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effet mer _ nina
 
magnolia
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Avatar(s) : daabi _ bnha
Ven 9 Mar - 20:50






longer les divines courbes du columbia en voiture, dormir dans un motel aux abords de wesport pour continuer la route le lendemain, direction port méconnu non loin de la tour observatoire de jetty. tout ça en compagnie d'une âme charmante. bitume est comme un enfant, les yeux qui brille d'émerveillement à chaque nouveau voyage. finalement ils arrivent sur le terrain vague qui fait office de parking et l'homme coupe le moteur avant de quitter l'habitacle de sa petite caisse. il se perd quelques instants dans la splendeur des lieux. strates de nuages, strates de mers, tout ce bleu lui fait tourner la tête; juste le temps qu'il fasse le tour du véhicule pour ouvrir la portière côté passager. arôme de jasmin et de sel, il respire, ferme les yeux.

il pense aux bébés dauphins qui parfois viennent chatouiller la coque de son navire lors de ses sorties au large. il ne les verra pas aujourd'hui, il a décidé de rester proche du rivage. à hauteur de bouée, pour pas trop divaguer, ne pas trop s'emporter. dans la hâte, il s'est garé non loin de la plage qui borde le port dans lequel il amarre sa bicoque bien à lui. il l'aime, quand elle chancelle sur l'océan, quand les caresses des vagues lui donne le tournis et viennent lécher le bois qui s'écaille avec l'âge. bateau ivre, capitaine qui perd le nord, resté un peu trop longtemps sur le rivage, à bon port. aujourd'hui il va enfin prendre l'air marin, se dérouiller un peu avant que la saison ne pointe le bout de son nez. on ne pêche pas pour l'instant. aucune excuse pour se perdre dans l'immense bol bleuté qu'il affectionne tant. aucune, si ce n'est la présence toute particulière de cg sur le siège avant à qui il tend son bras avec bonté.


on est arrivé, enfin. j'espère que ça n'a pas été trop long nina, mais on peut enfin sentir l'océan. on peut enfin l'entendre.


lui il sent, le sable frais dans lequel ses orteils viennent s'enfoncer à la hâte. bientôt il aura le privilège de sentir l'odeur des filets pleins de vie qui viennent quitter l'océan. chaque fois différente, spectacle ravissant ses narines toujours un peu plus, ne perdant pas son intérêt d'année en année. parfois floral ou végétal, revigorant parfum des fond-marins. pour l'instant la brise du large remplie ses poumons d'océan et c'est déjà très bien.


tu préfères qu'on reste un peu sur la plage ou qu'on aille flirter avec les vagues ? sinon on peut aussi jouer au beach volley, j'aurais peut être une chance de victoire contre toi ? ou on peut aussi aller s'installer sur les bancs proche du resto comme ça je te décrirais la tête des rares mecs du patelins qui passent sur la plage. pour certains tu peux t'estimer chanceuse de pas les voir distinctement tu sais. entre les touristes en obésité morbide qui viennent gracieusement jouer l'étoile de mer sur leurs serviettes plus petite que leurs silhouettes et les femmes aux foyers avec les marmots braillards - ceux là il les tiens en horreur- je suis presque sûr que cela t'ennuierais.


façon de parler, bitume ne déteste personne. mais quand il est nerveux parfois, il parle trop et dit n'importe quoi. il regrette déjà cet emportement. c'est stupide de parler du déficit visuel de casse-gueule. déjà qu'il se sent coupable quand elle trébuche sur un des nombreux escaliers de son appart mal-conçu au point d'envisager de déménager. il lui donnerait ses yeux s'il le pouvait. bitume a vécu, cela lui servirait bien plus; à elle. bitume est inquiet. il se demande si ça va lui plaire, si c'est une bonne idée, cette sortie-océan. est-il idiot d'avoir proposé à cg de venir avec lui ?

