beyond memories
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in my head // quinn
 
hellébore
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Dim 6 Nov - 2:41
you're in my heart in my
head
détruis-moi
détruis-moi avant qu'il soit trop tard
on se connaît à peine juste des remarques sifflantes au détour d'un couloir
je les entends
(mais je ne dis rien)
pas plus ni moins j'ai pas la révolte dans le coeur ni la défense dans la tête je me contente de noter de noter ton état d'examiner tes jambes fuselées dévêtues la jupe courte qui retombe comme la mer et son écume et qui taille qui taille ta silhouette fine
si tu étais une fille
on t'aurait traité de pute
et en tant que gars
(on te le fait aussi)
les gens sont ingrats non envers toi envers nous envers la différence ce rien qui nous distingue de cette normalité que certains envient
alors on murmure certains se suicident clamsent on peut rien y faire on est les spectateurs de cette sinistre mascarade
(quinn quinn)
ne voudrais-tu pas être acteur
ne voudrais-tu pas être ceux qui blessent au lieu de ceux qui subissent
pendant un instant une illusion
une nuit
quand j'ai demandé à un de tes collègues on m'a dit que on m'a dit que souvent t'allais dans un parc la nuit mais c'est à ce qu'il paraît à ce qu'il paraît tu t’assieds sur un banc et tu es là tu es là présence invincible fantôme des nuits sous les lampadaires artificiels
(laisse-moi te retrouver)
étrangle-moi tue-moi à petit feu car j'en ai besoin j'ai besoin de ta violence de tes coups pour me souvenir car tu as besoin d'extérioriser d'un bouc émissaire pour ta vie de merde
(laisse-moi supporter ce rôle)
(laisse-moi je t'en supplie ne fuis pas)
il fait un peu froid, la nuit
j'ai les mains dans les poches de mon manteau de laine et le nez coincé dans mon écharpe je suis frileuse frileuse même dans ma vie sociale
(je me sens si s e u l e)
et mes souvenirs aussi dégueulasses soient-ils me réchauffent me disent qu'un jour
(même si c'était des coups)
des gens se préoccupaient de moi
j'ai besoin de ton attention de te provoquer aussi
alors mes ballerines foulent le sol sablonneux de ce parc désert et je te vois là là de dos aussi (ils disaient vrai)
la voix doucereuse (je suis désolée)
tu sais, ce n'est pas ici que tu risques d'avoir des clients si tu vois ce que je veux dire. les trottoirs sont plus appropriés pour les individus comme toi.
v e n g e
(toi)
 
hrp: 432 mots // jtm d'amour
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Dim 6 Nov - 18:33
Words like violence break the silence
feat Amé

Le silence de la nuit, délice inexorable.

Quinn aime ces heures-là. La nuit la ville est un peu moins moche, les rues un peu moins sales – les gens, un peu moins mauvais. C’est parce que la nuit est aveugle. Drapé dans le nébuleux velours nocturne, Quinn se sent, lui-aussi, un peu moins laid. Il n’y a plus d’ambiguïté dans le noir, puisque tout y est redéfini - et la confusion allègre de ce fulligineux fouillis d'ombre fait sourire Quinn, doucement.
Comme un fantôme il se glisse lui-aussi dans ce chaos de ténèbres. Il est heureux de se faire brouillard – c’est agréable, de se sentir exister par abstraction.

Ce soir le ciel nocturne s’ébauche sur fond de vide. Ce soir il n’y a pas d’étoiles ; mais il reste le silence – délectable, suave, enchanteur silence.

« tu sais, ce n'est pas ici que tu risques d'avoir des clients si tu vois ce que je veux dire. les trottoirs sont plus appropriés pour les individus comme toi. »

Quinn ne se retourne pas. Il pense juste que tout est gâché ; les mots tourbillonnent désormais dans l’atmosphère nocturne comme autant de papillons fâcheux ; sa voix semble rebondir sans fin sur les murs opaques du silence.
Sa voix égale, qui heurte avec tendresse, sa voix impitoyable de douceur, sa voix, sa voix... Ses allusions terribles sonnent comme de flatteuses galanteries. Elle est obligeante de violence.

Mais ce ne sont que des mots, ce n’est rien, ils se contentent de flotter légèrement dans l’air comme des spectres éthérés, et ça ne fait rien à Quinn, parce qu’il sent à peine leur caresse.

Alors pourquoi ?
Pourquoi est-ce qu’il a envie de se retourner, lentement, de se retourner et de poser ses deux mains sur le cou blanc et gracile de cette silhouette un peu trop bavarde, et de serrer jusqu’à n’en plus pouvoir cette gorge indécente de petite poupée adorable, jusqu’à ce que tout disparaisse, la nuit, les mots, les spectres ?

Oui, il faut la faire taire, cette ombre qui parle, cette ombre mignonne et délicate, bien trop parfaite à vrai dire – sa peau doit être douce, ça doit être agréable d’y enfoncer ses ongles et de sentir la vie s’évaporer en charmants petits nuages. Même dans la mort elle doit être belle, même en mourant elle s’en irait gracieuse, elle trépasserait ravissante, princesse de conte, héroïne tragique.
Miss parfaite ; miss parfaite et son corps parfait, ton timbre parfait, ses insultes parfaites, miss parfaite qui ne sait rien de Quinn mais qui sait tout.
C’est horriblement indécent. Comment fait-elle ? Comment ? – Insupportable. Les mains de Quinn tremblent et il se retient pour ne pas lui sauter violemment à la gorge.

Il ne se retourne pas. Il ne veut pas montrer qu’il a perdu – fierté mal placée, sans doute.
Voix calme, ton froid.

