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Je deale des rêves et c'est légal - Sage
 
hellébore
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Mer 24 Jan - 19:14


La petite clochette suspendue au dessus de la porte d’entrée de la librairie « les Bleuets » sonnait si souvent qu’il n’en entendait même plus le son. Son corps réagissait mécaniquement, et si sa voix n’avait pas été si las, il aurait pu atteindre la perfection d’un automate.
Bonjour. Au revoir, passez une bonne journée. Ou encore bonne lecture.
Quand le silence se faisait trop oppressant, que l’imb- le client se baladait dans la librairie trop longtemps, faisant allers et retours incessants entre deux rayons ou le comptoir, il fallait - malheureusement - l’aborder avec le sourire faux, lui demandant comme si l’on était ravi « avez vous besoin d’un conseil? ».

C’était le genre d’avenir dont il avait rêvé, un jour. Mais il l’avait oublié.
Quand il était petit, il ne disait pas « quand je serais grand, je vendrais des livres ». Il disait « quand je serais grand, je vendrais des rêves ».
C’était les siens, ses tickets d’entrée pour un voyage vers d’autres mondes, peuplés de dragons, de fées, de héros et de magie. Les mêmes que quand il dormait.
Mais l’entrée au collège et la recherche de la popularité les avaient corrompus et effacés peu à peu.
À 15 ans, il ne rêvait plus de chevaliers, mais de classements, de performances, de podium, de gloire et de victoire.

Il avait fini par oublier.

Depuis, il avait retrouvé ses livres par dépit. Juste pour oublier son existence un peu misérable, le regard des autres et tout les échecs que l’accident avait engendré. Peut-être, inconsciemment, était-ce pour retrouver les souvenirs de son enfance, et se rendre compte que cette voie était vraiment capable de lui plaire.
En attendant, il était obsédé par ses anciens rêves de grandeur, sa popularité morte et son invisibilité totale.

Et en attendant, il faisait l’inventaire.

Le stock indiquait l'absence de deux ouvrages pourtant jamais achetés dans les rayons: Les grandes marées de Jim Lynch et Sous le règne de Bone de Russell Banks.
En conclusion, soit ils avaient été volés - ce qui serait étonnant, mais pas impossible - soit un autre chieu- client avait malencontreusement oublié où le livre se trouvait, trop co- peu familier au système des librairies, et l’avait replacé dans un endroit au hasard au lieu d’avoir la jugeote de le remettre à Cosmo, Nana ou lui. Ils n’allaient bouffer personne, pourtant.

Voici donc comment il en était arrivé à rechercher les différents bouquins dans tout les étalages de la librairie.
Le premier fut, par chance, juste mal rangé, quelques lettres de trop par rapport au nom de son auteur. Il avait sans doute du échapper au dernier inventaire. Le second fut introuvable pendant un long moment, et la plus grande crainte de Naï était qu’il se trouve sous l’une des étagères ou tout en haut de celles-ci: là où il ne pouvait pas les atteindre. Et à son grand malheur, lorsqu’il trouva enfin le livre, il constata qu’il était beaucoup, beaucoup trop haut pour lui.
Sur ses deux jambes, ça n’aurait pas été un problème, et c’est ce qui était le plus dur à admettre.

Il se surprit à lever le bras comme pour essayer de l’attraper, alors qu’il savait très bien que c’était impossible. Ç’aurait été plus rapide de demander à Cos ou Nana, mais il voulait tenter, comme si ses jambes se réveilleraient soudainement.
Il se surprenait à espérer.

Mais ce fut le signal. La petite clochette de la porte se mit à sonner, et à peine le bruit fut-il lancé qu’il baissa soudainement son bras. Il ne voulait pas être vu. C’était stupide. Mais il se sentait honteux d’être incapable d’aller rechercher un fichu bouquin, et son visage rouge se tourna vers les livres pour rester invisible.

- Bonjour, fit-il, alors qu’il ne savait même pas qui venait de rentrer dans la librairie.

Peu lui importait. Tout ce qu’il voulait, c’est que personne n’ait rien vu.
 
