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[EVENT] Les Ambassadeurs de la Forêt
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Mar 7 Fév - 14:27
Les Ambassadeurs de la Forêt (harland & galathée)
Un rendez-vous. Dans une lettre simple, postée et déposée par votre cher et tendre facteur. Dedans ? Une drôle d'invitation écrite en pattes de mouche, vous invitant à vous rendre à un certain "temple" pour rencontrer des ambassadeurs avec un autre habitant de la ville qui vous est peut-être inconnu, et son numéro de téléphone pour que vous puissiez le joindre avant le rendez-vous. A 23h30. Des coordonnées à taper dans votre google maps et la menace de l'extension humaine si vous ne venez pas. Bonne chance, car cette cabane sophistiquée appelée temple sur ce bout de papier vous réserve bien des surprises.
Il fait froid. L'hiver est rude. Vous êtes arrivés ensemble ou séparément, et il vous a fallu bien quinze minutes de marche pour arriver à cet endroit. Calme, le murmure du vent.
Il n'y'a visiblement personne mis à part vous deux, pour l'instant. Juste cette cabane.

(Explications : le pnj fera sont retour lorsque vous aurez tous les deux répondu à ce post. L’ordre de réponse : 1- Harland, 2- Galathée.
géré par : philomène)
 
myosotis
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Ven 10 Fév - 17:48
Down in the forest
Ft.Galathée
Harland a raté sa couleur.
En l’honneur de son amour flamboyant pour la superbe et sublime AMELIA WATSON (à chaque fois que Harland pense au patronyme de sa chère et tendre sa voix intérieure hurle puissamment) Cata s’était décidé pour un rouge carmin aux subtils reflets auburn symbolisant sans équivoque la force de ses élans passionnés et passionnels pour son précieux petit poussin aux longs cils et aux charmantes moues un peu mystérieuses ; malheureusement, à cause d’un tragique aléa de l’existence (Harland qui avait fait la fête toute la nuit chez le cousin du petit ami de la pote d’une de ses connaissances s’était endormi dans sa baignoire pendant l’opération couleur nom de code teinture 2987) les choses ne se sont pas passées comme Trash l’avait très précisément planifié dans sa tête (entre deux digressions internes sur le fait que oui Jack aurait tout-à-fait pu rejoindre Rose sur cette foutue planche de bois mais que non il n’allait sans doute pas pouvoir entrer dans la maison blanche pour asperger Trump de ketchup périmé depuis un an en espérant que le condiment fermenté provoque chez le président des Etats-Unis d’Amérique de terribles éruptions cutanées).

« Je suis HORRIBLE et même AFFREUX tu peux pas me laisser sortir à la vue du monde entier comme ça c’est de la maltraitance ce que tu fais là pépé……..…… » Harland pleurniche emmitouflé dans sa couette - en désespoir de cause il  a décidé de passer le reste de sa vie caché sous son dessous de lit Superman en priant pour que tout le monde oublie sa bruyante et tumultueuse existence.  
« Harland tu me fais CHIER avec ta couleur je m’en FOUS, va chercher le courrier maintenant. »

Le garçon est profondément affligé par l’indifférence de Mr. Loyal à son terrible malheur. Frustré il renifle sans aucune grâce avant de passer pour la millième fois une de ses immenses mains dans sa chevelure désespérément rouge vif en espérant que la magie opère comme dans les films Disney et que ses boucles reprennent une couleur descente (genre gris ou rose ou orange - Cata est même prêt à retrouver son châtain foncé naturel qu’il déteste – tout, tout, tout vaut mieux que rouge vif) mais malheureusement rien ne se passe et Trash ressemble toujours à un genre de Ronald MacDonald dégingandé avec un gros œil au beurre noir et des mollets longs de trois kilomètres.
(Harland n’aime plus le MacDo depuis une certaine aventure désastreuse impliquant un cheeseburger sa propre personne et son estomac et l’idée de promouvoir indirectement la franchise au grand M doré ne fait qu’aggraver son immense désolation.)

« Amélia (AMELIA WATSON) va me plaquer maintenant que je suis moooooooche déjà que j’ai les oreilles décollées et les fesses plates aussi » Harland enfouie sa tête écarlate dans son coussin avec forces gémissements, contemplant mentalement le désastre de son existence et cherchant intensément à déterminer le moment précis où sa vie a commencé à partir en live (il en conclut finalement que le cocktail wisky-coka-vodka a trois heures du matin la veille était peut-être de trop et songe vaguement à intenter un procès contre Poliakoff et Jack Daniel’s) lorsque la voix de Mr. Loyal le tire de ses profondes et sérieuses réflexions.  
« T’es moche depuis le jour de ta naissance Harland et je suis même sûr que c’est pour ça qu’on t’a jeté à la poubelle. Maintenant va chercher le courrier ou je vais vraiment te donner une raison de chialer. »
Cata fait de son mieux pour lancer le regard le plus outré et choqué dont il est possible à M. Loyal mais pépé s’est déjà cassé de sa chambre. Harland se contente donc de grogner et se laisse tomber sur le sol (le tas de vêtements au pied de son lit amortir la chute de son grand corps sur le parquet). Il enfonce la capuche de son hoodie OBEY sur sa tête et sort de sa roulotte avec la plus grande discrétion dont il est possible – acte incluant donc un choc malencontreux de son pied contre une poubelle en métal placé presque artistiquement juste devant la porte de la caravane – QUI A LAISSE CA LA ??? - et quelques petits gémissements étouffés.

Il fait très froid dehors et Harland est en short – mais Harland s’en fout car il n’a jamais froid – son haleine se dissout en petites bulles denses et soyeuses dans l’atmosphère hivernale – ça l’amuse alors il souffle par le nez et contemple les charmantes ondulations immatérielles des volutes argentées qui dansent au rythme du blizzard. La boîte aux lettres est à trois plombes du cirque (au moins deux-cent cinquante mètres) - elle est plantée boite de conserve vieille comme le monde au bord d’une route défoncée pour laquelle la municipalité de Foxglove Valley n’a jamais daigné dépenser ne serait-ce que trois dollars. Pour se distraire en chemin Harland pense à AMELIA WATSON - à quel point elle est intelligente et belle et gentille et cool et charismatique et combien son rouge à lèvre sombre lui va bien et aussi à ses petites ballerines trop chou qui lui font des pieds si mignons et à sa chevelure blonde comme un nuage et à son petit nez et à ses yeux tout noir comme l’aurore -- et il est déjà arrivé.
Paperasse et factures – même les gens du cirque raquent – et courriers divers. Harland jette un coup d’œil au fond de la boîte aux lettres par habitude non par espérance. Il reste une lettre. Sur l’enveloppe il y a écrit « Harland » - en minuscules lettres serrées - des petits fils noirs qui s’emmêlent et s’entraînent sur canevas de papier blafard.
Harland n’a jamais reçu de lettres (si on exclut les convocations en conseil de discipline quand il avait douze ans et celles au commissariat, mais ça n’est pas vraiment des lettres, simplement des manifestations pénibles de la réalité qu’on a concentré froides et impersonnelles poisons incolores indolores dans des textes imprimés sans auteur et sans voix).
Sourcils froncés – battements du cœur à la mesure de l’excitation – Harland déchire l’enveloppe.




Cata jette un coup d’œil à sa montre My Little Pony – 23h45 – le sourire hautain de Rarity lui paraît légèrement accusateur – effectivement Harland est en retard – sueurs froides – peut-être que l’extinction de la race humaine a déjà commencé – mais Trash n’a décidemment pas pu résister à l’appel de ces jolis cailloux diamants bruts semés le long du chemin qui à n’en pas douter mourraient d’envie d’être ramassés, et aussi à celui de ces amanites si belles avec leurs petites taches blanches et ocres comme des galaxies subtilement létales nées du sang et de la mort – et puis Harland s’est aussi arrêté pour écouter les hululements lointains d’une chouette en chasse reflet de lune entre les fourrés nature déchiquetée sans ménagement entre les griffes de la nuit
Tout cela vaut sans doute bien une petite extinction de l’humanité.
Mais Harland pense à tous ses copains à sa mère à Amélia et à cette employée du KFC trop gentille qui lui fait des réductions sur les buckets et il décidé de courir (peut-être qu’il n’est pas trop tard et que le gourou de la secte qui l’a convoqué à son temple)(parce qu’il s’agit d’un gourou, c’est évident) (ou peut-être d’un parrain de la mafia)(bref)(peut-être donc que le gourou de la secte qui l’a convoqué à son temple n’a pas encore activé son super rayon laser de la mort conçu avec l'argent du contribuable expressément pour rayer l’espèce humaine de la surface de la terre).