« Pourquoi t’es là, Amélia ? »


codage par joy


[hrp] jtm aussi tu es trop parfaite toi aussi doux jésus
 
hellébore
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Dim 6 Nov - 22:35
you're in my heart in my
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nous aurions pu nous aimer dans la fantaisie, parler des livres et parfois du beau temps
nous aurions pu rire et pleurer devant les films, hurler en voyant apparaître le visage du clown sur l'écran saturé
nous aurions pu être tellement de choses, mais nous ne sommes rien
à peine un humain et demi, car je ne peux me considérer comme toi au vu des moments infâmes que je te fais vivre
je me persuade que c'est nécessaire qu'on ne le fera pas deux fois que tes futurs coups de pieds sur mon corps droit ne seront que le juste retour à la haine que je tente tant de bien que mal
(de déverser sur toi)
et j'espère plus tard, que plus tard plus tard oui dans quatre heures huit jours dix mois ou quinze ans quand les haineux t'assassineront qu'au moins une fois de ta vie tu auras été fort gouverneur de ton univers et empereur de ton peuple
et c'est beau de rêver
c'est beau qu'ensemble, on soit incandescents plus que des sourires minables ou des salutations d'une main levée
car dans ce nous, cette main levée servira à me gifler
je suis terrible terrible pas très fière de mon jeu d'acteur car en te voyant si froid si distant j'ai juste envie (juste envie) de saisir une mèche de tes cheveux et de hurler hurler jusqu'à ne plus avoir de souffle
(que tu es beau)
qu'il faut arrêter de ne plus croire en toi
pourtant pourtant
pour garder le masque intact je dois me dire visualiser ton visage à la place de
(lui)
ce parfait inconnu qui m'a ôté la vie une fois et qui reviendra peut-être encore me poignarder en plein coeur
(c'est si facile de le haïr lui)
donc il en devient plus simple de ne pas apprécier du regard la courbe de ton nez ou tes mains fines sculptées et de te le partager
(je me dissimule je me dissimule encore derrière les mots)
je m'avance près du danger (toi) le pas léger mais pas sautillant pas traînant non plus propre à ma personne (ma voix reste douce toujours toujours)
ce que je fais là ? j'ai décidé durant la soirée que les gens comme toi ne devraient pas exister sur cette terre. je veux dire, qu'est-ce que tu peux avoir comme ambition en t'habillant ainsi à part travailler dans le fast-food du coin ? triste réalité. réelle, mais qui me peine fortement. encore plus que tu inspires la pitié, ici seul. trouve-toi des amis, mon pauvre.
sans doute qu'un jour dans dix ans on en reparlera autour d'un café on se dira à quel point on était cons de pas profiter pleinement de ce que la vie nous offre sur un plateau d'argent
 
hrp: 483 mots // ;;
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Lun 7 Nov - 0:33
Can't you understand
oh my little girl
feat Amé


Ne t’approche pas Amélia. Ne me touche pas. Tu vas te salir- on dirait que ça te fait plaisir, de fouiller dans la poussière, on dirait vraiment que tu aimes ça, gratter l’abjection ; c’est vraiment si jouissif, de consentir à l’avilissement ? Y’a pourtant aucun plaisir à la souillure. Putain, qu’est-ce que vous avez tous, avec ce fétichisme de la laideur ? C’est quel genre d’eros, l’ignominie ?
Ça me dégoûte, oui ; vous me dégoûtez.


Elle est là et elle susurre dans son oreille – on dirait des mots d’amour – des mots de tous les jours - ; ils glissent caressants comme des vagues empoisonnées dans le cou de Quinn. Chair de poule. Il n’en veut pas, de ce venin douceâtre. Il est déjà trop plein d’amertume. Mais comment l’arrêter, cette vipère impitoyable – comment l’empêcher d’aller trop loin sans se faire mordre ?

« ce que je fais là ? j'ai décidé durant la soirée que les gens comme toi ne devraient pas exister sur cette terre. »

Son souffle est brûlant. Les mains de Quinn sont glacées. Arrête Amélia. J’ai pas envie que ça se termine comme ça, j’ai pas envie de te gâcher toi et ta perfection obscène. On peut encore s’arrêter là – ce serait trop dommage, non ? D’être souillée comme ça. Ça reste et ça ronge, cette saleté-là. Alors tais-toi. Les mots ça éclabousse, même si l’encre ne se voit pas, ça fait des tâches toutes noires et dégueulasses qui vont jurer avec la blancheur de ton aura.
Tais-toi Amélia.


« je veux dire, qu'est-ce que tu peux avoir comme ambition en t'habillant ainsi à part travailler dans le fast-food du coin ? »

Tais-toi Amélia. Tu sais pas ce que tu dis. Comment tu peux savoir ? Tout ça c’est pas des vraies paroles, c’est juste des bouts de néants entremêlés de vide, et ça ne veut rien dire. Pourquoi tu t’évertues à sculpter la vacuité avec des mots ?
Tu m’énerves Amélia. Tu m’énerves avec ta perfection, tes mots creux qui sonnent pleins et ton adorable petite langue de pute qui claque joliment contre tes mignonnes lèvres de princesse.


« triste réalité. réelle, mais qui me peine fortement. encore plus que tu inspires la pitié, ici seul. trouve-toi des amis, mon pauvre. »

Quinn tourne la tête, lentement. Elle est là, gracieuse, toute jolie, avec son petit carré blond et ses cils frémissants de biche innocente – délicate et frêle comme une enfant. Quinn approche son visage du sien – de prêt elle est encore plus ravissante –, il retient sa respiration – il ne veut pas sentir son parfum, ses effluves sucrés de poupée, brume mortelle – ça lui brûlerait la gorge et il en crèverait, il en est certain.
Il lui lance le regard le plus hautain dont il est capable – avertissement du serpent qui se prépare à mordre- et puis, violemment, il lui crache à la gueule, en plein milieu de son charmant visage - la salive coule le long de son petit nez et sur ses joues en infimes ruisselets d’ignominie.
C’est de ta faute Amélia. C’est de ta faute.

« J’en ai pas besoin de ta gentille petite pitié répugnante de bourgeoise. »
Tu me dégoûtes avec ta perfection.

« Dégage. »
Laisse-moi sur ce banc – ce trône – laisse-moi être encore un peu la reine de ces nuits, si tu t’en vas, je régnerai un peu plus longtemps sur ce ciel vide d’étoile. Quand t’es là, y’a bien trop de lumière.


