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Hit the road Jaak ! [Harland]
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myosotis
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Crève
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Dim 12 Fév - 17:40
Endormi le sourire aux lèvres.
Éveillé en sueur une poignée d'heures plus tard.

Bien vite, et avec soulagement les brumes du sommeil se dispersent, le mauvais rêve avec.

L'envie de lambiner n'est pas au rendez-vous, et au vu des décimales affichées sur son portable, cela ne lui apporterait pas beaucoup.

Un soupir s'échappe d'entre ses lèvres, qui s'ornent de suite d'un large sourire. Ses derniers temps, le souvenir vivace de ses cauchemars le tourmente. De ce fait, rien n'est plus satisfaisant que d'oublier aussi vite celui-ci.

Loin d'être la seule raison de son engouement matinale, ce n'en est pas un moins un contributeur de taille.

Liste du bonheur de bonne heure :
-ne pas se souvenir du mauvais rêve
-Son super ultra cool "Big Bro" qui vient le chercher.
-La lumière hivernale du matin
-Le jus d'orange pressé et les tartines grillées.

Il décampe de dessous sa couverture pour aller faire sa toilette, mais trouve tout de même les moyens de descendre à la cuisine. La mine à moitié endormie.

Sa précieuse maman lui bise le front avant d’ébouriffer ses cheveux - juste une taquinerie qui agrandit le sourire de Jaak. Ce matin elle semble heureuse, il sait que le passage d'Harland y est pour quelque chose. Sa maman a toujours apprécié son "grand frère".

Le petit s'est bien gardé de lui parler de la réputation de ce dernier avec les policiers. Le fait qu'il soit un "vrai de vrai" le rend encore plus cool aux yeux de l'enfant, mais il n'est pas sûr que sa mère apprécie ce genre de fréquentation.

Lorsque la porte sonne Jaak est en train de finir la dernière boucle de son lacet. Pendant ce temps, visiblement contente de la compagnie sa maman propose au jeune de prendre un jus d'orange frais.

Mais c'est à peine si elle a le temps de finir sa phrase que, d'une voix pressée et le minois bougonneur, Jaakoppi s'est déjà propulsé entre sa mère et Harland, poussant le jeune homme dehors.


Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 
 
myosotis
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Ven 17 Fév - 2:10
A Road to HeavenLes petits poissons dans l'eau
nagent aussi bien que les gros
-

Jaakopi

Harland


Un deux trois – chemin en morceaux fragments de routes éparpillés jusqu’à l’horizon - cartographie fracassée d’une enfance à retardement
Un pas (devant l’autre) et trois – attention aux requins ombres de bétons qui nagent immobiles planes vagues d’asphalte – gare aux crocodiles qui ondulent au gré du courant goudronné – le pont suspendu est d’un blanc aveuglant et ses lignes solides tanguent à peine sous les semelles de Harland – les mains tendues d’est en ouest (Cata n’est pas un acrobate) la pointe de ses Nikes autrefois immaculées en équilibre sur le fil urbain – hop ! – un petit saut – les deux pieds sur terre – le sable de la plage et le béton armé de la ville – Harland est arrivé à bon port
C’est une maison de banlieue américaine avenante et distante – yeux pâles et sourire flou un visage banal de fenêtres et de portes – Harland sonne – dans sa cage mécanique l’oiseau s’ébroue triste maître-chanteur des chœurs aux voix toutes pareilles – une silhouette traits connus contours insaisissables ondoie derrière la vitre comme une tâche d’encre qui se dilue en nuages sur fond d’eau claire – un sourire de douceur avenante se précise enluminé de la vague mélancolie des routines -  Harland est déjà sur le perron.

« Bonjour madame ! Salut Jaak !! »

Pas le temps pour le jus d’orange – l’enfance n’attend pas – « merci mais une autre fois, je voudrais pas que Jaak soit en retard à l’école !! » et voilà les deux copains à l'eau - leurs empreintes de pas sur le goudron sont submergées par l’écume que laissent les requins dans leur sillage mais sans faiblir ils remontent à contre-courant le flot de la route en vieux loups de mer aguerris.

« Alors ça va mon grand ? »

Jaakopi est grand – il a dix ans maintenant – Harland lui aussi est grand – il a peut-être dix-neuf ou vingt ans – ça n’est jamais qu’un enfant – il a les genoux écorchés et plein de trésors dans les poches - l’insouciance rêveuse et énergique des jours d’antan – des rêves aux couleurs de billes et de berlingots – comme Jaak, Harland est grand maintenant.