La silhouette accidentée d’un bâtiment ébauche fuligineuse  spectre aux formes escarpées dissolu dans le fouillis nocturne environnant – Harland promène le faisceau de sa lampe de poche son troisième œil à l’occasion du soir le long des lignes droites et irrégulières de cette drôle de maison – et il se dit que ça ne ressemble pas du tout à un temple et il pense qu’il aimerait bien vivre ici et il songe au fait que quand même c’est bizarre qu’il n’ait jamais vu cet endroit alors qu’il passe un temps non négligeable de son existence à errer dans la Salem forest et puis il pousse un hurlement quand le point lumineux heurte de plein fouet un visage inconnu.

« WAAAAAAAHHHH !!!!»
(bruissement de feuillages et d’obscurité) Harland pose une main sur son cœur.

« Tu m’as surpris lol j’ai presque eu peur faut pas faire des trucs comme ça !!»

Le numéro sur la lettre prend désormais la forme d’une personne aux yeux lumineux noyés de nuit aux longs cheveux blonds qui ondulent comme le ciel aux mains fines et blanches halos de soir.

« T’es la personne de la lettre !! (Sourire euphorique) Enfin c’est sûr ahah sinon qu’est-ce que tu viendrais faire ici je veux dire à part moi personne se promène à minuit dans la forêt non ?? Salut je m’appelle Harland comme Harland Sanders l'inventeur de KFC (Harland s’avance pour faire un check mais il se dit que c’est un geste peut-être un peu trop intime pour deux personnes s'étant rencontrées il y a deux secondes alors à la place il sert frénétiquement la main du numéro sur la lettre désormais incarné dans un corps un peu plus petit que lui mais totalement plus gracieux) et en vrai j’ai pas du tout les cheveux rouges comme Ronald Mac Donald je te promet – c’est trop marrant je t’imaginais pas comme ça en fait je sais pas vraiment comment je t’imaginais lol mais je sais pas tu aurais pu être beaucoup plus grand et intimidant et peut-être même un peu moche mais en fait tu es mignon… Ou mignonne ? Je vois pas très bien dans le noir désolée pourtant j’ai une bonne vue j'ai dix sur dix à chaque oeil mais là j’avoue que je suis confus alors est-ce que tu es un garçon ou une fille ou alors autre chose ou bien est-ce que tu n’es qu’une projection de mon imagination dans l’espace réel et concret de cette clairière et ohlala je suis pas du tout poli je t’ai pas demandé ton petit nom comment tu t’appelles ? »

Harland secoue toujours la main timidement tiède de son interlocuteur-interlocutrice-point d’interrogation et comme ses doigts sont doux entre les siens il a décidé qu’il aimait pas mal cette personne et même qu’il l’appréciait bien.

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hrp : je sais pas ce que j'ai fait pardon et aussi pardon Galathée j'espère que tu vas survivre à cette nuit avec Harland
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Dim 12 Fév - 1:16
[event]
les ambassadeurs de la forêt
ft. harland


Les larmes que le froid a fait perler au coin de tes yeux prennent la couleur de la lueur laiteuse émise par l'écran de ton téléphone qui forte de sa contre-plongée caresse et creuse les contours de ton visage les rendant plus fatigués plus sévères qu'ils ne le sont en réalité à la manière des gamins qui braquent une lampe torche sur leur visage pour se raconter des histoires effrayantes une fois la nuit venue – comparaison de circonstance quand on y pense puisque se trouver ici au milieu de la forêt au plus noir de la nuit n'a rien de spécialement rassurant, ni pour l'œil extérieur qui pourrait se demander quel genre de saine visite l'on pourrait accorder à un temple isolé à une heure aussi évocatrice de la  nuit, ni pour toi qui commence à envisager la possibilité qu'on se soit joué de ta crédulité. Un frisson te parcourt le dos et tu regrettes soudainement de n'avoir pas dit à Quinn où tu te rendais.

Calant ton portable sous ton coude tu repêches la lettre au fond de ta poche désormais vide de l'espoir naïf qui a gonflé ton cœur le temps d'un instant en la recevant – quelque chose en toi voulait que ce courrier inhabituel et étrangement ciblé ait un rapport même infime aux recherches que tu as entamées pour retrouver la trace de ta famille biologique mais l'évidence se doit d'être acceptée ce drôle de pli sert une autre destinée et n'a probablement même pas été écrit par quelqu'un que tu connais. Tu frôles ton prénom sur l'enveloppe du bout de tes doigts frigorifiés comme s'il allait te révéler qui l'a tracé et tu te questionnes une énième fois sur la raison derrière tout ça – derrière cette heure et ce lieu, derrière ce numéro de téléphone et cette injonction saugrenue – nouvellement déterminé à découvrir quel genre d'individu a bien pu instiguer cette plaisanterie douteuse relever ton nom sur la boîte aux lettres que tu partages avec Quinn et y déposer ce drôle de courrier.

Alors qu'après un quart d'heure passé l'horaire indiquée tu commençais à ne plus rien espérer, un faisceau de lumière te percute soudainement le visage et tu esquisses un vif mouvement de recul plus offensé par le cri qui a suivi que par tes rétines meurtries. La lampe torche de l'inconnu s'abaisse et non content de te rappeler que tu as oublié d'emporter de quoi t'éclairer convenablement en partant il t'apparaît évident qu'il ne s'attendait pas à te trouver là et qu'il ne s'agit donc pas de celui ou celle qui t'a mené en cet endroit. Tu plisses des yeux suspicieux au-dessus de l'écharpe qui te couvre le nez lorsque le grand échalas se met à parler encore parler sans s'arrêter – tu le laisses serrer frénétiquement ta main sans rien dire à la fois atterré de l'entendre proférer des lol à voix haute et déconcerté que le monde entier semble décidément s'accorder à vouloir te qualifier de mignon dès la première rencontre.

De ta main libre tu abaisses ton écharpe et la cales sous ton menton en réprimant un frisson – sans tarder de petites volutes de buée s'élèvent dans l'air alors que tu extirpes de nouveau la lettre de ta poche pour la montrer comme un laisser-passer à Harland comme Harland Sanders l'inventeur de KFC.

Galathée. Et au risque de te décevoir – est-ce que je peux récupérer ma main s'il te plaît ? – je ne suis pas une fille. Mais je suppose que je te remercie pour le compliment.

Il t'est rassurant de constater que vous êtes désormais deux dans le même bateau deux à affronter l'obscurité et un peu décevant de réaliser que tout cela ne concerne définitivement pas que toi.

Puisqu'on a tous les deux reçu la même lettre, il est fort probable que ce soit la même personne qui nous a fait venir ici. Je te propose qu'on fasse le tour du lieu histoire d'être sûrs qu'il – ou elle – ne soit pas tapi dans un coin à savourer sa plaisanterie. À supposer que quelqu'un nous attende vraiment et qu'on ne soit pas tout simplement sortis en pleine nuit pour rien.
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Dim 12 Fév - 4:30
Les Ambassadeurs de la Forêt (harland & galathée)
Vous voilà réunis. À peine Galathé ait terminé de parler, des bruissements effrayants et multiples se font entendre. L'ambiance est pesante, vous vous sentez enfermés dans un cercle... Effrayant. Scrutés, aussi peut-être.
Pourtant, vous n'avez pas le temps d'avoir peur que des petits êtres blancs difformes sortent des végétations, pas plus hauts que deux pommes. D'abord une dizaine, puis une vingtaine... Une trentaine, sans doute ? Ils ne font rien. Ils sont juste là et de l'étrange cabane, en sort un unique. Il est différent sans l'être réellement. Vous les voyez tous, et ils émettent leur propre lueur.
Celui qui vient d'entrer en scène se met à parler sans que ses lèvres bougent, une voix grave et posée : étrange pour un petit homme.
Heeeeeeeeeeeeeeey bros ! Ou plutôt madame et monsieur. Ou plutôt messieurs ? Esh les humains vous avez des délires chelous de pas avoir des signes de reconnaissances visibles pour chaque sexe ça nous évitera de nous tromper lol. Dans ma tête, mon entrée faisait mieux mais j'avais grave peur de vous faire peur car je sais que c'est chelou pour vous à cette heure-ci dans la forêt nope ? Vous êtes les élus blablabla, en vrai on va pas exterminer les humains hein notre but est de les protéger. Je parle trop ! En tout cas je dois vous parler de notre retour en ville. Ouais car on est déjà venus parmi les vôtres lmao : on est les défenseurs des souvenirs aka on veut raisonner les exterminateurs de souvenirs là. Des questions les childs ?