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Jeu 25 Jan - 0:07
SAGE & NAÏ
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tu ne savais pas vraiment ce qui te prenais mais tu faisais les cent pas dans ta chambre. tu t’ennuyais solidement. et fixer les quatre coins de ton appart n’allait pas t’aider. tu avais besoin de prendre un peu d’air. tu suffoquais un peu l’intérieur à fixer le vide en silence. ça te donnait un prétexte pour visiter foxglove valley. surtout que tu ne connaissais pas vraiment le coin, tu venais d’y aménager après tout. tu avais passé la semaine à défaire les boîtes.

vivre seul avait ses avantages. De l’eau chaude à profusion. Aucune atteinte à la vie privée. pas de parents qui surveillent activement la venue du prochain souvenir. tu n’avais pas à éviter la lueur coupable de leur yeux ou fuir leur regard pleins de pitié. Mais rien ne t’avait préparé au silence pesant sans bruit de fond ou d’être à table sans personne. au besoin de les appeler juste pour entendre leurs voix. Cette envie de vouloir goûter au plat préparé par ton père et de voir ta mère peindre dans le salon. tu voulais serrer ton petit frère dans tes bras et blaguer avec ta grande sœur. ta famille te manquait cruellement. Les sourires, leurs chaleurs ou tout simplement leurs présences. Mais tu fais la brave au téléphone. Tu étais trop fière pour le dire à haute voix.

tu vagabondais sans but au centre-ville. tu en avais profiter pour faire des courses. manger des céréales toute la journée ce n’était pas sain. tu ne pouvais t’empêcher de comparer ce centre-ville à celui de Vancouver. la devanture des magasins n’étaient pas les mêmes. l’odeur était différente. l’accent n’était pas pareil. tu te sentais dépaysée et un peu extraterrestre ici. tu cherchais juste un petit coin où tu te sentirais réellement à ta place. c’est à ce moment là que tes yeux ont aperçu une petite librairie. tu restas planter quelques minutes devant l’entrée. tu n’avais rien à faire en entrant autant prendre un livre.
   
tu poussas délicatement la porte du bâtiment. tu balayas rapidement la librairie des yeux. Il y avait un garçon en fauteuil roulant qui tentait de prendre un livre qui était trop haut. En entendant la sonnette tu le vis baisser rapidement le bras comme s’il était pris en fragrant délit. tu le saluas. Puis tu fis un peu le tour. Pour voir si certains bouquins t’intéressaient. au passage, tu pris celui que l’employé tentait d’atteindre plus tôt. Ça allait être ta bonne action de la journée. Tu t’approchas de lui et tapota son épaule pour attirer son attention.

« J’espère que je ne me suis pas trompé. C’est  ce livre que tu voulais tout à l’heure, non? »

Tu haussas les sourcils en lui tendant le livre. Tu ne voulais pas paraître méchante mais on t’a toujours dis que t’avais l’air grincheuse. Tu voulais juste lire un bon bouquin et qu’il prenne celui que tu tenais dans les mains.
 
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Jeu 25 Jan - 18:41


Il fait nuit noire dans la chambre alors qu'il est 14 heures. Les rideaux sont fermés, les lumières sont éteintes, et l'on entend plus que les soupirs perdus de deux ados.
Ses parents ne sont pas là, il en profite. Ils sont censés être en cours, à étudier, mais ça ne traverse même par leurs pensées. Sa peau effleure la sienne, leurs mains se joignent, leurs corps se lient, et c'est tout ce qui compte.
C'est quelque chose que Naï aimait, et plus que l'acte en lui même, c'est la satisfaction qui s'en échappait qu'il trouvait plaisant. L'idée d'avoir réussi à ramener dans son lit une fille jugée "exigeante" ou de pouvoir s'en venter auprès de ses amis lors des soirées étaient quelque chose qu'il aimait tout particulièrement.***
Alors quand tous lui avaient tourné le dos, quand tous l'avaient oublié et que Julia l'avait quittée lamentablement, il avait commencé à haïr cette sensation. Le moindre contact le répugnait, d'autant plus que sa peau avait été parcourue par un paquet de médecins qu'il avait cessé de compter dès la première semaine. Tant de visages différents qu'il avait déjà oublié. Tant de contact qu'il aurait aimé refuser et qu'on lui avait imposé.
Être en fauteuil avait cet avantage - quand on était paraplégique - de limiter le contact physique en grande partie en dehors de l'hôpital.

