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comme un soleil de fin du siècle
 
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Messages : 3
Dim 4 Mar - 18:28


alien
quarante-six planètes
travaille comme baby-sitter à ses heures perdues.
myosotis à la mémoire brouillée, arrachée, déchirée. aux souvenirs flous, avec trop de cases en moins pour parvenir à discerner le faux du vrai. détruite d'une bien sordide façon, comme on enlève les kaplas d'une construction sans pour autant la faire tomber. alien, on lui a laissé juste assez d'équilibre pour tenir debout.




i. de mille saveurs une seule me touche


Paul est un connard de droite, depuis toujours. Sa femme lui jette des œillades saupoudrées de dédain comme les enfants lorgnent ceux un peu différent quant au moment de la puberté ils commencent à créer leurs groupes; à sélectionner. Quelque chose me dit qu'elle regrette un peu ce choix de vie là. Quant à moi, je trifouille dans mon assiette en me demandant pourquoi une fois de plus je me retrouve en France loin de notre chez nous. Les voyage d'affaires me rende nauséeuse et pourtant il n'y en a pas un auquel je n'assiste pas, et je me retrouve à voguer de dîner en dîner tout en feignant le bonheur. A la moindre réception j'enfile mon plus beau sourire et ne le quitte plus de la soirée, m'affairant à ce que ce ne soit pas trop exagéré. Je m'illustre, me berce dans cette élégance et minimise les faux compliments qui fusent des bouches béantes et mielleuses des convives. Je m’immisce dans ce monde de paillette à merveille, y fait mon nid et m'impatiente toujours un peu plus de quitter ces subterfuges, cette vitrine de faux semblants qui me donne encore plus la gerbe que l'odeur des rognons trop cuits que mon mari a tendance à faire griller à la poêle quand des envies disons artistiques -pour ne pas utiliser de terme vexants- lui prennent. Si seulement il pouvait se cantonner à jouer le parfait diplomate et laisser les professionnels derrière les fourneaux cela me ferait de bien jolies vacances.

Pour en revenir à Paul, c'est le genre d'homme qui s'adresse aux présentatrices sur les programmes d'informations et qui se plaint au moins une fois toutes les deux phrases. C'est le thunard à bedaine qui matte le cul des filles en choisissant sa viande chez son traiteur. Ce même indésirable qui traite les femmes de pouffiasses quand elles font des efforts pour prendre soins d'elle, qui veut faire gazer les étrangers car ils ne cessent de malmener sa patrie et qui ferme avec brio son énorme gueule quand je suis à sa table. je me demande ce qui l'intimide le plus parfois, ma couleur de peau que je ne camoufle pas, ma féminité, mon royal tchip, mes qualités d’hôtesse ou le fait que son compte ait l'air si misérable en comparaison à la somme du mien. Quoi qu'il en soit c'est un homme presque aussi détestable que tous ceux ici présent. ça se voit je crois, que je ne l'aime pas.

il est encore plus écœurant que ces fichus abats
mais j'ai fini par me faire une raison.
il n'y a rien de bon dans ce monde
chaque main tendue est destructrice
le moindre sourire est corrosif


