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[fb] les enfants sauvages // tomil
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Dim 15 Avr - 1:21

Quand on est petit On voit les choses en grand  

entre les arbres demeurent l'enfance et une insouciance marquée
la plénitude de ceux qui n'ont jamais goûté au goudron ou aux pavés
tom qui a déjà cinq ans s'est déjà plusieurs fois enfui loin des pinèdes pour trouver recueil et grimper sur les lampadaires- rire pendant la nuit des esprits adultes à qui il a échappé
être ramené par l'oreille vaut bien le coup s'il peut étendre son corps sur le ciment froid.
aujourd'hui il a toutefois décidé de te convier à son escapade secrète (ce n'est pas grave il prendra la responsabilité quand vous vous ferez attrapés- il se fait toujours attraper)
il t'a dit tout d'abord que pour goûter l'humanité il fallait mettre en rigueur ce qu'on vous a appris
les jolies politesses
ne pas se transformer
ne pas se battre
prendre une apparence d'enfants mais pas trop jeune- alors voilà il t'a dit que les humains pouvaient se balader tous seuls vers sept ans
c'est à cet âge qu'il a décidé d'en aborder les traits
il ne comprend pas pourquoi tom on leur apprend tout cela- si les plus jeunes ne peuvent même pas goûter à la chaleur de l'humanité
les enfants sans sens du détail durant leur transformation a la peau bien lisse presque inhumaine tant elle est parfaite- juste éraflée de quelques balades précédentes
il ne pense pas à quel point c'est étrange cet épiderme sans tâches ni personnalité
non il ne songe pas dans son short et ses jolies baskets
dans sa poche demeure un billet volé aux grands- un morceau de papier qui donne accès à plein de choses dans cette société
il te tire par la main sur le parking du mgronald's et t'envoie des regards rieurs interrogateurs des regards rêveurs qui te demandent
(ça te plaît ?)
(tu reviendras ?)
dans un immense sourire édenté (il lui en manque deux sur le devant)
il lève les yeux vers le ciel
regarde ! on ne voit plus les étoiles avril ! elles ont disparu !
et il te chuchote là à l'oreille
bien heureux aux joues rougies-  il est presque vingt-deux heures les enfants sont censés dormir
peut-être qu'il est un peu amoureux- il veut te montrer ce monde mystérieux qu'il aime tant
loin des sapins
ça te plaît ? tu reviendras avec moi ? si tu as peur on peut faire demi-tour !
BY MITZI
 
magnolia
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dis wallah
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Lun 16 Avr - 21:33


joyeux, innocents et sans-cœur

on n'a cesse de crier au fond des bois, d'un gentil chaos d'enfant sauvage ; et si on ne peut pas se faire entendre alors tant pis. ils prendraient le large par le bitume, et ils se feraient une couronne des faisceaux lumineux qu'on ne trouve pas à la pinède. avril a deux ans et elle s'est déjà lassée de cette éternelle sylve de silence, où poussent les fleurs les moins jolies : ce soir elle a le goût à la beauté. et la beauté c'est ailleurs, c'est là où va le frère. elle s'est décidée, elle se ferait partisante de la sage désobéissance enfantine et s'il suffit d'enfiler sa peau-lumière pour s'enfuir à la ville, elle voudrait bien le suivre jusqu'au bout du monde.

la maline se fait un regard de sept ans, un peu neuf comme pour une grande occasion ; on lui a déjà vaguement conté les fées et si tom est un garçon alors elle sera une fille, voilà tout, elle sera reine et lui roi, puisque c'est comme ça qu'eux font et qu'avril n'a toujours respecté que les mauvaises règles.
comme dans les contes tout est magie - tout est d'airain tout est de fer ((mais ces enfants-là ne cheminent pas seuls)), bien qu'ils furent enfiévrés de ce furieux désir d'inconnu ; main dans la main, les gamins en cavale ont la gentillesse lunaire des sans-parents, puisque ce soir ils n'ont qu'eux deux pour prendre soin de l'autre : avril et tom se feraient un empire de l'horizon si on les laissait faire.

