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puissance // T. L. H. J. L-A. P. H. P. N. L. R.
 
myosotis
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Dim 23 Juil - 19:58

puissance

quarante douze



c'est une farandole sans musique
un spectacle sans artistes
rien que des dizaines de garnements qui défilent sous ses yeux
rien que des rires et des mots qui coulent sur ses lèvres - elle n'a rien de mieux
(à dire)
la muette spectatrice
adresse un sourire par-ci
à une hermine qu'elle connaît bien
un regard plein de crainte par-là
à un lénore; ami qui n'a jamais été le sien
(triste numéro)
que celui des enfants sans héros
des désillusions d'un jeu sans enjeu
si ce n'est celui
(de perdre un peu de dignité)
hannah en a trop alors elle est prête à jouer
à la bouteille; idiotie sans pareil.

couve les nouveaux amoureux d'un regard indifférent
tom
nala
un hasard sans précédent
(que celui des enfants sans amants)

et non ça ne la dérange pas
tu le sais bien toi la terreur
qui se meurt fais place au prince en sa présence
(battez vous)
dépêchez vous
les yeux qui roulent sous les paupières; closes à cause de la lumière
battez vous
(trompez vous)
nala tom faites déraper vos lèvres
embrassez hannah à la place
car les princesses comme elle ont besoin d'amour
au-delà de n'importe quel palace.

- .. tu te sens bien jaak ?

un regard à droite
hannah frôle une main moite
(drôle de spectacle)
que celui d'un enfant qui boîte.
la puissance gros c'est la puissance
BY MITZI
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Lun 7 Aoû - 17:00


Un bien joli tableau que de voir des enfants réunis, assis en cercle comme le feraient les amis
Nala n’a pas le temps de protester qu’elle se fait guider par Tom, lache à regret la main de Plume et le regard d’Hermine,
(tu n'aimes pas qu'on te tienne les mains)
((car un jour où l'autre on se sépare))
S’assied par terre et relève les yeux pour être sûre que ces deux amies restent, les reposent sur la bouteille impatiente d’en découvrir la victime ;
retient un hoquet quand elle se découvre être celle pointée.  

Elle voit la main sur son épaule et soudainement tout se précipite. Elle qui était excitée à l’idée de jouer, a l’impression d’être emportée,
Elle a le souffle qui s’accélère à mesure que celui du prince s’approche de ses lèvres
Moites, qu’elle mord pour calmer son cœur palpitant qui tambourinent dans ses oreilles et effacent le bruit des autres enfants
Elle rougit surement, mais Nala aime les contes de fée, elle croit au premier baiser. Si Tom est un prince, peut-être que ce n’est pas si grave, que son grand amour lui pardonnera le jour venu cet écart
Si Tom est un prince, cela fait d’elle une princesse et c’est le courage qu’il lui manquait pour franchir le dernier centimètre entre eux. Nala effleure ses lèvres et
Ouvre les yeux qu’elle gardait fermés, regarde Tom et sourit
Pas de magie, de sortilège, juste le rouge aux joues d’un premier baiser
Qui la marquera à vie
(un peu elle aussi)
Car elle a l’impression que c’est très important, qu’elle doit rattraper le temps perdu dans la forêt, et ce n’est qu’intuition mais on dit que les femmes ont un sixième sens, alors elle a sûrement raison – toutefois Nala n’est pas femme car Nala détourne la tête et joue avec l’herbe, un peu gênée d’avoir fait ça sous les regards détachés – intrigués – amusés – et qui sait, peut-être même jalousés ?

Elle chasse cette pensée, essaye de relativiser. S’ils sont tous réunis, c’est pour jouer entre amis.
 