« Hé Jaak… C’est vraiment trop dommage que t’ais école aujourd’hui… J’ai trouvé un endroit trop cool, c’est une maison abandonnée près de la forêt, je suis sûr qu’il y a plein de pokémons sauvages par là-bas, genre, des super, super rares ! »

Au contact de l’hiver leur souffle s’altère en insignifiants cumulus  – Harland n’a pas froid

« Mais bon tu dois aller à l’école… C’est Nana qui l’a dit et faudrait pas la contrarier mais quand même ooooh c’est trop dommage, hein Jaak ? Tous ces pokémons qui attendent dans le froid… »  

Un deux trois – où mène ce chemin en morceaux ? – au carrefour, il y a deux voies

« Oulala, faut qu’on se dépêche, sinon on va être en retard ! »

A gauche ou à droite, Jaak ?

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Crève
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Mar 21 Fév - 0:40
Ça va !

Le ton enjoué, les iris bloqués sur le visage rayonnant de son « bro » il suit sa démarche, calque ses pas sur les siens et accepte cette connotation qu'il est déjà grand, même s'il n'en a pas vraiment l'impression.

Il n'est pas encore au collège après tout.
La bougie lui revient en mémoire.
Plus qu'une.

Vite tiré de sa rêverie par l'invitation alléchante -il n'a pas de voile devant les yeux, il voit très bien où Harland veut en venir- Jaakoppi se retrouve devant un choix cornélien.

Entre l'école buissonnière et
L'école pour faire plaisir à sa mère.

Parce qu'il n'a plus qu'elle dans le fond. Malgré toutes les mascarades et les remplacements, emplacement emplis d'autres, les « surogate » quelque chose de toute part, et lui qui se perd jour après jour les fait sont là : il n'a plus que sa mère, et sans elle il est définitivement un garçon perdu.

Si jamais cela devait arriver, il se demande si Harland accepterait de le prendre chez lui, mais là encore, Nana s'interposerait sûrement, et puis au fond, Harland c'est un enfant comme lui, juste un peu plus grand, un peu plus cool, avec un peu plus d'expérience dans le vent.

Et il n'aurait pas envie de déranger les autres adultes avec qui il s'entend bien. Il estime qu'il a une bonne relation avec eux parce qu'ils ne l'ont pas sur le dos h24.

Rentre dans le rang Jaak, tu y étais si bien avant.

Lui-même ne comprend pas ses nouvelles obsessions qui s'instillent en lui, et semblent avoir tout infecté de leurs racines qui puisent dans les rêves oubliés, les rêves d'un autre, la vie rêvée. Un mauvais rêve sur patte plus tôt, mais si esthétique, presque hypnotisant.

Jaak aime tout ça dans le fond, les folklores, les histoires à dormir debout, les bruits qui court dehors, il plaque toujours les mains et chante lalala bien fort, juste pour faire genre, mais au fond...

Il n'a pas l'occasion de beaucoup aller dans la forêt, surtout de nuit à cause de sa frousse, et de jour car il a peur qu'un chasseur le prenne pour un faon.

Mais voilà Harland, toujours avec les mêmes propositions. Avec son humour un peu vaseux aussi, mais c'est bien pour ça qu'il l'aime bien.
Au carrefour, lui s'arrête bloqué.

Les pokémon ils n'ont pas froid.

Ils n'ont ni chaud ni faim ni rien, ils n'existent point. Mais ça, il n'aime pas y penser, alors il rentre dans le jeu, même si c'est pour un peu oublier le reste, et beaucoup pour braver l'interdit.

Ayant l'excuse d'être en compagnie pour le coup.

Il frotte son pied contre le sol, fait rouler les graviers sous ses baskets plus grises que blanches.

Hmm...j'ai beaucoup d'absence...et il y a un test d'histoire aujourd'hui...
Il regarde au loin, voit d'autres enfants sur la route, comme autant de petites fourmis éparpillées de-ci delà.

Mais après tout j'ai pas révisé donc vaut mieux pas que j'y aille...

Et Aujourd'hui, pourquoi pas, Jaakoppi veut bien s'improviser cigale, suivre les bonds d'Harland. Il ne sait même pas comment il peut être au courant qu'il y a des pokémon dans cette fameuse bicoque des bois, mais ça lui procure un immense plaisir de savoir que son grand-frère par procuration cherche même pendant son temps libre, de quoi le ravir.

Tourne d'un quart, s'abaisse pour toucher du bout des doigts le sol -fait mine de vouloir arranger ses lacets- son cartable bien calé contre son dos, avant de s'élancer en criant :

Le dernier qui arrive à la forêt est celui qui utilise le lure !

