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euphoria // mary-jane
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Mar 17 Juil - 2:47
euphoria



le bruit lointain de la mer sur les sables le pur zéphyr luttant de douceur et de feu -le regard pareil à l'intensité sereine du ciel bleu. un fleuve d'or en fusion glissant sur ses épaules ((mêlé et tourmenté par le vent)) sa vivante lumière embrasait le sable fin. un soupir éthéré s'arrachait de sa bouche divine et sarah ne s'était jamais sentie aussi animée. sarah avait toujours été fascinée par les mers sauvages les océans les rivages -des espaces sans bornes sans cesse caressés d'alizés glacés. son cœur regorgeant d'un vieil amour déraciné flamboyait comme une forge à la vue d'immensités bleues -elle rêvait d'être comme la mer, sans limites sans creux. l'air imprégné de sel et le pépiement des mouettes, ses beaux yeux las cessaient d'observer les flots et s'attardaient sur la femme-enfant qui se tenait près d'elle. mary-jane les cils soyeux et ses grands yeux d'enfant -ils ressemblaient beaucoup à ces grottes magiques où scintillaient vaguement des trésors ignorés. les yeux de sarah, eux, étaient consumés et ne voyaient que des souvenirs de soleils. tout reposait immobile et s'endormait, un appel étouffé dans son esprit et sarah s'accrochait à son bras tout en marchant vers la plage, la tête épousant l'épaule de mary-jane dans un geste d'abandon. il n'y a pas endroit plus accueillant que la plage. j'ai l'impression d'être chez moi, d'être à ma place. pas toi? ((les vagues retombaient sur le sable poli)) c'est beaucoup trop beau. le soleil tendait à disparaître dans un rouge brasier, les enveloppant dans un bouclier rutilant. les rayons doraient les lignes du visage ambré de mary-jane -sarah pensait faire face à un deuxième soleil mary-jane rayonnait d'humaines chaleurs ses pores étaient gorgés de pierres précieuses. sarah la trouvait belle -semblable à une reine d'orient.

se retrouvant face au sable fait de nacre d'azur d'or, sarah retirait son chapeau de paille et se retrouvait pieds nus -un éclat de rose s'alliant à sa blancheur céramique. le sable est tiède, c'est tellement agréable! ((la gaieté pétillante et le rire argentin)) j'avais peur qu'il nous brûle la peau mais j'ai l'impression qu'on est arrivées à temps. sarah était éprise d'une euphorie qu'elle peinait à contrôler. la nature avait fait d'elle un être sensible. les grains de sable gardaient les souvenirs des naissances et destructions d'empires des lignées des décences des millénaires -ils ont ramassé les étoiles et les comètes. sarah tenait ces carreaux d'or dans ses mains la bouche rose bonbon armée d'un sourire imperturbable. le regard distrait la chevelure incendie relevée par le vent rythmée par les vagues ((entremêlée de diamants)), sa robe canari épousait le sol l'horizon du ciel touchait la cuve de l'océan. tu penses que c'est possible, qu'un jour, on soit capables toutes les deux de toucher cette ligne bleue du bout des doigts? elle prêtait son oreille à mary-jane ((au tumulte du sahara bleu)) tout en déposant son chapeau de paille sur sa tête brune -un rire s'échappant de ses lèvres églantines.

 
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Jeu 23 Aoû - 22:24
elle trouvait dans la mer un apaisement divin : le roulement des vagues avait dans son esprit la résonance d'un pays perdu il y a bien longtemps. marjân était l'enfant-océan aux poumons encrassé de sel, l'âme qui tangue dans un égarement qui ne saurait prendre fin
car elle avait perdu le chemin de la maison
elle pensait trouver là au bord de son nouveau monde un écho de chez elle, les yeux embrasés d'un riche soleil qui ne saurait mourir tant que son coeur serait battant ; pourtant sur ces rivages battus par les vent elle n'avait aux tripes qu'une insatiable solitude.

à son bras pourtant il y avait sarah aux cheveux teintés des sables enflammés. elle avait tout du soleil dans ses plus vives rougeoyances, les lippes teintées d'un amour qui ne saurait s'éteindre.
oui, c'est beau ! j'aime être ici.
nourrie à la chaleur du sable elle avait toujours la peau froide, l'euphorie raisonnée de tristesse car il n'y avait rien ici de sa maison oubliée ; elle pensait se noyer de souvenirs et parer ses iris de faux-semblants, mais elle ne voyait dans les plages lisses pas le moindre écho de là-bas.
oh, elle voudrait tant partager sa joie ! embrasser les embruns qui faisaient flotter sa robe et se gorger de l'écume qui roulait comme des perles (mais marjân avait perdu ses écailles de fille-sirène : elle s'était trop noyée dans la rigueur de la terre)

oh sarah, j'aimerais tant ! un jour on partira loin.

elle n'avait plus de larmes pour teinter ses yeux grenats (seulement des regrets) ; elle se laisse couronner du chapeau de paille mais son rire est emporté par les vagues.
tu penses qu'on peut se baigner ?

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