myosotis
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Crève
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Mar 22 Aoû - 2:10
on se tient les mains
on change de place suite à de nouvelles arrivées
le trio des filles aux petits sourires avec au milieu celle que Tom s'est approprié
(sans savoir pourquoi il a du mal à la zieuter, lorsqu'elle tiens les mains du chef autoproclamé, puis lorsque celui-ci l'assoit à côté de lui)
C'est une certaine jalousie qui gratte au fond de lui
Il n'écoute pourtant pas la petite voix il la confond dans les parterre de feuilles et d’épines des pins qui les couvent, eux les petits bouts d'humains (et un peu moins) de leurs hautes branches.
Cachent votre jeux dans le jeux, des jeux qui n'en finissent plus.
(dit, c'est quand Tom que tu auras assez joué, que tu en auras à nouveau assez et que tu reviendras à ta première occupation qui est de te gorger de ta différence de puissance
entre toi et lui
entre toi et Lou-Anne qui est si calme comme toujours, semble passer à autre chose si vite.
Il porte ta casquette c'est vrai c'est l'heure de la paix pour l'instant.
(mais au fond de son ventre ça remue un peu lorsque Lenore et ses manières un peu étrange arrive, il prend place et Jaak abaisse cette casquette empruntée qui lui a mis du baume au cœur sur le coup mais maintenant qu'il y repense est-ce que c'est vraiment correcte de promouvoir son blason
Lorsqu'il traite comme une moins que rien l'une de ses amies.
Il ne veut pas
pas y croire non
(ne fait même pas attention à la bouteille qui toupille contre l'herbe fraiche)

t o u p i l l e vite mais s'arrête tout aussi
vite vite que déjà
Tom s'est approprié les lèvres de Nala comme si de rien n'était.
(Jaak à retenu son souffle un peu parce que c'est quand même courageux d'y aller comme ça sans hésitation)
Lui le voilà qui a les doigts qui tremblent un peu du coup il lâche les mains des filles comme soudain
gêné
(il préfère se tourner les pouces dans son coin.)
Il arrive même pas à lever son regard pour croiser celui de l'enfant face à lui, non ça lui fait un peu mal au cœur quelque part comme si
comme s'il ne sait pas trop quoi parce que c'est Loulou qu'il aime en vrai mais c'est pas ça c'est pas de l'amour cette pointe qui lui donne mal au ventre c'est un tout autre
temps
dont il n'arrive pas à se rappeler pour l'instant.

...C'est à qui du coup maintenant ?  

cherche à échapper les pensées qui se sont alourdies soudain pourtant il fait pas frais
pas encore...pas encore.... (t'inquiète pas gamin, le vent finira bien par se lever)

hrp:
 
 
freesia
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Mar 29 Aoû - 17:49
les poètes de sept ans


les mots doux de plume se perdent déjà
alors que tom se saisit de la main de nala
l'entraine dans leur ronde d'enfants qui veulent jouer aux adultes
(cela n'a plus rien d'une innocente valse)
elle est chevalier en armure de coton hermine
elle suit sa meilleure copine
(pour la protéger de tomtom le méchant loup)
et par leurs mains nouées condamne plume à cette danse
à elles la réalité se rappelle
quand dans son tournoiement la bouteille s'arrête sur nala
comme pour donner le ton de cette sérénade enfantine
(elle pince les lèvres un instant hermine)
elle qui se voulait seul prince de ses deux copines
ça se passe en instant dérobé
nala est emportée (elle lui est arrachée)
par tom le mauvais garnement
(mais elle ne dit rien car elle voit sur les joues de son amie
le rose florissant doucement comme un bouquet de printemps)
(elle serre un peu plus fort la main de plume
comme pour lui dire
je suis là
je te protègerai

alors qu'elle n'était point héroïne juste une gamine)

dans le silence d'un instant suspendu
(le début imparfait d'un conte de fée)
la voix de jaakoppi résonne avec éclat et les joues d'hermine
se font rosissantes
qu'elle soit chevalier ou prince charmant elle n'est rien de plus
qu'une petite fille
hermine
intimidée par l'image des lèvres de jaakoppi contre les siennes
(elle n'ose le regarder
arrachant les brins d'herbe devant elle)
sa tête tourne un peu sous l'assaut des odeurs de la forêt
et la main de plume dans la sienne
est son seul point d'ancrage

