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Et je divague j'ai peur du vide •• Quinn
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hellébore
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Ven 20 Jan - 23:35
 
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et je divague j'ai peur du vide
ft. quinn
Se sentir chez soi fait partie de ces choses que l'on décrit difficilement – de celles qui n'ont d'aspect sûr que quelques syllabes qui tournoient dans les brumes de l'intangible et qui nous laissent les revêtir des teintes d'un sens qui nous est propre.

Se sentir chez soi t'était toujours apparu noué aux nuances rassurantes de la cuisine de tes parents qui exhalait le café et le français grésillant crachoté par une radio plus vieille que toi, ou alors aux reflets irisés que le soleil jetait sur les murs de ta chambre de toujours en passant à travers la goutte de verre facetée arrimée à ta fenêtre – précieuse possession dont tu as oublié depuis longtemps comment elle est arrivée jusqu'à toi et que tu as traîné de famille d'accueil en famille d'accueil comme un trésor inestimable, lui ayant même fait traverser l'Atlantique dans l'espoir enfantin d'amener avec elle un peu de ce chez toi qui te manque tant, sans jamais y parvenir. Il aura fallu qu'elle déploie ses ailes bigarrées contre la cloison qui sépare ta chambre de celle de Quinn et ses nuits moins paisibles pour qu'enfin se sentir chez soi finisse par retrouver un éclat qui prend timidement mais sûrement les couleurs des post-it affublés de petites têtes de chat qui t'attendent chaque matin et de ces marques de mesure tracées au crayon à papier qui font la course contre le chambranle de la porte de la cuisine – ou encore ces chaussures plus pastels plus jolies que les tiennes et à talon pour certaines qui s’amassent près de l'entrée, sur lesquelles ton regard tombe toujours en premier lorsque tu fais tourner la clé dans la serrure.
Tu les couvres d'un petit coup d'œil empli de rien avant de fermer la porte derrière toi – tu laisses ta sacoche glisser à tes pieds avec un soupir presque inaudible et tu lèves des yeux à demi distraits qui tombent sur Quinn – toujours unique toujours lui dans ses airs de elle toujours altier en chemise en robe ou en t-shirt chat trop grand – Quinn que tu fixes depuis peut-être un peu trop longtemps et vers qui tu bats des cils pour te redonner contenance.

Tu pourras goûter maintenant, tu lui lances, faussement blasé, en désignant le pack de lait qui te pèse sur les doigts. Et tiens.

Dans un bruissement de plastique tu déposes près de lui le sac dans lequel s'entrechoquent le flacon de dissolvant et le paquet de doritos que tu as obligeamment achetés – et tu te diriges vers la cuisine en ayant déjà oublié le morceau de papier que tu y avais glissé, couvert d'un numéro de téléphone et d'un "généalogiste" griffonné à la va-vite.

Tu veux manger un truc en particulier ?
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myosotis
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Mer 8 Fév - 22:10
 
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« Bonjour. Je m’appelle Quinn. J’ai 17 ans. Bonjour. »

Les « r » roulent au fond de sa gorge vagues trop irrégulières – chutes de pierres dans le cours agréablement irrégulier fluide légèrement accidenté des « m », « l »,  « g » - bonjour. Bonjourrrr. Bourdonnement bien trop doux.  
En français les syllabes se dessinent claires et nettes, comme finement découpées dans le langage – travail d’orfèvre précis, finement saccadé, des claquements de langue comme des petits coups éclatants étouffés. Mais l’anglais - l’anglais s’écoule tel un flot régulier – volutes fluides et continues de mots densément légers. Le français a ce rythme lancinant et brisé sur lequel on bute – c’est un chemin long et sinueux ; on s’y perd et on s’essouffle, on se débat on s’étouffe submergé par ces sonorités trop anguleuses sur la langue.
Soupir. Des tâches de soleil ondulent le long des rideaux. En filigrane l’ombre délavée des fleurs de camélia – leur silhouette vague aura cuivrée comme d’infimes flammes oubliées posées là sur le blanc fade des rideaux – sans préméditation, elles brûlent, à peine, des restes de vie, des fragments d’un autre temps brisé.
Galathée n’est pas là – et pourtant, Quinn a l’impression de sentir sa présence doucement concrète– sans effort il trace mentalement à petits coups d’affection déguisée l’amusement curieux de son colocataire – pourquoi ai-je ressenti le besoin de me justifier ? Accroupi sur lesol du minuscule balcon, un arrosoir à la main, pris sur le fait, Quinn et sa cour de fleurs écarlates en pot – « Je me suis dis que des fleurs, ce serait sympa… » appels d’air cramoisis suspendus entre ciel et terre – désormais lorsque Quinn quitte l’immeuble, il lève les yeux – prière muette d’incroyant - on dirait que son balcon – que leur balcon – est en feu – un petit feu de joie qui consume la grisaille urbaine.
Depuis l'arrivée de Galathée, l’appartement prison a pris vie, tout doucement, par petites touches - une fleur qui éclot comme un cœur – quelques paires de chaussures en plus dans l’entrée – le son un peu étouffé de pas légers dans le couloir – une ombre dessinée à traits flous au pied de la porte de sa chambre, à peine un nuage, un voile léger sur la ligne d’horizon - une finesse ambiante, la discrétion d'une présence qui réchauffe le cœur.
Quinn a changé, lui aussi.
Les petits chats qu’il dessine sur ses post-its colorés ressemblent encore un peu trop à des navets déformés ; parfois il ne peut pas s’empêcher de s’en prendre à son colocataire qui laisse traîner ses livres sur le canapé ; souvent ça l’exaspère Quinn, tous ces oublis, ces failles insidieuses qui rampent entre les petits bouts de papiers jaunes et oranges accrochés sur la porte du frigo – et pourtant, et enfin, Quinn se sent chez lui – Quinn habite quelque part – Quinn dit « mon appartement », « ma chambre » et « mon colloc ».