(Explications : Arrivée des bonhommes qui prétendent vouloir défendre les réincarnés, dont un porte-parole.)
 
myosotis
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Jeu 23 Fév - 0:45
I scream, you scream, we all scream
Ft.Galathée

« Galathée, Galathée… »

Un filet de signes aux courbes inhabituelles – un accent en demi-teinte soupçon sibyllin de mystère – une histoire qui se dessine, subtilement, lettre par lettre, discrets soubassements d’un langage à la dérive – les doigts de Harland glissent le long de l’opaline peau et se retirent.

« Désolée Galathée !! – c’est la première fois que j’entends ce prénom c’est étranger ? Euh je veux pas dire que c’est bizarre ou quoi hein ! Ton prénom je veux dire. Mais juste t’as un accent euh… polonais ?? Ah nan je sais : allemand. C’est ça hein ? Je suis jamais allé en allem– non mais d’ailleurs t’inquiète je suis pas déçu !! Tu sais j’ai déjà UNE PETITE AMIE de toute façon alors que tu sois une fille ou pas je m’en fiche mon cœur est pris tu comprends et je suis un homme fidèle Galathée. »

Harland est très fier de sa petite amie AMELIA WATSON – il est sur le point de raconter à son nouveau copain à quel point il est fan de son rouge à lèvre noir et combien il adore la façon dont elle répond à ses sms avec ses petits smileys trop mignons mais la blonde apparition aux amicales mains semble préoccupée par des sujets autrement moins intéressants.

« Ahaha en tout cas si c’est une plaisanterie c’est vraiment vraiment, vraiment marrant ! » Harland rigole très enthousiaste à l’idée de s’être potentiellement fait avoir comme le dernier des idiots. « Woaw t’imagines Galathée faire tout ça – je veux dire les lettres puis trouver notre adresse et nos noms – et d’ailleurs pourquoi nous  -- est-ce qu’on est des genres d’élus ?? Comme dans les jeux vidéos ? Ce serait génial quand même euh bref je voulais dire quoi ? Ah ouais faire tout ça rien que pour faire une blague ce serait vraiment trop trop drôle ! Je veux dire alors là bravo c’est vraiment le roi – ou la reine hein ça peut être une fille on est d’accord – de la farce – en plus je vais pas te mentir mais moi j’ai pas de réelle adresse postale donc tu t’imagines le gars a dû trop chercher en mode « ouais alors Harland mais il a pas d’adresse » et tu veux savoir le plus drôle Galathée ?? Le truc marrant en fait c’est que J’AI PAS DE VRAI NOM DE FAMILLE ahah donc tu t’imagines la galère pour me trouver je suis un genre de casse-tête administratif j’avoue que ça me rend un peu fie

La forêt boit les paroles elle capture entre ses doigts noueux tous ces mots trop vifs trop vivants pour l'atmosphère nocturne la forêt les répète et elle les chante murmure espiègle de la nature ses soupirs amusés font trembler les fougères - le bois claque ses milliers de langues horizon feuillu d’approbation -- l’obscurité caressante souffle dans le cou des deux jeunes gens et Harland frissonne il attrape la manche de Galathée

« Tu te sens pas… Observé ? »

Des dizaines et des dizaines de lucioles tombées du ciel
Un nuage aveuglant de formes vagues nébuleuses manifestations sur fond de densité nocturne
Multiples concrétisations vivantes de l’iridescente lunaire
Des goûtes et des goûtes de matière céleste – un océan déferlant de blancheur incandescente

« WHAT’S THE FUCK !!!??? »

Incontrôlable surprise incontrôlée – Harland s’empare du corps gracile de Galathée comme pour le protéger – il resserre son étreinte autour des épaules de son compagnon d’un soir – deux respirations saccadées pour le prix d’une sincère anxiété
C’est pas banal pense vaguement Harland
C’est vraiment pas banal se répète-il quand une apparition un peu plus grande un peu plus brillante et surtout un peu plus loquace que ses multiples collègues glisse hors du fameux temple pour s’adresser au duo en un dans un langage que Catastrophe ne connait que trop bien

Sa lumière est aveuglante –  Harland est sous le choc – il cligne des yeux abasourdis – l’excitation emporte en un flot brûlant les battements accélérés de son cœur il a envie de hurler et de rire et de courir et de sauter

« Oui alors en fait effectivement j’ai pas mal de questions monsieur le… Bonhomme magique. Hum. » Sans lâcher Galathée il lève la main comme à l’école – Harland ne veut pas passer pour n’importe qui c’est un jeune homme bien élevé et poli – il fait de son mieux pour garder un ton calme une voix posée mais ses mains tremblent il se retient pour ne pas crier – j’arrive pas à y croire j’arrive pas à y croire je suis en train de faire la causette avec un petit être brillant apparemment roi d’autres petits être brillants qui ressemblent aux esprits de la forêt dans Princesse Mononoke oh mon dieu oh mon dieu quand je vais raconter ça à Joy QUAND JE VAIS RACONTER CA AU CLUB DES AMATEURS DES PHÉNOMÈNES PARANORMAUX ILS VONT PAS EN REVENIR OH BORDEL OH BORDEL OH BORD – mais juste avant Galathée c’est un monsieur d’accord ? Sans vouloir être impoli avec vous bien sûr monsieur hum bonhomme – Harland resserrer ses doigts autour de l’écharpe de Galathée – des fois qu’il puisse s’envoler – et non non vous en faites pas tranquille hein !! Euh on est vraiment ravi d’être là !! Vraiment, vraiment ! Hein Galathée ? Et bon ensuite… »

Une grande respiration

« Pourquoi vous parlez comme ça ? Je veux dire comme si vous étiez jeunes – euh c’est pas pour vous offenser que je dis ça peut-être que vous êtes jeunes hein ! Mais je pensais que les fantômes parlaient un peu en mode mots compliqués phrases effrayantes genre vous voyez et d’ailleurs est-ce que vous êtes vraiment des fantômes ? Vous êtes quoi en fait ?? Est-ce que vous êtes des esprits de la forêt comme dans Princesse Mononoke ? Et on est les élu de quoi au juste ? Non pas que ça me plaise pas c’est toujours cool de se présenter en mode « t’as vu j’suis l’élu et toi ça va ? » enfin ça fait cool sur le CV quoi – mais genre quand même ça pose un peu question tout ça – et puis vous venez d’où, et puis c’est quoi ce temple-là, et puis vous voulez raisonner de qui de quoi ?? J’ai pas très bien compris cette partie de l’exposé j’avoue désolé hein à l’école on me disait déjà que j’avais des légers soucis de concentration mai vraiment légers hein et euh je crois que c’est tout est-ce que tu as quelque chose à dire Galathée ? »

Sans lâcher Galathée – on ne sait jamais, bonhomme swag peut toujours attaquer – il l’encourage d’un sourire à s’affirmer.

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hrp : c'est toujours autant n'importe quoi Harland est grave soûlant adieu
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Mer 1 Mar - 13:32
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les ambassadeurs de la forêt
ft. harland
Galathée Galathée – ton prénom glisse sur la langue décidément bien volubile de ton partenaire surexcité pleine d'échos en é un peu trop ouverts pour ressembler au français souvent entendus rarement corrigés toujours prompts à te jeter la nostalgie au fond du cœur comme au premier jour – et Harland comme Harland Sanders l'inventeur de KFC continue de parler encore et encore sans s'arrêter et finit par changer le pli songeur qui se dessinait au coin de tes lèvres en une petite moue perplexe peut-être un poil nerveuse comme ton colocataire aurait pu en faire – mais lui n'aurait pas bredouillé bêtement comme tu le fais maintenant.

Un homme fidèle ? Mais pourquoi tu me racontes ç- oh tu as cru que ... ?! Mais j'étais pas en train de- oh et puis tu sais quoi ? C'est pas grave.

Un nuage de buée plus imposant que les précédents se dessine dans la nuit – tu soupires davantage pour toi pour ta propre (stupide) réaction qu'autre chose et tu te pinces brièvement l'arête du nez comme pour y chercher la force la conviction de donner l'air de rien.