ft. la puissance

 
magnolia
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Mer 27 Sep - 1:06
P9
Des roses épanouies tout au bord de ces cils – ainsi fleurit doucement le printemps arraché
vous savez – Plume, elle aurait bien voulu s’interposer
crier, taper du pied, serrer le poing ; reprendre la main de Nala que Tom lui a volé
mais elle s’est contentée – de détourner les yeux – lorsque sous son regard – la saison fut scellée
( et maintenant c’est sur ses joues à elle – que s’égarent comme la rosée – quelques pétales pâles – d’églantine fanée )
pardon Nala
Des pleurs évanouis tout au bord de ses cils – ainsi flétrit lentement le tourment renfermé
elle sent contre sa paume les jolis doigts d’Hermine – se fond dans leur sillage lorsqu’ils passent et repassent sur les lignes de sa main
sois forte comme Hermine – sois forte pour Hermine – pour une fois – puisque c’est trop tard pour Nala
elle joint maladroitement à la valse en velours de son amie – les tous petits pas de ses tous petits pouces
cache ses sanglots entre les phalanges agitées de sa grande héroïne
et, par-delà la pluie – tente un sourire – un sourire rassurant un sourire de courage ce sourire qu’ont les grands
– un sourire finalement qui échappe à ses lèvres et s’échoue expirant sur les feuilles linceul – fragment d’amour trop léger pour l’âme trop lourd contre le cœur ; trop triste pour être heureux, trop heureux pour être sincère
– un sourire sans ailes sans destination sans elle – destiné dès le départ à se briser en tous petits morceaux parmi les marguerites les galets et les coquilles d’œufs
pardon Hermine

...C'est à qui du coup maintenant ?  

Elle ne sait pas – elle veut partir – elle ne veut pas jouer avec des sentiments
ça n'est pas drôle, c'est coupant – comme du papier – qu’on n'arrive jamais vraiment à dompter – même lorsque on l’enchaîne à des mots et des mots
– maux d’esprit – Plume veut s’envoler Plume n’a plus (que) ses plumes pour pleurer
Oiseau en cage de la liberté – enchaînée au cercle enfantin que les chênes barreaux veillent comme des gardiens
Plume ne dit rien et
comme d’habitude
attend qu’autrui
la fasse chanter
(en espérant qu’en l’entendant – ses amies puissent se sauver).
 
magnolia
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Dim 22 Oct - 16:40

puissance
Et on se prend la main comme des enfants Le bonheur aux lèvres un peu naivement
ce qui se passe est follement amusant
lénore ne regrette pas d'être venu un seul instant
il y a tant à observer dans ce cercle moins divisé qu'il n'y paraît
tant à lire
à retenir
à redire
ça se toise ça joue des mains et ça baisse le nez dans un délicieux ballet devant ce baiser que personne ne peut ignorer
ça tom sait s'en assurer
(cœur serré)
deux bris de rosée coulent dans leur coin sans se faire remarquer
légers comme du duvet
(lénore ne comprend pas)
pourquoi tu pleures, plume ?
pourquoi quelque chose d'aussi intéressant t'attriste autant ?
(pourquoi ?)
et puis
le spectacle est terminé, son empreinte encore vive sur les esprits
le hasard tend à nouveau la main à qui voudra bien s'en saisir
lénore s'en e m p a r e sans rien dire
l'ordre le désigne
(la réponse est là
c'est à lui)
n'eût-ce pas été le cas qu'il l'aurait tout de même probablement fait
ne reste au cercle que le loisir d'attendre et d'observer
voire de frissonner en redoutant de voir sur qui la bouteille qui tourne et tourne va s'arrêter
son doigt traître s'immobilise enfin
de l'ironie plein les ongles
c'est j a a k qui a été désigné
(ce qui doit être considéré comme un soulagement pour le reste de l'assemblée)
lénore se lève pour aller se planter à genoux devant son obligé
et promène ses yeux fous sous l'ombre de cette casquette un peu plus longtemps qu'il ne le faudrait
c'est
curieux
il y a quelque chose
juste là
dans la poitrine peut-être
ou bien un peu plus bas
qui essaie de dire quelque chose
mais lénore n'entend pas
au lieu de ça
il se saisit de la casquette comme la corneille se jetant sur sa proie
elle te va pas.
(elle te fait ressembler à tom à cette époque-là
quand il était encore là
et qu'il lui a ouvert les portes de la bande pour les refermer juste après)
baiser chaste et sans intérêt
qu'un clignement d'yeux pourrait manquer
les paires formées par le hasard l'amusent bien plus que ce défi de lèvres à entremêler
sa tâche accomplie lénore retourne à sa place en gardant la casquette comme un trophée
sur les lèvres le goût d'une aphérèse qu'il ne compte (veut) pas déchiffrer
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Dim 22 Oct - 16:40
Le membre 'Lénore' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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myosotis
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Mer 25 Oct - 20:37
Vilain
est le pressentiment qui s'installe parmi ce
silence
Son cœur continue de se serrer il a l'impression qu'il va
qu'il va . . .
(il ne sait pas)
(il regrette d'avoir lâché la main d'Hannah et Lou-Anne en cet instant)

