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Rhapso /feat nana
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Mer 18 Jan - 14:44
R H A P S O
nana & hémon

Au coin du mur où deux jeunes adultes se séduisent habilement, le plus grand aux cheveux d’ors susurre quelques mots pour chanter une ligne. La seconde, plus petite, sans intérêt tant la lumière n’attire plus que l’ombre sur elle, boit la soupe. « Hémon, tu racontes vraiment n’importe quoi… » « Tu te trompes. Je ne mens jamais, mais si tu préfères ignorer les effets bonifiant du papier journal trempé dans le lait, c’est ton souci… Vois. Ma main peine à glisser sur ta joue tant les imperfections prolifèrent… Tu ferais mieux de m’écouter… » « Hémon ! Tu es si rude. »

Mais tout aussi céleste que la plume, le rire du garçon fit taire tout scrupule et encouragea la fille à déguerpir pour se beurrer grossièrement le visage d’une mixtion qu’elle désolera à ôter de sa peau. Un regard aussi philanthrope que dédaigneux escorta la petite s’en allant, avant que ses yeux de vermines ne se penchent sur une inédite peau laiteuse. « Oh ! »

Et ses mains se confondirent dans tes cheveux fades. « Ne bouge pas, il y a une sauterelle. » Bavarde-t-il en retirant le chimérique insecte, habilement caché dans son poing. « Oh ne regarde pas, elle était laide. J’espère qu’elle n’a pas pondu. Tu t’imagines, te réveiller au matin, couverte de millier de… ça. Oh moi j’en ferai une crise cardiaque… »

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luzerne
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Jeu 19 Jan - 0:57
rhapso


De ses yeux de biche elle contemplait la bâtisse qui la dominait, intimidée tant par le manoir majestueux que par la vérité qu’il pourrait contenir et qu’elle refusait de découvrir.
Mona, elle revenait toujours à Mona. Mythe nourri par les phantasmes de Foxglove Valley ; la poétisation de quelques rêves éveillés aux yeux de Nana.
Nana se voile toujours la face, et c’est pourquoi elle est devenue Nana.
Parce que c’est plus facile de ne rien voir, d’avancer dans le noir. (Elle se force à le croire.)

La curiosité s’était faite dévorante.
Accaparante.
Incapable de refouler plus longtemps son désir ardent de savoir.
Elle marchait, hésitante. Un frisson léger avait couru le long de son échine quand elle avait passé la porte.

A l'angle du mur était un garçon solaire, qui par son éclat éclipsait une frêle fillette. Elle le laissait susurrer à son oreille comme le serpent à l'oreille d'Eve, enchantée par sa voix, son sourire, son rire. Sa silhouette ombrageuse s'évanouit vite, son esprit confondu par l'âpreté des paroles du jeune homme.
Tant de cruauté adoucie par un sourire charmeur.

A peine laissait-il sa proie filer entre ses doigts qu’il posait les yeux sur Nana, pauvre âme égarée qui n’attendait que ça. Qu’on la regarde (dans la vie Nana ne voulait rien sinon être remarquée).
Avec abandon elle le laissa glisser ses mains délicates dans sa chevelure délicieusement blême, ses yeux clairs le dévisageant avec une innocence feinte.
Elle s’est sans doute égarée, ce n’est rien.

Au creux de sa paume il cachait la chimère.
Elle trouvait sa naïveté touchante et un peu dissonante.

Ce serait un véritable cauchemar, n’est-ce pas ? Merci de m’en avoir sauvée.

Elle esquissa de ses lèvres roses un sourire fade, le laissant à la fantasmagorie de ses propos. De ses doigts fins elle arrangea ses cheveux clairs un bref instant.
Nana, elle avait trop peur de trouver les réponses à ses questions. Nana, elle préférait s'égarer dans des discussions légères ou candides avec le garçon solaire.
La vérité était toujours disgracieuse.
La vérité était toujours trop laide pour elle.