Au fond, il ne pense pas gagner contre un grand de quasiment dix ans son ainé, quand bien même, il prend la course très au sérieux.

hrp:
 


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myosotis
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Mar 28 Fév - 1:02
A Road to Heaven1 2 3 c'est toi le chat

Jaakopi

Harland


Jaak hésite – Harland sifflote – il le sait au fond de lui que ça n’est pas très bien – ça n’est pas très bien d’écarter Jaakopi du droit chemin – ce chemin bien trop droit sans surprises sans éclats bien tracé bien délimité  filant inévitablement à l’ombre de ces lourdes responsabilités d’adultes lacérées de chiffres écorchées de symboles – on marche jusqu’à l’épuisement – âme de craie blanchie et suites de cris silencieux inlassablement additionnés sur le tableau noir – les souvenirs pénibles de longues après-midi en noir et blanc passées à décliner infiniment le temps en lignes à copier proprement sur des cahiers d’écoliers – derrière la vitre le mouvement d’un monde coloré lumineux mais hors de portée – tant de temps à vivre perdu à se laisser mourir
Harland le sait au fond de lui que tout ça n’est pas très bien – mais il le sait aussi (il le pense en tout cas) ; ce chemin bien trop droit, sans surprises, sans éclats est incroyablement chiant et plat.  

« Mais après tout j'ai pas révisé donc vaut mieux pas que j'y aille...

- Mais naaaaan t’as pas révisé ?! Jésus Marie Joseph je suis trop choqué Jaak, quel manque de sérieux………..
»

Tes roulement d’yeux et ta moue indignée ne trompent personne Harland – Jaak n’est pas dupe – Jaak est grand – mais encore assez petit pour préférer chasser le pokémon plutôt que de soustraire et additionner de foutues pommes imaginaires.

« Enfin bon je suppose qu’on a pas vraiment le choix, tu vas être obligé de sécher, comment c’est trop dommage ! Je suis sûr que tu vas rater une journée vraiment paaaaaaaaassionnante. J’espère que tu culpabilises quand même un peu là.....»
Timbre enjoué et yeux rieurs
(Harland est un piètre forceur, mais il force quand même)

Les mains dans les poches le nez au vent il inspire le paresseux rythme de cette matinée hivernale – rayons de soleil blafards atmosphère densément glaciale quelques flocons esseulés embrassent délicatement la terre gelée – esprit lâché vagabond sur les traces enneigées de la saison – caresser en pensée les nuages souriant filés par les cieux en réseau nébuleux – se dissiper mentalement pour rattraper la courbe algide du temps – Harland admire le paysage vivre tranquillement légèrement sans se presser et puis --

« WHAT’S THE FUCK JAAK TU TRICHES »

Malicieux, ingénieux Jaak – Harland est fier de son petit grand copain – joueur il compte – un – le gamin est déjà loin – deux – son cartable tâche de couleur diluée d'hiver – trois – les lignes régulières de la route se brisent – Harland trotte à la poursuite de l’enfance – il passe nonchalamment aux côtés du sprinteur et sans s’arrêter de courir il lui fait face en rigolant.

« Ahalala t’es un petit malin Jaak, tu m’as surpris et tout et tout ! T’es vraiment trop fort. Allez on dit que t’as gagné pour la peine. Si tu veux tu montes sur mon dos et je te porte jusqu’à la forêt ET le leurre c’est moi qui m’y colle. Deal ? »

S’éloigner au plus vite de l’école – prendre Jaak par la main et semer la raison – car sa voix en écho insidieux est toujours, toujours un poison.

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Crève
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Lun 24 Avr - 15:03


Jaakoppi s'esclaffe lorsque son grand frère le dépasse aussi aisément.
Perd son souffle,
Ralenti,
s'arrête en le regardant d'un petit air de "c'est pas du jeux"
Harland il a de trop grandes jambes d'abord.
L'enfant pose ses mains contre ses genoux, fait le gros dos avec son cartable en carapace.
Il
continue de rire
(c'est si facile à tes côtés)
alors qu'il entend ta proposition.

Harland tu es trop bon joueur.
Toujours là pour le convaincre de choisir d'autre chemin mais sans jamais le laisser seul
Tu es un peu mère poule dans le fond.
Jaak il...est loin de dire non face à autant d'attention.
Alors avec une rage amicale il s'élance à nouveau dans un cri de guerre - jeux- se jette contre toi, saute contre ton dos.
Pour venir passer ses bras autour de ton cou, ses jambes autour de ta taille.
Il fait le chimpanzé et manque de te faire tomber - après tout il est peut-être fluet mais il pèse son poids.

C'est étrange, d'être tout à la fois énervé et content. Heureux d'être là avec toi à faire un peu n'importe quoi.
Il s'imagine en soldat blessé porté fièrement par son camarade. C'est ce que vous êtes non ?
Des frères de sang, comme il le dise à la télévision.
Les images des acteurs empourprés entre fausse éclaboussure rougeâtre et tenues de camouflage.
Et les adieux déchirants, puis le retournement de situation.
L'un qui ferait tout pour l'autre même risquer sa vie.

Ce n'est que le matin, le mioche devrait être plein d'énergie, mais de penser à ce genre de chose dégonfle son excitation.
Comme un ballon de baudruche crevé par les évènements - la télé c'est si mauvais mais il ne peut pas s'empêcher de la regarder lorsque maman revient tard parfois.