(Pourquoi cette chaleur ?)
(Un battement de vie dans le silence - plus jamais lourd, puisque vivant).

Un bruit de clef. Quinn planque son manuel de français sous un coussin du canapé et attrape un numéro de Vogue sur la table basse. Il souffle un « hum » désinvolte quand Galathée (nymphe incertaine) dépose délicatement – offrande – un sac en plastique juste à côté de lui. Bien sûr Quinn est trop passionné par les robes hors de prix, les jupes précieuses, les bijoux dorés - pour daigner lever les yeux – bien sûr il détaille avec grand intérêt les photographies chatoyantes et grises – ces reflets étourdissants qui glissent sur les pages, soigneusement étudiés -  trop éblouissants – ces jambes interminables ces yeux parfaits glacials ces mains fragiles impitoyables – un univers froid sur papier glacé – il fait plus chaud dans l’appartement auprès de Galathée – Quinn absorbé détaille les photographies chatoyantes et grises – et il peut sourire – vraiment, sincèrement - parce que la lumière a le dos tourné.

Il attrape le paquet de doritos – un peu trop vivement – tempête de bruissements métalliques - il ne mourrait pas de faim pourtant – pas vraiment – un petit bout de papier virevolte oiseau infime sur fond de noir - un fragment d’oubli qu’on ne voit pas – un petit bout de papier tombe sur ses genoux – Quinn voit – il les voit ces choses-là.
Ecriture serrée – les lettres s’envolent vers les bords – du bout des doigts Quinn attrape les ailes de l’appel – ses lèvres bougent au rythme des voyelles sa langue glisse sur le fluide légèrement accidenté des « n », « l » et « g ».

Tu veux manger un truc en particulier ?

- C’est quoi ça un… Gé-généalogiste ? Galathée ?

Nonchalance feinte, véritable curiosité (inquiétude déguisée).
Quinn tient toujours le papillon par les ailes – délicatement – il ne veut pas le blesser – dans le creux de sa main l’insecte oublié frémit - le garçon ne le quitte pas des yeux – intrigué – il s’accoude au comptoir de la cuisine – et il referme les doigts sur la créature en papier - attendant que son maître - Galathée - vienne le délivrer.


JE SUIS TELLEMENT DESOLEE D'AVOIR PRIS AUTANT DE TEMPS OTL
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hellébore
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Lun 6 Mar - 1:56
 
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et je divague j'ai peur du vide
ft. quinn
Tu relèves la tête un peu trop précipitamment un brin de panique au fond des yeux et avant même de libérer l'inspiration qui s'est coincée dans ta gorge tu te blâmes déjà pour cette réaction instinctive trop vive trop épidermique pour que tu puisses ensuite hausser les épaules dire que ce n'est rien changer de sujet en étant sûr qu'on te croira – c'est déjà trop tard alors qu'importe que tu restes figé là une seconde de trop l'indécision peinte au bout des lèvres à force de te demander comment Quinn a pu lever le voile avec une telle facilité sur cette entreprise qui ne regarde que toi et ces coups de téléphone discrets presque honteux que tu as pourtant toujours veillé à passer dehors – tu te demandes oui quelle bévue quel oubli t'a trahi ainsi jusqu'à ce que soudainement tes yeux tombent sur le morceau de papier coincé entre ses doigts et alors tout devient plus clair dès que tu y reconnais ton écriture serrée et tes boucles trop contrôlées – tu resserres doucement les lèvres avec une pointe d'embarras désormais conscient que la faute va à tes souvenirs défaillants et bien que ce soit cette fois sans réelle gravité tu as tout du gamin confronté par ses parents preuve en main à propos d'un projet secret qu'il ne cherchait pas non plus si désespérément à cacher aux yeux du monde mais dont il reste sincèrement surpris qu'il ait pu être percé à jour. Malgré tout l'insécurité demeure fléau constricteur à peine atténué par ces intonations nonchalantes à peine adouci par ces petits éclats de douceurs aériens dont se revêt ton prénom contre la bouche habituellement boudeuse de Quinn – le doute subsiste encore un instant avant que le peu de probabilités de parvenir à t'en tirer et ces grands yeux qui t'ont eu t'ont perdu dès le début n'aient raison de toi – tu capitules avec un geste d'épaule qui se veut désinvolte, la voix explicative et le ton humble.