nina il l'apprécie bien depuis qu'elle l'a aidé à sortir les cartons d'affaires stockés dans son garage dont il peinait à se débarrasser -essayant de virer un peu de toute cette mauvaise boue qu'il a dans la tête-. il aime aussi quand elle vient alors qu'il lui a proposé un petit boulot la veille. sa présence a un je ne sais quoi qui le réconforte. son regard perdu qui ne le scrute pas lui offre un peu de répit. la foule d'inconnu qui le fixe parce qu'il n'a pas la tête de monsieur tout le monde le désole déraisonnablement; ça l'étonne de constater que la différence peut s'avérer si dérangeante. quoi qu'il en soit, il compte tout faire pour que cette journée soit inoubliable. l'océan comme pour lui donner raison danse la valse tout doucement pour venir s'échouer avec grâce sur le sable et les rochers.


et seigneur, dis moi que tu as pensé à prendre ton maillot, sinon je te prive.. de pelle pour au moins une semaine.


ce n'est certes pas la saison pour faire trempette, mais il ne peut s'empêcher d'avoir envie de plonger dans l'eau pour ne jamais en ressortir.

laisser ses tourments à la surface.



hrp:  !!: <3



Spoiler:
 
 
luzerne
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Sam 10 Mar - 11:52
Tu avais accepté, l’envie qui te criait d’y aller.
Tu les avais toujours au fond de ton cœur, les puissants fantasmes de l’Au-delà, quelque part ailleurs que Foxglove. Un monde mystérieux dont tu ne connaissais ni les sons ni les odeurs. Des territoires épargnés de la folie contagieuse qui régnait ici et qui semblait venir des quatre coins du globe. Alors c’était avec un grand plaisir que tu l’avais accompagné, vers la grande bleue.
La route te paraissait interminable, comme s’il n’y avait pas de fin, comme si vous étiez coincé dans une roue de hamster. Tu haïssais cette sensation que rien n’était rigide et saisissable dans cette course. Tu aurais milles fois préféré parcourir la distance avec tes jambes, pouvoir sentir des chaussures écraser le bitume.
Et c’est comme une délivrance d’enfin arriver à bon port.

Youpi.

Le trajet avait retourné ta tête dans tous les sens, sans avoir pu profiter de l’air qui claquait ton visage durant le trajet. Tu prends cette main tendue avec douceur mais elle s’échappe instantanément pour rejoindre son être aimé. Le spectacle ne t’éblouit pas car ces nuances de bleu de te font pas chavirer. Ce qui te marque le plus, c’est cette odeur iodée qui te prend à la gorge et au nez. Les gaz d’échappements et le bruit des villes te semblent à des années lumières de ce lieu. C’est donc là qu’il travaille ? Au moins, il y en a un pour qui ce paysage éveille des choses.
Tu te refuses d’essayer d’apprécier le sable sous tes pieds, qui sait quelle chose s’y cache, car tu les as entendus les histoires de ver des sables.

T'es con putain.

Surprenante nouveauté.

T'as été un enfant toi aussi hein. Mais ouais, je n’aime pas vraiment ça. Et je pensais pas que tu avais une langue aussi fourchue.

Tu le voyais comme quelqu’un de discret, aux étranges dégradés qui ne variaient jamais. Il y avait comme une étrange intemporalité chez lui, quelque chose qui ne bougeait jamais chez lui, mais tu étais incapable de saisir ce truc.
Tu réponds d’un simple haussement d’épaule.

Je sais pas.

Voilà une surprenante nouveauté.

Hein. Mais elle est gelée ton eau, je suis pas venue pour ça moi. Et je sais pas nager de toute façon.

Pourquoi les maillots de bain seraient des accessoires utiles ? Se dévêtir est-il une nécessité pour pouvoir apprécier la fraicheur d'une mer déchainée ?
Non, non, ce n'est pas même pas dans tes principes (vieillots) de retirer tes vêtements. Tu réserves cela à des occasions futures qui se meurent avant même qu’elles ne naissent. Mais tant pis si le lendemain s’effrite directement dans tes mains, tu as l’habitude de frapper le présent avec acharnement, pour que jamais les regrets ne mordent tes lèvres.

T'as qu'à m'apprendre à nager.