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hellébore
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Mar 8 Nov - 21:08

you're in my heart in my
head
nous ne sommes qu'au début de la fin
nous ne sommes qu'à cet instant-ci une virgule avant le point final
et tu es déjà si violent
(au fond peut-être que j'avais espéré que que)
que tu ne réagisses pas à mes insultes
que tu ne sois que poupée, marionnette entre mes doigts
un rien vide, sans cœur, sans haine
peut-être qu'au fond, j’espérais que tu ne sois pas humain
car ainsi tu ne les (m')aurais pas entendu(e)s t'aurais été ce silence dépourvu de tout un rien écarlate aux ongles peinturés mécaniquement
au fond
je regrette d'avoir fait ce choix
(d é j à)
car j'aurais pu faire autrement te sourire te prendre la main te tirer dans ma chambre pour t'envelopper de mon univers morbide et nous enfermer dans cette bulle un peu sombre mais pas autant que la réalité
car il aurait suffit de faire seulement seulement autre chose
et maintenant il est trop tard
car je ne suis pas capable de faire marche arrière de déraper et de ne plus pouvoir t'approcher (j'ai peur) que tu m'écartes de ton chemin comme on déplace une roche insignifiante comme on oublie en claquant des doigts
alors je reste dans ma lignée d'enfoirée et j'admire je contemple les lignes de ton visage un peu effacées par la nuit par mon trouble que tu sois si près ton regard si dur envers moi (tu as raison tu as raison j'ai les mêmes pour les gens de mon espèce)
(et tu me craches dessus)
l i t t é r a l e m e n t
sur l'arrête du nez et je sens ton venin qui glisse le long de ma peau j'ai un temps de réaction
(je n'y crois pas)
car c'est impossible pas assez réel trop virulent (toi que j'imaginais tout en délicatesse) et alors fébrile je fouille mes poches à la recherche de ce vieux mouchoir qu'on a tous
(d é g a g e)
que tu me lances après tes mots qui durent qui s'encrent et qui me brisent car je me dis que je ne suis pas mieux qu'eux je te fais vivre le même calvaire
(pourtant je ne me décide pas à arrêter)
car je suis trop curieuse
pour toi, pour lia
(ton avertissement ne servira à rien tu sais)
car je goûte l'interdit comme on déguste une glace
mes doigts et le mouchoir en lambeaux caressent mon visage essuyant doucement ton (mon) crime
une grimace un peu forcée pas vraiment naturelle car ce n'est que de la bave ça vient de ta bouche (mais c'est tout) et je serre ce bout de je ne sais quoi dans le creux du poing
je vois. moi qui voulais faire la discussion, je me retrouve face à un animal (c'est faux tu es humain quinn même bien plus que certains c'est faux c'est faux oublie mes paroles et concentre-toi sur ta haine et crie) tu n'as pas honte de traiter ainsi une demoiselle ? le comble de la galanterie. oups, je suis peut-être un peu vieux jeu ; quoique tu es un gars ou une fille ? t'es quoi au juste ?
(j'ai envie de vomir)
 
hrp: 560 mots // je suis pas fière de cette réponse omg
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Ven 11 Nov - 23:58
Words are very unnecessary
they can only do harm
feat Amé


Et maintenant ?
Quinn s’essuie la bouche d’un revers de manche. Traînée pourpre sur son poignet.
Il attend – il attend qu’elle s’en aille pour que tout s’efface. L’écho terrible de sa voix bruit encore en lui - il résonne vibration ample et suave en chaque centimètre carré de son intériorité.
Elle et ses saloperies de mots cruellement caressants.
Cette mélodie là il ne veut plus l’entendre de sa bouche – plus jamais ; dans ses paroles y’a comme un grain terrible qui renvoie Quinn à tous ces silences complaisants, toutes ces injures barbares, toutes ces blessures qu’il croyait pourtant enfouis bien profondément en lui, à l'ombre de son hostilité. La voix d'Amélia c’est la clef monstrueuse de sa boîte de pandore personnelle.
Il se demande pourquoi – pourquoi elle lui fait cet effet-là.
Il la toise il veut croiser son regard – lui faire comprendre tout ça. Mais ses yeux sont baissés elle ne le voit pas.
Elle tire un mouchoir de sa poche. Gestes mesurés.
Mécaniquement – marionnette sans pitié – elle essuie son visage. Ses traits encore humides épousent les lignes de la haine.
Fascination douloureuse.

Son aura de douceur cruelle est insupportable. Fièvre. Quinn le sait maintenant elle ne s'en ira pas.
Ce n’est plus qu’une question de temps – minutes, secondes, quelques tic tac – avant la fin – cette fin qu’il voulait à tout prix éviter par peur de se blesser. Mais maintenant y'a plus de retour en arrière possible.
Alors il attend la bénédiction finale de l’angélique exécutrice.  

« je vois. moi qui voulais faire la discussion, je me retrouve face à un animal tu n'as pas honte de traiter ainsi une demoiselle ? le comble de la galanterie. oups, je suis peut-être un peu vieux jeu ; quoique tu es un gars ou une fille ? t'es quoi au juste ? »

Je suis un gars
c'est évident
je suis
je suis

Quoi
La boîte est ouverte.
Les ombres s’échappent furieusement – confusion tératologique – et leur terrible brouillard masque la lune.
Ne reste plus que le visage d'Amélia - sa blancheur fantomatique contraste avec les formes terribles du mal fuyant en tout sens.

« Mais tais-toi ! TAIS-TOI ! »

Il la prend par les épaules et la secoue – encore, et encore, et encore...

"TAIS-TOI."

Comme ça elle ne parlera pas
Comme ça

« TAIS-TOI. »

Pause.
On est en train de se détruire.
Il reprend son souffle.
Faut plus qu’elle parle – plus jamais – c’est trop dur, c’est beaucoup trop dur de s’entendre dire toute son abjection, toute son ignominie – elle en sait trop elle sait tout de Quinn et ça il ne veut pas l’entendre.  
Faut plus qu’elle parle.
Quinn pose une main sur la bouche de son innocent bourreau – lentement, délicatement. Il a peur de l'abîmer - il a peur de la souiller cette petite fille candide d'inhumanité.

« Si tu parles encore Amélia, je te jure, si tu dis encore un mot, je te tue. »

C'est notre dernière chance.
Je t'en supplie
Je veux pas me sentir vivant, pas comme ça.