C'est … C'est une personne qui étudie les familles, en gros. Qui sait retrouver les personnes qui ont un lien de parenté – et qui peut t'aider si tu recherches tes ancêtres ou tes descendants.

Tu réprimes un soupir en baissant à nouveau les yeux sur le bout de papier – rien d'agacé non, plutôt contrit plutôt désolé – et tu laisses ton regard se perdre une seconde entre les doigts fins de Quinn probablement pour ignorer que les murs de la cuisine habituellement si rassurants te donnent maintenant l'impression de se resserrer sur toi – tout à coup tu prends une inspiration empressée comme si le temps allait te manquer pour t'exprimer et tu obéis à ce quelque chose en toi qui refuse d'attendre la question d'attendre le pourquoi.

J'ai été adopté.

Demi aveu lâche aux yeux de ta raison mais suffisant pour ton cœur – demi aveu qui flotte entre vous deux qui ne demande qu'à être saisi étreint compris – demi aveu tout en nœuds que tu sais Quinn et sa perspicacité féline capables de démêler sans trop tirer ni trop brusquer pour finalement exhumer ce besoin pas toujours assumé qu'ont les enfants adoptés de comprendre d'où ils viennent de savoir qui les a engendrés et en réalité d'appréhender la raison pour laquelle on les a abandonnés.


hrp:
 
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myosotis
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Mer 22 Mar - 20:55
 
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« Hum… »

Et dans ton soupir Quinn – rien qu’un frémissement affleurant à la surface du silence – tourbillonnent en fragments (em)brouillés les échos assombris par les caresses du temps d’amers et doux chagrins d’enfants – des pleurs lancés comme des petits cailloux – incolores indolores –  au visage impitoyablement insondable de l’incertitude ; dans ton soupire, Quinn, se dessine toujours les contours inconnus d’abstraites silhouettes tendrement rêvées – d’intangibles visages sculptés de fantasmes immatures, gravés de gribouillis multicolores et mal-assurés, griffés jusqu’au sang (jusqu’au feu), rongés de  douloureux doutes et de cruelle colère – impitoyable enfance …

Et dans son soupir, à Galathée, s’entrechoquent les discrets grelots des comptines perdues – ceux dont les gazouillements infimes et clairs persistent encore dans l’obscurité longtemps après que l’on ait éteint la veilleuse – inanimées, abstraites lucioles après lesquelles on rêve ; ces grelots qui dégringolent en bruine dorée le long d’antiques mélodies chantonnées au creux de l’oreille, caresse au cœur, vague à l’âme (au large de l’âge)…
Quinn l’a deviné – sur cet arbre dont l’écorce cendrée s’effrite à fleur de peau – les grelots ne fleurissent plus – car les racines sont invisibles (n’est-ce pas ?)

— J'ai été adopté.

Galathée en fuite – Galathée tout en failles qui papillonnent fugaces flashs décolorés spectres troubles sur murs troublés – Galathée comme un enfant perdu dans l’ombre des mobiles suspendus à hauteur de ciel, chamarrés, peints de lumière et de vœux désuets (que vous partagez, un peu – un nouveau lien, un autre fil de vie à vie qui vous relie tous deux).

« Ah. »

Ne laisse pas tomber le silence, Quinn – car il n’y a plus douloureux cri que celui qu’on pousse sans bruit – ces noires nuées grinçantes troublantes et troublées de notes lourdes sourdes éparpillées – échappées d’oiseaux tout au fond de la gorge dont les croassements blessants taisent le cœur (mémoire en cage)  – Quinn, ne laisse pas s’échapper l’existence.
Alors du bout des doigts (comme on songe) il ouvre la porte de la prison – il prend la main de Galathée et dépose au creux de sa paume
une plume d’oiseau-papier

« C’était indiscret de demander, j’aurais pas dû. Tu sais, t’es pas obligé de me parler de tout ça, si tu veux pas. »

Il faut ménager les colombes – entre les doigts de Quinn et la main de Galathée, une mince et blafarde frontière de papier
(une vie encore à écrire)
Doucement, comme on lisse les plumes d’un oiseau blessé, Quinn resserre son étreinte autour des doigts de Galathée – fragment d’affection en forme de poussière égarée dans l’engrenage des jours, un petit grain de rien, un infime relief à la surface du billet blanc – aussi insignifiant qu’un indigne amour naissant (n’est-ce pas ?)

