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« addiction » ; wearsène
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Ven 23 Déc - 19:14
Cette dépendance éternelle
feat arsène ♥
Cette dépendance.
Cette sensation.
Cette réalité.


Tu as fui. Tu as fui Arsène. Des jours se sont écoulés, tellement peu et trop à la fois qu'ils se font incertains. Tes orbes ne peuvent plus la suivre depuis cet instant précis, celui où tu as pris cette décision qui aujourd'hui, te semble encore être la bonne. La dépendance qui s'évapore de ses pores à chaque fois que vos regards se croisent, à chaque fois que vos pas vous ramènent l'un vers l'autre, elle est malsaine. Bientôt mauvaise. Dévastatrice en devenir, tu cherches à l'arrêter avant que les choses ne puissent plus revenir d'elles-mêmes en arrière. Mais tu es en tort aussi, Weary. Ça aussi, tu ne le sais que trop bien dans ta vie. Mentor, senior, grand-frère, collègue, ami... tu ne sais plus ce qu'il en est, ce qu'elle voit en toi dans ce regard troublé.

Cette dépendance.
Accrochée.
Si tangible.


Il n'y a plus personne ici. C'est ce lieu que tu as mûrement réfléchi pour la retrouver une nouvelle fois, une dernière avant de t'éloigner encore. Un pas de plus en arrière, tu ne peux plus aller vers elle. C'est pour son bien, c'est pour le tien aussi... peut-être. Tu fixes en silence cet aquarium immense, les poissons qui vagabondent si aisément. Tu cherches à apaiser ce qui te trouble, toi le soldat. Mais rien ne peut plus t'aider alors que les pensées, les idées s'entassent. Weary, tu ne veux pas la blesser. Tu ne veux pas détruire un peu plus la poupée déjà démembrée. Tu soupirs alors que tes sourcils se froncent, baissant ce regard incertain vers le sol. Tu ne peux pas t'enfuir, tu ne peux plus fuir, tu ne peux plus la blesser, tu ne peux plus la laisser dans le vide... mais tu ne peux pas l'attraper pour l'aider à remonter. Il te faut... l'abandonner quelque part.

Cette dépendance.
Qui vous ronge.
Intrusive.


Tu le ressens, ce besoin de la surveiller, quelque part de t'accrocher à elle également. En silence, tu l'acceptes. En réalité, tu l'évites. Arsène. Tu voudrais pouvoir rester à ses côtés, mais tu as cette sensation, cette impression de destruction à la longue. Comme si... Oui, comme si vous finiriez par vous détruire mutuellement. Et tu souris, amer. Le soldat se fait des idées, peut-être. Et l'humain est incertain. Weary, tu es en combat perpétuel contre toi-même. Comment peux-tu encore lui tendre la main ? Elle ne doit jamais le découvrir, l'entrevoir, l'apercevoir. Cette facette de toi qui n'est rien, rien de plus qu'un amas de terres désolées. Est-ce ta façon de la protéger ? T'es tellement paumé.

Cette dépendance.
Naturelle.
Éternelle.


Tu l'attends. En silence. Accroché à cette barre pour soutenir le poids de ce que tu vas lui dire. Et le comédien se prépare dans cette impassibilité que l'on te connaît si bien.
Et il est fin prêt. Le soldat. Celui qui se tourne pour l'accueillir.
De ce regard quasi froid.
De cette attitude détachée.
Lointaine.

Mais tu es un homme, Weary.
De ceux qui craignent.
Le froid.
Le vent.
Les tempêtes.
Les pleurs.

" Arsène. "

Ton regard l'accroche. Ne se détache plus d'elle. Et tu as cette sensation... oui, celle d'avoir passé trop de temps loin d'elle. Tu comptes pourtant, seulement de mémoire, environ trois jours. Pourtant, il y a cette électricité qui parcoure ton entité et tu te sens mal. Une seconde, un instant. Tu déglutis silencieusement. Tu fermes les yeux et inspires pour mieux revenir. Pour afficher ce traqueur sûr de lui.
codage par joy
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Invité
Sam 24 Déc - 15:53











 
 