Alors cette main sur son épaule le dérangea terriblement, d'autant plus qu'il ne l'avait pas voulu. Il n'en avait plus l'habitude.
Un frisson parcouru son échine, alors que le revers de sa main s'en alla chasser celle de l'étrangère comme on le ferait une mouche agaçante. Il retint un regard noir en comprenant rapidement qu'il s'agissait d'un client, mais la tache fut rude lorsqu'elle fini par lui tendre le bouquin qu'il cherchait à attraper quelques secondes plus tôt.

C'est un client, fais attention.

Son visage lui était étrangement familier, et il tiqua pendant un court instant à se demander où il avait déjà pu le voir. Peut-être l'avait-il tout simplement croisée au détour d'une rue, un jour. Il ne voyait pas beaucoup d'autres solutions, il se souvenait bien mieux que ça des clients réguliers, et ne sortait pas excessivement.
Dans tout les cas, s'il l'avait déjà vue, il n'y avait pas d'apriori.
Avant.
Maintenant, il y en avait un, et un gros. Si son esprit avait pu dessiner ce qu'il s'y passait sur le réel, son visage aurait été marqué d'une énorme rature noire.

Naï, c'est un client, garde ça en tête.

Sa bouche entrouverte, les sourcils légèrement froncés, il s'apprêtait à parler.

C'est un client.

Si ça ne tenait qu'il lui, il l'aurait insulté, l'aurait écrasé avec tout ce qui lui restait pour le faire - des mots - et s'en serait allé. Mais -

C'est un client.

Et les clients devaient obtenir le respect. Il fallait bien ça. S'il ne respectait pas ça, il redoutait de perdre son emploi, qui lui servait à peine à payer les soins et son studio. Il ne fallait pas commettre d'erreur.

- J'ai besoin de rien, les employés ici savent très bien faire leur travail seuls sans quelqu'un pour leur app...

Non non non non non non non
Il se coupa en plein milieu de sa phrase, réalisant son erreur. Son agacement ne s'était pas envolé, mais la peur du licenciement était largement suffisante pour le forcer à s'écraser un peu.
Que lui dirait sa mère? Il l'avait déjà tellement déçue. Il ne voulait pas recommencer. Il -

- Merci, grommela-t-il, tentant vainement de se rattraper. Maintenant, avez vous besoin d'un conseil, d'une recherche en particulier?

Qu'elle prenne son livre et qu'elle parte, vite.


*** c'est un fdp vous pouvez l'insulter
 
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Dim 4 Fév - 3:03
SAGE & NAÏ
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ta main s’est fait déloger de son épaule comme si c’était  la chose la plus répugnante au monde. (le truc le plus immonde qui  a osé le toucher). tu ne pouvais que lever ton chapeau. ça devait être un talent de faire ressentir que l’autre était un moins que rien d’un revers de main. si tu pouvais tu te serais félicité. garder un visage impassible était une tâche bien difficile. (car une tempête faisait rage à l’intérieur)

tu avais honte.
tu te sentais insultée.
tu étais en colère.

tu voulais simplement trouver un petit coin qui te rappelait ton ancien chez toi. un repère pour diminuer ton mal du pays. (te rendre moins mélancolique)

tu n’avais rien fait de mal pour être traité de cette façon.

(tu voulais seulement rendre service)
(entendre un petit merci)

si tu avais pris le temps de réfléchir quelques minutes au lieu de te centrer sur ta propre personne, tu aurais peut-être compris.

(que le toucher peut être mal pris et que ce contact suscite du mépris s’il n’est pas désiré)

tu le voyais dans son regard, sage. s’il aurait pu il t’aurait roulé dessus. Il t’aurait écrabouillé comme une vulgaire fourmi. Mais tu n’allais pas te laisser être écrasé sans te battre.

Il t’haïssait déjà. Il était mauvais acteur, car il n’arrivait pas réellement à cacher son mécontentement. C’était dans ses orbes glacials et le léger froncement de ses sourcils.

« J'ai besoin de rien, les employés ici savent très bien faire leur travail seuls sans quelqu'un pour leur app... »

c’était dans ses mots (tranchant comme une lame)
et le ton de sa voix (aussi sec que le désert du sahara)

tu n’entendis même pas le remerciement (juste l’insincérité qui s’en dégageait)

« Maintenant, avez vous besoin d'un conseil, d'une recherche en particulier? »

Ta mâchoire se resserra. (première fissure dans ton expression apathique)

Tu allais essayer d’être civil. Tu allais rester polie. Tu allais tourner ta langue sept fois dans ta bouche avant de parler.