« Mais aussi si t’étais pas un gros boulet avec un trou noir à la place du cerveau ben t’aurais pas oublié ça là - ce truc - dans le sac et je l’aurais pas trouvé, voilà. Non non attend -- si t’étais pas un ENORME boulet t’aurais pas oublié d’acheter du lait donc t’aurais pas eu besoin d’y aller (acheter du lait putain suis un peu) et DONC t’aurais pas eu besoin de sac DU COUP t’aurais pas pu mettre le papier dedans et moi j’aurais pas pu le trouver comme ça et ouais. Et peut-être qu’à la place de cette conversation chiante là à l’heure actuelle on serait bien confortablement installé dans le canapé moi en train de regarder Top Model USA avec un énorme bol de céréales et toi à côté en train de me faire les ongles. Mais non. Tout ça parce que tu as oublié d’acheter du lait. Gros nul. »

-- les mots qui s’entrechoquent dans un bruissement de plumes – la main de Quinn dans celle de Galathée pour empêcher la nymphe de tomber – un chemin tortueux qui se déroule comme le destin – un fossé en ruban qui s’écoule sinueux danger des deux côtés de l’existence – je suis là. C’est pas grand-chose ; ça n’est que moi ; mais je suis là.

« Moi je veux qu’on commande des pizza pour ce soir. Je suis resté tout seul et je me suis trop trop ennuyé et tout ça à cause de toi Dory – donc maintenant je veux rattraper mon aprem canapé. Viens. »

Et puis – mine de rien – Quinn détourne le regard
(la désinvolture d’un secret que l’on chuchote en s'adressant au vide -- plein de tout)

« Et puis si tu veux quand même discuter et bien on sera confortablement installé au moins. »

Le regard à la dérive des sentiments dissimulés – est-ce que tu m’entends Galathée ?

hrp : Quinn more like
Spoiler:
 
Désolée c'est pas terrible du tout ; _ ;
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hellébore
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Mer 19 Avr - 20:22
 
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et je divague j'ai peur du vide
ft. quinn
Voyelle lâchée dans l'air qui y flotte et qui s'y perd – tu pourrais tu devrais même t'en saisir puisqu'au fond c'est toi qui l'a placée là, tu devrais ajouter quelque chose peu importe quoi pour alléger le poids de cet aveu ou même mieux tu devrais faire machine arrière balayer tes mots d'un air (faussement) désinvolte et faire comme s'il ne s'était rien passé comme si rien ne t'avait échappé.

Le regain de confiance qui t'a enhardi à te confier s'est envolé – ton instant de spontanéité se fait fouler au pied par ta raison affolée d'avoir relâché son attention et tu regrettes déjà d'avoir parlé tu te dis que c'était probablement trop, trop vite trop abrupt, plus que Quinn n'aurait voulu savoir et peut-être aussi plus que n'as le droit de lui faire porter. Il s'agit de ton fardeau de tes doutes de tes questions au fond, est-ce que c'est juste de les faire partager ainsi ? Est-ce que c'est juste de parler parents à un adulte-enfant de dix-sept ans dont la solitude et la débrouillardise montrent qu'il n'en a probablement plus ? Est-ce que tu as le droit d'alléger un peu ta peine en alourdissant peut-être la sienne ? Est-ce que … est-ce que – et soudain s i l e n c e soudain il y a une main dans la tienne ancre qui t'empêche de dériver face à la tempête naissante de tes regrets soudain il y a sa main dans la tienne lumière inespérée dans l'obscurité et tu sens quelque chose bondir dans ta poitrine Galathée tu luttes de toutes tes forces le cœur au bord des lèvres pour ne pas bouger ne pas voler un contact une caresse supplémentaire contre ces doigts que tu aimerais ne jamais lâcher.

Lorsqu'il ne reste plus que le morceau de papier tu refermes la main sur lui avec une tendresse infinie comme par peur de froisser par son biais une sensation fantôme beaucoup trop douce et beaucoup trop inespérée pour que tu la laisses s'envoler avec autant de facilité – non tu tiens à t'y accrocher à imprimer dans ta mémoire traître et dans ton cœur énamouré tout l'indicible de cette silencieuse explosion de douceur.

C'est Quinn finalement pas toi qui interdit à l'air entre vous de s'emplir de malaise et de non-dits et devant sa moitié de pardon tu secoues la tête sans violence ni précipitation juste pour dire que non non je t'assure que ça va, ne t'excuse pas.

Non c'est toi alors ... alors ça va.

Oui ça va je crois qu'au fond je ne regrette pas (ou que je ne regrette plus) tu peux rester toi. Alors Quinn reste lui Quinn pique Quinn mordille à la manière d'un chat qui grave ses taquineries du bout des griffes sur la peau de l'objet de ses affections – mais sans ça oui sans ça ce ne serait pas vraiment lui n'est-ce pas ? C'est un mécanisme devenu habitude et une habitude qui se fait souvent jeu : ses mots amers irrités trouvent en toi une riposte plus calme plus contenue qui dissimule toujours des bribes d'amusement ; il arrive parfois que (pour toi) ce soit moins léger moins sans danger, il arrive que les railleries sur tes fréquents oublis et cette façon de t'appeler Dory ne fassent que t'agacer. Mais cette fois-ci est étrange différente des autres elle ne t'évoque ni malice ni révolte non juste une curieuse sensation de vide, juste l'impression d'avoir été plus atteint qu'il ne le faudrait sans bien comprendre pourquoi – juste une acceptation résignée à l'encre d'un sourire sans âme.