Félicitations du coup ? D'être casé je veux dire. Oh et ...

Et quoi ? Qu'est-ce que tu voulais ajouter Galathée ? Tu ne sais pas tu ne sais plus ça vient de s'envoler de t'abandonner en te laissant un goût amer d'inachevé au bout de la langue et la certitude qu'il y avait quelque chose là dans ta tête il y a encore quelques secondes que tu voulais exprimer (corriger ?) et qui vient de disparaître lâchement – mais tu as l'habitude depuis le temps tu sais faire de ton mieux pour rebondir quand tu le peux dire autre chose faire semblant que tu ne viens pas d'oublier ce que tu voulais dire.

Curieusement la perspective que votre présence ici ne soit due qu'à une vaste plaisanterie cette probabilité qui t'agace tant semble émerveiller Harland et tu ne peux t'empêcher le temps d'un instant d'être saisi toi aussi non pas par les efforts qui ont été déployés pour vous réunir mais par ce flot de paroles sans filtre sans contrainte délesté du poids de la logique – ou de la conscience, peu importe. Il y a un naturel qui te fait presque envie dans ces mots candides qui ne semblent suivre d'autre règle que celle de son fil de pensée à des années lumières de ton esprit (trop) calculateur perfectionniste qui cadre et soupèse autant que possible ses propos avant de les émettre – il y a une soif de vivre dans ce drôle de personnage aux cheveux écarlates que tu surprends à admirer à jalouser alors que tu hausses des épaules impuissants devant toutes ses questions bien que tu demeures certain que ni lui ni toi n'êtes des élus et encore moins des protagonistes de jeu vidéo.

Une pression sur ta manche te ramène sur terre – curieux pensais-tu, curieux qu'il n'ait pas de vrai nom de famille tout comme tu n'en avais pas non plus avant d'être adopté – et ton froncement de sourcil s'adoucit bien vite en découvrant Harland préoccupé.

« Tu te sens pas … Observé ? »
C'est vrai que, maintenant que tu le dis ...

La nuit chuchote autour de vous mutine pleine de craquements et de bruissements qui donnent l'impression de se rapprocher de vous enserrer et tu plisses les yeux en direction de la masse noire de la forêt dans une vaine tentative d'y déceler un mouvement voire une silhouette animale ou mieux, humaine (celle probablement du plaisantin qui vous a attirés ici) mais ce n'est rien de tout ça qui se dessine devant tes yeux non – d'entre les arbres émergent de curieuses petites créatures comme tu n'en as jamais vu qui n'ont rien d'humain rien d'animal avec leur lueur laiteuse et leur silence fantomatique – mais les fantômes n'existent pas tu ne le sais que trop bien exception faite des esprits mémoriels qui n'ont rien de commun avec ces étranges petites choses.

Un petit cri de protestation t'échappe dès lors que Harland fend le silence d'un hurlement et s'accroche à toi comme si sa vie en dépendait mais tu n'as pas le temps de songer à émettre la moindre parole rassurante qu'une voix émane d'une des créatures une voix trop grave trop rocailleuse pour appartenir à un si petit être et alors que son discours à l'air de mesmériser ton compagnon toi tu poses des doigts songeurs contre tes lèvres ton regard se fait plus calculateur empli de jugement cartésien – tu cherches la blague tu cherches qui tire les ficelles qui dissimule sa voix et son visage derrière ces poupées ces marionnettes dont on veut vous faire croire qu'elles peuvent s'exprimer sans remuer les lèvres – ton scepticisme est à l'échelle de l'acceptation de Harland à qui tu murmures un remerciement reconnaissant d'être prévenant au point de refuser qu'on te mégenre avant que tu puisses t'en offusquer – sa tirade terminée il t'encourage à t'exprimer et tu ne comptes pas rater l'occasion de relever ce qui t'as hérissé dans le discours de la créature.

Oui. Alors, premièrement : superbe supercherie, franchement, j'applaudis des deux mains.

Ce que tu fais vraiment dans un élan de sarcasme trois claquements de paumes résonnent dans la nuit.

C'était plutôt malin de choisir un lieu pareil en pleine nuit histoire qu'on soit trop occupés à geler pour se demander quel genre de matos vous avez mis en place pour nous offrir un spectacle pareil. Comment vous vous êtes débrouillés ?

Pour nous retrouver – pour le retrouver lui qui n'a pas de nom de famille – pour nous encercler de ces drôles de choses fort réalistes pour parler à travers elles – comment vous vous êtes débrouillés ?

Et deuxièmement : "raisonner les exterminateurs de souvenirs", réellement ? Vous pourriez au moins faire semblant de savoir de quoi vous parlez non ? Personne n'extermine les souvenirs ici, pas plus qu'il n'y a besoin de raisonner qui que ce soit – on dirait que vous parlez de fous dangereux ... Mais bon, vous vous donnez du mal à faire semblant d'être mystérieux et omniscient, je vous accorde au moins ça.

hrp:
 
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Mer 1 Mar - 16:08


Les Ambassadeurs de la Forêt (harland & galathée)
Il rit. Il rit avec beaucoup d'enthousiasme, beaucoup de trop de surplus hypocrite. Les bestioles blanches se regardent comme étonnés de la violence des propos de Galathée, des murmures parcourent l'Assemblée et voilà quelque chose de surnaturel sans qu'il cesse de rire ; ses membres s'agrandissent, son torse aussi des cheveux poussent.
Il se métamorphose.
Il n'a pas encore répondu aux questions non et le voilà ; le bonhomme n'est plus. Il est devenu homme, un peu trop grand - sans doute un peu plus qu'Harland - masqué et habillé de noir et de blanc. Son masque sourit mais non, décidément dans ses éclats d'amusement il n'y'a rien de joyeux.
C'est pitoyable.
C'est cette phrase qu'il doit contenir au bord de ses lèvres mais il ne dit rien, il s'avance à grandes enjambées nonchalantes remonte son masque sur ses cheveux et là où on aurait cru deviner un visage déformé par les blessures il est intact. Un sourire rieur, des yeux remplis d'une tendresse dégoulinante.
Le cercle se resserre un peu et pourtant il n'a rien dit ; ils agissent par eux-mêmes toujours dans des bruissements consternés.
Il se penche, vient relever élégamment le menton du blondinet et crache tout en douceur ses mots.
Penses-tu réellement que c'est une blague ? Penses-tu que nous n'avons que ça à faire que de faire des joke à deux jeunes ? Harland. Ne te cache pas derrière cette personne, lâche-le tu ne crains rien.
Il se retourne, lève une main qui demande un silence complet un peu théâtral un peu dramatique.
Non Galathée, ce n'est pas une blague. Ca fait longtemps que nous sommes là et tu as de la chance, énormément de chance qu'un hellébore soit présent. On aurait pu vous mettre un poignard dans le dos tu sais, on aurait pu faire ça ; mais vous aussi vous êtes des réincarnés. Vous aussi vous méritez notre protection.
Il se remet face à eux et rabaisse son masque d'un geste contrôlé, malicieux.
Pour répondre à tes questions Harland, c'est quand même plus sympatoche quelqu'un qui parle comme les jeunes qu'un vieux qui blablate sans chercher à capter les incompréhensions des moins intéressés par le vocabulaire nope ? Ouais on ressemble pas mal aux bonhommes de la princesse Mononoké. Comme je vous dis, cela fait longtemps qu'on squatte donc ils ont un peu plagié notre existence ; notre existence qui se résume par la protection de ceux qui ont eu une ancienne vie. Ton compagnon de fortune, Galathée, fait parti de ces dissidents ou encore thugs qui se pensent tout permis avec la mémoire des gens. Vous êtes les élus, car vous êtes les premiers à savoir. Les premiers à savoir le retour connu des magnolias. Nous arpentons depuis pas mal de temps la ville, des décennies même mais maintenant c'est officiel.
Doucement, il vient saisir une des mains de Galathée et tente de le faire tourner sur lui-même - contre son gré sans doute - mais qu'importe il ne demande jamais l'avis de personne il prend et force.
Il l'emprisonne dans ses bras et murmure à son oreille.
Nous ne te ferons pas de mal, pas aujourd'hui. C'est purement diplomatique mais sache que tu es sur notre liste d'hellébores à qui il faut empêcher de faire leurs conneries.
Il le relâche, se désintéresse.
Harland mon bro, tu peux m'appeler King. Nous ne sommes pas des bonhommes magiques mais des magnolias, on peut se métamorphoser en tout ce qui est vivant.
C'est à lui d'être accaparé par la grande silhouette du prétendu King, il va pour entourer d'un bras ses épaules et murmure à lui aussi sur le ton de la confidence.
Un jour, des souvenirs remonteront. Ne te laisse pas avoir par des gens comme Galathée, ils ne te veulent que du mal. Ils veulent tout te prendre. Compris ?
Il relève sa tête et s'adresse à tout le monde.
Bon ! Encore des questions, surtout toi Harland tu as l'air d'être le plus ouvert.

(Explications : le pnj fera sont retour lorsque vous aurez tous les deux répondu à ce post.)
 
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Mar 7 Mar - 0:56
Down in the forest, hands held higher
Ft.Galathée & King

Doigts figés sourire gelé – le ton cassant de Galathée a l’impitoyabilité de l’hiver qui déflagre en perles de grêles brisées – éclats de gel tintement fracassé contre les murs insaisissables de la nuit – soudain Harland se rappelle – qu’il est en décalé.

« Galathée dis pas des trucs comme ça tu risques de vexer bonhomme swag » – inquiétude tout en murmures au creux de l’oreille de l’allié nocturne.
Mais point de vexation – l’incendie lugubre soucieusement attendu fait place à un déni de matérialité.

Tout de même cette soirée est fort étrange j’aurais jamais pensé qu’il m’arriverait tout ça en me ramenant ici dis-donc – Harland divague en son monde intérieur – la nuit réelle l’interpelle – il observe bouche-bée la métamorphose de l’ombre argentée – devenue mi-homme mi-brume la silhouette en blanc et noir franchit nuage fumeux nuée funeste la frontière en dissémination de la réalité.

« Penses-tu réellement que c'est une blague ? Penses-tu que nous n'avons que ça à faire que de faire des joke à deux jeunes ? Harland. Ne te cache pas derrière cette personne, lâche-le tu ne crains rien. »

« Ah non hum c’est pas ce que vous croyez il y a un malentendu là ahah en fait l’idée c’était que je fasse barrière de mon corps fort musclé et magnifiquement sculpté nous sommes tous d'accord là-dessus si jamais vous vous en preniez à mon copain Galathée ici-présent je sais que ça aurait pas changé grand-chose mais le temps que vous me massacriez il aurait au moins pu s’enfuir ou quelque chose comme enfin hum bref vous voyez on était pas trop sûr de vos intentions mais hummmm vous avez une tête euuuuh fort sympathique qui inspire un profond sentiment de sécurité vraiment votre visage me redonne confiance et foi en la vie je vais pas vous mentir mais franchement je me sens ultra zen et cool là no joke donc euh ouai j’pense que Galathée a plus trop besoin de moi du coup huum voilà voilà. »
Vole de tes propres ailes obscur oiseau des jours – Harland un peu gêné détourne le regard – il sifflote pour se détendre un air de Beyoncé (le froid en suspension dans la tempête lui fait réaliser l'absente présence de Galathée)

Tangible tension – la défiance se fond dans l'orage (la lune espiègle fuit dans les couloirs) – mystère en approche impitoyable aura en mille et un morceaux – on dirait un nœud coulant dont les anneaux caressants éblouissent, trop lumineux dans les ténèbres…

« Eh les gars… » Hésitation appréhension palpitations – inquiet Harland se penche sur la représentation – « Vous allez pas vous battre hein ? On s’aime tous on est tous copains hein en tout cas moi je vous aime tous les deux et puis j'aime aussi ces petits bonhommes blancs et mignons là qui nous regardent avec leurs grands yeux plein de paillettes non mais franchement je suis très content de vous avoir rencontré et de passer ce petit moment sympathique en votre agréable compagnie alors franchement ce serait dommage de gâcher une si belle soirée quand mêm — QUOI ? »

Bien sûr il se l’était imaginé – bien sûr il en avait rêvé (il s’y était rêvé) – président des Etats-Unis rockstar empereur marin inventeur génial super héros explorateur – tout ça – des images jetées coups de dés sur le fil frémissant du hasard – rien que des songes –
Milles fragments de mirages qui épousent désormais les courbes utopiques de l’Histoire (et des histoires)

« Moi je suis un réincarné ? MOI ??? »

Un corps bien réel – une chaleur formelle un souffle sensible une silhouette matérielle – un esprit romanesque et une âme en voyage – stupeur et excitation tourbillonnent dans le fond de la nuit – arabesques d’émoi en tension – entre les étoiles s’ouvrent soudainement toutes les portes de l’univers
Harland passe une main dans ses cheveux – il vérifie à nouveau que tout existe
Et pour la première depuis très très longtemps, il se tait – il ne trouve rien à dire (y’a-t’il quelque chose à dire ?)

Mais il sourit quand le brouillard entraîne Galathée dans sa danse – et il rit quand la brume l’attrape lui-même obligeamment par les épaules – King – l’empereur des chimères canonisé par ses hordes de fuligineux mystères – sa couronne d’illusions sculptée dans les ténèbres incandescents à tenus coups légers de chuchotements –
« Un jour, des souvenirs remonteront. Ne te laisse pas avoir par des gens comme Galathée, ils ne te veulent que du mal. Ils veulent tout te prendre. Compris ? »

Harland jette un regard sur Galathée – un regard nouveau, empreint de curiosité fuyante nimbé dans les reflets sombres d’une fin imminente.

« Magnolias… »

Le mot comme des pétales glisse sur ses lèvres – Harland n’est pas bien sûr de ce à quoi ressemblent exactement les fleurs de magnolias – sont-elles jolies ? Sentent-elles bon ? –  un instant il songe au charme livide du lys, aimant et délicat…

« Ahah merci… King. » (tout est toujours si réel) « Woaw je suis confus là je… C’est beaucoup d’informations d’un coup ahah woaw woaw j’ai toujours rêvé de ça, que ce genre de chose m’arrive en fait mais jamais j'aurais pensé que ça se passerait vraiment en vrai de vrai – je me l’imaginais mais genre, comme ça, un peu comme un vœu vous voyez, le genre de truc que tu souhaites mais que tu sais très bien que ça va jamais arriver pour de bon parce que t’es plus un enfant et que tu sais que tu peux rien y faire mais… Woaw… »

La blancheur de l’habit royal ; la blancheur du lys…
Un doute – horriblement curieux douloureusement insidieux – s’épanouit dans la pénombre.

« Mais King pourquoi est-ce que tu dis que les gens comme Galathée ils me-- ils veulent du mal aux autres ? Pourquoi est-ce tu – enfin vous, les magnolias, vous tous quoi -- pourquoi vous réapparaissez uniquement maintenant ? Alors que… Ça fait longtemps… Qu’il y a tout ça… Les réincarnés… Pourquoi vous cherchez à les protéger au final ? Je sais bien que ça existe je suis un peu au courant de toutes ces histoires, les myosotis, les hellébores, et tout… Et puis les luzernes… Donc, des gens comme moi du coup ? Ahah... Enfin -- j'en connais, j'en connais des réincarnés, et tu sais, je lis pas vraiment les journaux et c’est vrai que je devrais mais c’est le genre de bruit qu’on entend enfin qui s’entendent sans qu’on puisse l’empêcher vraiment… On dit enfin les gens disent, enfin – certains disent que les hellébores ils essayent d’effacer la mémoire des myosotis, donc votre rôle à vous c’est… D'empêcher ça ? En quelque sorte... ? Vous voulez que les réincarnés se souviennent de tout ? De leur ancienne vie ? Pour toute leur nouvelle vie ? »

(Floraison nocturne de pureté)

« Mais si ça les fait trop souffrir les réincarnés, je veux dire, tout ça, leurs souvenirs justement, leur vie d’avant… Est-ce que ça serait pas mieux de … Enfin… Si ça leur fait moins mal ? Tu vois ? Parfois c’est peut-être mieux non ? De ne plus se souvenir de rien du tout… »

(Marche aveugle entre les bosquets)

« Tu penses que c’est lâche, toi ? King ? De pas vouloir se souvenir, enfin de vouloir, enfin, de désirer tout oublier… Quand ça fait trop mal... D’avoir envie, ou plutôt, de pas avoir envie… D’être quelqu’un d’autre ? »

(Un filet de sang aux reflets blêmes coule sur les épines de la rose hivernale)

« Woaw… C'est vraiment trop compliqué pour quelqu'un comme moi, toutes ces choses...»

(mais le soupçon finalement a eu raison de la lumière.)  
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Mer 12 Avr - 1:07
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les ambassadeurs de la forêt
ft. harland & king
Loin de te raisonner ou même de te calmer les murmures inquiets de Harland te confortent plutôt dans ta dureté et ton regard qui court sur l'assemblée de petites créatures se fait plus accusateur comme pour faire écho à ton agacement grandissant – jusqu'à ce que l'imprévu l’impensable même se produise.

Le petit être qui semblait dominer les autres change brusquement de forme : sa silhouette se module se grandit pour devenir semblable à la vôtre, plus haute plus fine plus humaine et avant même que tu ne le réalises ton air bravache s'envole alors que tu esquisses un pas en arrière, obéissant à un soudain instinct qui te souffle que tu n'es peut-être plus autant à l'abri du danger que tu ne l'imaginais.

L'entité s'approche de toi ses doigts d'homme qui n'en est pas un te brûlent presque la peau alors que tu t'efforces d'imprimer ses traits dans ta mémoire à coups de pupilles affolées – les mille questions de tes certitudes remises en cause te flouent l'esprit ne te laissent que tes lèvres entrouvertes tremblantes ton cœur qui cogne contre tes côtes et une tentative de t'inscrire au fond des yeux un air provocateur qui n'a même pas confiance en lui. Tu es comme vide Galathée, trop surpris trop choqué pour réagir face à cette voix qui rend l'impossible encore plus tangible tu es désormais spectateur d'une entité qui ne devrait pourtant pas exister et d'un Harland beaucoup trop indifférent beaucoup trop tolérant pour son propre bien dont l'éclat de voix te ramène à demi parmi les vivants ; il te faut un instant de trop pour (re)prendre le fil de l'échange et finir par te dire sans rien ressentir que Harland comme Harland Sanders l'inventeur de KFC est un prénom que tu entendras de nouveau après cette nuit très certainement au sein de l'union plus certainement encore dans la bouche de ceux qu'on aura chargé de gommer ses souvenirs lorsqu'il en aura retrouvé – mais tout ça ne s'ancre pas dans ton esprit et t'apparaît comme lointain secondaire tant cette créature tant ce King et ses Magnolias foulent au pied tes certitudes de toujours sur ce qui devrait et ne devrait pas exister, tu ne sais plus quoi dire ni comment raisonner tu sais simplement que tu es venu ici avec l'agacement d'avoir été piégé par un plaisantin et tu en ressors en sachant maintenant qu'un peuple entier de créatures surnaturelles sait qui tu es connaît ton nom ton adresse tes activités et n'excluent pas la possibilité de (vous) te blesser.

Comme pour le confirmer King fond sur toi et même le bond en arrière que tu parviens à esquisser ne peut te préserver – c'est trop tard sa main emprisonne la tienne ses douces menaces effleurent ton oreille avant que tu ne trouves la force de bredouiller une protestation qui peut-être contribue à ce que le prédateur lassé se désintéresse de toi en te laissant là avec la sensation fantôme de son corps contre le tien de son masque contre ta tempe tu en frissonnes de dégoût la nausée au creux de la gorge qu'on ait violé ainsi ton espace personnel mais surtout surtout il faut l'admettre tu trembles de peur maintenant que tu te sais possiblement en danger.

Les mots de Harland bondissent et s'enchaînent comme tes pensées apeurées – tu portes la main contre tes lèvres comme pour dissimuler le rythme un peu trop soutenu des nuages de buée qui s'en échappent et dans ta confusion tu as une pensée pour l'union dont tous les deux sont en train de parler, une pensée pour Emmi pour Philomène à qui tu dois absolument rapporter ce qui est en train de t'arriver. Tu rends son regard à ton camarade réincarné sans la moindre once de défiance non tu lui rends un regard aussi perdu que le sien et peut-être un peu peiné comme pour s'excuser par avance des circonstances dans lesquelles vous vous reverrez ou pour adresser une supplique muette une invitation à chercher à comprendre avant de juger – Harland semble t'entendre il questionne les accusations confronte les opinions et pour cela tu lui en es reconnaissant d'autant qu'il y a quelque chose dans ces pensées formulées à voix haute qui estompe les contours de ta frayeur et te redonne peu à peu la force de te détacher de cet état de choc qui te rendait muet – la force de te refaire acteur de cette discussion et non plus spectateur.

Ça n'a rien de compliqué.

Tu as craint le temps d'un instant que ta voix te fasse défaut mais elle s'élève bien dans l'air glacé, ferme mais sans animosité.

Pourquoi tu t'infligerais le poids d'une existence qui n'est plus la tienne, Harland ? Pourquoi tu gâcherais ta vie présente avec la souffrance et les regrets d'une personne qui n'est pas toi, une personne pour laquelle tu ne peux plus rien ?

Un pli se dessine entre tes sourcils froncés l'irritation se réapproprie ton visage bien que moins virulente qu'auparavant car les mots de King résonnent encore dans ton oreille mais tu trouves cependant le courage de t'emporter contre l'entité masquée.

Oui, une question. Vous tenez vraiment à ce que le monde sache que les soi-disant protecteurs des réincarnés sont prêts à, je vous cite, "mettre des poignards dans le dos" des gens ?

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Lun 17 Avr - 16:07
Les Ambassadeurs de la Forêt (harland & galathée)
Les questions fusent et il écoute il écoute toujours, King. Il attend, opine et enregistre. Peut-être qu'il sourit sous son masque peut-être que non même peut-on vraiment le savoir ?
Quand Galathée prend la parole il enregistre ses paroles, planté dans le sol aussi attentif qu'harland harland comme l'inventeur du KFC.
Et c'est à lui de reprendre la parole, immobile statue invincible ; bras croisés dans un silence d'abord pesant.
Galathée n'a pas tort, dans ses explications.
Il lui accorde ça.
On n'a rien contre ceux qui effacent les souvenirs des autres, mais seulement si le principal concerné est d'accord. tu comprends ça, harland ?
si tu juges tes souvenirs trop douloureux, libre à toi de les ken. mais les hellébores sont bien plus, ah ! Ce sont des voleurs. Ils prennent des trucs qui ne leur appartiennent pas. C'est pas lâche de se décharger de quelque chose, mais seulement si c'est voulu. Et crois-moi, les victimes de ces salauds ne sont pas toujours consentantes.

Une main dans ses cheveux il reprend.
On revient car c'était un peu chiant avant, car la ville se portait bien.
Mais on était là, si vraiment il y'avait un souci. On a toujours été là ! Sans doute qu'une personne de ton entourage est un de nous, harland ? Peut-être,
peut-être pas.

A nouveau c'est vers Galathée qu'il se retourne, étrangement mielleux. King aime le malaise, King n'est pas forcément de ceux qui mettent à l'aise.
Ptdr, go my go si tu veux ! C'est une manière de vous protéger de vous mettre un poignard dans le dos, de vous punir. De donner une punition aux gosses insupportables que vous êtes. Va donc dire à ta chère Emmi qu'on l'attend, je suis sûre qu'elle sera ravie. Ca montrera que tu es un bon toutou.

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Mar 25 Avr - 23:59
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Ft.Galathée & King

Pourquoi tu t'infligerais le poids d'une existence qui n'est plus la tienne, Harland ? Pourquoi tu gâcherais ta vie présente avec la souffrance et les regrets d'une personne qui n'est pas toi, une personne pour laquelle tu ne peux plus rien ?

Sur le bout de sa langue des non-dits qui déjà s’effeuillent – est-ce que c’est si dur que cela d’avoir l’inconnu-e derrière soi ? Est-ce que tout se perd dans la tranquille tourmente du tombeau ?

Et ses mots à Galathée qui sifflent comme de sales couteaux sages ça le saisit comme un dilemme – entre ses mains c’est deux poids deux mesures
Moi ? La faute ? La sienne ? Distraitement il cueille son briquet comme un feu de détresse voguant tout au fond de sa poche au gré de sa nervosité – il a besoin un instant de lumière pour s’éclairer  

- On n'a rien contre ceux qui effacent les souvenirs des autres, mais seulement si le principal concerné est d'accord. tu comprends ça, harland ?

- Yeah… Ca m’a l’air… Normal… En fait...