mais c'est toujours lui qui la traîne sur les sentiers de bêtise ; candide avril rit de la mort des étoiles comme d'une blague qu'elle n'a pas compris. haha, c'est trop bizarre ! on dirait qu'elles ont peur de la ville. elles ont peut-être raison, mais avril n'a peur de rien tant qu'elle n'est pas seule et qu'elle est certaine de se faire attraper. elle baisse sur tom un regard stellaire comme la petite moue, mutine, amourachée, des enfants qui se savent inarrêtables - seulement stoppés dans leur élan par l'envie d'attendre le camarade. t'es fou, on a pas fait tout ce chemin pour rien ! on l'offusque à lui dire qu'elle a peur, elle pourrait presque y croire ! et puis j'ai pas de raisons d'avoir peur tant que je suis avec toi ! et puis- et puis oui ça me plait beaucoup. c'est marrant d'être ici, je me sens
elle regarde ses mains une seconde ; elle trouve cette peau manifique
libre
et relève ses yeux vers lui à nouveau le regard empreint d'un bonheur nouveau une excitation morte à la pinède ; c'est la gangrène de la nuit et de l'aventure qui court sur cette enfant-là
tu veux faire quoi tom ? ils font quoi les humains-
oh !
la sauvage ! elle se couvre la bouche - des fleurs pourraient en sortir !
je veux dire, tu veux qu'on fasse quoi ? faut que je prenne l'habitude désolée !
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MITZI
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Jeu 10 Mai - 18:33

Quand on est petit On voit les choses en grand  

c'est vrai ça, il n'y'avait pas pensé !
que peut-être les étoiles ont peur de la ville
mais les étoiles sont vieilles et eux ils sont jeunes alors ils n'ont pas de raison d'avoir peur- ils ne sont pas vieux sages alors ils ne craignent rien mis à part de trébucher sur les routes pavées
il éclate de rire sans discrétion et reste accroché à ce ciel tout noir, attrape cette main sans doigt pour mieux la relâcher et mieux endiguer ta présence contre lui
puisqu'il est là que tu dis
est-il chevalier ?
est-il même roi ?
lui qui n'a pas d'empire, ni entre les arbres ni entre les maisons
mais il peut bien te faire croire que ce territoire est sien que ces voitures sont siennes tant que vous jouez encore à faire semblant
il rougit de bonheur et sourit sans hésitation la mâchoire douloureuse tant il le fait : c'est une joie qui fait mal tant elle est profane
être libre c'est bien mais ça en devient vite ennuyeux quand ça dure, on ne sait plus que faire de tout ce vide qui veut de nous pourtant
on ne sait plus quoi faire du manque d'ordres on est désorientés par n'être que des enfants
mais là c'est une liberté de courte durée donc chaque seconde a une nouvelle saveur (une nouvelle couleur)
ils mangent !
il n'y'a plus d'enfants à cette heure-ci vous êtes bien les seuls
et traverse les portes automatiques pour le nouveau monde
regarde il faut attendre ici genre je sais pas les humains ils attendent tout le temps tout le temps ? c'est pas très drôle mais après c'est bon !
quand c'est à votre tour il commande pour vous deux- deux happy meals comme s'il avait appris une leçon par coeur
et une fois que c'est bon une fois que c'est payé il tourne les yeux vers toi un peu malicieux plateau dans les mains (bien trop grand pour lui)
tu veux t'asseoir où ?
BY MITZI
 
magnolia
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dis wallah
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Sam 16 Juin - 22:56


joyeux, innocents et sans-cœur

elle redécouvre sous cette peau milléniale le plaisir de faire la moue (pas trop), de sourire (beaucoup), de hausser les sourcils face à tout ce qu'elle ne connaît pas - se sentir un peu plus humaine en revêtant les habitudes à prendre, qui ne sont pas encore les siennes, car avril écorche encore chaque petit mot chaque petit geste avec une maladresse fortune, que le roi (c'est bien lui !), ne saurait lui reprocher.