Je suppose que oui, penses-tu sans rien dire, je suppose que si je n'avais pas la mémoire toute cassée alors beaucoup de choses seraient moins compliquées.

Désolé.

Tu ne sais pas vraiment pour quoi tu t'excuses – de toujours tout oublier, que comme il le dit il se soit ennuyé, ou de l'embarquer dans tes histoires sans bien le vouloir ; peut-être tout à la fois, peut-être que tu t'excuses de te montrer vulnérable peut-être que tu t'excuses de n'opposer pour la première fois aucune réponse outrée à ce sobriquet qui t'est réservé – au fond tu t'excuses pour beaucoup et très peu à la fois, mais surtout d'être ailleurs. Alors tu ne dis plus rien le temps d'un instant tu le emboîtes le pas sans rien ajouter avec un élan de tendresse au fond du cœur car au final tu commences à le connaître tu l'as vu détourner le regard presque embarrassé tu devines que ça doit lui coûter de délaisser ses sarcasmes habituels pour quelque chose de plus doux de plus prévenant et tu lui en es profondément reconnaissant.

Merci ... Mais il n'y a rien de très fou à raconter, tu sais.

Tu t'installes sur le canapé ni trop droit ni trop affalé avec un air pensif et somme toute assez malheureux dont n'as même pas conscience. Ton portable te sert de retraite de fausse assurance, pendant que tu promènes l'index sur l'interface d'un site de livraison tu n'es pas (encore) livré à toi-même tu n'es pas obligé de plonger le regard dans celui de Quinn dont tu crains qu'il t'ôtera la contenance factice à laquelle tu t'accroches – il y a de l'orgueil dans ta retenue, au fond ; il y a cette idée qui ne veut pas te quitter que c'est toi le plus âgé et que de ce fait tu ne devrais pas étaler si facilement tes peurs et tes faiblesses comme un enfant, alors tu retardes l'échéance.

Je suis né sous X, c'est tout. Il n'y a aucune information sur mon père – donc je ne me fais pas d'illusion à son sujet – mais il en existe forcément sur ma mère.

Ma mère. Appellation (trop) intime pour une inconnue, curieux mélange qui sonne faux entre le visage de celle qui t'a élevé et celui nébuleux de celle qui t'a engendré – le mot reste sur tes lèvres tremblantes comme un goût amer et alors que tu tends ton portable à Quinn pour qu'il fasse son choix à son tour ça y est ton aplomb commence à se fissurer et même un haussement d'épaules ne peut plus le cacher.

Comme tous les gamins adoptés, je suppose, j'ai besoin de savoir d'où je viens. J'ai besoin de savoir qui elle est, pourquoi elle n'a pas pu ou pas voulu me garder, pourquoi-

Ça y est ta voix se fêle, ça y est ton visage se tord de désarroi et c'est à peine si tu oses regarder vers lui toi qui ploies sous tes insécurités toi qui trembles comme un enfant à l'idée de retrouver un de tes parents – cri sans voix de gamin désorienté qui cherche à l'aide dans l'obscurité prêt à s'en remettre à qui voudra bien le guider.

Je ne sais même pas qui m'a donné mon prénom. Je ne sais même pas si elle m'a permis de garder ça d'elle ou si elle n'a pas voulu de moi jusqu'au bout.
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myosotis
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Jeu 11 Mai - 0:45
 
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Ce désolé qui chut envolé sur ses lèvres en sentence discrète
atterrit dans un silence brisé tout au fond de son cœur

Ca n’était pas ce que je voulais entendre non ; ça n’était pas ce que je voulais que tu me dises Galathée, pas ça, et puis pas comme ça … – j’aurais voulu que tu m’emb(a)rasses de tes moues faussement fâchées de légers coups plaisants à nos égos à deux des petits pas pressés sur nos chemins d’aventureux – j’aurais voulu que lasse tu m’enlaces à ta voix exagérément exaspérée – j’aurais ris avec l’air de me fâcher comme d’habitude et nous nous serions réglés ainsi va comme cela l’accoutumée

Mais il y a ce désolée léger comme la honte qui s’étiole entre vos doigts marque indicible déjà soufflée sans doute -- elle restera discrète la cicatrice d’un infime instant passé
Chaque lettre découpée en résonance dans le silence – rejaillit vague doucereuse des blessures le long de sa froide imposture
Il attend
ton nouveau jugement innocent

Je suis né sous X, c'est tout. Il n'y a aucune information sur mon père – donc je ne me fais pas d'illusion à son sujet – mais il en existe forcément sur ma mère.

- Oh …

L’indécence d’un vide artificiel – le presque rien d’un étonnement déboussolé qu’il aurait aimé pouvoir sincèrement dissimuler – traduit immoralement en une insoutenable onomatopée se tenant scandaleuse sur le bout de la langue par sa lourde insignifiance – un petit éclat de néant qui ne résout rien en révoltant tout
Quinn sait saisir la tristesse – il ne sait s’en servir
Jouet cassé (dé)peint à l’insaisissable impuissance
Il s’égare dans l’âme de celui qu’il (aime) connaître sans s’y retrouver
Il voudrait tant lui dire – et ne sait que lui dire
Le poids douloureux de son vide artificiel

Galathée douceur en délitement
Galathée penché au-dessus de son propre abyme aux lignes de larmes timides
Galathée – douceur et fragilité – ça n’était pas ce que je voulais voir non ; ça n’était pas ce que je voulais que ça te fasse Galathée, pas ça, et puis pas comme cela --
Il réalise qu’en résistant chétif et acharné face à sa personnelle adversité – cette galante vulnérabilité le fait flancher
Inflige à son habit d’ombre leurré de subtiles déchirures qui serpentent de plus en plus amples – petit à petit irréversibles
Le caractère irrévocable de la mise à nue est effrayant – le désarroi de Galathée est terrorisant
Ainsi déchiré entre ces deux pôles aveugles il se laisse submerger par l’incontrôlable – sans vraiment résister à peine dissident
(Cette peur incontrôlable à fleur de sentiments)
Il décide à peine conscient – de s’échapper – de se laisser aller à la fin du contrôle
Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je puis me perdre en toi – pourquoi est-ce que tu me fais ça ? Galathée
Galathé
e

« Galathée ! Tu… ne vas pas pleurer… Hein ? »

Impériosité de l’incertitude craintive
Mais il est déjà trop loin de lui-même – c’est une étrange et terrible délivrance
Que de ne plus rien contrôler de sa maîtrise
Que de retenir son souffle après soi – lorsque ses doigts parcourent les lignes rassurantes du visage en miroir défait
Lorsqu’il pose ses deux mains sur ses deux joues à lui et sous les paumes le fait danser – regarde-moi Galathée – pour lui il est heureux, inconsciemment, de
chanter

« Tu ne pleures pas ! » Quinn perdu tapote sur les courbes du profil retrouvé « Tu … ne dois pas pleurer. Ça n’a rien de triste ! Tu devrais plutôt être content ! D’avoir la possibilité de savoir, enfin… De pouvoir savoir. C’est à ta portée, Galathée. Ce n’est pas triste. Tu devrais pas être triste, non, tu devrais être impatient. D’accord ? »

Pressant ses mains tout contre la tiédeur de son compagnon de fortune il joue avec ses imprécises expressions qu’il refuse de voir se métamorphoser en matérielle désolation

« Les larmes c’est… Pour quand on est vraiment pas bien. Ok ? Ok ? Et tu ne peux pas être pas bien alors que je suis là avec toi et qu’on va manger pizza ce soir. Et puis… »

Il s’écarte ; se détourne de l’amène souci qui insidieusement s’est frayé un chemin jusqu’au plus profond de sa distance et l’abolit désormais de l’intérieur  
Tu me fais mal Galathée tu me forces à m’abîmer
(confusément s’intensifient les notes dissonantes d’un curieux soulagement harmonieux)

« Et puis… Et puis j’en sais rien… T’as le droit d’être triste Galathée, d’accord, oui, c’est vrai ! Mais t’as pas le droit de t’en vouloir ! On dirait que c’est un truc pas normal à t’entendre, de vouloir savoir d’où on vient… Mais c’est pas le cas ! Je veux dire, ça l’est ! Si tu veux savoir, et bien tant mieux ! Te justifies pas ! »

Bien sûr il dissimule son affection dans le cruel drapé de l’impératif
Bien sûr il ne sait pas encore comment l’exprimer – cette émotion sans complément
Il bataille comme il le peut – avec ces armes qu'il connait
Inconscient qu'en lui se détruit lentement, irrémédiablement – sa méfiance bâtie en vive protection contre le monde

« Et si tu veux... Enfin... Je pourrai t'aider... Mais compte par sur moi pour tout ce qui est trucs en français hein. Et compte pas sur moi pour les trucs trop compliqués tout court. Y'a pas marqué secrétaire sur mon front non plus, hmpf. Mais voilà... Je suis là ok ? Enfin... Bref. »

Il se retire vers le pâle soleil...

hrp : je suis désolée par rapport à ta réponse magistrale c'est vraiment nul...
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hellébore
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Dim 21 Mai - 22:41
 
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et je divague j'ai peur du vide
ft. quinn
Tombée d'étoiles sur cette nuit qui chante de vivre au gré du temps : la lumière pleut en petites perles imprécises sur l'obscurité grandissante de ta fragilité durement assumée et éclaire le chemin vers cette menotte d'enfant égaré qui manque de se refermer sur le vide – on la saisit soudain à deux mains, doucement, avec une ou deux miettes d'empressement, pour la guider hors du chemin du presque rien. La pénombre capitule et disparaît dans un battement d'ailes, laissant ton visage défait en équilibre sur l'étreinte légère et désemparée de doigts délicats qui l'empêchent de se détourner, qui lui interdisent par leur simple caresse de se fissurer plus qu'il ne l'a déjà fait – est-ce que tu vas pleurer, Galathée ?