 


il y a cette appréhension il y a cette impatience il y a ces émotions trop indomptables qui fusent dans son crâne
qui percutent les parois de son être tout entier comme un écho inlassable
elle est perdue arsène
elle ne sait pas ce qu’elle doit faire pas ce qu’elle doit dire pas ce qu’elle doit hurler pour te retenir car
si au fond elle est heureuse de te revoir elle est malheureuse de percevoir que tu vas t’éloigner de nouveau
elle le sent
comme ce mauvais pressentiment qui vous prend les tripes le coeur qui vous écrase sans que vous ne puissiez rien faire
mais elle ne peut s’empêcher d’espérer
d’espérer au fond que tous les deux ça va aller
car aujourd’hui vous meniez une valse obscène ; où ni l’un ni l’autre ne semble mener la danse pas même arsène
surtout pas arsène
vous êtes malades
malades de l’autre de ce qu’il est de ce qu’il représente à vos yeux
c’est si trouble dans vos regards
un océan noir dans lequel on ne voit pas le fond
mais elle s’en fiche arsène
elle ne veut pas d’étiquette elle ne veut pas de case dans laquelle être bloquée parce qu’au fond cette ambiguïté entre vous lui plait
il n’y a pas de mot pas de nom pour vous décrire car votre relation est si forte
((et si dangereuse))
c’est ce qu’elle se dit arsène
alors toute frêle toute fébrile elle s’avance le long de ses couloirs de verre
au silence presque trop apaisant, presque trop lourd
elle se sent toute chose arsène elle se sent toute faible elle sent misérable mise à nue comme si tu la connaissais un peu trop bien
elle déambule dans les salles comme un fantôme, à cette heure presque trop avancée de la journée où tous les visiteurs ont déjà déserté
et enfin elle te voit seul le visage un peu trop froid le visage un peu trop fermé
plus que d’ordinaire
tandis que sa bouche prononce calmement ton nom comme un murmure comme un secret trop précieux pour être dévoilé
ton regard dans le sien ancré que vous ne lâcherez pas
vous semblez vous raccrocher à l’autre comme pour éviter de sombrer
véritables épaves humaines
arsène encore à l’entrée de cette salle et lui appuyé à cette barre de métal
la distance trop insoutenable
elle
suffoque
elle
s’étouffe

j’ai peur
j’ai si peur weary
peut-être oserais-je te le dire mais il y a ce souffle, bloqué dans ma poitrine
j’ai mal weary
mal de toi mal de ton absence mal de cette distance
je ne comprends pas
ou peut être que si mais je n’en ai pas envie tu comprends weary
laisse moi être insouciante weary
j’ai besoin de ton essence même si elle consume mon existence
c’est
si cruel de me laisser
tu es
si cruel de m’abandonner
weary
je t’aime tellement tu sais
je t’aime pour ce sourire je t’aime pour cette façon que t’as de rire si rarement
je t’aime pour ce visage froid que tu arbores je t’aime pour ta complaisance je t’aime pour ta
nonchalance
je te pardonnerai tout weary
tu le sais
n’est-ce pas

elle devrait t’en vouloir
comme n'importe quelle autre femme
pour ces jours trop longs qu’elle a passé à te chercher
elle n’a pas pleuré tu sais
elle ne le voulait pas
parce qu’elle savait que vous finissiez toujours par vous retrouver que vous étiez toujours ensemble l’un l’autre que jamais personne jamais rien ne pouvait vous tenir à l’écart
alors pourquoi
pourquoi a-t-elle l’impression que tu joues un rôle pourquoi ressent-elle une virulence à peine cachée pourquoi hésite-t-elle à s’avancer
alors qu’elle n’attend qu’une seule chose c’est te retrouver
ses jambes tremblantes qui se posent devant elle tandis que ses lèvres se pincent pour ne pas se laisser subjuguer par l’émotion
tu es si
é g o i s t e
weary
tu es si vile de la laisser là de ne rien ajouter de plus alors que ses yeux t’implores

weary dis moi
raconte moi cette histoire
celle du doux chevalier venu sauver sa princesse dépravée
nous ne sommes pas des héros tu sais
nous sommes de simples personnes vides de sens vides de tout espoir
mais pourtant tu m’as sauvée
tu m’as permis d’exister
weary parle moi
weary je veux entendre ta voix si belle à mes oreilles je veux
pouvoir t’écouter des heures encore durant je veux pouvoir te serrer entre mes bras
cette dépendance oui je la sens mais elle ne me dérange pas
toi si ?
pourquoi veux tu que ça change weary
je le lis dans tes yeux
tu sais je te connais si bien, moi aussi tu sais je perçois cet éclat dans ta voix
plus rauque d’ordinaire plus bas
ne me mens pas
tu n’en es pas capable
je ne veux pas que tu le sois
j’ai toujours été si honnête avec toi
je
meurs
weary
je meurs un peu plus à chaque instant à chaque seconde où tu t’éloignes de moi
ne
m’abandonne pas
weary
je te pardonnerai tout weary
mais pas ça


elle s’approche
elle sert ses bras contre sa poitrine
sans quitter tes sublimes prunelles
de magnifiques perles qu’elle chérit tant
elle n’est plus
rien
sans toi
tu n’es plus
rien
sans elle
alors pourquoi es-tu comme ça
explique lui
explique toi