Consentement – des lettres graves qui signent petit-à-petit sa certitude

- si tu juges tes souvenirs trop douloureux, libre à toi de les ken. mais les hellébores sont bien plus, ah ! Ce sont des voleurs. Ils prennent des trucs qui ne leur appartiennent pas. C'est pas lâche de se décharger de quelque chose, mais seulement si c'est voulu. Et crois-moi, les victimes de ces salauds ne sont pas toujours consentantes.

- Mais donc c’est vrai, vraiment vrai, que les hellébores, ils sont… ? Comme ça ? C’est vrai ce qu’il dit Galathée ? Tu fais ça toi aussi ? Mais pourquoi ?... Pourquoi pas ? Tu crois vraiment toi qu’on y peut rien je veux dire qu’on peut rien à soi-même ? C’est peut-être pas nous mais en même temps… Euh… Ce qu’on a été… Y’a peut-être toujours moyen … Pas directement tu vois mais … Aie !

Il s’est brûlé – portant son pouce contre ses lèvres il détourne distraitement le regard – se retrancher un instant des combats trop abstraits qui se nouent hors de lui – mais la fragrance lourdement diffuse de la tension en sournoise fumée l’étouffe dans sa torpeur et il relève le nez.

« Non euh attendez… Tout va bien ok ? Écoutez j’ai une super idée, genre, révolutionnaire, là. Galathée, hm, peut-être que si vous demandiez l’avis aux gens… Yeah ? Y’en a peut-être qui veulent qu’on efface leur souvenir en vrai… Vous devriez faire ça, ouais, je veux dire, demander l’avis aux gens. Comme dit King c’est important le consentement, tu le sais ça, hein Galathée ? Vous aurez toujours du travail j’en suis sûr ! On peut tous cohabiter tranquillement cool et heureux à Foxglove, yeah ? Toutes les fleurs toutes ensembles, vous voyez un peu comme dans un jardin, ben y’a des roses, des magnolias, des lilas, non euh attendez y’a pas de lilas chez nous, non mais ce que je veux dire c’est que – ben tout peut bien marcher et franchement même si c’est un peu tendu si chacun fait un petit effort y’aura plus de problèmes, et tout ça ! »

Il se rapproche de Galathée – sourire éclos sur le visage – soudainement plus léger – il passe un bras autour des épaules de son nouveau copain florissant en enthousiaste lierre :

« En tout cas Galathée je compte sur toi pour m’épargner si j’ai une ancienne vie trop cool ! Maintenant qu’on est copain tous les deux… Tu vois, genre… Je me disais que peut-être qu’avant j’étais quelqu’un de super bien donc ça serait triste d’oublier que bah y’a longtemps j’étais une super personne. Ca doit être trop awesome à raconter des trucs style "avant quand j’étais pas moi mais un autre moi j’ai sauvé des enfants de la famine !" Et tout et tout ! Parce que quand même, vous les hellébores … Vous êtes pas inhumains hu ?... J’arrive pas à croire que tu sois quelqu’un de méchant Galathée, parce tu es super cool ! Même si on se connait depuis à peine deux secondes lol ! Puis je suis sûr que les autres gens hellébores comme toi ils le sont aussi ! Cool !  Alors voilà peut-être qu’on peut tous faire la paix, yeah ? »

Il rit – parce que tout lui semble si facile à Harland ; les rosiers il suffit de les arroser et de les aimer – pour qu’ils donnent de jolies fleurs.
 
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hrp : désolée si y'a des fautes d'ortho dégueu je suis dead orz
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Sam 29 Avr - 14:58
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les ambassadeurs de la forêt
ft. harland & king
Tu clignes un instant des yeux, saisi par cette approbation tout à fait inattendue mais au final étrangement bienvenue. Sans te départir de tes bras croisés tant pour te protéger du froid que pour opposer une résistance inconsciente au moindre contact au-delà de ce soupçon d'entente, tu esquisses un discret hochement de tête en guise d'assentiment. Merci de faire preuve de bonne foi là-dessus.

Et puis le discours change et fait reculer aussi sec la timide main tendue de tes espoirs naïfs. Tu raidis les épaules et pinces des lèvres agacées devant ce déploiement de venin exempt de la moindre compréhension. On croirait presque à l'entendre que l'union est née de l'ennui ou d'un pur désir de méchanceté et même si tu demeures conscient que son (votre) but n'est pas prêt d'être discerné et assimilé par chacun ça te pique presque personnellement de vous entendre dépeints ainsi, comme des voleurs, des salauds, des mauvais anges d'un autre baiser – et ça te pique encore plus de voir que le stratagème prend et que Harland lève maintenant vers toi un regard (é)perdu balayé entre vos vents contraires.

Tu hoches la tête car oui c'est vrai ce qu'il dit oui tu fais ça toi aussi oui tu crois vraiment qu'on ne peut rien à soi-même mais difficile (impossible) de trancher le flot continu de sa réflexion pour apporter les réponses qu'on te demande, alors comme l'entité masquée tu ne dis rien tu le laisses terminer. Sa flamme finit par lui mordre le doigt et tu fronces le nez dans l'anticipation de l'odeur de chair brûlée mais l'air glacé qui vous enveloppe engourdit tout – tout mais pas la piqûre de son reproche qui ne s'en voulait pas un (c'est important le consentement) et surtout pas l'amertume que t'évoque sa naïveté pourtant douce et sans arrière-pensée. "Demander l'avis aux gens" ? Et amputer votre raison d'être de moitié ? Ôter le prévenir pour ne garder que le guérir ?

Tu laisses Harland t'attirer à lui sans rien dire bien que les bras toujours croisés et la mine toujours fermée, mais le réincarné nouvellement révélé ne représente pas de danger, lui. Et sans que tu le prévoies ses balbutiements enjoués te mettent un coup au cœur – vous, les Hellébores, vous n'êtes pas inhumains n'est-ce pas ?

C'était purement innocent c'était voulu avec les meilleures intentions qui soient mais pourtant il y a quelque chose d'accusateur dans cette phrase, quelque chose de lancinant. En effet aucun de vous n'est inhumain et c'est bien cela c'est bien votre humanité et la souffrance qui l'a entachée qui vous a menés à Emmi, à ses principes, à ce que vous êtes – aucun de vous n'est inhumain mais pour oser le revendiquer vous finissez par le devenir, inhumains, dans les yeux des autres. Tu ne peux pas lui demander de comprendre, lui qui n'a pas encore recouvré son premier souvenir, pas plus que tu ne peux lui reprocher de te voir comme un des méchants de l'histoire. Tu t'en voudrais presque de faire écho à son éclat de rire plein d'espoir par un soupir las.

On ne peut pas "tous faire la paix" Harland, parce qu'on pensera toujours tous différemment. Pour les Hellébores, les réincarnés sont un peu comme des malades, tu vois ? Certains n'en sont pas encore conscients, certains sont encore en période d'incubation, mais ils sont malades tout de même. Le problème c'est qu'il s'agit d'une maladie qu'ils ne comprennent pas, et on a tous peur de ce qu'on ne comprend pas, non ? Alors forcément, même s'ils ont peur d'être malades, ils le seront encore plus à l'idée d'être soignés : comment ça va se passer, est-ce que ce sera douloureux, est-ce que ça va laisser des séquelles ? Ils préfèrent se dire qu'ils peuvent supporter d'être malades sans que ça les empêche de vivre. Ils ne se rendent parfois même pas compte qu'ils sont malades : ils ne peuvent donc pas accepter d'être soignés, puisqu'ils pensent ne pas en avoir besoin. C'est pour ça qu'en tant que personnes qui savent parfaitement ce qu'il en est et comment procéder, il faut passer outre la peur et l'incompréhension des gens pour les soigner ; parce que la seule chose qui compte, c'est d'endiguer la maladie. Tu comprends ?

Et là-dessus tu espères que les images feront leur chemin dans l'esprit de l'enfant aussi facilement que les accusations de l'entité masquée ont fait le leur. Cette dernière d'ailleurs t'invective de nouveau et en plus de faire grimacer le non natif que tu es ("ptdr", vraiment ?) elle fait mouche et te pique dans ton orgueil.

Vous osez me dire que je suis un "bon toutou" alors que n'êtes pas si différent, avec vos grandes idées et vos suiveurs ?