Tu secoues la tête en silence comme pour ne pas donner plus de contenance à ce mensonge éhonté et clos les paupières un instant de trop afin de couvrir même seulement de moitié la détresse qui te perle au coin des yeux – et oh cruelle douceur suave malheur en les rouvrant que ce regard félin incertain qui cherche le tien du bout de ses doigts impérieusement hésitants ; implacable mise à l'épreuve de (te)s sentiments que de se sentir ainsi le cœur au bord des lèvres palpitant d'une espérance candide qui manque d'ébrécher ta volonté et de te faire voler davantage que ce contact que tu prends sans bien le réaliser, que cette façon affectueusement chancelante dont tu te fonds tout contre les paumes qui te soutiennent – n'arrête pas. Non n'arrête pas même si tu le devrais, car si tu savais, si seulement tu savais ce que tu me fais oh tu ne m'encouragerais pas, tu ne prendrais pas ce risque-là car moi je pourrais- non je voudrais te rendre ta tendresse au centuple – mais si ça vient de moi, est-ce que tu en voudras ?

La question reste à l'abri au creux de ton cœur énamouré, hors de portée du risque et de tout ce qu'il pourrait impliquer ; la menace de la déception est (encore) bien trop terrifiante pour que tu oses t'y confronter. Sous ton mutisme désolé teinté de fierté la déroute se fait impératif – "tu ne pleures pas" te dit-on et rien qu'à toi tu promets que non tu ne t'en laisses pas le droit – pas devant toi.

Les larmes c’est… Pour quand on est vraiment pas bien. Ok ? Ok ? Et tu ne peux pas être pas bien alors que je suis là avec toi et qu’on va manger pizza ce soir. Et puis…

Et puis quoi ? La fébrile infinité de mots qui pourrait combler ce non-dit est si étendue qu'elle côtoie l'insupportable. Un pli éperdu se dessine sur ton front (dis-moi) mais tu te trouves bien incapable de le rendre tangible de l'exprimer car il te faudrait te détacher même infimement de ces petites mains qui veillent à ne pas te laisser tomber et ça c'est trop te demander. Il y a probablement dans ton silence rêveusement résigné une part de cette peur de savoir qui te paralyse et te fait perdre l'équilibre à l'idée de retrouver des racines perdues depuis trop longtemps – cette même peur qui rend l'ignorance douloureuse et la perspective de s'y soustraire terrifiante.

Soudainement la lumière s'écarte et reprend pour elle un peu de son auguste pureté ; c'est tout juste si tu parviens à réprimer le petit spasme éploré, un peu désespéré, qui manque de te faire t'y (r)accrocher. Plainte muette au fond des yeux sur teinte de trois syllabes imprononcées (n'arrête pas) – se laisser fondre à la lueur d'une douceur dont on a seulement osé rêver est de ces choses qui rendent plus vulnérable que jamais, mais pourtant si enivrantes qu'on ne se croit plus capable de s'en passer une fois qu'on y a touché.

Et alors que tu te tiens là avec le cœur éperdu et l'indicible dans le regard, le chatoiement du jour lui n'attend pas et dessine une trouée définitive irréversible dans ce cloaque de fragilité et d'insécurités opaques comme une nuit d'hiver – une petite échancrure étincelante faites de mots trop doux (je suis là) pour que le plus petit merci qui pourrait franchir tes lèvres soit digne ne serait-ce que de leur ombre ; alors tu ne dis rien non au lieu de ça tu attires la lumière à toi et jettes les bras autour de son cou pour ne pas la laisser s'échapper, tu enfouis la tête au creux de son épaule tu te caches (lâche) pour confesser de ta voix brisée :

J'ai peur, Quinn, j'ai tellement peur de savoir ... Et si- et si elle était morte ? Et si elle avait d'autres enfants et qu'elle refusait de me rencontrer ? Et si elle voulait bien me voir mais ... mais que je la décevais, avec ...

Même le parfum diffus exhalé par cette peau à laquelle tu te cramponnes pour ne pas chuter ne t'insuffle pas suffisamment de courage pour empêcher tes mots se muer en murmure honteux.

... avec mon visage de fille et ma mémoire toute cassée ?

Est-ce qu'elle se dirait qu'elle a eu raison de m'abandonner ?