ii. lorsque tes lèvres effleurent ma bouche


je me souviens, quand nous étions enfants, avec nos rêves pleins la tête. il me semblait déjà avoir trouvé un nouveau soleil. et ce soleil portait ton nom, dont je ne me souviens désormais plus. il avait tes fossettes marquées, ce regard parsemé de béatitude quand avec toute la grâce dont un gamine pouvait faire preuve, je venais déposer un baiser sur ta joue cramoisie. à cette période déjà, alors qu'il n'avait que douze ans il ne cessait de dire que j'étais belle. il me le soufflait tous les jours. c'était si beau et si doux que j'y ai cru tout du long. même maintenant que ces souvenirs sont passés dans la benne à ordure je continue d'y croire un peu. maintenant je suis toujours belle, mais terriblement incomplète.
mon cœur était dans ses mains. je l'y avais laissé bien au chaud. mais je crois qu'il a trop appuyé. puis ça a explosé comme un tube de gouache quand on le presse trop fort. il y en avait partout sur les murs. ça faisait comme des constellations, des réseaux complexes et sans fin semblables à nos prises de bec. d'enfants nous étions passé à l'état d'adulte. nous avions dit adieux à nos langes pour enfiler nos plus beaux costumes et à partir de là, notre petite bulle si magique et si douce avait crevé comme éclate un abcès trop mûr. les querelles s'étaient alors mises à devenir coutumières. parfois même, on se lançait des objets à travers la pièce. On s'aimait quand même, mais ce n'était plus pareil. notre petit nuage s'était teinté d'un gris profond, dangereux. lorsque nous étions de sortie, tout allait pour le mieux; nous détonnions d'une classe que les autres n'avaient pas. puis en rentrant à la maison, on devenait les pires raclures. je ne me souviens pas quand la toile a commencé à se ternir. quoi qu'il en soit, elle l'a  fait si lentement que je ne m'en suis pas aperçue les premiers temps. et j'ai eu beau tenter de rectifier ses détails par la suite, je ne suis jamais parvenue à y refaire briller les couleurs chatoyantes de notre jeunesse. je ne puis que supposer que nous nous sommes usés avec le temps, comme de la cire de bougie.

je me demande si cela n'a pas débuté quand nos confessions nocturnes ont commencé. il jour il est rentré, le regard mortifié. je ne l'avais jamais vu comme ça. il m'a confié qu'il était un rockeur, avant. un rockeur n'ayant jamais connu le succès. il m'a dit qu'il était mort, noyé dans un canal d'irrigation près d'un quelconque festival, quelques heures avant le concert des Rolling Stones. il m'a dit qu'il était mort noyé dans ses larmes et dans l'alcool, qu'il avait sombré comme une épave. tout d'abord je ne l'ai pas cru. les mois qui ont suivi, je le prenais pour un neuneu. je ne savais pas quoi lui dire quand je le voyais revenir le soir les bras chargés de vinyles avec une veste en cuir. nostalgique d'un temps qu'il n'avait pas connu. je savais qu'il avait changé mais je ne comprenais pas. pourquoi. comment. et puis des années plus tard, les bruits d'un hélicoptère passant au dessus de chez nous m'ont fait perdre la tête. je me suis vue mourir, sous une seconde peau de napalm. gamine aux cris vains couverts par le brouhaha des pales de l'engin volant dont l'épiderme ne cessait de flamber. cette douleur que j'ai ressenti était inadmissible et pourtant était si réelle que je ne pouvais l'ignorer. j'en suis devenue dingue.

à partir de là, je ne saurais vous dire combien de fois on s'est disputés, combien d'insultes ont fusé durant nos mésententes et je ne saurais pas non plus vous décrire ce sentiment qui fait que je voulais quand même rester dans ses bras. mais ce soir de septembre, en m'endormant sur le sofa dans le salon; j'ai comme eu l'impression que cette fois-ci était celle de trop.
et que rien ne pourrait plus jamais raviver
la flamme de nos amours passés.




iii. de tous ses vents un seul m'emporte


(uc)


iv. lorsque ton ombre passe ma porte


(uc)





alien a l'impression de tout ignorer, de ne plus rien savoir. chaque jour, chaque seconde, elle écrit sur des post-it ce qui lui arrive, elle en tapisse les murs de sa jolie maison et les relit chaque matin avant de sortir. dans son malheur elle est contente car elle se souvient encore du code de sa carte bleu et que son compte est du genre bien garni. Elle ignore par contre dans quoi elle travaillait avant de venir ici. seul souvenir d'antan, la marque de sa césarienne et cette alliance qui trône au bout de son doigt qu'elle ne peut se résoudre à enlever.

alien; statue de chaire coulée dans des feuilles d'or de prestance. classe jusqu'au bout de ses ongles. on l'appelle l’allumeuse. celle qui dépose des gerbes de lumière dans les coins gris de vos vie, un seul regard empli de certitude y suffit. Ali jolie; qui coupe ses cheveux toute seule, qui ne sort pas de chez elle sans son fix matin midi soir. Ali qui aime les femmes comme les hommes. Ali qui a mis sa vie en pause comme si elle appuyait sur le bouton de sa télécommande pour se lancer dans le monde de la nuit. ça tourne, ça tangue, ça pulse dans ses oreilles. du son, du son partout pour oublier que sa mémoire défaillante la tracasse au point qu'elle n'en sache plus son prénom. Ali qui fait la moue. Ali, le genre de femme dont on ne peut ignorer le dédain, l'agacement; le regard qui dit tout et le tchip qui vous hurle son mépris. Ali  chérie.