elle le suit dans cette antre sans débauche où les lumières confondent le danger paranoïaque, finissent de la rassurer par leurs éblouissements d'artifice - elle ne comprend rien mais ne se défait pas de cette mine affrontée fidèle aux érudits, se tient quelques centimètres avant tom ; c'est une mesure sans précaution et l'envie de le laisser mener la danse. alors comme ça ils mangent, à la ville ! dans ce cas ils mangeront à la même table ce soir car ce n'est point orgueil mais simple logique d'enfant que de supposer que tout le monde est ici sur un pied d'égalité - il fait nuit après tout, et on lui a appris que tous les chats étaient gris, c'est une nuance qui lui plaît bien par sa tenue monotonie - modernité qui semble tremblante et prodigieuse au bout de leurs doigts
avril pince le bout de sa robe regarde tout autour cherche - la trivialité d'un ciel nocturne
euh, là ! elle pointe une table accolée à la fenêtre poussée malgré elle à revenir près des étoiles, je veux manger là.
elle lui glisse un regard espiègle avant de filer s'asseoir, tout paraît si petit et pourtant si grand ! quand on est sans les parents.

je suis trop contente que tu m'aies invité tom. il n'y a jamais eu de pudeur dans ses propos rien que la gratitude de faire partie d'une grandiloquente aventure pour elle qui n'a encore que deux ans, et qui se fait une majesté de l'ami comme un royaume des terrains vagues - elle déballe curieusement le paquet et attrape une frite entre ses dents. ouah c'est trop trop bon ! c'est trop bien de manger, ils mangent beaucoup les humains ? elle espère pour eux avril qui se fait félicité du moindre écart à l'ordre, savoure chaque petite miette de ce (joyeux repas, haha) avec la bonté des festins - c'en est un ! à ses yeux sans empire tout est déformé de la plus belle des manières. c'est comme ça que l'on devrait voir le monde, sans à priori et avec un immense émerveillement.

franchement je comprends pas pourquoi on vient pas ici genre, tous ensemble. ça fait deux secondes que je suis ici et j'ai trop l'impression d'en avoir déjà appris tellement t'as pas idée ! c'est nul qu'on puisse pas sortir franchement je comprends pas tom en plus c'est pas dangereux tant qu'on est accompagné et qu'on sait où on est ! je comprends pas pourquoi ils comprennent pas. il y a tant d'autorité à remettre en cause qu'elle ne sait pas où continuer, mais avril s'accroche hargneusement à ses convictions enfantines - et pourtant si adultes, elle sait qu'elle a raison : car elle ne comprend pas. vraiment, ça lui passe au-dessus de la tête les mystères de la ville, et pour peu elle irait leur cueillir des hellébores sur le chemin du retour ; ce n'est pas un mal, d'être gentille, de ne pas comprendre.

tu vas voir un jour c'est toi et moi qui allons être le papa et la maman. haha, les humains jouent à ça après tout paraît-il. tu vas aller à l'école après tu penses au fait ? comme d'habitude elle se renseigne et n'ira - que si tu y vas, toi.

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MITZI
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Lun 18 Juin - 2:12

