beyond memories
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la censure du printemps // monsiame
 
myosotis
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Dim 11 Fév - 22:20


quel plaisir d'aimer publiquement et de porter le nom de son amant

l'attente est enfin remplie le samedi soir venu et un long souffle un très long souffle
de soulagement
cette maison toujours animée jamais en suspens vibre de tout son être pourtant tout
lui semble bien vide quand tu n'es pas là
lola
ça le fait vaguement sourire d'imaginer ton retour et de reconnaître cette manière qui est la tienne de fermer la porte (bien qu'il ne l'entende pas assez à son goût- père et mari que le devoir appelle peut-être un peu trop souvent)
la discrétion et le charme gracieux des femmes qui progressent en silence
il le sait que ce soir tu mènes votre tout dans un autre foyer illuminé par des âmes amicales- voilà c'est ainsi sa fille grandit et il la voit s'en aller dormir autre part se déloger de l'étreinte familiale
ça ne lui décroche qu'un pincement aussi peu dessiné que sa précédente risette
ainsi va la vie il ne lui faut pas arrêter le flot mettre un barrage- il sera là si la mer s'agite trop pour la candeur adolescente
il attend patiemment dans cette maison où il ne fait jamais tout à fait nuit
et repense un instant à lucien (omniprésent il est toujours là)
à lucien qui n'a connu pendant sa mort ni le printemps ni l'été- ni la nuit ni le jour
car les ténèbres de verdun engloutissaient l'espace-temps la fumée de la guerre
asphyxiait le ciel et le drapait d'une couche acier de poussière
un léger soupir il se passe une main sur le visage la cravate déjà loin
quand le bruit du retour éclot dans la demeure
et sa voix les pétales timides de bonheur de soulagement de n'être plus seul
je suis dans le salon lola !
charles grimpe lascif sur ses genoux et s'allonge inoffensif sur ses jambes charbonnées de costume
cela fait longtemps que vous ne vous êtes plus retrouvés dans un tête à tête sans réalité
un tête à tête qui n'appartient qu'à vous

hrp coucou c'est moi je suis le drama @madame
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myosotis
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Mar 13 Fév - 17:23
et puisqu'avec le rêve s'enfuit notre bonheur
avant qu'il ne s'achève mourons dans notre erreur
le rimmel à bout de cils - à bout de souffle voilà qu'elle revêtit son habit d'épouse, la maîtresse des ciguës avait patiemment attendu la fin de la semaine pour faire glisser ce châle-là de son dos. son regard bleu sur le rétroviseur lui renvoie une image familière et un cou parfumé de vingt ans. ce soir c'est samedi non - elle a accroché des roses d'impatience à sa chemise, et l'enlèvera bien avant
que les fleurs n'éclosent en épines.

clac clac ses talons et une dizaine de pas parfaitement alignés, digne de madame - on ne quitte pas un si joli manteau avant d'avoir passé le seuil, alors elle rentre pour l'ôter, laisse un peu de sa magnificence sur le pas de la porte . lola, lola je suis dans le salon ! ça la fait sourire cette dame de maison, qui n'a plus l'habitude des bouquets chamarrés en travers de sa poitrine. elle apparaît à tes côtés et s'annonce d'un baiser de gens mariés : c'est le troisième aujourd'hui.

bonsoir. tu as passé une bonne journée ? c'est toujours intéressé comme question, il ne faut pas croire. elle se fait volontiers femme à écouter pour john : les cuisses pudiquement collées pour laisser un deuxième chat s'y promener et la tête penchée vers la sienne, c'est tout naturellement qu'elle s'assoit à côté de lui sur le canapé. néanmoins sans mademoiselle alentours - le tout prend un air frais de février. ça n'est pas pour lui déplaire, hein ; elle est déjà en train de lui tenir la main.

du coup je retournerai chercher lizzie lundi matin pour l'amener au collège... ah, ça fait bizarre pas vrai ? ce n'est encore rien, crois-moi ma dame.

si tu n'as pas trop de travail demain... on pourra, je ne sais pas, aller au restaurant.