Évidemment, c'est toujours le même qui se penche en avant, celui qui n'arrive pas à lire
le mouvement.
Pas à voir à quel point certains enfants se disent qu'il s'agit sûrement
d'une très mauvaises idées de continuer.
(Jaak en fait parti même s'il a bien envie d'embrasser, oui, celle qu'il espère un jour sera sa dulcinée.)
Lénore
toi et ta couleur terne
qui vient toujours t'incruster en leur sein.
Il ne sait rien
mais il sait qu'il ne t'apprécie pas.
(un petit quelque chose qui le dérange chez toi)
(quelque chose qu'il ne comprend point)
et ça le ronge lorsque vos regards se croisent alors il a toujours tout fait pour que jamais
il n'ait à croiser le tiens.
La bouteille pourtant a bien d'autres desseins, elle te pointe du doigt.
L'enfant pâlit, tourne ses pouces, les lèvres serrées, il ne dit rien, il n'a pas envie.
Mais s'il ne le fait pas, Tom le traitera de poule mouillé.
Alors oui c'est mieux d'encaisser que d'être ridiculisé.

Lorsque tu t'approches il ne relève pas son regard des herbes folles autour de lui.
tu aurais pu être chaste tu aurais pu être compréhensif et sûrement juste te pencher pour voler
par dessous la casquette
que tout soit caché
que le rouge de la honte de ce qui va se dérouler ne soit pas dépeint à la vue de tous et toutes.
Non, point d'échappatoire, point de clémence
Lénore tu vas toujours
droit au but.
sans aucun tact ni aucune considération, pour les sentiments d'autrui.

Voilà son seul rempart qui s'enfuit entre tes doigts.
et
en un éclair
quatre petits mots
à peine le temps de cligner des yeux comme tu penses.
Mais il n'a rien vu Jaakoppi, Jaakoppi il est ailleurs, il a les yeux perdus sur un point vide, et devant ce vide, c'est ses sourcils qui se froncent au fur et à mesure des images qui l'ont rempli parce que
ça
ne fait aucun sens.


Elle te va pas
Elle se salit trop

tandis que tu chiffonnes entre tes doigts cette jupe crème
entre éclats de boues et de sangs, qui semblent entachés tout autant tes doigts et saupoudrés autour de ton nez.
trop vite trop doux
ce ton pour te parler
trop proche trop chaude
sa paume dans la sienne
une paume tout à fait commune (il manque un doigt)

Elle te va pas

les lèvres de Jaak remuent sans qu'aucun son ne sorte
il suppose que les enfants ont parlé, peut-être continué à jouer pendant ce temps.
Elle se salit trop
Le sol n'est plus terreux mais à nouveau verdoyant
il est ici mais un bout de lui est là-bas.
Il expire longuement, un soubresaut le parcourt.
(l'habitude ne viendra jamais)
Il n'y a toujours pas de vent mais le froid l'a pourtant
soudainement saisit aux cotes.
Il replie ses jambes vers lui d'un air fâché, essayant de faire comme s'il boudait dans le doute où on lui aurait tapé causette.
C'est moins honteux que d'avouer que peut-être,
peut-être ils avaient été amis.

Et si c'était le cas, ça voudrait dire tellement de choses
auxquelles il n'a pas encore envie de croire.
Qu'il préfère se mentir au moins le temps de finir de jouer avec les autres...
enfants...?