Oui, quelle bonne idée de s’engouffrer pleinement dans une mer souillée en accompagnée d’un pêcheur amoureux de cette dernière, lorsque l’on n’a ni yeux ni force contre la gravité. Tu venais uniquement profiter, pour quelques jours, des fractions de temps, t’amuser à les jeter à la surface du bleu avec Sid. Il avait un tu-ne-sais chez lui qui provoquait un tu-ne-sais-pas chez toi, quelque chose sans animosité quelque chose qui vous rassemblait bien que vous fussiez aux antipodes, même si tu étais toujours aux antipodes de toute raison.

Tu préfères pas qu’on marche pour l’instant, je me sens moyen pour faire trempette.

En connaissance de cause, tu savais que Sid n’avait d’yeux que pour sa satané mer, l’a polluait de fous mots d’amour comme si cela pouvait la rendre saisissable ne serait que le temps d’une caresse. Tu n’avais que faire de ces bêtises, car tu ne connaissais rien au plaisir d’accrocher le regard sur un bout de toile.  Tu ne vivais qu’à travers les mots et l’effleurement, un monde bancal qui tremblait du bout de tes membres à chaque coup de vent. Et quel monde y avait-il, flottant sur les vagues de sa peau. Étonnamment irrégulière, comme si l’eau avait creusé dedans au fil des années, ne laissant que des bas-fonds mourants. Tu t’étonnais alors à aimer voyager dans le creux de sa chaire, sans l’idée d’y découvrir quelque chose. Il n’y avait que de l’interrogation, de la découverte et un soupçon de plaisir trop souvent violement mis au placard car il n’y avait guère de place pour ce genre d’exquise dans ton cœur.
Mais le pécher est plus fort que tout et inévitablement tu retrouves ce rêche de cette joue qui te plait et te révolte tant.
Si lui vit pour la mer, alors toi tu ne vis que pour le saisissable.
 
magnolia
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Avatar(s) : daabi _ bnha
Sam 10 Mar - 15:18







 t'as été un enfant toi aussi hein


un enfant ça non il n'était pas. il est gamin au fond de l'être, depuis toujours. il est, il sera, il vivra curiosité infantile; de son toucher ravageur, de ce regard qui s'accroche irrémédiablement sur tout ce qu'il effleure. au fond bitume n'est que douceur, mais il aime bien, jouer les durs, mimer des moqueries.  ses mots s'échappent de temps en temps puis tranchent comme l'angle de ses hanches, comme les paroles-brasiers bercées d'adolescence. victime de ses instants; il ne déteste pas les enfants.

mais ce qu'il a un peu de mal à supporter, c'est le bruit, qui comme la neige vient parfois griser l'écran de sa petite télé. qui vient cacher les paysages des documentaires, l'arracher à ses contemplations posthumes. tout est ainsi depuis qu'elle n'est plus. tout est désagréments alors qu'elle disait que crier c'était vivre. il n'arrive plus à profiter. pleinement. il ne s'emporte plus, il ne vit qu'à moitié.  c'est devenu égoïste de s'amuser.  il se ferait sans-cœur de laisser ses fragments de souvenirs dans une boîte pour continuer sa traversée. bitume aurait tant aimé être humain, tant apprécié faire fît de l'avant, mais il ne peut pas, il n'arrive pas; l'ancre de ses souvenirs l'étreint, le pousse à vivre dans un monde gris. pas noir ni blanc. un entre-deux stérile. et malgré tout il essaye de faire plaisir de tout son être dans ses moments qu'il peut se permettre de décrire comme agréable alors qu'ils pourraient l'être tellement plus s'il le souhaitait. sourire pensif, malheurs montagnes en arrière plan, alors qu'ils marchent en direction du rivage.