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HRP : Non c'était trop bien comme d'habitude gnn
 
hellébore
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Sam 12 Nov - 1:34

you're in my heart in my
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mon corps secoué secoué comme un vulgaire pommier
(mais tu sais quinn)
rien ne tombera
aucun fruit, aucune feuille
car je suis pourrie de l'intérieure, je suis comme ces arbres malades tout va bien à l'extérieur mais le tronc friable creux on hurlerait dedans qu'on entendrait en retour l'écho de notre voix
et toi qui me dis de me taire et toi qui me supplie de garder le silence
(la machine est activée)
et mes épaules me font mal
(tu me fais mal quinn)
et rien de plus
rien de plus pour lia, cette lia cachée chez moi et à qui je n'ose rien demander car je sais à quel point c'est dur de tout dire de tout exprimer
car je sais que les coups qu'on lui a donné, elle n'a pas envie de les décrire
mais avec toi, il n'y'a rien
avec toi, je n'ai même pas la sensation de retour en arrière car tes mouvements sont désespérés pas moqueurs car tes mouvements sont un peu haineux pas amusés
pourtant pourtant j'ai envie de continuer
j'ai envie de comprendre la satisfaction que certains peuvent avoir en en brisant d'autres
car je suis déjà
d é t r u i t e
car johan l'a fait, car joy aussi
car je m'éteins, peu à peu
et que j'aimerai raviver la flamme un instant avec qu'elle se meurt en entier
car je veux profiter avant de n'être qu'un tas de cendres éteintes
j'ai tout perdu, j'ai tout perdu et je t'en veux horriblement de tout avoir
l'assurance, la confiance et le regard qui file au-dessus de ceux qui te détestent
tu hurles tu hurles et je garde un silence fin pesant calculé
(mon regard de marbre reste plongé dans le tien)
je ne ressens plus rien
c'est ce que je me dis pour oublier
ta peine, ta rage, les mots que tu as contre moi
cette main qui passe éphémère sur ma bouche, le temps que tu sois persuadé que je me taise (je suis désolée)
et puis
(elle s'en va)
elle s'enfuit tu me testes tu me demandes silencieusement si je peux rester ainsi sans un mot pour toi
un s o u r i r e
(mauvais détruit peiné sarcastique toujours miséricordieux)
mais c'est pour toi, que je fais ça quinn. quand est-ce que tu vas comprendre qu'on a plus quatorze ans ? que la recherche d'identité c'est terminé depuis longtemps ? que la nature, elle ne veut pas que tu portes des jupes mais que ton pénis aille dans un vagin ? tes parents te laissent faire ? tu as eu une vie de merde jusqu'au bout, dis-moi. c'est sans doute pour ça que t'es devenu comme ça. le monde n'a pas de tolérance pour les gens comme toi. tu seras jamais aimé, personne ne voudra de toi et ils auront raison.
(un soupir avant la fin un haussement d'épaule indifférent)
tue-moi si tu veux, je n'ai plus rien à perdre.
(c'est la seule vérité que je t'ai dit depuis le début)
 
hrp: 543 mots // euh drama en approche
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Dim 13 Nov - 1:34
Now I'm not looking for absolution
Forgiveness for the things I do
feat Amé


Silence.
Ses mots retombent, légers, intangible – flocons empoisonnés, fragments glacials de cruauté brute.
Haine.  
Et elle sourit  - jolie moue terriblement mutine, rictus angélique du tortionnaire.
Haine.
La main de Quinn claque vague de violence désespérée sur la joue d’Amélia.
« tes parents te laissent faire ? »

(Le visage déformé dégoûté de sa mère avant qu’elle lui en colle une
plic, ploc, le sang qui goûte  - perles rouge sur le lino de la cuisine.)

« tu as eu une vie de merde jusqu'au bout, dis-moi.»

(Tous ces souffles lourds alcoolisés et ces dizaines ces centaines de mains moites qui glissent sur sa peau
Et l’ampoule qui grésille au-dessus de sa tête les milles visages torves aux contours fous de l’avilissement
Et la morsure froide du carrelage contre ses genoux)

Nouvelle gifle.
Quinn reprend son souffle – mais les mots d’Amélia tournent encore et encore dans l’air dans sa tête
« le monde n'a pas de tolérance pour les gens comme toi..»

(« J’aime bien ton rouge-à-lèvre aujourd’hui Quinny. Faut le remettre tous les jours quand je viens te voir, hein -- ma p’tite salope.»)

Quinn baisse le bras.
« tu seras jamais aimé, personne ne voudra de toi et ils auront raison.»
Il se lève – et puis, sans un mot, il prend Amélia dans ses bras – c'est comme une étreinte pleine de reconnaissance.

« Je t’avais dit de fermer ta sale gueule.»
Et, presque gracieusement – valse destructrice -  Quinn renverse Amélia par terre.
Qu’est-ce que ça fait d’être regardé de haut ? Ça te plait, le goût de la poussière ?
Quinn frappe.
Il frappe sans s’arrêter ; il est aveugle – devant ses yeux flotte un épais brouillard de réminiscences.

« Je sais, je sais tout ça – et alors ? Pourquoi ? Pourquoi vous pouvez pas me laissez vivre putain de merde, j’ai rien demandé, j’ai pas demandé à être laid – faut insulter la vie, faut cracher sur Dieu ou je sais pas, mais pas moi, pas moi. »

Quinn s’arrête. Il halète. C’est éprouvant, de se sentir un peu vivant.
Vengeance.
Vengeance pour toutes ces injures, pour tous ces pervers, vengeance pour les coups, vengeance pour sa saleté, vengeance pour sa vie de merde.
Quinn exulte ;  il est conscient de tout son corps – sa poitrine qui se soulève, ses mains qui tremblent avec frénésie, et cette goutte de sueur qui coule lentement le long de sa colonne vertébrale.

« En fait t’es venue parce que t’en avais envie toi aussi hein ? T’avais envie de charrier le pauvre, le pathétique, l'immonde petit Quinny qui ressemble à une pute et qui a oublié qu’il avait une bite -- ça doit t’amuser hein miss parfaite à la gueule parfaite à la vie parfaite ? »

Ricanement.

« Tu me dégoûtes, Amélia. »
Parfaite ou pas, tu vaux pas mieux que tous les autres.
Vengeance.