Quand on est petit On voit les choses en grand

tom est un enfant simple qui se contente de ta joie et de ton sourire, alors il obéit bien quand tu lui indiques une place.
ces rois en terrain inconnu n'ont pas peur et il commence déjà à manger, sans honte si les adultes imaginent deux jeunes tourtereaux : après tout, vous n'êtes que vous !
plein de pureté et d'innocence, sans colère en cet instant.
il hoche du crâne la bouche pleine quand tu dis que c'est bon, oui, c'est bon de faire semblant. de jouer à faire humain et d'êtres des enfants sans responsabilité ou juste celle de se remplir la panse
c'est si doux de ne plus réfléchir au temple.
il t'écoute très attentivement, secoue la tête pour appuyer tous tes dires, s'exclamerait s'il n'était pas occupé à dévorer son repas et réfléchit à tout cela
il rit un peu.
car il n'est pas si bête que ça tom, il comprend ce que c'est, les adultes ne veulent pas qu'ils deviennent aussi grands qu'eux ! pourtant ces enfants qui n'en sont pas ont déjà autant de cartes entre les mains qu'eux- c'est la sainte mère là-haut qui l'a décidé.
oui ils sont débiles, ils ont juste peur qu'on les surpasse.
qu'on vole plus haut, plus loin qu'eux. ils ont peur de perdre ce droit de les faire taire, alors il fronce un peu les sourcils
mais nous on est plus forts oui ! et même si on est moins intelligents que cecil bah on deviendra les chefs !
il songe quelques instants en silence, et affiche une risette plein de mystère, faussement prête à en découdre
au pire on les tue et bim ! on prend leur place. t'en penses quoi ?? et après on devient les rois du monde ! mais pour être rois du monde il faut aller à l'école alors oui je pense, et toi ??
BY MITZI
 
magnolia
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Mar 17 Juil - 20:51


joyeux, innocents et sans-cœur

c'est une tonitruante tempête d'été qui se joue entre les tempes d'avril. car tout y fait écho, son regard s'y illumine sans hâte, doucement, mais toujours très puissamment - car vous avez bien toute la nuit pour comploter contre le monde, elle ne veut pas encore gâcher le temps à tout précipiter. sa bouche reste fermée, là, elle le laisse parler. au fond avril est très tranquille :  se savoir en terre inconnue la laisse dans le timide hébétement des enfants sages. il flotte seulement au-dessus d'elle cet impérial triomphe de mort, et une couronne faite de lierre, de clématites et de genévriers - ça la stupéfie tant elle trouve ça beau. elle admire quelques secondes tom et son air de prince des pirates, des forêts ou des villes ; elle sourit un instant elle aussi, et se fait cette réflexion : être roi du monde c'est ne plus savoir où gouverner. car après tout on gouverne partout - l'espace d'un instant, avril a le vertige. elle finit son soda et se raccroche in extremis à la bordure de son cœur d'enfant.

elle respire doucement. il faut calmer - la tempête.

on a le droit de tuer ?

la question sort innocemment dans une vapeur couleur bleuâtre, nuance soucis - c'est à son tour de froncer les sourcils. on a répété si souvent à avril qu'il ne fallait pas cueillir les fleurs encore fraîches qu'elle s'est faite une idée très particulière du concept de meurtre - il faut laisser les fleurs respirer
mais
rappelons qu'elle n'est qu'une enfant ! elle réfléchit, songe, retourne la question pendant quelques secondes et en ressort avec un sourire de triomphe - elle a compris sans doute, puisqu'elle va dans son sens.

je sais pas mais je pense que ça va dans tous les cas, parce que cecil et king sont genre, comme des plantes mortes : faut les arracher, c'est fini pour elles. enfin surtout cecil en fait. king

hmmmm
elle laisse la phrase en suspens quelques secondes, regarde par la fenêtre et avale sa bouchée

king c'est un envahisseur ou une mauvaise herbe. faut l'arracher avant qu'il contamine tout le monde.

il n'y a point de hargne dans ses propos, toujours pas - rien que le triste constat des choses qui l'entoure. elle y a beaucoup réfléchi vous savez, elle a observé, étudié ; il n'y a plus rien de vivant chez cecil. et plus grand chose de bon chez king.

elle cherche le mot. ce n'est pas de la tristesse - plus une profonde déception.

mais je sais pas... j'irai à l'école aussi oui, ça sera déjà bien.

avril rit car elle se rappelle avoir appris elle ne sait où le terme école buissonnière ; pour eux ça serait quoi, l'école bétonnière ? c'est drôle. ça la fait rire du moins.

j'espère qu'on se fera des copains. tu en as déjà toi ? tu as parlé à... à des enfants d'ici, pour de vrai ?

encore une fois elle redirige son regard vers lui et écarquille ses yeux de papier, faisant perler par les fêlures

toutes les abstraites vérités qu'elle veut connaître à deux.

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MITZI
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