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Sam 4 Nov - 21:26
jeux d'enfants sans je ni sang
(( puissance sans sens ))



ruben perdu au milieu des arbres des bois et buissons les pieds qui marchent sans trop savoir où ils vont au milieu des paysages familiers qui se ressemblent tous sans jamais se comparer. t'as les yeux rivés sur le ciel couvert par les épines vertes ((ruben respire)) ruben admire ruben expire ruben qui rêve de rires ; les sorties scolaires si rares il veut les passer sous l'étendard des enfances (mal)heureuses celles où l'on se tient la main où on joue au foot sans se soucier des dires les rumeurs murmurés au coin des couloirs

((eh tu l'as entendu
il paraît que c'est vrai
ça résonne la nuit dans le noir))

tu ne veux pas savoir toi tu veux courir au milieu de la verdure perdu sans vraiment l'être tant tu passes du temps ici ; séparé de ton groupe mais pas le coeur affolé hormis pour le résultat de ta course affolée. des fois tes doigts viennent se porter à tes cheveux pour en enlever les feuilles et les brindilles qui s'y coincent. ruben qui apprécie le son de ses pas qui résonne comme s'il était seul ((entourez moi)) et ruben qui n'a pas besoin des autres pour être heureux ((regardez moi aimez moi)) ruben il finit par entendre quelques voix. il s'y dirige comme si c'était une lumière au bout du tunnel, arrivant devant les enfants les copains les camarades encore petits dont il veut l'attention ; il dit, ingénu et bienheureux oh ! vous faites quoi ? je peux jouer avec vous ? et il devrait régner les sourires et les rires

((mais la rumeur l'as-tu entendue
elle dit qu'on finit tous par grandir))
 
myosotis
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Lun 20 Nov - 23:27

puissance

quarante douze



hannah, érigée au rang de fantôme, veille sur les gosses avec l'inquisition des saintes - son œil est formel de la chasteté, formé de l'eau bénite qui découle de ses paupières. chaque baiser et chaque froissement de jupe qui l'accompagne irrigue un peu plus le sang jusqu'au visage qui n'a plus rien. les secondes effritent l'automne avec la hâte des garnements qui meurent de ne pas s'embrasser - sa dignité lui échappe. elle n'ose plus frôler jaakoppi, évite la syncope, toute tendre dans sa chemise. qu'est-ce qu'il y a ? pourquoi la forêt est rouge.

... c'est à qui du coup maintenant ?

plume détachée des plus belles colombes - son regard couve la source claire de ces paroles qu'elle estime sensée, pour une fois, dans ce monde qui est fou. même les idiots doivent ériger des règles ; pour savoir lequel est le moins intelligent.

c'est à moi je crois

sa voix faune fait frémir les pins jusqu'au bout des épines ; flegmatique et tremblante. sa main claque le goulot alors qu'hannah délecte ses quelques secondes de répit

avant de devenir chevalier noir.

on aurait pu croire à de l'acharnement, crier au karma, hannah elle, hurle à l'indécence. elle sent le flot hâtif du calme quitter lentement son corps - tortionnaire aux tendres outils. elle se lève, veut faire ça bien. ses yeux ne divagueront pas sur ceux de la princesse à enlever. elle préfère se dire que c'est elle la chevalière, toute musclée d'amour pour venir la délivrer des serres de ce seigneur qu'ils aimaient tous. ses genoux touchent le sol et un baiser. voilà, elle est libre à nouveau

oh ! vous faites quoi ? je peux jouer avec vous ?

elle se recule et ses cils s'entrecroisent sur un parfum honteux. un péché goût chewing-gum au bout des lèvres, portés par l'innocence des petites têtes blondes ; jeté dans la fosses des vipères qui mordent sans achever.

installe-toi

ses jambes la propulsent en arrière, retranchée chez les gens qu'elle aime. nala a un prénom doux et des yeux piquants de citronnelle, exacerbée de la méfiance des femmes. les adultes et nala, hannah l'accorde, ont bien ce défaut-là. ne jamais croire ; aux vérités célestes.