L'air offensé, tu désignes d'un grand geste de la main tous les petits êtres lumineux qui vous encerclent. Emmi est peut-être à la tête du groupe que vous formez, à l'origine du courant de pensée en lequel vous vous êtes reconnus et que vous défendez, mais cet individu qui ne devrait même pas exister ne lui est-il pas semblable, à se dresser comme le dirigeant d'un groupe qui défend des principes différents des vôtres ?

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Mer 3 Mai - 23:42
Les Ambassadeurs de la Forêt (harland & galathée)
Il grogne. Ne se prononce pas - plus - sur l'avis de galathée. Roule des yeux agite les mains et soupire excessivement excédé.
la pique de galathée le fait à peine réagir, il souffle un peu.
pas question de suiveurs, galathée. je sais pas quand tu le comprendras ça,
le meneur des magnolias est juste là pour l'organisation t'es complètement teubé. ce rendez-vous est terminé, vous êtes invités à revenir si ça vous fait plaisir. galathée comme harland, même si galathée euh- voilà je pense pas que tu reviendras ??

un signe de main il repart - les êtres de lumière s'éloignent avec lui s'enfoncent dans le bâtiment.
La nuit est sombre, bonne chance pour retrouver le chemin avec un réseau plus que limité.

(Explications : le pnj ne réapparaîtra plus. à vous de conclure ce rp !)
 
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Ven 5 Mai - 1:50
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Ft.Galathée & King

Il écoute patiemment les faits tranchants que Galathée porte avec minutie sur le fil équilibré de son patient pragmatisme –  des actes comme des tracas qu’on entend mais qu’on ne ressent pas vraiment
Il y a quelque chose qui sonne faux entre ces mots également clairs et calmes – bienveillante sentence martelée avec la souplesse des cordes au cou
Il y a quelque chose qui sonne faux entre ces mots droits froidement dévoués ; comme une note insonore et immuable aux fragrances de médecine sauvagement salvatrice
Une ordonnance – c’est une ordonnance ; à la vie à la mort
Ils sont malades
Les souvenirs par-delà nos subjectives chronologies sont comme une maladies – Joy et Amélia et tous les autres aussi il les perçoit embrumés d’ombre bleuies
Est-ce qu’on meurt -- d’être déjà mort ?
Et lui qui n’a peur de rien – pas même de la fin – il sent ses doigts s’engourdir autour des effluves réconfortantes que pleurent les roses bien trop froides
Il craint – de pas voir et de ne jamais savoir

Ainsi, dans le sillage de ses pensées fuyant en nuages s’évanouit la ferveur brillante de sa tendre attention aux mots et aux choses ; les voix de King et de Galathée s’évanouissent lointains songes contre les remparts frémissants de son incertitude ; et c’est la fuite de l’armée de lumières fantomatiques qui fait l’obscurité sur son indécision.

« Ah ? Tu t’en vas King ? Euh… Bon bah salut hein ! Salut les bonhommes aussi ! C’était sympa de te rencontrer ! Toi et tes petits bonhommes ! Salut salut !! Dormez-bien ? Est-ce que vous dormez les bonhommes ? Si oui ben FAITES DE BEAUX REVES ! CIAO CIAO !!»

Il agite la main insensible aux torpeurs nocturnes en décomposition dans l’atmosphère hivernale.

« Ahaha il est marrant ce King quand même pour un truc paranormal. J’aurais jamais pensé que je taperais un jour la dispute avec une manifestation surnaturelle et qu’elle serait sympa comme ça lol. Je vais avoir un truc de fou à raconter au club ils vont tous être trop choqués et pas déçus – surtout l’autre papi là qui arrête pas de mytho avec ses bigfoots non mais comme si y’avait des bigfoots à Foxglove il fait pas assez froid sérieux –‘fin bon je dis ça mais je suppose que tu l’as pas trouvé aussi drôle que moi hein Galathée ahah même si je suis sûr que si vous faisiez un effort v—ah non. Non c’est vrai  c’est pas possible de faire la paix, et tout ça… »

Contre sa paume la rassurante froideur d’un galet qu’il a ramassé plus tôt – attrapée l’innocence grise il la jette dans la gueule profondément affamée de l’obscurité.  La chute est silencieuse – les cauchemars sont repus.

« Allez j’te raccompagne Galathée ! Euh je dis pas ça pour me vanter ou quoi hu ? Hein je te promets - mais ça va je connais un peu la forêt depuis le temps – me trouve pas bizarre hein mais j’aime bien traîner là des fois. On trouve des trucs cool – une fois y’avait une maison et puis – attend je prends ma lampe de poche dans mon sac – ouai donc ? Je disais quoi ? Ah ouiii ça va aller pour rentrer chez toi ? T’habites où ? J’ai un scooter si tu veux j’te dépose ? Toi aussi tu vas en avoir des choses à raconter du coup lol … »

Ses lèvres se referme sur le non-dit incertain – il n’a plus envie d’y penser -- à sa part de peur dans ce grand jardin…
Le passé attendra demain.

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Mer 10 Mai - 14:52
[event]
les ambassadeurs de la forêt
ft. harland & king
Sourcils froncés contre soupir agacé – le vent d'hiver qui souffle sur l'aversion que vous vous inspirez semble la rendre plus tangible que jamais. "Pas question de suiveurs", ça m'étonnerait.

King abandonne et toi aussi : l'incompréhension est trop évidente, votre statut d'ennemis déjà trop établi pour que quoi que se soit puisse encore être changé – pour que cette drôle d'invitation efface les menaces à peine déguisées qui ont été proférées.

Vous pensez bien.

Et tu croises fermement les bras en couvrant le départ de l'entité masquée et de ses suiveurs lumineux d'un regard qui se veut résolu, jusqu'à ce que finalement ils soient hors de vue – l'air s'emplit alors d'un nuage de buée aux teintes soulagées, inspiration enfin libérée maintenant que le danger est écarté. L'instinct te fait porter la main contre tes lèvres au prétexte de repositionner ton écharpe, comme pour inconsciemment faire barrière à cette respiration un peu affolée et à ces pensées décousues qui s'entremêlent – aux cris offensés de ta logique désorientée qui veut déjà oublier ces visions pour préserver son confort, à l'anticipation craintive des réactions qui viendront de l'union et du climat de guerre sourde qui en naîtra, à la peur oui la peur de te savoir possiblement en danger – car on t'a promis de ne pas te faire de mal, pas aujourd'hui, mais qu'en sera-t-il de demain ? Comme se protège-t-on de créatures qui peuvent se métamorphoser à loisir ? Comment se préserve-t-on d'une menace qui peut venir de partout et nulle part à la fois – une menace qui de surcroît connaît ton nom et ton adresse ?

Les babillements de Harland finissent par ébrécher la muraille de tes interrogations confuses et lavent leur surplus d'importance à l'encre de cette candeur sans égale qui t'a interpellé dès le premier instant. Tu ne dis trop rien, l'esprit encore trop embrumé, trop occupé à te demander si on (tu) a le droit de jalouser pareil esprit enfantin qui se réjouit et s'amuse de tout pour relever les bizarreries qu'il te livre avec une confiance infinie.

Tu te sens au fond bien trop las de ce froid de cette heure et de ces bouleversements pour songer à décliner sa proposition, alors très vite tu te retrouves avec lui sur son scooter en te demandant à chaque virage trop serré ce qui t'a pris d'y monter. Il ne vous faut pas longtemps pour parvenir à l'adresse que tu as indiquée et en mettant pied à terre avec ce qui te semble être une légère nausée tu lèves les yeux vers les étages – vers votre étage et son balcon bordé de camélias que le faisceau d'un lampadaire fatigué fait faiblement scintiller comme une braise qui rougeoie dans la cendre – et tu te dis que oui comme Harland l'a fait remarquer, toi aussi tu vas en avoir des choses à raconter. Tu te tournes vers lui, tiraillé entre une sincère sympathie et des miettes d'agacement un peu intriguées.

Merci de m'avoir déposé, Harland. Je pense qu'on se reverra. Bonne nuit en tout cas.

Tu te permets un vague signe de la main – réflexe poli qui passe le masque de ta fatigue – et t'avances vers la porte de l'immeuble que tu commences à tirer avant d'hésiter. Le moteur n'a pas encore pétaradé, alors tu te retournes plus vivement que tu ne l'aurais voulu (vite, avant qu'il parte) et articules un peu maladroitement :

Tu es super bruyant mais tu es quand même sympa.

Et la porte du hall d'immeuble claque derrière toi avant que tu n'aies le temps de regretter quoi que ce soit.


· FIN ·
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