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L’oiseleur • Josmo [Berlin Au]
 
freesia
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Occupation : Libraire // Animateur d'une radio louche
Avatar(s) : Cecil Palmer - WTNV
Sam 10 Mar - 15:02


Et ma hargne se dilue
dans un ocean de quietude
et de liquide  



[Berlin - 2007]


Dans le sein, sainte sepulture de béton, des grandeurs cimentée du Berghain les bpm font trembler les austères architectures
des monstres de pierre et de fer et de gris en dehors dans la nuit
héritages déchirés des cicatrices de la ville
Berlin.
L’oeil de Staline peut être dans la vésanie de l’est a fini par se fermer.
Hurlant criant les speakers dépoussiérant les peurs de l’Europe vieillissante et pourtant si jeune, dans les secrets vespéraux des nuits d’ivresses.

Et c’est la liesse qui emporte Cosmo, ces milles visages changeant sous les lumières crues aux couleurs rubis et smaragdine
Il a déjà le coeur qui bat, le nez qui pique et
l’iris comme un cerceau de fer fin embrassant ses pupilles
Des gros trous noirs et morts au milieu des orbites

Alors il embrasse à nouveau son verre
boum boum boum boum
les agaves, l’ethanol, l’amertume et peut être le gout du sucre
boum boum boum
Il reste la trace fantôme de ses lèvres fardées des rouges-à-lèvres carmins qui ont l’air changeant sous ces affreuses lumières
boum boum
les catins grimées ici n’ont plus de genre
et ses yeux ont aussi embrassé les extravagances du khôl
boum

Il n’a même plus l’oeil qui fatigue et qui saigne, le globe certes hémoglobine, mais le sang qui bat dans les veines au rythme des speakers qui crachent toujours plus fort leurs hallalis
car ces nuits sans repos
ne sont pas un linceul
mais un habit nouveau
une peau neuve
dont il se pare et minaude.

car tout ce qui n’est pas des bonnes moeurs ici tu peux le faire car l’ivresse pardonne et non ne t’inquiètes pas mon enfant en mes bras pares-toi de tes plus belles vanités Ici il n’y a que des oiseaux de nuit en parade qui s’affrontent de leurs plus belles plumes.
Ils flirtent avec la folie des grandeurs
avec l’oiseleur.

semblaient hurler les murs et les foules ondulantes


Mais fendant la plebe des peaux qui se connaissent sur les repetitions de ces rythmes inhumains il a vite fait fait d’y trouver l’ennui; dans les perpétuels repetitions de ses soirées sans sommeils et de ses jours endormis.
Il se fond dans la marge verre à la main et l’éclat des chemises blanches n’a pas tôt fait d’attirer son attention
Au milieu des enfants des clubs à l’excentricité outrancière la simplicité est presque irrévérencieuse pour ce groupe en habits blancs
dénotant du decors de neon et de béton.

ici il n’y a pas de place pour les purs

S’arrêtant au milieu de la foule verre en main, son regard déjà bien loin dans des limbes psychotropes ne peut se detacher d’un qu’il croise par intermittence, entre un mouvement, une personne qui passe devant, une épaule qui le bouscule car il est corps arrêté dans cette marée mouvante.
Fatigué des attentes et amusé par le jeu il ne sait pas s’il est l’oiseau ou l’oiseleur
Il fend la foule et s’approche
s’approche et se dérobe,
passe beaucoup trop près, main sur l’épaule, bousculant ce corps d’un coup qui veut bien dire qu’il ne laisse rien au hasard
D’un grand coup il fraye son chemin et n’accorde plus un regard à celui qu’il croisait pourtant.  Il continue son chemin jusqu’a s’assoir à une table laissée vide par des danseurs occupés, jambes croisées et son menton posé dans sa main comme l’archetype de celui qui s’ennuie aux joutes, il fixe son regard sur le spectacle dansant de l’homme en chemise blanche.
Sans ciller, sans bouger, il attend patiemment
Une autre chemise blanche vient chuchoter ((hurler)) quelque chose à l’oreille sujet de ses attentions.

encore un flash et il connait ses yeux.

Cosmo porte les nitescences des neons comme ses plus beaux habits
dans le sein du béton et des affres de la nuit
il évolue chez lui.

hrp Coco :  Drague/20 @monsieur
©️️cecil/nationofulysses



 
myosotis
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Avatar(s) : bruce wayne.
Dim 11 Mar - 0:19

l’oiseleur
john à vingt-sept ans qui va enfin devenir monsieur même s’il ne possède pas de madame
john qui laisse tomber le garçon et ses amoures adolescentes pour s’abandonner et
devenir adulte
la plupart des gars(çons) qui sont avec lui les vierges blanches- effarouchées de leur tissu d’une pureté précieuse seront bientôt pères déjà casés
mais la fin d’un apprentissage le début d’une nouvelle vie appelle à une fête comme quand ils avaient vingt ans- sûrement leur dernière aussi folle avant leur mort
on ne leur demande pas d’être originaux bohèmes et excentriques à ces hommes-là pourtant john john a ouvert quelques de ses boutons le visage désinhibé de sérieux et de droiture
ce john là connaît la justice mais n’a pas de famille à protéger- c’est un oiseau qui vole pour ses frères
il s’agite là sans réfléchir se balance d’un pied à l’autre les yeux fermés et levés vers le plafond
il se vide du campbell pour ne faire qu’un avec la foule dansante
certains sont déjà loin parfois assis parfois dispersés mais ils sont trois ou quatre là à rire ensemble de leur folie finale
sans se soucier oh pour leurs derniers instants de liberté
sans réfléchir aux conséquences
le contact l’interrompt toutefois dans cette transe et il se réveille d’un étrange sommeil- il hausse ses sourcils face à la provocation qui n’a rien de violente
ce n’est que du jeu et ça lui décroche un sourire de suivre cette silhouette comme il peut parmi tous ses autres
il en revient à son verre sans chercher à comprendre davantage ne fait pas attention aux ombres (même quand elles sont singulières par leur excentricité- même si ici les plumes sont multicolores celles de ce jeune paon brillaient différemment)
et dans un rire un de ses camarades met sa main en coupelle pour lui hurler contrecarrer les basses tenaces qu’on ne cesse de le fixer
il tourne son crâne dans les lumières plisse ses lèvres dans un sourire sans danger
et t’attrape enfin pour ne pas te relâcher de ses prunelles téméraires
il fait un signe à ses compagnons pour se glisser jusqu’à toi tenant fermement son verre pour s’arrêter debout
il hurle pour se faire entendre dans un allemand bien américain : il te pense créature d’ici car tu dégages cet aura qu’a le béton les personnes les néons
oui tu as le goût de l’inconnu et ça lui plaît (c’est bien pour ça qu’ils sont venus)
hallo.
il se pose à tes côtés sans quitter cette risette curieuse de tes envies de jeunesse- à vouloir jouer dans la cour des grands
(bien qu’ici il n’y’ait plus de distinctions oui il est paisible et prêt à répondre il n’est pas en cravate et a laissé à la chambre sa jolie montre)
il se penche vers toi en posant sa main sur ton épaule pour accompagner son geste
bien que la musique soit infimement moins pulsante près des tables
il n’a pas l’esprit tout clair oui mais il n’est pas assez éméché pour valdinguer non non il a juste la joie dans les veines
sprichst du englisch ?
et si tu ne sais pas ce n’est pas grave : la fête n’a pas de langue

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