t'es con putain.
un peu oui c'est vrai


le rire des profondeurs ricoche du fin fond des entrailles magnoliennes. il se forme volontiers, juste quelques instants avant de s'éteindre aussi subitement. bon dieu qu'elle a raison. l'eau est glacée. il ne faudrait pas qu'elle attrape froid. ce serait si dommage. il se demande d'ailleurs, comment elle tousse nina. d'un mécanisme sans retenue, ou bien avec délicatesse, presque avec grâce ? d'un petit bruit ou telle une avalanche ? puis elle lui dit qu'elle n'a jamais nagé. pour bitume, nager c'est inné, ça vient tout seul, mais il a le cœur marin.


c'est pas difficile mais moi je préfère flotter. et je suis plutôt mauvais professeur.


flotter; se laisser emporter dans une passivité sans pareille sans avoir à faire le moindre effort. épave vivante qui va qui vient, au grès des flots. parfaite métaphore de sa vie actuelle.


tu préfères pas qu’on marche pour l’instant, je me sens moyen pour faire trempette.
ça ne m'ennui pas non. au bord de l'eau alors, si tu veux bien ?


elle veut marcher. il désire l'eau. proposition, petit entre-deux monde. elle, elle ne sent pas, comment ses pieds s'enfoncent dans le sol meuble imbibé de flotte, elle ne vois pas comment les vagues viennent déposer des caresses éphémères sur ses orteils avec langueurs, contraintes de repartir ensuite pour laisser place à leurs consœurs. elle entend juste, toute la torpeur de cette épopée de bleu. il la porte avec délicatesse, lui évitant la rencontre avec les aléas du bord pacifique. il sait qu'elle y tient à ses bottes et pour rien au monde il ne voudrait faire du tord à ce cuir véritable. et alors que ses bras l'enlace tel ceux de l'océan pour lui éviter son contact, sa paume à elle vient saisir la perplexité de son visage-béton. bitume ne dit rien absorbé par ce bonheur du grand bleu. une miette de sourire sur les lèvres, il s'enlise tout doucement dans le sable, sans pour autant lâcher-prise. il veille à ce que tout aille bien et à ce que trésor qu'il tient dans les bras jamais ne tombe. elle est la lune, lui le bitume. le fruit de l'arbre et lui la branche. et en cet instant rien d'autre ne compte.


tu sais avant, je voulais être compteur d'étoiles et puis j'ai décidé de juste les regarder s'allumer. je suis bien pire qu'un enfant, je suis un idiot

un rêveur
dont le cœur façon papier buvard
aspire les mirages qui pavent son chemin.

un rêveur qui s'avance de plus en plus dans l'eau -effectivement d'une froideur véritable- qui maintenant lui arrive mi-cuisses. un rêveur dont les doigts viennent goûter l'océan alors que dans une bêtise-étincelle, il asperge avec vigueur l'oiseau pour l'instant toujours posé sur son perchoir.


tu vois ?


son sourire d'idiot maladroit ?




hrp:  !!

 
luzerne
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Sam 10 Mar - 19:14
Oh non, tu n’en as pas envie, pas envie de trainer tes pieds près de l’eau, tu peinais déjà à avancer convenablement dans le sable, un terrain qui te parait pire que la boue. Mais tant pis, tu te laisses trainer vers cette frontière que tu redoutes tant. Après tout, c’est le nirvana de Sid, il saura te guider à la perfection, un pêcheur qui ne connait pas sa mer son amante, ne serait-ce pas la plus stupide des choses ? Tu acceptes (forcée) de lui faire confiance, même si être dans ses bras te répugnes infiniment. Ce n’est pas lui qui te provoque ça, c’est l’acte lui-même. Tu n’es pas une princesse, tu peux te servir de tes jambes, même si elles devaient finir par se casser un jour ou l’autre. Mais tu sais qu’au fond l’intention est bonne, que tes manières de routier font autant chier que ses amours pour toi.

C’est les cadavres qui flottent, tu le sais hein.

Trop bref le moment pour apprécier son rire éphémère, tandis qu’elle se mourait pensive. Quel dommage qu’un rire aussi vrai disparaisse aussi vite dans les tréfonds de ses cordes vocales. Qui donc peut apprécier le fait de flotter dans l’eau, hormis les jeunes enfants sur leurs bouées multicolores. C’était très probablement agréable de s’endormir au gré des douces vagues qui font office de métronome, mais tu prends bien soin de garder ton avis pour toi. De toute évidence, il ne te serait d’aucune utilité, encore une fois.