Weary.


mot si beau si douloureux si vibrant dans son coeur
elle n’est plus qu’à quelques mètres de toi

T’étais où ? Tu m’as fait peur tu sais.


la voilà face à toi
face à ton choix.

933 w. | wearsène | #dea2a2
Invité
 
Invité
Mar 27 Déc - 18:22
Cette dépendance éternelle
feat arsène ♥
Ce besoin.
Vitale.
Existentiel.


Ton nom. Il s'envole entre les murs déserts de toutes âmes humaines, ici il n'y a plus que vous. Vous deux et vos regards qui ne peuvent plus s'envoler, se détacher. Cet éternel besoin de la regarder, de la suivre partout où elle s'en va, où elle ira. Pour t'assurer qu'il ne lui arrive jamais rien que tu ne puisses réparer ensuite, que tu ne puisses guérir un jour. La protéger, Arsène, c'est cette seule pensée qui fait vibrer ton entité, ton cœur chaque fois que le soleil se lève une nouvelle fois. C'est cette seule pensée qui te fais faire un pas en avant sans te retourner, sans te poser des questions qui ne sont plus que futilités à présent. Mais cette futilité, tu te dois de l'accepter aujourd'hui. Pour toi. Pour elle. Pour cet avenir que tu entrevois déjà sans elle. Et putain, ton cœur se serre déjà de cette absence, de cette distance qui bientôt existera, qui bientôt effleurera tes lippes. Arsène, ne t'en va pas. C'est ce que tout ton être hurle en silence, en secret. C'est ce qui refuse de se faire entendre. Les traits de ton faciès se crispent peu à peu alors que tu retiens ces mots que tu voudrais tant lui dire. Par nécessité, par besoin, tu ne peux plus la garder près de toi.

Cette réalité.
Suffocante.
Souffrante.


Sa voix résonne dans l'immensité de ce vide qui habite ces lieux, qui t'habite aussi aujourd'hui. T'es vide. Sans elle, t'es vide, tu te sens seul, abandonné quelque part sur le bas-côté. Tu le sais, Weary. Tu ne le sais que trop bien. Arsène, tu as besoin d'elle pour continuer d'exister. Depuis quand ? Quand est-ce que tout ceci a commencé ? Un sourire, discret, étirant légèrement le coin de tes lippes, amer, souffrant. Dans ta vérité actuelle, mens, Weary. Explique-toi, elle t'attend, mais tu ne peux pas lui dire tout ce que tu souhaiterais. Pour que cette dépendance puisse s'amoindrir, disparaître lentement, pour que vous puissiez vivre. Mens. " J'étais ici et là. Je ne pense pas que ce soit bien important. " dans cette froideur éternelle qui te connaît si bien, continue sur ton chemin. Même si tes paumes se crispent, même si tes doigts arrachent ta peau, ne te détourne pas d'elle. Pas même une seule seconde. Continue sur ce que tu crois être la bonne voie, la bonne décision. Même si cela te coûte, même si cela te tue. " Arsène, je suis désolé. " comme une réalité cruelle, mais réelle.

Cette envie.
Absolue.
Inarrêtable.