Raplapla contre toi, il fait mine de vouloir se reposer jusqu'à être arrivé mais tu sais c'est là que.
Le petit bruit si typique des vieux pokémons résonne. C'est son téléphone, un message sûrement.
Il l'attrape de sa poche aussi rapidement que possible pour éviter de glisser et repasse ses bras en porteur sur tes épaules.
Fait le code de son pouce. Tu peux lire le message Jaak s'en fiche, pour lui après tout tu
fais partie de sa famille.

. . .


C'est pas juste.
Qu'elle t'envoie ça.
Qu'elle fasse comme si elle comprend ce qui se passe
Lorsqu'elle comprend rien
Et ça sert à rien
de mettre un petit emoji à la fin.
Jaak ne dit rien mais fourre son visage pour se cacher contre ta carrure, le portable pendant toujours dans sa main.

Parce qu'elle lui dit qu'elle l'aime fort-fort,
Qu'elle le rassure en lui disant que ça va bien se passer à l’école
Qu'elle a confiance en lui, qu'elle est rassurée qu'Harland le dépose.
Qu'elle est contente de savoir qu'il a des amis et elle lui dit
Bon courage pour son devoir
(elle devait avoir croisé la maman d'Hannah ou de Lou-Anne pour savoir).

Et dans son cœur il y a comme un gros trou rempli par la honte d'être un mauvais garçon.

jpp:
 


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myosotis
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Lun 15 Mai - 1:01
A Road to HeavenSol, l'endroit où nous marchons
La, l'endroit où nous allons

Jaakopi

Harland

Les cris en éclatants chants de guerre bercent les flocons éparses au sommet de leurs drapeaux
Il rit lorsqu’il sent contre son dos s’amuser l’enfantine énergie
Agrippe son compagnon de joie martiale dans une étreinte retournée
En route vers les batailles !

Il défile un peu chancelant – les champs de mars sont trop étroits pour la vive ampleur de leurs souffles continuellement coupés d’entre soi – mais il chemine tout de même conquérant des routes brillamment blanchies par la réconfortante caresse du gel

« T’endors pas Jaak ! On est qu’au début de la journée ! On a encore plein de choses à faire !! »

Il sent faner tout contre sa vivacité la respiration de son invité aux quatre cent coups
Trotte paisiblement pour raviver la passagère flamme de son compagnon de fortune
Vive insouciance douce inconscience – à peine sensible en son sillage

« Hé mais faut te nourrir petit Jaak ! Tu es tellement léger que si je te tiens pas je suis sûr que tu vas t’envoler... »

Petit bonhomme des chemins qu’il garde sous sa main – sait-on jamais – l’hiver souffle les allumettes

« Non mais je rigole hein ! T’inquiète pas tu es super super strong »

Il rit en écho à ces petits grelots numériques contre la brise blafarde
Les bras de Jaak autour de ses épaules en gentille étreinte – un écran ouvert sur l’hiver
quelques mots aux silhouettes adorables qui bruissent en silence sous les doigts du petit poucet
Les flocons s’égarent dans le cou de Harland en jolis cailloux blancs frémissants  
Entre eux perdue la bise d’un enfant disparu

« Mais qu’est-ce qu’il y a ? Jaak ? »

Menue main qui se promène sans volonté sur son torse – de tristes lettres trop brillantes au bout des doigts prêtes à rouler à terre
(jolis cailloux blancs brisés)
Alors Harland fait glisser Jaakopi le long de son dos tout doucement pour ne pas le casser – les grandes batailles attendront la victoire
Maintenant il doit rattraper le sourire secret du petit grand copain abandonné à quelques pas d’ici
S’accroupit pour être à la hauteur de son presque petit frère
(c’est presque comme un vrai mais sans la maman pour deux)
Pose ses deux mains sur ses épaules légères – pour le protéger du vent volant
Murmure – vive insouciance, douce innocence

« Jaakopi… Tu veux… Qu’on aille à l’école finalement ? »

Jaak c’est presque comme un vrai petit frère – sans sa maman pour eux (deux)
Ses douceurs à partager tout contre soi entre quelques verres de jus d’oranges toujours acceptés éternellement refusés
Douceur toute maternelle qu’il serait bien injuste de détourner

Au fond personne ne le comprends vraiment Harland – pour lui tout est si simple
Il suffit de suivre toutes les routes à la fois
Et lui il ne comprend pas vraiment les autres – ça ne fait rien
Mais quand même, parfois – en cet instant – l’égarement l’ébranle un peu, beaucoup, vraiment
Confus à la boussole incertaine lorsque en route on retrace la carte de ses biens
Il ne veut pourtant pas faire porter le poids de ses errances à son petit – déjà grand – copain