lola lola - la malédiction et les joues rosées des altesses qui ne se doutent pas
que l'épilogue du conte est pour bientôt.
+ tag@Monsieur
+ notes hhh
BY MITZI
 
myosotis
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Lun 19 Fév - 23:37


quel plaisir d'aimer publiquement et de porter le nom de son amant

c'est une routine qui n'a rien de triste, des habitudes conservées dans le creux des esprits à ne jamais
jamais transgresser
ce serait un blasphème à l'amour fiancé, l'amour bagué de casser le rythme des baisers et des tendresses
ils sont là tout aussi jeunes qu'il y'a quinze ans, tout aussi amoureux et désillusionnés des fracas tracas de la vie.
oui et toi donc ?
et son sourire s'élargit dans une tendresse non-consumée : il serre cette main fragile docile entre ses doigts de fer chauffé de passion
les amoureux flingués oui les amoureux bientôt sans tête et le palpitant arraché- chut c'est un secret de polichinelle bien gardé
il n'y'a rien de bizarre dans l'attachement et les alcôves de ce genre, il ne relâche pas sa risette
on pourrait peut-être se permettre effectivement...
les yeux vers le plafond pas le ciel (pas tes cheveux ce rien qui change tout) il redescend là les obsidiennes
qui s'écrasent contre
tes joues rosies
((papillonne des cils))
BALANCE BALANCE
de gauche à droite
BALANCE BALANCHE
sa gorge déployée en grands rires
BALANCE BALANCE
non arrête-toi- SES lèvres rougies par tes baisers LUCIEN ses JOUES ROSÉES par ton amour LUCIEN
tu l'enveloppes dans tes bras LUCIEN (john ?)
dans une dernière DANSE
john revient avec toi lola- il passe une main sur son crâne dans un râle de douleur
suite à la douleur familière
du nouveau souvenir
et derrière le canapé
hurle l'agonie
hurle les chimères
du passé
lucien couvert de poussières et de sang allongés sur le blanc immaculé qui le restera
john monsieur fronce un peu ses sourcils là avec étonnement face au bruit qui n'a rien d'anodin
et aperçoit la silhouette dessinée
il se lève prestement- chasse le chat
je
lucien se retourne là gisant dans un râle fatigué- il a trop lutté
le rubis liquide parsème ses lèvres translucides, ses cheveux bruns sans casque (l'a-t-il perdu ?)
monsieur monsieur revient parmi nous il tangue un peu quand il est debout mais arrive à te voir dans le voile
lola je ne rêve pas ? il est bien là ?
il en perd son souffle comme un gamin qui a trop couru- et le cadavre vivant vient déposer des mains désespérées sur son minois calciné d'horreur façonné par les machines de verdun
il baragouine dans ses sanglots tandis que le campbell l'homme de la situation habituellement
est démuni face à ses propres blessures en face à face
comme dans un miroir jusqu'ici sans reflet
hrp coucou c'est tjrs moi je suis le drama @madame
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Hier à 22:19
et puisqu'avec le rêve s'enfuit notre bonheur
avant qu'il ne s'achève mourons dans notre erreur
elle sent immédiatement que quelque chose ne va pas, en femme avertie des peines de son époux - puisqu'elles étaient de celles qu'ils partageaient quelquefois dans une amère intimité de choses qu'on ne dit point ; mais qu'on devine aisément. son regard se plisse avec une tendresse amante, sans pourtant s'apitoyer sur les douleurs de la guerre. ça lui rappelle elle-même des détails qu'elle aurait préféré laisser enfouis ; ce genre de grands secrets qu'on étouffe pour le bien commun et la belle mécanique des mœurs. aussi elle laisse traîner sur sa tempe et sa mâchoire des doigts frais, réels, la propriétés des madames, puisqu'elle se veut toujours un vaisseau aux amours de son monsieur. là, là, ça va aller... il n'y aura bientôt plus rien, retour à la poussière, il faut chasser les fantômes du passé et adresser un radieux sourire aux facilités de la vie. nous sommes vivants, pense lola, nous sommes amoureux, et n'est-elle pas de ces femmes qui portent toujours quelques primevères en leur sein leste - la pureté d'un amour idéalisé.