T'es dévoré. Lentement, à petit feu. Dévoré par tout ce qui t'assaille à présent. Ses yeux, son regard, sa voix, son existence. Elle t'appelle à rester à ses côtés pour l'éternité et tu ne souhaites qu'une seule chose ; l'attraper pour la garder, pour la serrer dans tes bras jusqu'à finir par l'en étouffer. C'est à cause de cela, que tu ne peux plus la protéger, que tu ne peux plus te tenir près d'elle, que tu ne peux plus... rester. Cette dépendance, elle vous détruit, elle vous submerge, elle vous hante, elle vous dévore. Et tu crains, non pas pour toi, mais pour elle. Qu'un jour, tout ceci ne finisse par briser ce qui se tient devant tes yeux en cet instant. Arsène, ne sombre pas à cause de moi. " Je suis désolé d'être parti sans rien dire. " Il y a cette froideur qui transpire de douceur. Il y a cette froideur qui transpire de bonheur. Le comédien se détériore alors que les secondes s'écoulent. Tu fermes les yeux sur ce monde, inspire en silence pour te donner contenance. Tu fuis. Ce regard, son existence pour pouvoir continuer. Alors le comédien se relève. " Je pense que c'est mieux pour nous de ne plus nous voir pendant quelque temps. Je ne sais pas exactement combien et je ne pense pas pouvoir te le dire un jour, mais jusqu'à ce tout ceci ne cesse, il nous faut être loin de l'autre. Arsène, tu dépends trop de moi et... même si j'ai du mal à te l'admettre, je dépends bien trop de toi également. " un soupir meurtri, un soupir longuement désiré. Weary, t'es sur la bonne voie, tu le sais bien. Même si tu as des torts que tu ne peux nier, tu sais, tu es convaincu de faire le bon choix aujourd'hui. Pour la sauver, elle.

Cet amour.
Sans nom.
Sans forme réelle.
Sans fond.


" On ne se verra plus. " ton regard l'accroche toujours, sans faillir, sans fuir alors que tu ne souhaites que cela à présent. Fuir pour ne pas revenir en arrière, pour ne pas te donner la chance de t'affaiblir face à elle. Pourtant ça te bouffe, Weary. De la prendre dans tes bras, de la serrer contre toi, de sentir son odeur, de pouvoir... la regarder encore demain. T'es un homme qui divague sur des mers agitées, qui cherche à revenir sur le rivage, qui y arrive à chaque fois que tu entends sa voix. Et c'est cela... cela qui vous détruira.

Tu ne peux vivre sans elle, Weary.
Tu suffoques de t'éloigner d'elle, Weary.
Mais c'est pour cela que tu te dois te séparer d'elle, Weary, n'est-ce pas ?

" Pardonne-moi. "

codage par joy
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Invité
Lun 30 Jan - 10:58











 
 
 


Traits trop tirés trop durs plus fatigués que d’ordinaire
tu ne t’imagines pas à quel point tu l’inquiètes avec ton visage trop pâle et tes cernes trop creusées qui viennent bouffer cette beauté juvénile qui demeure encore un peu sur ton faciès
(tu es encore jeune tu sais ; enfance avortée)
elle voudrait te toucher de ses doigts te rassurer
les poser le long de ta joue de ta mâchoire voir tes yeux se fermer sous son contact
mais elle n’ose même pas t’effleurer
trop déstabilisée par cette moue plaintive qui transparait l’espace d’un instant
et qui disparait une nouvelle fois

explique moi ?
qu’y a-t-il ?
que me caches tu
weary ?

Tu lui fais mal
sans peut être le savoir mais
tu lui fais mal
à lui donner une réponse si vide si dépourvue de sens si creuse comme si soudainement
radicalement
tu cessais de lui partager tes secrets
barrière invisible qui semble s’ériger entre vous
et tandis qu’elle s’efforce d’en ôter les pierres
toi tu le consolides
et devant ses pleurs tu portes le masque de l’ignorance
pour rester aussi solide
aussi solide que ce mur qui commence à vous séparer.

ne t’excuse pas
tu n’as pas à le faire
ou sans doute que si
d’une certaine manière
parce que c’est toi
toi qui m’as sauvée toi qui m’as ramenée à la vie mais
c’est aussi toi qui m’as rendue comme ça toi qui m’as liée à toi
j’l’ai pas décidé
toi non plus sans doute
j’arrive plus à respirer
parce que je sens que t’as décidé de tracer ta route
me laissant seule partant loin devant moi.


Ce n’est rien.

(c’est tant de choses)
Ne t’en fais pas pour ça.

(même si au fond je ne veux que ça)

Le silence se brise, l’espace d’un instant le temps se fige et se tord, vient mourir dans sa gorge et l’étouffer un peu plus.