à toi du coup

elle n'a pas besoin de le regarder pour se faire obéir ; on n'irait pas contredire une si belle conquérante.
la puissance gros c'est la puissance
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Lun 20 Nov - 23:27
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magnolia
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Mar 21 Nov - 0:19
bienvenue chez moi
la douceur est retombée et la princesse est saine et sauve- tom peut se remettre dans le cercle en spectateur roi
c'est lénore ((oh lénore)) qui reprend qui tourne et qui tombe sur le plus petit le plus il ne sait pas trop
amoureux peut-être ou plutôt enfant du groupe
son sourire s'élargit mais personne ne rechigne ça se fait très rapidement ça se fait
son cœur s'arrête
il a le contact sous les yeux et l'envie de dégobiller-un goût âcre et métallique dans la bouche
le sang et la poussière il a ses tripes qui se resserrent
la douleur est insupportable et il a un vague hoquet de surprise il devient pâle comme
un mort
baiser union impure il ne saurait l'expliquer mais l'horreur est la même que dix ans auparavant
il se sent tout autant brisé tout autant en colère
et il chavire vers la délicate plume sans y réfléchir sa tête penche et il sent comme son myocarde à elle aussi à distance
bat infiniment différemment
ne pleure plus qu'il veut hurler- il veut embrasser ses joues et ses mains ses cheveux et la faire rire
il veut l'emmener dans les douceurs d'antan qui n'appartiennent qu'à leurs fractures
sous la couette et dans ses bras- il veut qu'à nouveau
ils se bercent réciproquement
pour se reconstruire et même si c'était un échec même s'ils restent deux fêlures un peu sales différemment
même aujourd'hui
il a encore envie d'y croire
mais c'est lui qui a peur de cette faiblesse et de l'exposer qu'est-ce qui le retient au fond d'aller la chercher et de pleurer son âme tout contre sa délicate aimée sa sœur qu'on n'oublie pas mais qu'on craint
tout ça c'est trop intime pour un cercle d'enfant- des vieilles cicatrices mal soignées qui remontent et qui se dévoilent
quand la bouteille repart quand un gamin arrive
il attend avec insistance se soucie peu de ce qu'il se passe mais il a besoin de ses prunelles limpides pour remonter à la surface et ne pas se noyer dans ce chagrin sans justice
ses doigts resserrent contre un étau invisible
je t'en prie
((sèche tes vilaines larmes belle colombe))
♥️
 
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Jeu 21 Déc - 15:02
les poètes de sept ans


ce n'est qu'un jeu d'enfants mais ça n'a plus rien d'amusant
quand d'autres encore rejoignent votre menu menuet
comme tombés dans un piège caché dans la forêt
hermine a les genoux tachés d'herbe et le coeur abimé par les choses avec lesquelles il ne faut pas jouer  
hermine est pétrifiée
sage enfant pour une fois
elle regarder les baisers tomber comme des fleurs aux aubes d'été
hermine aux lèvres scellées ignorante encore de mille mutins secrets,
sous ses yeux elle voit des princes et des princesses
devenir rois et reines
dans ce monde d'ingénus qui grandissent et dénouent les fils du temps elle reste
la seule grande enfant

elle se penche vers plume à ses doigts attachée
perd son nez dans ses cheveux qui sentent encore le printemps
(même s'il se meurt sous vos émois en rien innocents)
et lui glisse des mots un rien frémissants
ça va ? tu veux qu'on continue la course ?
il en est des choses qu'elle voudrait lui murmurer à l'oreille
et à celle de nala désormais envolée, majesté couronnée de baisers
(des choses comme je suis désolée et
je ne veux plus jouer)
mais s'il est une chose qu'hermine fait comme les grands
c'est de s'entacher de cette fierté qui l'empêche d'abandonner
son armure de chevalier

ft. la puissance

 
magnolia
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Jeu 4 Jan - 0:44
P9
Un par un – les baisers sont effeuillés du bout des lèvres –  comme l’on écartèle cruellement l’amour des marguerites
Et chaque entrée en scène est comme un pétale qu’on lui ravit – elle aimerait se lever, taper du pied, serrer le poing et crier, arrêtez, cessez-là votre innocence !
Mais cette Plume n’est plus grande – depuis longtemps, maintenant.

Ses sanglots s’éparpillent au vent, vapeur inconsistante des pissenlits – elle pleure sa faillite, face à ce printemps implacable que l’inconstante de ses larmes ne fait bien qu’attiser
Les grâces du hasard ont tranché par deux fois sur son cœur d’oiseau de malheur
– la rengaine du sort a l’amère récurrence d’une présence qui se fragmente à ses côtés – Nala, pardon, pardonne-moi – elle s’étouffe de son silence en corolle dont les langueurs amères lui emplissent la bouche

Si Hermine avait lâché sa main, la brise, sans doute, n’aurait fait qu’une bouchée de son insignifiance
sa dame et chevalière, comme toujours, bénit sa couronne d’épine de soucis murmurés

ça va ? tu veux qu'on continue la course ?