ref avatar: storm
double compte; au secours
plein d'amour les chatons
nux
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Dim 4 Mar - 18:40
!!!!!!!
 
unknown
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Messages : 3
Dim 4 Mar - 19:18
 
myosotis
myosotis
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Messages : 167
Pouvoir : prédiction
Symbole : odeur d'alcool
Occupation : fleuriste.
Avatar(s) : remus lupin // oc de marguerite sauvage
Lun 5 Mar - 17:19
bcp trop badass pour cette terre j'en veux toujours plus stp


le masque est si charmant que j'ai peur du visage



 
myosotis
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meurs
Messages : 92
Pouvoir : identification
Symbole : la fumée de cigarette.
Occupation : assistance du lanceur de couteux au cirque arcadius.
Avatar(s) : rachel amber ; life is strange - jasper asano ; siobhan chiffon.
Lun 5 Mar - 19:32
c'est si beau jpp ali jolie
 
magnolia
magnolia
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Messages : 81
Occupation : Fleuriste / Herboriste
Avatar(s) : Nana la douce • Vito l'amour • Joy le talent • Gentil Bitume • moi
Mar 6 Mar - 19:10
Au secours mon dieu la beauté est palpable ici,
deja comme d'habitude ta plume est superbe et ce personnage à une sorte de splendeur brisée absolument touchante. je ???? magnifique
et puis Ororo mon amour ce visu est parfait !
 
hellébore
hellébore
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Messages : 27
Pouvoir : intégration
Symbole : L'expression "avoir un regard de chien battu"
Occupation : Infirmière de Pricefield Academy
Avatar(s) : Shion Karanomori (Psycho-Pass) & Natalie Dormer
Mar 6 Mar - 22:54
J'ai pô de mots. C'est trop bô.
Hâte de voir la suite !
 
luzerne
luzerne
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Messages : 294
Occupation : libraire
Avatar(s) : felicia (fire emblem if)
Mer 7 Mar - 22:37
c'est beaucoup trop beau le monde n'est pas prêt
 
myosotis
myosotis
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Messages : 425
Pouvoir : transmission
Symbole : coup de poing
Occupation : caissier à la station service
Avatar(s) : keith (vld) + esmeralda (disney)
Sam 10 Mar - 11:55
STEP ON ME
ororo quoi
just right
en tout cas c'est vraiment la beauté jtm


aes

coco la beauté:
 

sick & philo les beautés:
 
Invité
 
Invité
Dim 11 Mar - 20:35
Tous les jours je retourne à cette fiche en attendant la suite avec impatience
(no pressure)

je crois que je suis amoureuse ?
 
myosotis
myosotis
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Messages : 204
Pouvoir : évolution
Symbole : Camélia en pot.
Occupation : Chômeur, ex vendeur à macdo
Avatar(s) : Kashuu Kiyomitsu - Touken Ranbu
Jeu 29 Mar - 22:31
300 ans et demi plus tard mais je tenais à commenter cette fiche car ????? moi aussi je suis en amour

Déjà ta plume est superbe c'est tellement fluide, maîtrisé et naturel j'en suis sans voix. Ta fiche se lit avec une infinie aisance, dans le sens le plus positif du terme, et il y a certains passages qui m'ont vraiment éblouie par leur beauté

Ensuite Ali est un personnage super cool, le contraste entre sa grande classe et ses fragilités est super intéressant et c'est un trope que j'adore beaucoup trop pour ne pas hurler de joie. En plus elle est super belle ce visu est vraiment trop magnifique, autant que le codage de cette fiche d'ailleurs.

Bref je Onionsan voilà et j'ai juste hâte de lire la suite. Et si Alien a encore de l'énergie je veux bien qu'elle me marche aussi dessus

Bienvenue pour la seconde fois magnifique enfant <3
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