Je m’appelle Nana.
Nana, sa langue fait deux petits pas sur son palais.
Nana, vif et incisif comme une dague.
Nana, deux syllabes qui résonnent dans son crâne.
Nana, la traînée, le poison, le venin qui te mène à ta perte.

ft. hémon

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Mer 8 Fév - 14:27
R H A P S O
nana & hémon
Tes beaux yeux ta plaisante voix ton teint si étiolé ton air si innocent, il était écrit sur chaque parcelles de ton corps que ta place n'était point ici et pourtant tes pieds si curieux t'avaient forcée à entrer, mais par quelle bilieuse alchimie t'étais tu laissée avoir par deux pauvres pieds trop curieux ?
Hémon, dont la peinture sur toile n’encense que sa beauté mais dont le caractère profond n'incite qu'à la désobligeance, consume l'air candide la fillette, petite dans ses chaussons de poupée.
« Elle s’est sans doute égarée, ce n’est rien. Ce serait un véritable cauchemar, n’est-ce pas ? Merci de m’en avoir sauvée. Je m'appelle Nana. » « Ca m'a fait plaisir de t'aider. Mais dis-moi... Tu n'as pas l'air de te balader souvent ici. C'est la rumeur sur le chien à trois têtes qui t'as fait venir jusque ce couloir ? »
Son sourire luit alors que le soleil s'éteint progressivement, laissant l'ombre dominer ce terne passage,
« Moi aussi. » ajoute t-il, lorsqu'il enveloppa ta main de ses cinq doigts,
tel un piège à loup fleurie.
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luzerne
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Sam 11 Fév - 13:45
rhapso


Ils se perdaient dans la danse de leurs gestes faussement candides,
les hypocrites.
Elle s’amusait, Nana, de ces lèvres ourlées qui ne proféraient que des paroles fleuries qui cachaient la ciguë.
Elle s’enivrait de sa vanité qui était aussi la sienne.
Nana était la lune et ce garçon le soleil.
Elle s’égarait dans ses paroles, se perdait dans son jeu, dansait entre ses doigts blancs.

Oh, je me suis simplement égarée. Un chien à trois têtes ? Cette rumeur m’est inconnue.
Elle refusait de le laisser filer. Elle refusait de l’entendre se taire de le voir s’envoler de rompre l’illusion.
Parle-moi
Ment-moi
Enivre-moi

Fascination malsaine pour lui qui n’était qu’une autre version d’elle, pour elle qui n’était qu’une image de lui.

Alors enfonçons-nous dans ce palais d’Hadès et trouvons-le, ce chien.
Elle s’avance sans assurance dans les longs couloirs, sa chevelure flottant dans son dos comme tant d’éclats lunaires.
A la dérobée elle lui jette un regard pour l’inviter à la suivre dans sa curiosité, qui en vérité cachait seulement sa peur d’en savoir plus sur ces souvenirs qui hantaient
ses jours et ses nuits
minute par minute.
Tu ne m'as pas dit ton prénom.

ft. hémon

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Sam 18 Fév - 1:56
R H A P S O
nana & hémon
Il y en a cinq contre les cinq qui lui appartiennent, c’était alors dix doigts qui s’embrassaient sans pudeur, chair contre chair sans un seul tissus sans un brin de chasteté.

« Oh, je me suis simplement égarée. »

Les sens ne manquaient pas aux mots et s’il se concentrait c’était pour ne pas sourire en entendant tes jolis mots.

« Un chien à trois têtes ? Cette rumeur m’est inconnue. » et tu le tiens comme s’il ne te tenait plus. « Alors enfonçons-nous dans ce palais d’Hadès et trouvons le, ce chien. »

La valse débuta alors mais aussi mauvais danseur qu’excellent acteur les phantasmes se meurent et leurs beautés éphémères trépassent aussi,

« Tu ne m’as pas dit ton prénom. »

entre ses lèvres charnues d’amour il continua sa chanson, dont les paroles éphémères lui sont propres,

«  Appelle moi Anthony. Et moi, comment puis-je t’appeler quand rien ne va, quand je suis seul, quand la nuit tombe et que ma lumière c’est toi ? »

Ses jambes moins fines que tes gambettes mais plus grandes lui font faire un pas d’homme qui soumet les femmes, et de sa taille te surpassant il coupa ton chemin pour te surplomber sans pour autant quitter ta main.