Je me meurs weary
comment oses tu venir
dévorer mes entrailles ma chair mon sang
avide personne
et amputer mon coeur
le serrer entre tes doigts
oh si douloureux
le broyer jusqu’à ce qu’il se réduise en cendres
et finalement le délaisser
misérable dépouille
qu’à demi consumé.
cruel
tu es si cruel avec moi
mais peut être est-ce parce que je t’aime un peu plus chaque jour
peut être est-ce parce que ma vie n’est qu’un compte à rebours
vers le sommeil éternel
s’il te plaît weary
laisse moi juste m’endormir une dernière fois à tes côtés
promis, juré
demain je me serai déjà évaporée
de tes souvenirs arrachés.


alors pourquoi
pourquoi la regardes tu de ces yeux
pourquoi es-tu ce weary que les autres connaissent
pourquoi es tu si indifférent à ce regard qu’elle te lance
pourquoi ne dévoiles tu que le soldat
ce soldat de l’hiver qui lui glace le coeur
tes mots sont si gelés
ils résonnent si froidement si faussement dans son crâne et elle ne peut s’empêcher de se dire
que tu n’es rien d’autre
qu’un songe qu’une lubie qu’un mirage
faux sauvetage
car tu l’as noyée un peu plus dans ces océans troubles
alors pourquoi
pourquoi
pourquoi arsène
pourquoi elle ne t’en veut pas
pas encore
pas tout de suite
futile espoir qui brille dans son regard tout aussi spectral
elle n’est
qu’une personne de carton
de papier mâché qui se disloque sous l’effet de ses larmes
tandis que les échos de ta voix
viennent la briser un peu plus
fissurer le fébrile verre qu’elle avait érigé
miroir au dangereux reflet
elle a peur
peur de ta voix de tes mots de ces syllabes que tu articules d’une manière si catégorique si formelle
elle sent le goût acre dans sa bouche
au fond de sa gorge
celui de la trahison
de l’abandon
celui qu’elle a tant goûté avec plaisir
telle le Socrate de la gourmandise
sept péchés capitaux gravés sur sa peau
la cigüe transcendant son corps étreignant ses os
sous ton regard impur qui ne lui octroie aucune réponse.

P…Pourquoi ?


Sa voix tremble autant que ses doigts qu’elle sert dans ses paumes devant elle ;
son corps se secoue tressaute un peu semble menacer d’exploser tel une
b o m b e h u m a i n e
un soupir désespéré quitte l’antre de ses lèvres
elle est comme acculée
genoux à terre elle te supplie de sa voix
ses jambes fragiles menacent de se rompre sous le poids de ta félonie
n’as tu pas honte
vilain weary ?
elle n’ajoute rien tu ne réponds pas tu laisses l’attente s’imposer un peu plus
lui écraser les épaules et le dos.

et dans ce silence morbide tu plantes sur son crâne incliné le drapeau des êtres damnés.

un léger sourire s’esquisse
ses yeux brillants se lèvent vers toi
elle ne te croit pas
pas une seule seconde
elle te confierait sa vie tu sais
alors tu ne peux pas
tu ne peux
la lâcher comme ça

quinte de rire silencieuse
elle se fiche de tes mots.
« Pardonne moi »
c’est si
f u t i l e
c’est si
r i s i b l e
plainte étouffée.



arrête, je t’en supplie.
tais toi.

Aller viens, on rentre à la maison.


Elle
t ‘ i g n o r e
elle
s ‘ e n d o r t
dans son mensonge
t’attrapant de ses doigts fins le poignet

ne te dérobe pas.
te tire légèrement, espoir inavoué
ne t’arrêtes pas.
continues de l’aimer de la chérir de la rendre si belle sous ton regard
ne regarde pas en bas.
stupides kamikazes
n’aies pas peur du vide n’aies pas peur du noir
elle sera de ses cheveux ta lumière nocturne
ne
m’oublie
p a s

ses doigts sont glacés sur ta peau
glacés par l’effroi
par l’idée de te perdre

weary weary weary
oh
weary
si
avide si vide si âcre dans ma bouche et si
sucré à la fois
fruit du péché
je le sais
nous le savons tous les deux
mais on en a que faire pas vrai
je t’ai peut être rendu plus faible
c’est ce que tu te dis
mais tu m’as rendue plus forte
que je suis égoïste
mais tu sais
je peux
te protéger weary
je peux
tuer pour toi weary
je peux me donner pour toi weary
tu le sais
de quoi as tu peur
je serai celle
qui t’empêchera de sombrer dans la terreur
j’ai une dette envers toi
alors
n’essaye pas
de t’éloigner de moi.

Elle fait un pas.
Puis un autre.
Et encore un autre.
Sans même te lâcher
son univers est trop instable son univers est trop invivable
elle
t a n g u e
mais elle te tient
elle t’a entre ses mains
elle sait que tant que tu es là
elle ne peut pas chuter

reste avec moi.
ne me
tue
pas.

1136 w. | wearsène | #dea2a2 | je suis baaaack
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