« Tu sais Jaak… Je trouve ça vraiment nul l’école on s’ennuie et on apprend rien d’utile, c’est vraiment pas drôle. Mais quand même je voudrais pas que tu sois mal ou triste ou quoi donc… Donc on peut aller voir la maison et les pokémons une autre fois si tu veux.  Ils vont pas bouger hein ?! L’école non plus mais… »

Personne ne le comprend vraiment – personne n’a envie d’une vie aux lignes troubles d’horizon vague
Jaak – peut-être qu’il veut son chemin tout droit tout bien tracé comme sur les cartes routières où tout est décidé – et Harland ne peut pas l’obliger à le suivre à la suite de ses promenades vagabondes ruinées joyeusement d’indécision
(Il ne veut pas)

« Au moins pour une fois Nana serait contente de moi…Incroyable ça quand même, c'est pas vrai ?! »

Soupire brisé par le froid en petits nuages qui s’oublient dans l'étroit mouvement du gel
Il sourit quand même – car il n’est pas seul – et tout doit être bien
pour son petit grand copain

Alors, c’est à droite ou à gauche, Jaak ?

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Crève
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Dim 11 Juin - 11:31


S'envoler ça serait bien
En dehors de l'atmosphère naviguer par dessus les petits points lumineux
Être peut-être dans le froid des courants d'air, porté à droite et à gauche sans moyens de choisir
Pas que ça changerait beaucoup de sa vie de maintenant.
C'est la même chose
La même chose sans la belle vue.
D'en haut Harland tu serai tout petit
Maman aussi
Et tout serait tellement
Tellement...
insignifiant.

Mais non Jaakoppi sait bien qu'il
ne s'envolera jamais
Là lourd comme pierre, si fort que ça le pèse tu vois Harland
Déjà il s'écoule de ton emprise
il ne cherche pas à s'accrocher lorsque tu le force à revenir sur la terre ferme
S'abandonne en coulissant hors de tes épaules, se laisse toucher parterre
(quelle impudence de croire qu'il pouvait s'échapper)
Il peut pas la laisser Harland
Il sait qu'elle est forte lorsqu'il perd son regard au loin
Il y repense à tout ces moments où sa Maman a pris sur elle pour toujours avancer.
Mais il a pas le droit de lui faire ça, pas lui
Pas après tout ce qu'elle a sacrifiée pour lui
(son adolescence, sa famille, ses études, une toute autre vie)

Et pourtant alors que ses basket viennent s'ancrer contre le bitume il y a cette douleur en lui
Qui veut bien dire ce que ça veut dire
Il chavire entre deux mondes et ne sait
Petit Jaak
Lequel choisir, lequel trahir.
Il a besoin de ton aide Harland, et lorsqu'il lève les yeux sur toi c'est d'un petit air blasé qui
ne lui conviens pas vraiment

On se l'accorde, c'est pas très marrant de grandir
Jaakoppi il se serait bien soustrait à cette règle universelle, parce qu'il aime bien jouer au grand mais en être un...
C'est si effrayant Harland, voir les rides, voir les tragédies, les deviner à demi-mots, et savoir qu'on continue quand même.
Parce que c'est la vie parce que c'est comme ça ils se battent tous même lorsqu'il n'y a plus aucune raison
(et ceux qui ne se battent plus ne sont plus là pour attester que c'est mieux là-haut, où que c'est c'est la véritable paix qu'ils recherchaient)
Alors lorsque tu lui demandes de faire un choix
Jaakoppi il trouve ça un peu injuste
Parce que c'est encore un enfant mais déjà
On le bombarde de ceux-là
Pas toi Harland, ne lui fait pas ce coup là.
Il gigote sur place, gratte le bitume si sec et impeccable de la pointe de ses baskets usées, soupire longuement, les yeux au sol.

En plus à l'école ils mettent plein de notes et tout est bien rangé alors qu'à la récré c'est le bordel mais après faut être tous rangés à nouveau. Dehors au moins j'ai pas besoin d'être une chose pour pas trop me faire marcher dessus dans la cour, puis à nouveau une image en classe et faire croire que tout ça, ça m'intéresse.

Parce que comme les oiseaux qui passent haut au dessus de vous à ce moment, tout s'envole, tout s'oublie, tout semble si volatile, mais pas lui.
Lui l'enclume qui se cloute de lui-même à terre parce que qu'il faut que Maman puisse compter sur lui, savoir qu'il sait se débrouiller, savoir qu'il y a pas à s’inquiéter.
Mais tu sais
Elle sait pas
Jaakoppi a peut-être un peu envie de l'affoler.
D'un coup de faire son égoïste, de faire son caprice
(il ne se souvient plus de la dernière fois, c'était peut-être lorsqu'il était tout petit petit, lorsqu'il comprenait pas encore dans quelle situation sa micro famille se trouvait)
un peu
beaucoup
passionnément
à la folie
La forcer à regarder ce dont elle n'a plus envie d'entendre parler
Allo maman bobo pourquoi j'arrive pas à être ton héro ?