«  Je t’ai cherchée tu sais. Tant. J’ai peur quand tu es là. C’est bête d’être ici. S’ils te voient ils te mangent. Viens dans ma chambre. »
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luzerne
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Sam 18 Fév - 3:11
rhapso


Ses paroles chantent à ses oreilles comme l’écho d’un poème. Si douce cette chanson que toujours elle voulait entendre.

Tu peux m’appeler comme tu veux tant que tu m’appelles, je serai la nuit qui étouffe ta lumière et la lumière qui éclaire ta nuit.
Elle serre contre son cœur au vif battement sa main pleine de chaleur. Leurs doigts se mêlent et s’entrecroisent dans une tiédeur monotone brisée seulement par le frémissement discret de sa cage thoracique.
Ainsi dans cet acte il sera Anthony.
Elle ne sait encore quel rôle jouer, troublée par cet acteur (ce menteur).
Parce qu’il était meilleur joueur qu’elle ce cher garçon, mielleux et effronté ; et qu’à chaque mot soufflé à son oreille elle sent l’étau se resserrer.
Elle se laisse capturer.

Je ne suis pas qui tu crois, je ne suis pas ce genre de filles. Personne ne me cherche et personne ne me trouve. Jamais.
Mais si Nana tu es ce genre de filles, tu incarnes jusque dans ton nom ce désir d’être aimée, jusque dans les mots doux que tu susurres du bout des lèvres.
Regarde-moi.
Nana on s’en délecte et on s’en débarrasse.
Elle lève vers lui ses yeux clairs, son visage de vierge.
Parce qu'elle sait qu'il lit clair dans son hypocrisie insidieuse elle ne peut être Nana.
Nana n'est qu'une chose qu'il peut briser et ruiner.
Elle doit être plus que Nana
pour rentrer dans sa danse.

Je ne suis pas un animal que l’on peut mettre en cage, j’aime mieux la liberté de ces longs couloirs.
Elle se dérobe, la vipère, disparait à l'angle du mur.
Le contact se rompt entre leurs mains entrelacées, la tiédeur de sa paume s’évanouit lentement comme un lointain souvenir.
Avec elle s'enfuit l'odeur de la cigüe.
Elle ne laisse rien qu'une effluve, rien qu'un murmure.

ft. hémon

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Sam 18 Fév - 3:40
R H A P S O
nana & hémon
« Tu peux m’appeler comme tu veux tant que tu m’appelles, je serai la nuit qui étouffe ta lumière et la lumière qui éclaire ta nuit.  »

Ah la menteuse.
Il t’admire pour ton audace, coquine.

Mais tu mens, garce. Tu ne seras jamais là lorsqu’en silence il hurle, lorsque sous son drap il pleure, quand tard dans la nuit il se meurt et se hait d’ignorer qui il est, se déteste d’être ce qu’il est. Oui, grosse mensongère, ton marché est bancale tes articles se vendent mal… Mais la chaleur de ta main n’a rien d’illusoire, et il s’en croit amoureux.

« Je ne suis pas qui tu crois, je ne suis pas ce genre de filles. Personne ne me cherche et personne ne me trouve. Jamais.   »

« Je t’ai trouvé… » murmure-t-il pour la séduire, la damoiselle à la paume si chaude qui, au grès de ses mots, s’éloigne et l’abandonne…  « Je ne suis pas un animal que l’on peut mettre en cage, j’aime mieux la liberté de ces longs couloirs. »

La voilà illusoire comme si jamais elle n’avait foulé le sol si terne d’où résident les méchants qui frappent les gentils. Il reprend la marche connait la direction de chacun de tes pas et sans mal comme en suivant des cailloux posés au sol il redécouvre un peu plus loin entre de nouveaux murs, une nouvelle toi car,
Tu mens, c’est sûr.

« Ma fille. » si c’est pourtant seulement ta main qu’il désirait prendre, il ne te touche désormais plus. « Fais la grande mais sais-tu qu’ici, si tu fuit trois fois un homme , il te retrouve au lever du soleil pour te couper la tête ? La légende est-elle qu’elles ne fuyaient jamais plus d’une fois. La peur, la crainte. Moi je t’en libère, fais moi confiance. J’ai du bon vin, un bon lit, de beaux livres et des tas d’histoires. Viens. »
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luzerne
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Sam 18 Fév - 18:03
rhapso


M’as-tu trouvée ou t’ai-je trouvé ? Ah, quelle différence au fond. Peut-on vraiment trouver sans chercher ? Je ne crois pas au destin. Je ne crois pas aux âmes-sœurs.
Je ne t’offrirai pas mon âme, pas à toi, pas encore une fois.
Son âme elle est déjà en miette. Son âme elle est déjà morte,
il y a cent ans quand Nana n’était que Mona.
Nana, elle ment si bien et si mal à la fois. Nana se ment comme elle lui ment, Nana se découvre comme elle le découvre.
Elle s’enivre de cet amour discordant qu’il lui offre du bout des lèvres.
Elle se grise de ces refus qui n’en sont pas vraiment.

Ne dis pas ma fille car je ne suis pas tienne.
Parce qu’en vérité sa main n’appelle que la sienne.
Dans sa paume elle sent encore son empreinte,
Sa chaleur diffuse.
Elle est déjà prise au piège mais elle ne le réalise pas encore. Elle arrête de courir après la liberté parce qu’elle ne l’attrapera jamais.
Parce que Nana n’est que Nana elle ne peut pas être libre. Elle a besoin de cet ancrage dans sa peau, de cette lueur dans ses ténèbres. Lui. N’importe qui. Un regard qui lui brûle la chair, un contact qui l’électrise.
Elle lui fait face.
Lentement, ils s’empoisonnent.

Tu sais dans Macbeth, Shakespeare écrivait « semblez être la fleur innocente, mais soyez le serpent qu’elle dissimule ».
Es-tu le serpent Anthony ?
Et ne suis-je pas le serpent moi-aussi ?
Je crois que toi et moi nous sommes terriblement semblables,
Je crois que toi et moi nous sommes la fleur et le serpent, la douceur et le poison.
Qu’on me coupe la tête, la tienne tombera aussi. Des histoires, j’en ai mille et une à conter. Je n’ai pas besoin d’entendre les tiennes.


Elle distille son venin comme il distille le sien. Absurdes absurdités d’un cœur qui divague. Elle ne sait comment lutter contre lui parce que lui est comme elle et qu’elle ne se connait pas.

ft. hémon

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Dim 19 Fév - 15:11
R H A P S O
nana & hémon
« M’as-tu trouvée ou t’ai-je trouvé ? Ah, quelle différence au fond. Peut-on vraiment trouver sans chercher ? Je ne crois pas au destin. Je ne crois pas aux âmes-sœurs. »

Je la veux entre quatre murs comme un oiseau en cage, j’ai besoin de la détruire car elle me ment, songea l’enfant malheureux aux cheveux d’or.

« Ne dis pas ma fille car je ne suis pas tienne. »

C’est comme courir après un lièvre.

« Tu sais dans Macbeth, Shakespeare écrivait « semblez être la fleur innocente, mais soyez le serpent qu’elle dissimule ».
Es-tu le serpent anthony ?
Et ne suis-je pas le serpent moi-aussi ?
Je crois que toi et moi nous sommes terriblement semblables, je crois que toi et moi nous sommes la fleur et le serpent, la douceur et le poison. Qu’on me coupe la tête, la tienne tombera aussi. Des histoires, j’en ai mille et une à conter. Je n’ai pas besoin d’entendre les tiennes.
»

C’est comme faire face à son reflet, c’est comme s’admirer avec haine, c’est comme vouloir se couper les pieds sans pouvoir lever un seul doigt,
C’est se découvrir et chercher à s’ignorer à la fois,
La beauté du talent, l’ardeur et le cran, ce défaut d’humain qui se plait dans les mensonges,
Mais au-delà des mots qui sonnent faux l’arrogance se fait entendre, et de ta petite taille qui logent tes petits yeux tes petits doigts ta petite bouche ton petit être,
Il y a tellement de place pour te détruire.

« Continue à me surplomber par ton assurance et je ferme les yeux, n’ouvre plus la bouche, tourne les talons et retrouve quelques draps, un oreiller. Tu te feras dévorer par le chien à trois tête, demain je te retrouverai gisante pour te couper la tête –car tu m’as fuis, même une fois. Si tu n’as pas de temps pour mes histoires, j’ai trop peu de temps pour t’aimer. »

Téméraire comme un homme vexé, son regard des plus dédaigneux te déshabilla sans gêne, et à l’image d’un enfant capricieux il recula d’un pas, presque deux, s’éloignant pour pimenter son désir d’écouter tes mascarades qui dansaient sur tes lèvres.

Ton ignorance, peut être au contraire, ton attention…

« Prends ma main… Ou fuis. »

Il te traquera.
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luzerne
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Mar 21 Fév - 21:29
rhapso


Elle se regarde en lui et elle se hait.
Elle le regarde et elle se voit,
jusque dans les mots gracieux et pleins de colère qu’il prononce, qu’il crache, qu’il récite.
Dans ses menaces elle retrouve la peur latente,
Cette ombre dans son dos qui jamais ne la quitte,
La terreur aveugle qui joue avec ses tripes.

Elle n’a plus très envie de jouer.

Elle sent qu’il va la casser d’une simple caresse. Que par une simple pression de ses doigts autour des siens il fragmentera la porcelaine de sa peau.
Elle se sent si fragile d’un coup.
Elle frissonne sous les iridescences de son regard brûlant.
Elle se noie dans sa soumission habituelle, se laisse submerger par son obéissance.
Elle rassemble ses miettes d’assurance Je t’ai dit que je n’avais pas besoin de tes histoires mais elle flanche.
Ce masque de bravoure et d’arrogance elle ne le porte jamais bien longtemps, son armure, elle est en fer blanc.

Il s’éloigne, elle reste figée, luttant contre l’impulsion animale qui lui dit de s’approcher.
Suis-je obligée de choisir ?
Elle lève vers lui un regard plein d’une audace feinte. Nana, elle a peur qu’il se lasse si elle cesse de mentir.
Elle ne sait comment arrêter le poison qui coule de ses lèvres et qui emplit l’air de cette odeur enivrante et qui lui fait tourner la tête.
Nana ne sait pas être Nana sans ses mensonges.

Je ne veux pas fuir. Je ne veux pas prendre ta main.
Je veux rester ici et flotter dans l’éther de nos paroles.


Pourtant sa main l’appelle, la tiédeur familière de sa paume, le contact grisant de sa peau. Il a quelque chose de magnétique qu’elle ne saurait expliquer autrement que par leur ressemblance.
Comme un reflet dissonant de son être, l’écho de ses travers et de son inconscient.
Comme Narcisse par sa propre image elle était hypnotisée par le garçon.
Fuir. Prendre sa main. Rester là.
Nana n’avait jamais su faire des choix.

Je ne crois pas aux chimères donc elles ne peuvent m’attraper. Es-tu une chimère ? Si je crois que tu en es une peut-être ne pourras-tu pas me blesser.

Elle lui offrit un suave sourire.

Et toi, tu y crois, aux chimères ?

ft. hémon

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