john ? il se lève d'un mouvement d'homme emporté, mais sans la grandiloquence qu'on lui connaît d'habitude - il se dégage de ses gestes une détresse que lola n'a jamais vu et qui l'ébranle un peu . quel est ce voile funèbre qu'on a déployé sous son toit ? à la maîtresse des cieux - il lui vient les sensations ferreuses d'une guerre totale ; qui regrimpe les années pour s'accrocher au cou de son tout, son cœur, son propre ventre. ça lui arrache des incompréhensions et un prénom qui semble déjà bien lointain, alors lorsque son regard s'échoue sur le cadavre à leurs pieds ; lola n'a plus de repères dans ce tourbillon qui veut la voir mourir.

je, mais ce n'est pas toi qu'on demande dans cet enfer noirci de mânes, qui agonisent à tous tes pieds et expirent des volontés que tu ne saurais pas exaucer. on demande une autre fille, là, une petite femme dont les bras sont chargés d'or et de vie. tandis que lola - ne fait que suinter des bleus post-mortem, les lèvres tremblantes qui n'ont pas besoin de répondre. il est là, le fils des ombres. il la terrifie de son humanité fracassante et masquée de boue, qui est sortie de ses tranchées pour pénétrer les sillons de leur petite réalité. ça semble un mauvais rêve ; mais ce grattement dans sa tête, c'est simplement le monde qui s'effondre.

et puis elle est là, elle la voit - debout parmi les limbes de deux vies. elle transporte une trousse de soins. sa carrure menue dégueulait d'un charme rose, presque poupin et pourtant sa délicatesse se retrouvait entachée du sang des autres. le tablier austère des infirmières décorait son corps voûté - et ses cheveux, soigneusement attachés en haut de sa nuque, ne paraissaient que peu derrière le voile de son uniforme. on eut rarement vu d'aussi joli fantômes, et le contraste avec son voisin, à sa gauche - était saisissant d'horreur.

ils sont là... le "ils" semblaient irréel, puisque laura et lucien n'étaient que des spectres sans lumières, des odes à ses peurs enfouies. elle aussi glapissait des inspirations retenues qui faisaient barrage à ses larmes, l'étouffait dans un carcan de détresse qui lui rappelait à chaque seconde de cette scène macabre - qu'elle avait été tout ce temps-là le mauvais reflet.

laura et lola ne se regardaient pas, courant sur une missive différente, toujours : pourquoi ? en tant qu'amoureuse(s), elle(s) pouvai(en)t se comprendre, s'écouter, non ? mais laura n'était encore là que pour sauver des hommes, jamais elle-même. ainsi, la petite infirmière de guerre s'était agenouillée aux pieds du mourant - lequel ? le translucide, là, celui à qui on a bafoué le sang. ses mains fantomatiques parcouraient un corps qui semblait se désagréger à chaque contact - avec la prudence toute médicale qu'on lui avait apprise.

ça ira bien, monsieur, faîtes-moi confiance.

monsieur ? il n'est pas monsieur, non, voyons, il est ami, amant, amour ! lola va clamser elle aussi.
son souffle l'a perdu en cours de route et les yeux rougis elle se détourne de la scène, dans un grand mouvement pathétique, couvre ses mains de ses yeux. ils finiront par partir ces deux-là. ils rentreront par là où ils sont venus, par la petite porte des regrets, et cette fois-ci elle prendrait soin de la fermer à double tour.

c'est pas vrai... c'est pas vrai...

aucun souvenir ne lui parvenait, car cette situation, ces individus - elle ne les avait jamais connus. tous ses mensonges s'étalaient devant ses yeux comme ce sang de mirage sur le sol, aussi elle fit ce qu'elle faisait encore de mieux : prétendre de n'avoir rien vu.
+ tag@Monsieur
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