« Je dois vraiment avoir la poisse pour tomber sur le grincheux de la librairie. T’es sûr que tu ne veux pas prendre quelques leçons pour le service à la clientèle? Ce n’est pas super jusqu’à présent disons.»

tu soupiras longuement.

« vu que je pollue ton existence par ma présence, tu pourrais me conseiller de bons livres de science-fiction. Pas un navet s’il vous plaît. sinon je vais devoir revenir et j’ai pas envie. »

tu aurais dû la tourner plus longtemps
(mais cracher ton venin était trop tentant).
tu aurais dû ne pas parler du tout.
(pour ne pas envenimer la situation)
tu venais d’alimenter le brasier.
Tu avais déclaré la guerre.
Mais n’oublie pas, sage.
On récolte ce que l’on sème.
 
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Dim 4 Fév - 4:10
Il détestait l'admettre, mais il avait besoin de ce travail. Il avait besoin de cet argent. Sa famille, déjà trop endettée par les soins qu'ils avaient du lui payer, ne pouvaient désormais plus l'aider à subvenir à ses besoins. Ainsi, son petit salaire de libraire devait lui permettre de payer une partie des frais médicaux, son loyer ainsi que de quoi se nourrir. Il essayait toujours d'en garder de côté pour financer, en cas de besoin, le vétérinaire pour un de ses chats ou encore se faire plaisir une fois dans le mois, mais c'était toujours quelque chose de compliqué. Avoir l'opportunité ne serait-ce que d'aller boire un café au Flower's Seed était un événement presque incroyable.
Pour lui qui avait toujours roulé sur l'or, qui dépensait sans compter ce qu'il remportait lors des championnats, cette nouvelle vie soudaine était un peu bouleversante.
Alors quand il avait apprit la maladie de son père la semaine passée, alors que ses parents n'avaient plus rien, il s'était senti un peu perdu.

C'était sa fau- non, c'était celle du souvenir. Qu'importe.
Il était bloqué dans un fauteuil, condamné à regarder le monde avancer autour de lui, incapable de faire quoi que ce soit, inutile.
Inutile.
Inutile.
Inu-

- Je dois vraiment avoir la poisse pour tomber sur le grincheux de la librairie. T’es sûr que tu ne veux pas prendre quelques leçons pour le service à la clientèle? Ce n’est pas super jusqu’à présent disons.

Naï entrouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose, mais il garda le silence. Au lieu de ça, il se força à baisser les yeux, fixant le vide.
S'il avait été dans la rue, ou ailleurs, tout simplement, il l'aurait insultée, se serait énervé, se serait déchaîné en sortant tous les mots qui pouvaient bien lui passer par la tête.
Mais là, il ne pouvait pas.

On lui avait offert un contrat, une chance de se rendre utile et de pouvoir vivre. Il gâchait tout. Perdre n'était pas dans ses habitudes, mais à ce moment là, il était forcé de perdre une bataille.
Perdre contre sa cliente ou perdre la cliente et probablement toucher la réputation de la librairie au passage.
Sa fierté lui importait beaucoup, bien trop blessée par les événements suivant l'accident, mais il fallait savoir prendre du recul.

- Vu que je pollue ton existence par ma présence, tu pourrais me conseiller de bons livres de science-fiction. Pas un navet s’il vous plaît. Sinon je vais devoir revenir et j’ai pas envie.

Pour une fois, Naï réfléchissait. Non pas qu'il ne le faisait jamais, bien au contraire, mais le contexte ici était différent. Il n'était plus Naï le paraplégique. Il était Naï le libraire, et ses fonctions lui dictaient de respecter les clients. Était-ce vraiment humiliant, de bien faire un travail? Un peu quand même, surtout quand le client présent était... bref, c'était un client, il n'y avait pas de question à se poser.
Il lui fallait poursuivre, se rattraper quelque part. Il ne voulait pas perdre ce travail. Il en avait besoin pour vivre.
Que lui dirait-on s'il le perdait? Qu'il était trop con pour tenir quelques mois dans une librairie, trop têtu pour rester à sa place, trop égoïste pour voir l'importance de ce travail, trop -

Naï resta silencieux pendant quelques secondes qui lui semblèrent être des heures. Il se contenta de poser sa main sur l'épaule où on l'avait touché, comme pour essayer de faire disparaitre la sensation du contact qui restait gravée dans sa peau.