Tombée d'étoile – rien qu'une seule cette fois-ci, terne comme une goutte de pluie, qui s'échoue avec légèreté contre une mèche de cheveux sans se faire remarquer.

hrp:
 
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Lun 24 Juil - 20:51
 
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The letter, or rather – memo, I left for you that day...
ft. Galathée ♜
Sales soupirs de sainte
qu'accorde le silence aux cris de la fée soupirante
ô – chœurs battants
( cœur perdu contre sa peau )
s’égare dans l’élan éploré de la chute
au creux de ses clavicules : retrait(e) de l’existence
passé aux cribles du fuligineux brouillard de ses souffles la pureté des tons nymphiques se désagrège inévitablement
non
non, vas-t’en
ne me touche pas
ne te brise pas contre moi
je vais te salir …


Il a ce mouvement de recul – antique réflexe des survivants – quand s’échoue à la lisière de son ombre l’inconsolée mélancolie
Crainte rigide que dégrade éperdue la rencontre imprévue de l’or avec la boue
Un temps s’égrène aigues les notes murmurées de l’ode à la méfiance
va-t’en va t’en ne me touche pas tu vas nous éblouir
Un temps renouvelé comme autant de tourments
Frémissent en écho aux tremblement (  aimés ? ) les traces qu’on a gravé grotesques à la pointe des amours pervertis
dégoûtant
dégoûtant

Un temps se superposent à la candeur désorientée les silhouettes putrides de tous ces souvenirs auxquels il dut consentir
s’ébauche à nouveau au coin de ses épaules le tracé dégoûtant de toutes les lèvres ( baisers morsures caresses amour
amours salement éphémères)
ça brûle, la grâce
ça brûle tout tellement
les baisers les morsures les caresses – les réminiscences empoisonnées qui rongent éternellement
ça brûle tout
ne reste que les cendres des sensibles sensations qu’éparpille la blancheur
ne reste que le subtil saisissement d’une pure étreinte

J'ai peur, Quinn, j'ai tellement peur de savoir ... Et si- et si elle était morte ? Et si elle avait d'autres enfants et qu'elle refusait de me rencontrer ? Et si elle voulait bien me voir mais ... mais que je la décevais, avec ...

Tout est à redessiner
Doucement pour ne pas ( le ) blesser
il fait choir sa paume sur l’épaule étoilée
( à nouveau il craint de se brûler )
la saine chaleur de l’égarement consume ses respirations
sous la pulpe de ses doigts se meut désespérée la fièvre orpheline
s’écrase contre sa poitrine l’angoisse torve des suffocations
mais – il n’y a plus rien – la flamme est agréable
l’incendie accueillant
et pourtant
ça n’est pas à cette douleur là qu’il veut s’offrir
ça n’est pas pour cette souffrance qu’il veut mourir
Tout est à redessiner

... avec mon visage de fille et ma mémoire toute cassée ?

« C’est n’importe quoi »

Et sa paume désormais longe presque assurée les constellations charnelles de l’ingénue qu’il veut à sa façon raviver
ébauche les contours renouvelés de la présence à laquelle il souhaite se vouer
ce soir – il se rend à nouveau à la servitude
mais ce soir  – c’est heureux qu’il consent

« N’importe quoi Galathée, pourquoi tu dis ça ? T’en sais rien du tout, si ça se trouve, elle – elle meurt d’envie de te rencontrer, je veux dire, les mères abandonnent pas leur enfant sans bonne raison, non ? Tu peux pas tout laisser tomber maintenant, tu peux pas laisser tomber une opportunité comme ça, je veux dire, une opportunité de – d’avancer dans la vie ? Si tu abandonnes tu gâches tout, tu gâches tout d’accord ? Et on s’en fiche de ce qu’elle pense de toute façon, tu sais quoi, si elle est déçue parce que – parce que tu es comme tu es, si elle est déçue de ce que tu es, et bien ça voudra dire qu’elle ne te mérite pas et que c’est une vraie conne, tu m’entends ? »

Et sous la cendre tressaillent encore les braises insidieuses des blessures partagées
bien sûr – la grâce n’a pas pu tout brûler
l’amère promesse des réminiscences menace encore et toujours à l’horizon de l'abandon
il serre le poing contre l’épaule de l’Astrée
rien ne s’abolit jamais – pas même avec les bénédictions de la Tour
Derrière sa voix bouclent encore
d’incandescents portaits consumés par la haine
Entre tous ses mots stériles se rejoue l’éternel drame
l’ultime abdication de la chair
l’oubli prémédité de l’être dont la consécration fut modelée hors de portée de tous les désirs créateurs
la conscience d’une déchirure accomplie cruellement par l’ascendance elle-même
Trop révolté pour détester
Trop haineux pour oublier
il ne peut s’empêcher impitoyable de remettre entre les mains de la douceur inachevée sa propre imperfection

« … Une vraie connasse, tu m’entends Galathée, tu n’as pas besoin d’elle, tu seras mieux sans elle, tant pis, tant pis si elle réalise pas la chance qu’elle a, d’avoir un fils comme toi, tant pis pour elle, parce que tu sais quoi, tout le monde rêve d’avoir un enfant comme toi Galathée, et si ta mère se rend pas compte de la chance qu’elle a, écoute-moi, elle ferait mieux d’aller se faire foutre car elle a aucun droit de gâcher ta vie encore une fois »

Au fond c’est injuste
puisque des deux c’est moi –  que l’abjection a béni
Ainsi soit-il
mais toi
toi ( Galathée )
puisse l’infamie ne jamais jamais te toucher.

hrp : je serai jamais assez désolée pour le retard franchement... Et j'espère que ça va c'est pas mon post le plus réussi je pense... Désolée ; ____ ;
codage par evil triangle
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