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hrp : C'était dur de taper sur Amélia je suis en pls
 
hellébore
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Dim 13 Nov - 22:38

you're in my heart in my
head
(qu'est-ce que j'ai fait)
ai-je créé un monstre
et ta main qui claque au fur et à mesure des phrases
c'est c'est
horriblement familier
et tes doigts, j'ai l'impression de les connaître depuis ma naissance comme si leur place avait toujours été contre la chair tendre de ma joue
et je vois que tu es déjà à bout de souffle que ça t'épuise de lutter contre ma méchanceté
pourtant pourtant
ça va plus loin que ce que j'imaginais
ça va plus loin qu'un ferme ta gueule et quelques gifles
où est-ce que je nous ai mené
je pense qu'on atteint peu à peu les abysses de l'humanité
est-ce bien ? est-ce là que je voulais nous emmener
(non non non)
et on creuse encore
on creuse encore quand tu te lèves (tu es beau) sous mon regard consterné un peu shooté à la douleur que tu m'as provoquée
quand tu me saisis dans tes bras, je sais que c'est notre fin et que tu m'avais dit de fermer ma gueule mais que je ne l'ai pas fait
(je n'aime pas recevoir des ordres)
quand tu me fais chuter à même le sol, je sais que c'est le ravivement de ta
h a i n e
(et je regrette amèrement)
car au final j'aurai pu t'aider autrement
car finalement mes souvenirs ne valent pas le coup de me faire frapper
mais c'est trop tard
(c'est trop tard je peux pas te dire d'arrêter)
pas maintenant
qui serais-je pour le dire après t'avoir malmené de la sorte
qui serais-je pour te le dire alors que je t'ai utilisé pour mes expériences pas très claires sur la douleur et la satisfaction
je suis
d é s o l é e
et pour l'instant je ne peux pas te le dire
tu hurles tu hurles et je sens chacun de tes coups
dans mes côtes, dans mon ventre, dans mes jambes
(je me recroqueville le visage caché dans mes bras)
je suis
(désolée)
et c'est qu'un soupir rempli de larmes (c'était obligé que je pleure tu sais je ne résiste tellement (p l u s) pas à la douleur) comparé à tes paroles si dures provoquées par moi par moi toujours par moi
pis y'a pas que ça
la tête lourde
je

je sombre.
ils sont là, mes souvenirs. l'odeur âcre et lia (moi) allongée sur le sol le carrelage souillé des toilettes des hommes
(ils sont là)
les mêmes gars de la dernière fois
un rire qui fuse à peine
(un ricanement)
le tien, quinn
ou le leur
-alors avec johan, la bite c'est par devant ou par derrière ?
je sombre.


c'était à peine quelques secondes quand tu reprenais ton souffle et je retiens fort mes larmes je me retiens fort de hurler car on est au plein milieu d'un parc on devrait pas être là je devrais pas être sur le sol pleine de poussière ou toi en train de me fixer debout haletant
et je me souviens encore de leurs rires vraiment mauvais
(est-ce ça que tu vis chaque jour quinn)
es-tu comme lia ?
es-tu l'effluve de mon passé
ce quelque chose que j'aimerai oublier pour que tout aille mieux (avec joy j o h a n)
la trace d'un passé indésiré ?
je ne réponds pas à tes questions car je sais que tu n'attendais pas de réponse je sais que c'était juste ton venin ces mots que tu te retiens de te hurler à tous ceux qui te font chier
(tu ris)
comment fais-tu
(comment ai-je fait moi-même pour sourire tout en t'insultant)
je suis perdue
je n'ai pas trouvé ma satisfaction, as-tu trouvé la tienne quinn
je te dégoûte
(je suis désolée)
car c'est une personne en plus que tu détestes alors qu'on aurait pu
s ' a i m e r
est-ce que tu me prendras pour une hypocrite si je m'excuse
est-ce que tu croiras que c'est sous la pression que je te dirai enfin des mots
h u m a i n s
alors je sanglote et je n'ose pas te regarder je bouge pas même car je vais sans doute avoir mal rien qu'en m'asseyant et c'est interdit de montrer sa douleur à ses
e n n e m i s
(es-tu mon ennemi quinn)
je continue de pleurer les cheveux en bataille la figure de marbre c a s s é e
le sourire détruit
et la posture de fer fondue
(je l'ai mérité au fond)
car ceux qui font du mal aux gens comme toi comme lia ne méritent rien de plus n'est-ce pas
et mes mots s'emmêlent je reprends ma respiration pour parler pour que tu comprennes malgré l'émotion malgré la haine que t'as envers moi malgré la douleur qui tiraille mon corps aussi faible (que mon esprit)
j'suis désolée quinn... arrête j't'en prie arrête me frappe plus je comprends pas pourquoi j'ai fait ça pourquoi j'ai dit ça je voulais juste
(je voulais juste quoi)
pas te briser pas te briser ni t'insulter ni ressentir la satisfaction
je voulais juste comprendre et je t'ai emmené avec moi.
et à nouveau je sanglote comme une gamine de huit ans que son père a frappé le regard qui fuit
je ne peux que dire trois mots qui veulent au final
tout
d i r e
je suis désolée.
et je laisse retomber ma tête sur mes bras pour respirer
 
hrp: 960 mots // #lepavé
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Mar 15 Nov - 0:15
What the hell am I doing here ?
I don't belong here.
feat Amé


Larmes
Ses sanglots bruissent, cristaux brisés – qu’on a brisé…

« j'suis désolée quinn... arrête j't'en prie arrête me frappe plus je comprends pas pourquoi j'ai fait ça pourquoi j'ai dit ça je voulais juste je voulais juste comprendre et je t'ai emmené avec moi.»

La fièvre de Quinn se dissipe brouillard incandescent – et sur lui chape de plomb retombe l’ombre lourde de sa monstruosité.
Il regarde Amélia, délicate poupée désarticulée sur le sol – ses cheveux blonds en bataille, ses yeux dont l’éclat de douceur éteinte lui ravage les entrailles – et ses larmes, ses larmes qui brouillent les contours tendres de son visage innocent.
Désarroi insoutenable – honte ; honte d’avoir cédé, de s’être laissé emporter par l’inexorable flot de la violence contre lequel il a pourtant si longtemps résisté. 
Elle ne méritait pas ça – c’est pas non plus de sa faute à Amélia si t’es comme ça, moche, misérable, si t’es un une anomalie, une sale erreur de la nature.

« je suis désolée. »

Mais moi aussi Amélia je suis désolée – désolée d’être moi, désolée d’être laid, désolée d’être…

Il trésaille. Ce visage – icône angélique sur laquelle glissent sincères les lumières du regret – c’est comme une gifle dans sa gueule à Quinn – la plus douloureuse, la plus épouvantable qui soit ; et il sent ses genoux faiblir comme si on lui avait donné un puissant coup dans le ventre.
Vacillement – il a la tête qui tourne – la honte, le regret, le dégoût de lui-même, les mots d’Amélia, ses larmes, son expression de terreur - éclats multiples de l’accablement qui tourbillonne en lui et qui l’emporte brutalement dans la valse terrible de l’accablement.
Larmes…
Le poids du vide est insoutenable. Quinn glisse – il tombe sur les genoux dans la poussière - lui aussi.

« Non. Non sois pas désolée. C’est moi, j’aurais pas dû, tu méritais pas ça. Je suis désolée. »

Doucement il tend sa main vers elle – son corps blessé, souillé – et il la retire, précipitamment – non, ne plus la toucher, ne plus la salir.

« Tout ce que t’as dit… Je voulais juste pas l’entendre, parce que c’est la vérité. »

Le dégoût ruisselle de toute part, boue infâme sur sa peau, sur tout son corps – bientôt il sera submergé bientôt il ne pourra plus du tout respirer. Suffocation - ses deux mains sur son visage – se cacher pour disparaître de la surface de cette terre qu’il profane depuis bien trop longtemps déjà. S’effacer soi-même, en finir avec cet être pourri jusqu’à l'âme.

« Je suis juste minable. Si tu veux te venger, vas-y. »

Défoule-toi. Frappe-moi. Cogne, bat, mord, griffe, blesse – tue-moi.

Murmure.

« Qu'on en finisse. »

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hellébore
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Jeu 17 Nov - 0:24

you're in my heart in my
head
on s'abaisse encore et encore à s'excuser on met notre fierté de côté pour s'assurer que tout va bien que tout est ready et que la prochaine question on aura un sourire à la place des larmes en guise de réponse
tes mots sonnent affreusement douloureux creux
(arrête)
(cesse juste de t'excuser)
car au final on se mérite pas l'un comme l'autre on a tous les deux fait une erreur
on est des enfants de la décadence nous humains
on ((est)) se détruit(s) pour ressentir se complaire dans la vengeance malsaine de la vendetta cruelle
une main qui effleure et qui se retire (précipitation) qui flatte presque involontairement pour s'en aller
c'est pas la vérité dis pas ça dis pas ça ou je serai obligée de tout te faire zapper
de tout effacer pour te faire oublier ce regrettable instant
et je me redresse un peu en geignant je suis douillette trop douillette
j'efface mes larmes et d'une main lourde je viens essuyer la poussière sur mon visage et les larmes qui ont collé misérablement des mèches sur mes traits
(penses-tu que je vais te frapper quinn)
je n'ai plus la force pour ça
je suis amochée à cause de lui d'eux de ce que je viens de me rappeler des souvenirs de lia
(je veux tout oublier)
connais-tu les hellébores quinn
je retire de mes doigts un peu trop longs graciles mais secs tes mains de ton visage (je continue de pleurer même si je suis exténuée même si j'ai mal au crâne)
j'ai juste besoin de réconfort
alors craintivement comme si mes gestes allaient provoquer en toi une tempête je tente de te saisir dans mes bras et de te serrer fort trop fort tellement que ça me fait mal au bras
j'inspire ton odeur et fout sûrement de la morve partout sur tes vêtements j'inspire ton odeur en continuant de sangloter tout contre toi et j'essaye de parler de t'expliquer
c'était trop facile de ma part, j'aurai dû prendre une cible moins innocente moins comme toi. je suis désolée quinn je suis désolée. je les ai vu eux, ils me frappaient ils me frappaient tellement forts et de disaient des mots qui font aussi mal. m'en veux pas, m'en veux pas.
 
hrp: 395 mots // je suis crevée g la flemme pour les mots au revoir désolée c kk
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Sam 19 Nov - 22:26
Enjoy the silence
feat Amé


Son visage bouleversé tout prêt du sien
Son visage sur lequel glissent doucement de légers petits nuages bleus, violets, noirs
Ses lèvres pâles qui tremblent presque imperceptiblement - une infime fleur de camélia s’épanouit frémissante au coin de sa bouche
Et son regard brouillé – ses iris troubles où tourbillonnent vagues noires les affres nébuleuses du chagrin.
Quinn lutte – il lutte pour ne pas détourner les yeux de cette projection de désolation beaucoup trop intense pour lui – éblouissante ; depuis le temps qu’il évolue dans l’obscurité, il n’est plus habitué à la lumière ; il a oublié à quoi ça ressemblait, les trompe-l’œil agréables des illuminations.
Il est temps d’abandonner – c’est le moment idéal, le soleil brille – il n’y a toujours pas d’étoile dans le ciel – il fait bon – la lampe du réverbère grésille – c’est une belle soirée pour s’oublier, pour définitivement s’effacer.
Quinn ferme les yeux.

Mais même sous ses paupières closes il y a toujours cette petite flamme qui refuse de s’éteindre – un minuscule point lumineux, à peine une étincelle, un imperceptible reflet sur la surface opaque de son inconscient.
Une petite flamme insignifiante dont la chaleur apaisante le submerge. Chaleur…
Quinn ouvre les yeux.

Amélia l’emprisonne dans une étreinte désespérée – son visage enfoui dans son cou, son souffle haletant contre sa poitrine – elle sert Quinn contre elle pour ne pas se noyer.

« c'était trop facile de ma part, j'aurai dû prendre une cible moins innocente moins comme toi. je suis désolée quinn je suis désolée. je les ai vu eux, ils me frappaient ils me frappaient tellement forts et me disaient des mots qui font aussi mal. m'en veux pas, m'en veux pas. »

Sa voix se brise mais ses mots – toujours ses mots – submergent Quinn à nouveau ; pourtant cette fois il consent à ce flot désespérément sourd. Il accueille en lui cette faiblesse éperdue sans opposer aucune résistance.
Doucement, parce qu’il a peur de la briser, Quinn rend son étreinte à Amélia.  Il sait que tout son corps est glacé – parce que contrairement à elle il ne brille pas ; aucun feu ne brûle en lui ; mais peut-être qu’en y croyant très fort, il arrivera à lui transmettre au moins l’illusion de la tiédeur.

« Ne pleure pas Amélia, c’est fini. Là, là… C’est fini. »

Vagues, maladroites consolations – de celles qu’on murmure épuisé à l’enfant qui vient de faire un cauchemar.
Qu’as-tu vu Amélia ? Qu’as-tu vu qui te mette dans un tel état ?
Quinn resserre un peu son étreinte – dans la nuit se dessine nettement les contours de la chaise, de la corde, du nœud coulant qui se balance, danse macabre – de  la fleur de camélia brume écarlate derrière la fenêtre.
Il sait – Amélia elle aussi elle a ses fantômes qui la traquent sans relâche ; elle aussi elle se bat comme elle peut contre cette armée d’invisibles, avec l’énergie du désespoir. Comment lui en vouloir ? Oui, ce n’est qu’une petite fille hantée par ses cauchemars.

« Je ne t’en veux pas. Je comprends. »

Il s’éloigne un peu et la regarde – sourire.
Elle est belle Amélia - même ravagée même perdue même atténuée - elle a cet éclat que Quinn n'aura jamais.
Il écarte du bout des doigts une des mèches blondes qui brouillent son regard (toujours cette crainte de la salir, de tâcher pour toujours son aura immaculée).

« Tu sais Amélia, même si ça fait mal tout ça, c’est que des images. Des chimères. Tu sais -  la vie, ou le destin, ou Dieu, ou je sais pas qui – à vrai dire on s’en fout… Enfin ce que je veux dire c’est que t’as eu le droit, t’as le droit à une seconde chance. Faut pas la gâcher. Ca dure pas longtemps une vie. T’as l’occasion de tout recommencer, ‘fin, de tout réparer. De tout effacer et repartir à zéro… Tu comprends Amélia ? »

Regard fuyant – Quinn ne se souvient même plus de la dernière fois qu'il a essayé de réconforter quelqu’un. Probablement jamais. Une première pour lui aussi dans sa nouvelle vie.
Il détourne la tête – faut surtout pas qu’elle le voit rougir.
(Au fond, pourtant, il est heureux.)

« Enfin… bon... Bref… Tiens prend un mouchoir, t’as mis plein de morve sur mon pull bordel. »

(Au fond, il est heureux.)

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HRP : Amélia c'est un pur roulé à la canelle jpp
 
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Lun 21 Nov - 0:52
you're in my heart in my
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tes gestes un peu timides contrastent à la violence dont tu faisais preuve il y'avait quelques instants  ; à quoi bon protéger une poupée déjà fracassée quinn ?
et là dans tes bras, je retrouve l'affection qu'il aurait dû me donner si tout ça n'était pas arrivé et là dans tes bras je retrouve bien plus que tes bras fins qui entourent mon corps
tu me berces tu me reserres contre toi pour étouffer mes peines, tu laisses l'exquise esquisse de la quiétude se dessiner autour de nous
et je sais qu'on est beaux ensemble ici, je sais que même le ciel sans étoiles ne peut rivaliser avec ce que tu créais de doux pour nous ; car tes paroles me touchent mais me rendent sceptique car tes paroles sont un bonbon que je ne saurai point abandonner pour goûter à la contrefaçon âcre du vide
j'aimerai saisir cette seconde chance quinn mais ma première vie me hante nous hante nous oblige à faire des choix que je n'ai pas désiré au départ
(ma première vie a volé mon amour)
j'aimerai croire en ce que tu dis mais
(je cherche dans ma poche et je me mouche en riant légèrement à ta dernière remarque)
ils ont tout pris. il nous a tout pris. notre relation, mes rires. ma capacité à être correcte. j'ai peur j'ai tout le temps peur et (mes yeux se détournent comme les tiens) pourquoi je te raconte ça et il a pris la vie de lia, il a brisé sa confiance en la tuant. je vois son visage, son putain de visage quand je croise le regard de joy. je revis tout, et j'ai peur car je suis cassée autant qu'elle. regarde rien que ce que je t'ai fait... rien que ça, ça m'approche un peu d'eux et de lui. alors mon ancienne vie a tout repris, tout. tout mon bonheur pour me laisser un vide creux. quinn, ça serait pas plus simple de tout oublier ? de faire comme ces hellébores tout effacer pour ne plus souffrir. parfois, tu as pas juste envie de tout abandonner et partir sans regarder derrière ? de te tailler les veines jusqu'à ce que la mort s'en suive ? peut-être que je serai plus heureuse, dans ma prochaine vie.
 
hrp: xxx mots // caca
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Ven 25 Nov - 13:40
Clearly I remember from the windows they were watching while we froze down below
feat Amé


Des fragments de vies passées – perdues –  qu’elle disperse
Des éclats de souvenirs brouillards que Quinn a du mal à saisir à percevoir
Lia. Lia – c’est le nom de l’ancienne Amélia, de l’ancienne toi ?
Tu t’oublies Amélia tu te perds – tu les laisses tout te prendre.
C’est pourtant pas si difficile de détourner les yeux du miroir
En fermant les yeux tu les verras plus tous ces fantômes tous ces visages
Ça m’énerve, ça m’énerve et ça me tue cette faiblesse

Quinn pense cela – pourtant l’ombre du nœud coulant lui serre la gorge poigne spectrale
Comme Amélia constamment il se sent observé par un autre lui qui le suit à la trace
Quincey – c’est son nom – lui chuchote à l’oreille des nuits durant – et au réveil dans sa tête à Quinn tournent danse lancinante des mots tracés à la brume – ces mots qui l'obsèdent aussi, Amélia.