- Je... je suis désolé.

Aussi étonnant que cela pouvait paraitre, il était sincère. C'était peut-être la première fois depuis bien trop longtemps que ça arrivait, d'autant plus qu'il ne s'excusait que rarement.
C'était une sensation horriblement désagréable qui se dégageait de ces mots, aussi s'empressa-t-il de reprendre son travail, cherchant à résoudre la requête de la nouvelle venue en ignorant la dernière partie de sa phrase.

- Le problème, c'est que la SF est un domaine très vaste... Il y a de nombreux genres dans la Science Fiction. Par exemple, Orange Mécanique, 1984, Dune et même Hunger Games sont des oeuvres de SF, et sont pourtant tous très différents. Avez vous... quelques exemples de livres que vous avez déjà apprécié par le passé, ou même de films?



wow tu vas regretter de l'avoir en voisin pendant le mois qui va suivre
 
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Mer 21 Fév - 19:31
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Tu avais merdé juste en ouvrant les lèvres.

Tu n’avais PAS réussi à dompter ta langue de vipère.

(tu avais les crocs acérées
prêts à percer des chairs
prêts à répandre ton poison dans les veines
d’une prochaine victime
tu mordais en premier
tu réfléchissais ensuite
c’était ton vice)

tu voulais contenir la tempête dans ta tête, sage.

(calmer les flots déchaînés et les bourrasques violentes,
ne pas être emportÉ dans le chaos de ta pensée,
ni déverser ta rage.
retenir le torrent derrière  tes yeux,
qui ne demandait que de s’écouler goutte à goutte
Le long de tes joues)

tu venais probablement de ruiner  tes chances de faire bonne impression dans cette librairie. Premier contact désagréable ou non. Irritée ou pas. tu aurais pu faire preuve d’un peu plus de clémence. Des fois ta bouche avait sa propre volonté. Et tu ne pouvais pas toujours retenir toutes les conneries qui y sortaient (aussi véridiques soient-elles). Les paroles s’étaient envolés impossible à rattraper. Tu pouvais juste en subir les contrecoups (et espérer ne pas TE FAIRE METTRE à la porte sans un livre en main).

tu étais tendue. à l’affut de ses prochaines paroles. guettant chaque geste.

à la moindre étincelle, tout allait exploser.

(mais tu savais que dès que l’écran de fumée serait levé. le goût âcre de regret te monterait à la gorge accompagné du poids de tes remords sur ta conscience.)

tu posais tes yeux un peu partout sauf pour lui. Tu observais les étagères et les roues de son fauteuil.  Mais  tu évitais de croiser son regard. C’était ta façon de fuir sans bouger parce que tu avais besoin de cette recommandation. Pas question de sortir sans un bouquin sous les bras. tu tapas du pied impatiemment et croisa les bras pour te donner un air plus imposant. rien pour arranger ton cas en somme.

tu étais trop fière pour dire pardon.

tu ne voulais pas t’humilier après avoir fait ta scène.

partir la queue entre les deux jambes,
ce n’était pas ton style.

« Je... je suis désolé »

tu étais étonnée par la sincérité de ses mots. il avait mis de côté sa fierté lui.
(pas comme toi qui s’entêtait à te donner des grands airs)
 
« Le problème, c'est que la SF est un domaine très vaste... Il y a de nombreux genres dans la Science Fiction. Par exemple, Orange Mécanique, 1984, Dune et même Hunger Games sont des oeuvres de SF, et sont pourtant tous très différents. Avez vous... quelques exemples de livres que vous avez déjà apprécié par le passé, ou même de films? »

Tu hésitas quelques secondes.

« Ce n’est pas vraiment un genre que j’ai beaucoup exploré au niveau littéraire. J’ai déjà lu 1984, le Passeur et Hunger Games. Euh j’ai bien aimé Doctor Who, le Cinquième élement, les Rives du Pacifique  et un Jour sans lendemain. S’il y a des extraterrestres, un voyage dans le temps ou une dystopie, il y a très peu de chance que je déteste. »

Bravo tu venais décrire presque la totalité des bouquins de cette catégorie. Bon boulot, sage.