Oh, si Plume pouvait s’envoler – se lever, taper du pied, serrer le poing et crier, ça suffit, arrêtons-là notre insouciance !
Mais cette Plume n’a plus d’ailes – depuis longtemps déjà
Plus de matins à chanter, plus de chansons de toute façon ; que de l’amour ; et ça n’est pas assez pour prétendre rancune

– pourquoi prier à Tom qui ne la regarde plus, de bien vouloir la voir
c’est bien sa transparence qui la rend si hideuse
hier son frère, son ami ; aujourd’hui, sa cavalière, sa sauveuse – n’en as-tu jamais assez de te piquer de leur bonté, Plume, caprice ! Tom n’est plus pour toi, il a emporté Nala vers son exode ; et bientôt Hermine, ton Hermine, se soustraira elle aussi à ta futilité arrogante, lassée de cette pureté qui te rend si atroce –
Tom n’a d’yeux que pour ce qui s’élève ; Hermine, bientôt, ne verra plus l’insignifiance de tes parures puériles
car personne n’a d’intérêt pour ces fleurs, les magnolias, que l’amour a déplumé
Plume, n’est-il pas temps d’être comme tous (comme lui), un homme ? N’est-il pas tant de t’incarner en dissidence ? alors peut-être que… peut-être que…
...

« Je… » elle se donne en sourires ( mais ne lâche pas l’amène main ) « comme tu veux, Hermine... »

Et elle prie à demi – pour qu’Hermine n’ait pas saisi – l’insignifiance de ses pleurs.

 
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Lun 15 Jan - 19:54


On ne perd pas Oskar dans les bois : c'est lui qui choisit d'égarer la route entre les troncs. Il adore s'être fait offrir l'immensité, et vite a disparu dans le breuil. Il se soulage d'abord du silence de la sylve, libéré des oisillons piailleurs qui pincent ses nerfs - à l'ombre Oskar n'est plus Oskar, ni cruel ni aride ; il est juste sauvage comme la cime, et il boit la quiétude de son esprit aux trous du ciel. Il tourne indéfiniment autour des arbres qu'il connaît déjà, et joue de ses propres tours.

Il perce ainsi les arbres jusqu'à une clairière juvénile, le visage bordé d'une mollesse lupine, la disgrâce domptée sur les talons. Ne sont-ils pas tous là : tombés du nid, ils ont l'air de bien s'amuser sans lui. Oskar frappe ses mains les unes contre les autres, pour se débarrasser de la terre moins que pour voler leur attention. Car il s'impose à leurs yeux de toute façon : son pas vert brise le cercle tracé d'enfants, sans y sentir les arcs de fureur menacer ses épaules diluvienne. Au moins : il choisit de les ignorer. ‹ Salut. › Oskar comme toujours, s'asseoit sans qu'on le lui ait demandé.

Son œil s'inscrit sur la bouteille, et soudain son poumon se remplit de la putréfaction des petites amoralités enfantines : il sait déjà comme on joue à s'aimer. Aux joues d'Oskar monte une rougeur tendre ; mais la fierté verdit toujours ses phalanges : il veut dire qu'il n'a pas peur de ce qu'il y a par-delà l'enfance. ‹ Moi aussi j'veux jouer, donne. › Il met ses genoux en terre pour saisir la bouteille : Oskar fait un vœu silencieux d'hermine, et joue son innocence.
Mais : il doit la brader au cimetière.

Oskar garde sur les dents les rênes déchaînés de sa colère. Il toise méchamment son.sa promis.e des tombeaux : c'est déjà trop lui laisser que la ferveur de son regard. Au premier éclair de rose : Oskar se sent un peu fané. Mais très bien, très bien, il arme son cœur sauvage pour se faire Orphée, un pas vers l'Enfer pour être prêt à en revenir : il n'a pas honte de s'y soustraire. Il prend un baiser de franchise aux petit.e.s fiancé.e.s funèbres, et s'en revient à la lumière. Mais le geste d'oubli de sa manche contre ses lèvres n'est pas caché non plus : et pour garder les loups à l'orée des bois, il se refuse à se souvenir des yeux de Tom. ‹ Voilà. C'est à qui ? ›



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