C'est toi qui as raison Harland, c'est débile tout ça, ça apprend rien de la vie, la vie c'est autre chose tu sais bien toi n'est-ce pas Harland ? que la vie c'est bien plus que 8x9 et le Preterit, les verbes irréguliers...

Pourtant il hésite encore à prendre ta main, il a pas cette capacité d'en rire et d'avancer sur le chemin qu'il désire, bien qu'il en fait souvent qu'à sa tête, bien qu'il le regrette tout aussi souvent Jaakoppi reste au fond de lui un enfant qui ne veut pas decevoir maman, un enfant qui ne veut pas prendre de risque et qui finit
par s'enliser
et qui finit
par s'étouffer
Sur place
Il a envie de respirer à nouveau
Let it go let it go
Dans les films ça a toujours l'air si facile
Mais là les bras ballant devant toi, elle peut crier autant qu'elle veut dans ta caboche Elsa, dans la vie
Rien n'est plus difficile que de tourner le dos.


Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
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sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

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Jeu 15 Juin - 20:35
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Jaakopi

Harland

Deux visions à la bonne hauteur
(Celle du monde après tout)
Il se tient patient au seuil de l’hésitation enfantine
Petit ou grand Jaakopi – un peu perdu sème ses cailloux blancs (ça roule au bord des chemins comme les larmes qu’on ravale)
Suspend ses lignes de fuite entre ciel et terre (par-là c’est les cieux et puis de ce côté l’enfer)
Rassure-toi Jaak – c’est pas ton tour d’être adulte pas maintenant pas encore – on sera sérieux un autre jour
On n’a pas le temps d’être grand

« Bien sûr que oui Jaak, tu sais bien que j’ai toujours raison ! »

Un grand sourire soleil – il se rapproche tout prêt leur deux fronts se touchent – c’est un genre de pacte ça Jaak un truc de frères – un truc qui se chuchote au creux de l’oreille pour qu’on l’entende toujours jusque dans les rêves

« De toute façon t’es trop malin pour aller à l’école toi t’en as pas du tout besoin t’en sais déjà bien plus que moi tu sais ! »

Un grand sourire solaire – il se relève doucement pour ne pas faire de l’ombre à l’incertaine insouciance (les jolis bourgeons ont besoin de lumière)
Avec légèreté comme on berce il saisit la petite main de son grand copain
Pas trop serré – ça veut dire ça Jaak que si tu veux tu peux encore t’échapper
C’est un gentil piège que je te tends c’est vrai – mais se laisser (r)attraper parfois c’est amusant
Tu verras bien Jaak – on va semer toutes les embûches de la liberté
leurrer l’évasion feinter la permission – tout ça, tout ça, je t’apprendrai

« Parce que les tables de multiplications, et le prétérit, et les verbes irréguliers, ça changera jamais, jamais -- et pendant ce temps tout autour y’a tout qui bouge alors il faut vite vite courir après pour pas tout louper ! La vie ça passe vite et ça passe encore plus vite à l’école quand on passe à côté ! »

Un petit pas puis deux puis trois
(il veut s’assurer que Jaak veut bien compter avec lui)
Un petit pas puis deux puis trois
On s’enfuit ?

« Tu sais pas Jaak… Je trouve ça un peu triste en vrai que tout le monde pense qu’on doive aller à l’école pour réussir dans la vie – je pense pas que réussir dans la vie ça veuille dire… Avoir plein de diplômes très impressionnant, être super bien payé, avoir un bureau rien qu’à soi trop beau pour y rester toute la journée… Je devrais peut-être pas te dire ça peut-être que je devrais te dire " Jaak, c’est pas bien tout ça, faut vraiment aller faire ton interro d’histoire si tu veux avoir un bon travail et une bonne situation " et peut-être que si d’autres personnes m’entendaient parler elles me diraient que de toute façon je suis bête et que je devrais pas mettre des mauvaises idées dans la tête des enfants… Peut-être qu’ils ont raison mais moi je pense quand même que c’est mieux d’être bête et heureux qu’intelligent et malheureux ! Tu penses pas ? »

Gentiment il trottine
Pas trop vite pour ne pas (s’)éloigner (de) l’ingénuité
Ces choses-là on les perd vite – petits cailloux blancs ça roule au bord des chemins comme autant d’occasions manquées
Gentiment il accélère – tout doucement s’élance
par-delà le seuil de l’hésitation enfantine
Entraînant dans sa course croissante son apprenti compagnon de voyage

« Allez on peut courir maintenant Jaak tu veux ? On court, on court ! Plus vite ! Encore plus vite ! »

Car il faut bien la semer, ta jolie fin du monde.
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Crève
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Pouvoir : création
Symbole : gâteau d'anniv'
Occupation : I play Pokemon GO everyday
Ven 16 Juin - 4:02