Tu te raclas la gorge avant de reprendre.

« tu… pardon.  Avez-vous un livre de SF préféré ? »

tu sentis ton portable vibré dans ta poche. Ça devait être ta mère.

« Excusez-moi! je dois prendre cet appel. Attendez un instant svp. »

Tu t’éloignas de quelques pas pour garder un semblant de privé. Mais dans une boutique silencieuse. Ta voix résonnait plus fort. Assez haut pour qu’on puisse t’entendre.

« Salut tout va bien maman. le studio est bien. oui oui dans le petit immeuble. Pas de soucis à te faire. Le voisin du dessous fait beaucoup de boucan. Il crie tous les matins, mais on s’habitue rapidement. Non,  je ne le connais pas. Quand j’essaie d’aller le voir, il balance un truc sur la porte. J’ose plus vraiment aller toquer à sa porte. Non t’inquiète pas il est inoffensif. Maman je dois raccrocher, je te rappelle plus tard. Bisous, je t’aime aussi. »

Ça te faisait du bien de la parler un peu, mais ça te rappelait également la distance qu’il avait entre vous deux.

Tu fis face à l’employé de nouveau.

Tu attendis sagement sa réponse.

« je suis désolée. vous disiez ? »

HRP - oh elle va vraiment le regretter tkt. lâche-toi lousse c:
 
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Dim 1 Avr - 23:08
Trop de coïncidences à la fois pour que Naï ne sache pas exactement de quoi elle parlait.
Une étudiante franchement débarquée dans un studio qui n'était pas au rez-de-chaussez? L'appartement du premier étage au dessus du sien venait d'être prit récemment.
Un voisin du dessous qui se réveille en hurlant tout les matins? Naï aurait tout donné pour que ce ne soit pas lui s'il avait pu.
Cette impression de déjà-vu en la croisant? Normal! Il l'avait déjà croisée sans doute. Et c'était elle. Elle qui, tout les matins venait frapper à sa porte alors qu'il venait de se réveiller. Plus parasitaire que les membres d'une secte qui venaient vous coller aux basques pour vous y recruter.
Bien sûr, c'était impoli d'écouter les conversations des gens aux téléphone, mais est-ce que c'était son problème? Non. Est-ce que l'on pouvait vraiment s'empêcher d'écouter la conversation entre les quatre murs d'une librairie? Oui et non. Au moins faire semblant d'être désinteressé. Mais Naï écoutait la conversation librement, comme on écoute une radio publique.

- Oh, on pouvait pas attendre de décrocher le téléphone à sa maman dans cinq minutes? Pauvre petit bout-de-chou, c'est mignon. Vous savez, hum... Sage Potts? - il avait lu son nom et son prénom sur la boite-aux-lettres peu après son arrivée, la curiosité, ça le démangeait parfois - que tout irait sans doute mieux, pour tout le monde si vous vous mêliez de ce qui vous regarde. Et, je vous vois venir "oh, mais monsieur l'effroyable libraire, ça ne vous regarde pas" - tout en imitant une voix suraiguë qui correspondait plus à un cliché qu'autre chose. Eh bien figure toi que si, ça me regarde, justement. Ça me regarde parce que je sais très bien ce que ça fait de se réveiller après une nuit de merde et d'avoir une autre abrutie qui frappe à la porte frénétiquement et comme tu peux le constater, je suis pas le genre de personne qui a deux pas à faire pour ouvrir une putain de porte. Dis toi que si je suis de mauvaise humeur, c'est peut-être à cause des fouineuses dans ton genre qui viennent pourrir ma journée dès le matin.

Sourire narquois. Même s'il était beaucoup trop tard pour être poli face aux clients. Une prochaine fois peut-être.
Espérons juste qu'il n'avait attiré l'attention de personne, quoi qu'il en doutait fortement. Si Nana ne disait rien, il détestait la décevoir. Et malheureusement, ça devait arriver sans doute un peu trop souvent.
Il ne lui avait jamais demandé s'il faisait du bon travail ou s'il s'améliorait. Parce qu'il connaissait la réponse d'avance: elle serait compatissante. Mais la réalité derrière les mots? Il serait forcé de l'entendre et n'en avait pas envie. