oublier c’est bien quand la folie nous frappe,
oublier c’est meilleur quand on tombe et que personne nous rattrape.
et toi, avec tes bras qui rassurent, tu le tiens si bien,
((alors pourquoi tu ne trouves pas d’autres moyens ?))
pour que la pluie cesse de tomber,
car de telles paroles ne feront que tout empirer…

- non ça n’ira pas…

parce que,
il y a un m u r m u r e,
qui lui chuchote que
(rien n’est perdu).
ilan ne veut plus se sentir comme un simple résidu,
que l’on jette au hasard après une douce tempête.
il se sent amèrement bête,
de devoir user de ce don, celui qui apaise les cœurs,
(ou agrandit les malheurs)
il passe alors une main doucement sur ton dos,
et adoucit lentement le lourd fardeau,
que tu portes,
il t’emporte...
ainsi, vous n’aurez plus besoin d’o u b l i e r…

- tu ne sais déjà plus quoi faire...
tout cela serait trop dur à supporter kyosuke…
devoir faire une croix sur ce qu’on a vécu ?
non merci.
certes, on a souffert tous les deux mais,
pourquoi sommes-nous obligé de tout effacer ?
les mauvais souvenirs… comme les meilleurs… ?
tu t’en rends compte…
c’est horrible de faire cela,
je ne peux pas...
peu importe si tu as fait le con, peu importe si je suis égoïste et aveugle,
je suis un humain, malheureusement,
et aucun humain mérite une telle torture…


ilan rit,
en même temps que ses larmes brillent,
il a le sourire dur, le sourire humide,
((sur son visage,
on n’arrive plus à lire le v i d e))

- même s’ils sont détestables, même s’ils sont méprisants,
et je les hais, tous bordel...
je me hais,
et je te hais aussi…
mais la haine, c’est pas non plus une certaine façon d’aimer ?
en réalité, ce n’est pas l’humanité que je déteste,
c’est la vie,
pourquoi la vie est si injuste ?
est-ce que c’est parce qu’elle cache quelque chose de merveilleux ?
mais oui… regarde kyosuke,
regarde le ciel,
il pleure avec nous…


((et c’est lui qui a commencé en premier...))


hrp:
 


pride
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Jeu 3 Mai - 19:22
Le monde est vénéneux, mon cerveau fait des nœuds
Musique
fiable, avoir construit quelque chose de stable j'suis qu'un sale gosse sur un château d'sable marre de faire des grands sacrifices pour des p'tites gloires sans même savoir savourer la victoire mes nuits sont blanches, mes idées noires c'est comme chaque fois qu'j'ai arrêté d'boire et qu'les journées sont plus qu'des gueules de bois — orelsan // san

Il y a des choses que la vie n'explique pas et des êtres que la mort prend et ne rend pas ; c'est comme ça ; la vie est ainsi, une putain de chienne qui malmène ceux qui pullulent sur cette planète bleue imparfaite. Il ne dit rien Kyosuke, il écoute en silence, la tête baissée, toujours son front collé sur ton épaule ; contact charnel qui pourrait le faire vriller ; dont la chaleur le fait peu à peu oublier ses méfaits ((il n'est pas con pour autant ; il sait que le pardon n'est pas noter dans l'agenda de cette journée.)) Soupir fugace, l'homme reste ainsi, écoutant tes complaintes sur ses projets d'avenir, c'est vrai que ce qu'il expose est égoïste ((ça ne sert à rien d'effacer pour tout reconstruire ?)) Tu le serres dans tes bras Ilan et le Kyo' aimerait amorcer un mouvement de recul, mais il est bloqué ; tu le tiens bien et lui ne trouve pas le courage de s'extirper ; il trouve du réconfort dans tes bras qui signe pourtant son arrêt de mort. Vous n'êtes que de cons Ilan, tu le sais, il le sait ; ce n'est un secret pour personne.

Sourire face à l'adversité, Sick n'en était pas capable, mais Kyosuke en est le champion ; reprendre consistance, reprendre contenance ; ne pas se laisser bouffer par l'idée d'un passé envolé qu'il a brisé avec ses décisions hâtées. Plus tu parles Ilan et plus le sourire du jeune homme prend de l'ampleur sur ses lèvres décharnées ((il se ronge les sangs comme la peau.)) Tu dis que ça n'ira pas, qu'il ne sait plus quoi dire, que ça serait trop dur à supporter ; mais la vérité Ilan, c'est que c'est déjà la fin pour lui, comme pour ce qui marquait le "vous" de votre connivence. Il est le précurseur de sa propre destruction, de ta haine à son encontre ; c'est un fait avéré. Et tu sais Ilan, tu t'es accaparé son dernier espoir, un rayon de soleil apparu de nul part ; un amour ardent, mais pourtant bien dérisoire ((l'amour à sens unique ; une putain de farce.)) Le cœur se serre, les mots ne sortent pas, seul ses dents font un bruit de complaintes ; une latence magistrale ; il est bloqué dans ta spirale infernale de paroles contradictoires.

Non, c'est vrai, tout effacer n'arrangera rien ; en tout cas pour lui, car il sera condamné à se souvenir de ses erreurs. Mais Ilan, s'il effaçait toute trace de son existence de ta vie ; tu pourrais de nouveau croire en des sentiments que tu pensais mort ; tu oublierais peut-être ta haine à l'encontre de l'amour, tu oublierais une trahison... Ce serait égoïste de t'imposer cela, il est vrai ; c'est bien ce qu'il a reprocher à Arsène de tout son être ; ça suscite encore aujourd'hui, de la haine chez lui. Mais Ilan, vous ne pouvez pas continuer comme ça ; il ne pourra jamais être heureux, il ne pourra jamais oublier le mal qu'il a fait, les dégâts qu'il a causé. C'est horrible, ça fait mal, ça le tire irrémédiablement vers sa fin ; alors comprend le, aide le, de n'importe quelles manières que ce soit. Sa respiration s'accélère, comme son rythme cardiaque ; ce n'est pourtant pas le moment de faire une crise d'angoisse ; d'être au plus bas ; non. C'est le moment de reprendre pieds, d'évincer la coupe pleine et d'orchestrer la fin de son rôle inutile. « Arrête Ilan, ne dit pas ça. »

Intonation d'un rire frénétique
Mise en place d'un cœur statique 
Le voilà qui amorce sa tactique
S y m p t o m a t i q u e
Crise et délire psychotique
Que ton regard décortique
Qu'il esquive, pragmatique


« J'suis fatigué d'tout ça Ilan. Je suis fatigué de m'en vouloir. Je suis fatigué d'chercher le pardon. Et j'suis fatigué d'voir que tout c'que j'touche, j'fini par l'foutre en l'air fatalement. » Il recul finalement, quitte tes bras en te repoussant des siens, son regard esquivant le tiens ; le sillage de ses larmes est effacé par la pluie qui tombe frénétiquement ; c'est en balayant sa tête en arrière afin qu'elle puisse continuer d'accomplir son oeuvre qu'il lâche toujours avec son sourire forcé dégueulasse figé sur le visage. « J'fais de la peine à Hiroki, j'ai fais de la merde avec Arsène, j'ai pas géré avec Philomène et... » Sa tête est baissée, son regard entre de nouveau en collision avec le tiens, ses prunelles sont éteintes ; il aimerait reprendre votre étreinte... « J'ai tout niqué avec mon "meilleur ami" ; avec toi. » Haussement d'épaule nonchalant, sa main droite vient rehausser sa crinière en arrière et c'est avec lenteur et après une lutte acharnée contre le vent et son briquet ; qu'il s'allume une énième cigarette avant de reprendre. « Tu le sais très bien Ilan, nos heureux souvenirs n'existent plus ; ils ont été balayés par mes erreurs ; par les mauvais. » Ses insinuations le plombe, ses propres paroles le tue ; l'incinère ((préparez la veillée funéraire.)) « J'peux pas continuer à vivre comme ça, dans le ressentiment, dans la douleur ; dans le tourment. J'en ai juste assez de souffrir. »

Et dire ça, avec un tel sourire sur le visage ne le rend pas plus acceptable pour autant ; ça ne le soulage pas une seconde, non ; ça lui donne juste enfin de s'effondrer lamentablement. Pourtant, Kyosuke reste là, droit et fier ; preuve que ce qui faisait qu'on l'appelait "Sick" n'a plus sa place en lui. « Mais j'peux pas oublier, j'suis condamné à me rappeler ; mais j'veux pas que mon existence te pourrisse encore la vie. Donc. » Profond soupir, le sourire disparaît, seul son sérieux et sa frustration reste collé sur son faciès ; lèvres pincées et mâchoire serrée, il lâche sur un ton neutre ((qui contraste avec le grondement de tonnerre.)) « Laisse moi "effacer" tout ça Ilan. Laisse moi couper nos liens. Je le ferais pas sans ton consentement. »

Il ne reproduirait pas l'erreur d'Arsène. Il ne ferait pas le con comme elle avait pu le faire ; mais son regard te démontre sa détermination, te laisse capter qu'il est sérieux... ((Mais la vérité est tout autre... Non... Il ne veut pas, forcément ; mais il n'a plus le choix ; il ne voit plus que ça...))




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