Ton front
contre
le sien
la chaleur des deux
communiquant entre eux.
Cette douceur secrète apaise l'enfant et captive son attention.
Il plonge son regard dans le tiens sans aucune honte et écoute attentivement
le beau compliment.
Il rougit Jaakoppi, ses pupilles s'illuminent de mille et un feu follet parce que c'est pas souvent
qu'on lui offre d'aussi jolis mots sur un si bas plateau. (il n'a rien fait pour les mériter non)
Rien fait du tout
(à part être un mauvais garçon)

Mais,
Jaak il sait que tu as bon fond Harland
Il sait que ce que tu dis, tu le penses vraiment.
(parce que tu es de ces gens-là)
Son cœur d'enfant s'emballe parce qu'en ce moment, là quelqu'un lui accorde l'importance qu'on accorde aux grands.
(au fond il pense c'est pas la première fois que lorsqu'il a besoin de réconfort, son entourage est là pour lui.)(même lorsqu'il n'en a pas envie)
L'enfant aimerait se réjouir mais tandis qu'il déglutit il ne peux pas s'empêcher de penser au nombre de fois
qu'ils vous a tous trahis.
(désolé j'ai mentis)
Parce qu'au fond Jaakoppi il n'est pas un vrai rebelle, c'est juste un petit qui a envie de jouer à Pokémon Go et oublier :
ses rêves sa situation l'école la vilaine bande qui lui fait des misères à lui et ses amies à l'école  
Pourtant il aurait pu s'il avait voulu s'en séparer de tout ça, voler au loin et ne plus s'en soucier.
(mais tu vois Harland il est toujours là à jouer aux grands à faire croire que tout ça, ça lui passe bien au dessus qu'il est
plus fort qu'eux tous réunis)
(Qu'il est aussi fort que Maman)

Pendant qu'il réfléchit fort-fort tu attrapes l'une de ses menottes, t’approprie encore plus ce qui t'appartiens au fond déjà.
C'est pas très fair-play, tout ce que tu représentes est un tel modèle pour lui, c'est comme si
tu lui agrippais directement le cœur pour le retirer de l'emprise des mains de sa mère.
(elle a rien fait de mal Harland elle pense qu'à mon bien ne la blesse pas)
Même si au fond le choix reste sien.
(mais c'est tellement plus facile de blâmer d'autre et d'ensuite dire que c'est pas de sa faute.)
Il a envie de t'imputer la faute.
Avoir le droit de pleurer à chaudes larmes dans ses bras dès qu'il en aura assez
du poids de cette liberté sur ses épaules emmitouflées.
(te pointer d'un doigt accusateur en disant que tout ça c'est à cause de toi).
Puis implorer son pardon à ton égard car comme il le pense vraiment
Tu as bon fond Harland et Jaak n'a pas envie de te blesser de trop et te faire
sentir responsable pour quelque chose
qui, au fond, est de son fait.
Son choix (qu'il n'a pas envie de prendre)
il te laisse lui prendre allègrement.

C'est dire,
Il est déjà convaincu avant même que tu commences ton discours.
Le mioche ne dit rien, lèvres scellées en t'écoutant parler, de plus en plus emporté dans ton essaie sur la vie
Ainsi que le bonheur.
(moi aussi moi aussi ! moi aussi je veux être ainsi !)
Tu commences à t'éloigner comme pour le tester lui il
Pense au fait que sa maman tu sais elle a pas pu faire d'études elle a pas pu bien aller à l'école ni faire comme tout le monde, mais est-elle heureuse pour autant ?
Lorsqu'il se remémore son faciès fatigué du matin au soir, lorsqu'ils la voit rentrée Jaakoppi n'est pas sûr de la vérité.

Mais il veut bien te croire Harland parce que Jaak c'est qu'un enfant
qui a encore besoin de rêver (malgré les cauchemars)
il préfère encore ça à affronter la réalité.
(bientôt, bientôt le collège et on dit que c'est la guerre là-bas il n'a pas envie d'y aller l'année prochaine)

Ainsi lorsque tu t'enfuis (prêt à l'emporter à tes côtés)
Ainsi lorsque tu l'invites (tout en sachant que tu l'as déjà emprisonné)
Quelque part, Jaak n'est plus sûr que c'est bien lui qui se met à trotter
Lui de sa volonté propre
Et pas le sort que tu lui as jetés
Ce sort qui fait voir de belles choses tu sais parfois il se demande si tu es pas
Un peu comme marraine la bonne fée, lorsque ses basket claquent plus vite contre le bitume.
Est-ce que la beau carrosse de cette tirade va se transformer en citrouille à la fin de la journée ? Une fois qu'il devra rentrer chez lui.
Affronter la conséquence de cette décision (oh tu ne sera plus là Harland tu sera chez toi avec tous les magiciens et ces personnes hors du commun qui font tout autant miroiter que la vie c'est un conte de fée. Parce que Jaakoppi est un enfant un peu trop niais pour s'imaginer les traits fatigués sous les fards et la rougeur des nez.)

Att-attend !...Attend Harland !

Il court aussi vite qu'il peut, cherche à t'attraper la manche, veut te faire ralentir car tu pars tu le fais gambader comme le lapin blanc tu n'attends même pas d'entendre la réponse à ta question.
Est-ce que tu n'as pas envie de l'entendre ? Ou c'est parce que tu connais déjà la réponse, la sienne, alors tu te dis qu'il n'y a pas besoin.
Chacun est pressé à ça façon. (Jaakoppi inquiet, Jaakoppi qui ne veut pas être abandonné seul avec ses pensées)
Jaakoppi qui à courir comme un dératé pour essayer de t'attraper (avant que tu ne files files files au loin dans la forêt)
Se prend les pieds
L'un dans l'autre
Trébuche et s'étale
Un bras après l'autre, après son corps
tout du long contre les pavés.

Le môme qui se relève de suite, tremblant sous le choc et les émotions, époussette son pantalon, trouve son cartable bien lourd, se dit que rien de tout ça n'est marrant.
Il en a marre Harland, il en a marre tellement.
Tellement tellement tellement tellement...
(que le mot tourne en boucle dans sa caboche tandis qu'il se penche pour ramasser le portable au sol)



Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 
 
myosotis
myosotis
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Symbole : Piqure d'aiguille médicale
Occupation : Apprenti au cirque Arcadius / Bolosse
Mar 1 Aoû - 5:34
A Road to HeavenDoucement s'en va le jour

Jaakopi

Harland

Jolie chanson du sillage poursuivi
Trottinant le long des portées il - ouvre la voie aux comptines
Des clefs plein les poches à crocheter toutes les mesures de l’univers
Tout simplement il sifflote afin de dissiper - les mélodies trop compliquées

Et du bout des pieds - bat le rythme de l’aventurier à la poursuite des croches-pattes
rondes de blanches assombries par la brise assassine
( Il neige... )

Att-attend !...Attend Harland !

Jolie chanson du sillage emporté
S'agrippant au fuyant fil à portée tu - te raccroches aux silences qu’il te fait chantonner
et ça et là abandonnés les regrets d’être - un mauvais garçon - gèlent en pièges apaisants
Ainsi sur les écueils hivernaux de la fuite - tu glisses aventurier trompé
(les croches-pattes t'ont rattrapé)

Un boom unique pour infime calamité que le vent violemment confronte à la face cachée du frimas - c’est là la litanie des cœurs serrés
Il s’arrête net - au seuil de l’enfantillage enviable que le froid toujours agite en bannière bien aimable
Et regarde avec affolement l'ami tremblotant repousser à grands coups de caresses les vestiges de leur petite épopée

Jaak !!

Il se précipite - vers le temps perdu - et c’est trop tard, il n’y a plus de chansons
plus de portées plus de comptines
les clefs sont égarées et les mélodies déjà se fondent en brouillard implacable sur la frivolité

Jaak, ça va ? Tu t’es fait mal ?...

Il ne peut que se mordre la lèvre et ravaler son couplet
(Peut-être songe-t’il confus à l’auréole catastrophique dont on le couronne toujours volontiers)
(Peut-être frivole roi du grand monde souhaite-t’il pour une fois abandonner son trône à la raison sévère que tous nomment la meilleure)

(Peut-être… Que Jaakopi ferait bien de n’avoir plus besoin de lui)

Allez... donne-moi ton cartable je vais le porter… Waah c’est lourd ! J’avais pas autant de livres quand j'allais à l'école moi !! Bon c’est vraaaaaai que je faisais un peu exprès de les hmmm oublier, mais toi tu es un élève sérieux hein !

C'est dit - sans ironie ni méchanceté
Puis que - après tout - j’ai pas grand-chose à t'offrir Jaakopi - si ce n’est mes mensonges qu'on dit charmants (encore, une dernière fois)
contre le froid les litanies liant les cœurs
fais-moi confiance petit Jaak confie-moi ta raison il n’y a rien de mieux que l’illusion
tant pis après tout tant pis puisque tout le monde dira "pauvre enfant ! Harland l'a entraîné dans ses bêtises ..."
et ça sera bien mieux comme ça - que l'on me blâme et surtout pas toi
mais tu sais Jaak
avant de recueillir heureux le glas
j'aimerais bien - que l'on s'égare
une dernière fois

On va y aller tout doucement maintenant, on arrivera quand on arrivera, on est pas pressé, hein ?

Et doucement il se baisse
dérobe à la terre stérile le portable de tous ses tranquilles malheurs
et rend à l’innocence le coffret de Pandore
avec l'une de ses clefs souriantes dont il a le secret...



hrp : désolée j'ai mis tellement de temps à répondre et en plus c'est bof bof pardon ; ;

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