T’es bizarre. C’est pas un métier “compteur d’étoiles”.

Oui oui c’est plutôt vrai, mais toi quel métier veux-tu faire ? Ou très simplement, quel métier fais-tu ? Ne serait-il pas grand temps que tu te trouves un vrai travail au lieu de survivre au bout du crochet de tes amis et de tes économies. Tu ne peux pas lui reprocher d’avoir des rêves et de les pleurer ensuite. Combien de fois as-tu pleuré seule ? Tu sais que c’est inévitable, c’est inscrit dans tes gênes, tu as toujours sauvé les autres avant toi. Alors comment procèderas-tu cette fois ?

Tu te prends trop la tête tu sais.

Sa peine atteint ton cœur de plein fouet, comment résister à un si triste appel ? Tu avais beau te faire paraitre plus forte que le reste du monde, mais quelle insupportable déchirure te prend. Mais Sid n’a que faire de toi.
Tu as l’étrange sensation d’avoir les pieds trempés.

SID MERDE.

Tu t’arraches de ses bras pour tomber dans l’eau gelée. Elle s’infiltre partout, dans des chaussures, dans tes vêtements, dans tes oreilles et ta bouche. Comme tu as en horreur cette sensation de froid qui engourdi ton corps tout entier. Elle gèle tes entrailles et te rappelle à quel point tu es faible. Tu quittes le plus vite cette eau qui te plonge dans une torpeur à faire tourner les têtes.
Quel con.

Je le sens bien, t’en fais pas.

Qu’est-ce qu’il est crispant ce garçon, à n’avoir d’yeux et de mots que pour ce tas de flotte. N’a-t-il donc aucun autre amour ou rêve hormis des milliers de mètres cube qui s’étalent sur toute la surface du globe ? Tu étais perdue entre l’exaspération profonde et l’envie de lui mettre deux trois gifles afin de remettre des idées en place dans ce rocher creux.

Tu devrais faire une désintox.

Tu agrippes cette main rabotée qui ne glisse pas sous tes doigts mouillés et le sort (traine) de force de cette eau qui a déjà trop de défauts pour te plaire. Tu as l’air d’une maman qui punit son fils trop durement, le regard plein de rage et broie sa main sans avoir peur du regard des autres. Mon dieu, tu as horreur de ces vêtements qui te collent à la peau, tu as horreur de la mer, tu as horreur de ce tu-ne-sais-quoi qui t’empêche de lui remplir le gossier de sable et d’eau. Ce n’est pas faute d’essayer pourtant, mais qui sera là pour t’emmener loin de Foxglove hormis Vito, mais tu n’avais pas comme ambition d’en faire un chauffeur privé. Juste un ami.
Pourquoi tout semblait si compliqué dans ta vie ?
 
magnolia
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Occupation : pêcheur
Avatar(s) : daabi _ bnha
Sam 10 Mar - 22:27






tu sais je fais un très bon cadavre. j'ai même eu un rôle pour ça au lycée.


il sent qu'elle n'apprécie pas vraiment le fait de perdre-pied. elle se crispe dans ses bras de marbre, au fur et à mesure qu'il avance vers l'océan.
mal-à-l'aise.
elle chancelle
comme sur
une
corde
raide.
lui il la serre,
un petit peu plus
mais sans que ce soit trop
comme une femme en cotton
qu'on a peur d’émietter.
l'eau dans laquelle il évolue lui donne presque des frissons. les vagues, parfois un peu plus hautes viennent tremper ce qu'il reste de sec de son futal. le bleu fonce au contact des flots.


c'est pas un métier de compter les étoiles certes, mais ça m'aurait plût de pouvoir juste faire ça sans me soucier du reste. pas toi ?


il avait plein d'idées comme celle-ci avant. il les énumérait à nana qui s'amusait volontiers de ses instants de niaiseries. elle trouvait cela touchant, de vouloir employer son temps libre à peindre des coccinelles, à souffler des bulles savonneuses ou voler des sourires. ça les éloignait des petits ennuis communs de la vie. ils n'avaient pas besoin de drogues pour s'échapper, ils fixaient eux-même leur vie de couleurs, sur leur petit nuage. il ne compte plus le nombre de fois où ils chahutaient. de véritables gosses qui se cherchaient jour et nuit; dont rien ne prédisaient la chute mais qui ont pourtant fini par tomber. aussi brutalement que l'ambiance s'effrite quand l'eau vive vient perler sur la peau de l'oiseau.

il n'aurait pas dû, lui donner un avant-goût des vertus de l'océan. elle sursaute, elle vocifère, s'envole de son étreinte qui se fait hésitante. elle fini la tête dans l'eau. les chaussures avec. il aurait mieux fait de ne pas fauter. elle a l'air fâché. elle a les joues rouges, les cheveux qui dégoulinent d'eau salée et les sourcils froncés. merde merde merde en effet. elle ironise, ça n'envisage rien de bon. il s'en veut. un court instant, il a oublié qu'il s'agissait de nina. jadis l'amour le sauvegardait, maintenant il le tourmente. nana il l'imagine chaque jour, il ne parvient à tourner la page, à vider la corbeille. partout il en voit des copies, comme un fichier elle hante son disque dur à jamais.


tu devrais faire une désintox.
il faudrait bien plus que ça je pense; je te suggère une euthanasie. c'est radical et tu n'auras plus d'ennuis. sinon je risquerais de me remettre à te porter. tu imagines..

Il l'a mise dans l'eau; méli-mélo.
Elle le tire par la main,
l'écarte de l'eau.
Elle lui montre la vie.
Il en reste pantois devant sa moue contrariée. il lui dessine son plus beau sourire narquois même si elle ne le voit pas et quitte avec regret la fraîcheur des eaux troubles qui rusée, viennent avaler ses chevilles. ses yeux avides regardent absolument partout; comme pour prendre des clichés imaginaires qu'il gardera pour toujours dans un coin de sa tête.  même de ce moment gênant ou dieu sait combien il
s'en veut.


 le calvaire.


elle est là,
sur le rivage
qu'elle s'est empressée de regagner; petite fleur carnivore qui retrouve sa terre fertile. et lui qui l'enquiquine; vieux bateau aux voiles trouées qui n'attend que les vagues pour l'engloutir définitivement. bitume; amoureux de la mer alors que celle-ci n'aime personne. il la laisse s'amuser de lui. elle le prend puis le rejette. il en des hauts-le-cœur. comme quand il sent cette poigne ferme et amère lui écraser la main. quand enfin elle la lâche, il enlève son pull, à la hâte. pull marine bien entendu. le sable s'envole avec le vent et il le sent tout contre sa peau. sable chaud et sauvage, qui n'en fait qu'à sa tête. si déraisonnable, milliers de cristaux qui s'envolent, morceaux de coquillages et de roches émiettés par la vie. il tend le vêtement qui s'avère être resté à peu près sec et vient le nicher sur les épaules de nina, cachant ainsi son dos trempé.


 je vois bien que ça t'as déplût.  excuse moi, je n'aurais pas dû.


il s'autorise à passer ses doigts dans ses cheveux
qui gouttent avec délicatesse sur sa peau
couleur
pivoine.
et il se noie dans le trop
dans la mer trop salée
dans le trop vague de l’océan
dans ses excuses un peu trop gauches.

mais qui pourtant se veulent sincères.






 
luzerne
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Avatar(s) : satsuki kiryuin - kill la kill
Mer 14 Mar - 19:57
Tu t’efforces de sécher (vainement) tes cheveux, en les tordant de mille façons, en essorant tes vêtements comme tu peux, sans les retirer (et puis quoi encore). Mais ça ne sert à rien, le vent vient gifler ta peau trempée, pour que tu puisses mieux détester cette situation.
Tu.
Arh, tu ne sais pas comment réagir. Tu « pourrais » partir, mais pour aller où ? Tu pourrais lui déboiter les bras, mais qui conduirait la voiture ?
Il vaut mieux respirer len-te-ment pour calmer ses nerfs.
Lâcher cette main que tu écrases avec hargne. Reprendre une discussion normale.

Ça doit être bien. Surement.

Comment pourrais-tu le savoir, toi qui ne distingue rien, qui ne saurait faire la différence entre un homme et un épouvantail. Comment pourrais-tu savoir si les étoiles sont belles à regarder ? Ont-elles quelque chose de particulier ? On t’avait dit qu’elles ressemblaient à des points étincelants dans le ciel, des corps qui s’immolaient et se décomposaient. Est-ce vraiment un beau spectacle de voir quelque chose mourir ?
Pour toi, c’est un non catégorique.

Ton cynisme est fatigant.

Mais ce serait-ce pas là l’ombre de l’hypocrisie dans sa grandeur ?
N’es-tu donc pas celle qui le caillasse sans peine de mots sans aucune légèreté, sans sens ni vérité ?
Où est passé la faible étincelle d’humanité qui te pousse à soulever les gens au-dessus de la masse, à les forcer à se surpasser. Peut-être que pour toi, pour lui, vaut-il mieux la méthode douce, mais tu es trop habituée à ta méthode, celle qui consiste à jeter des mots sur la table, tout en renversant les chaises. Tu ne sais rien faire convenablement. Tu ne sais pas raviver les flammes.
Une euthanasie et puis quoi encore…
Des claques qui se perdent.

...

Les excuses, des excuses, ses excuses.
Il couvre tes épaules de pardon, comme une autre excuse.
Comment se révolter dans un moment pareil ? Tu le connais (plutôt), tout ceci était inconscient chez lui, comme un fantôme qui hantait sa vie au quotidien, sans lui laisser aucun répit. Comment pouvait-elle lutter contre un ennemi qui n’existait pas, elle qui ne savait rien de son passé.
Ce n’était pas par manque d’intérêt (un peu si) mais plutôt l’impression que les souvenirs des autres ne te concernaient pas. Que la démarche ne devait pas venir de toi. S’ils voulaient venir se confesser à toi, il n’y avait pas de problème, mais il était fort probable que tu les écoutes à moitié. Tu y mettais de la volonté mais…ce n’était pas ta faute si les gens ne savaient pas gérer leurs problèmes tout de même !
Mais…
Il faut faire des concessions pour s’élever, non ?

C’est pas trop grave. Je m’emporte pour rien, c’est tout.

Tu masses ta nuque d’un air désinvolte.
Comme toute ceci t’ennuie.
Obligé de s’excuser d’être ainsi par nature. Vous êtes tous les deux terriblement bornés et perdus, l’esprit rongé par des préoccupations stupides, qui vous font courir à droite à gauche, effleurant du bout du doigt un bonheur inatteignable pour l’instant. Tu préfères te morfondre dans ton brouillard, au lieu de sortir de ta zone de « confort » et voir du monde.


Tu les aimes ?

Tu désignes tes longs et lourds cheveux ayant épongés l’océan, imbibés de sel et de rédemption.
Tu n’apprécies guère qu’on les touche, tu n’aimes pas en règle générale le contact si tu ne le proposes pas. À l’image d’un chat aux aguets, qui hérisse le poil et grogne lorsque l’on tente une caresse sur son doux pelage mais qui vient plus tard réclamer sa dose quotidienne d’attention.
Bitume a le droit de le faire.
D’autres aussi ont le droit, mais l’idée même de chercher la confrontation de ta peau n’effleure pas leurs esprits, surement inquiets d’une colère enragée.
Mais Bitume ne se soucie pas de cela.
Il ne se soucie pas de grand-chose semblerait-il.

Les étoiles sont à la portée de tous, alors pourquoi tu ne le fais pas?

Lunatique Sid.
Tu tentes vaguement de lui insuffler un vent d’espoir, qui pourrait gonfler ses rêves.

Regarder les étoiles.

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