Quinn sait très bien jouer au type qui s’en fout – mais c’est parfois dur de faire comme si tu voyais pas la réalité lorsque qu’on t’a plaqué avec violence contre l’existence.
Il le sait très bien – à trop encaisser, on finit toujours par craquer
Et les fantômes ça rentre pas très bien dans la boîte de Pandore.
La détresse de Amélia finalement elle est bien trop tangible derrière tous ces nuages denses de réminiscences éthérées – et Quinn ça lui fait mal de se l’avouer.  Ça lui fait mal cette idée qu’Amélia soit obligée de porter sa faiblesse à bout de bras. Il aimerait qu’elle soit insouciante, inconsciente, indifférente – il aimerait tant qu’elle soit tout ce que lui n’est pas vraiment.
Tous les deux ils ne sont que des projections – ils ne peuvent définitivement pas ignorer l’autre côté du miroir.
Pourquoi est-ce qu’on nous a fait recommencer, si c’est pour ne rien changer ?
Pourquoi nous avoir donné une deuxième chance, si tout est destiné à s’effondrer encore ?
Amélia je comprends pas tout mais j’suis sûr que Lia elle a eu une vie de merde
J’suis sûr que Quincey a eu une vie de merde
Et moi Quinn Meredith Llewelyn, j’ai (eu) une vie de merde
On prend (presque) les mêmes et on recommence la mascarade, on rejoue la comédie
c’est pour ça que je peux pas t’en vouloir, Amélia, d’être pas si parfaite que ça.


« quinn, ça serait pas plus simple de tout oublier ? de faire comme ces hellébores tout effacer pour ne plus souffrir. parfois, tu as pas juste envie de tout abandonner et partir sans regarder derrière ? de te tailler les veines jusqu'à ce que la mort s'en suive ? peut-être que je serai plus heureuse, dans ma prochaine vie. »

« Moi, je suis déjà parti. J’ai tout recommencé à zéro, parce que moi aussi j’en avais marre je voulais d’une autre vie je voulais pas mourir (bye bye London, bye bye le vieux lit grinçant et les punaises, bye bye la vieille boîte pourrie de Whitechapel, la dernière cabine des toilettes, les types abjects leurs mains froides et moites leur billets tout glissant) – et toi aussi tu peux encore tout recommencer, tu peux te l’offrir cette existence sans douleur. Je sais pas comment… Ptêtre bien que t’as raison, ptêtre bien qu’on est tous dans le faux, qu’il vaudrait mieux tout oublier – mais moi, j’ai pas envie de m’aliéner, j’ai pas envie de fermer les yeux sur une partie de moi, même si ça fait horriblement mal de sentir sa putain de présence là quelque part en soi. C’est sans doute débile … Mais j’ai envie de savoir. Je veux comprendre pourquoi. Pourquoi je suis là, pourquoi je suis encore là. »

Quinn s’allonge dans l’herbe – angoisse devant l’immensité cendrée du ciel. Dans un coin de l’infini, une minuscule poussière d’argent – serait-ce une étoile ?

« Est-ce que ça vaut vraiment le coup de renoncer à tout ça ? Est-ce que t’as vraiment envie de t’abandonner, ‘fin, d’abandonner Lia, et Joy, et tous les autres ? » (et moi aussi. On sera ennemi, et on se fera du mal, encore. Est-ce qu’on est condamné à s’entre-détruire, tous les deux ?)

« C’est à toi de choisir. Faut suivre l’option qui te semble être la meilleure, ‘fin, la plus bénéfique pour toi. Celle qui te garantira une vie cool paisible et heureuse. »

Sourire.
Tu la mérites cette vie, Amélia.


codage par joy
 
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Sam 26 Nov - 2:10

you're in my heart in my
head
je ne te pensais pas si fort, ni autant encré dans tes idéaux
pas si intelligent, pas si humain
et c'est peut-être au fond que pour ça, j'ai commis l'irréparable
je t'imaginais un peu con, un peu victime celui qui reçoit en se contentant de ça sans chercher à comprendre
(mais t'es tellement plus)
une plainte silencieuse, des mots qui sifflent ou qui réconfortent
justes, déterminés dans leur hésitation
un homme, une femme un peu aussi un Homme avec un grand h
quelqu'un qu'on oublie pas
(effectivement j'ai pas envie de te faire disparaître que tu te volatilises sans que j'ai le temps de t'attraper la main pour partir avec toi)
à deux on est tellement parfaits, mais tellement abjects
on est la souffrance morale, physique
la tendresse et l'égoïsme
(le juste)
comme sur ce tableau du massacre de la sainte barthélémy où on voit cet homme au centre du tableau les mains relevées
(arrêtez je vous en supplie)
mais insuffisant impuissant face au massacre humain
je t'écoute et j'essaye de toute retenir : ta force, le sens de tes mots et tes respirations
je m'allonge à ta suite en étouffant les gémissements que je pourrais pousser pendant que tu parles en sentant mes muscles qui lancent qui vrillent à cause de la douleur encore trop présente à mon goût que j'avais anesthésié grâce à l'adrénaline maintenant retombée
je te fixe je trace du regard ton visage marqué irréel ; doux mélange de féminité et d'un homme naissant
((intrigant))
je pense que je te fixe un peu trop, mais je suis comme ça j'ai besoin de voir tes lèvres qui bougent ou tes iris qui bougent pour examiner le ciel effacé par la lumière de la ville
(je tente doucement de saisir ta main de la mienne tremblante à cause de la fatigue et de cette accumulation)
il y'a là rien d'amoureux, juste un soutien comme si ça pouvait tout changer ou que cette main, ces mains liées étaient le remède pour oublier juste le plus grave et se souvenir du meilleur
(rires un peu tristes)
je t'admire d'avoir réussi à faire un choix car c'est dur, c'est trop dur. t'as beau me le dire, ça me paraît irréalisable car les souvenirs ils sont là. comment on fait pour faire abstraction ? comment les gens, ils font pour être aussi inconscients de leurs soucis ? ils me pèsent lourds à moi, et j'ai l'impression d'en être trop consciente pour que ça soit supportable. pourquoi on n'est juste pas normaux ? pourquoi on peut pas vivre en paix quinn ? est-ce que tu l'as toi, ta paix intouchable même en gardant ton histoire vécue ?
 
hrp: 475 mots // euh

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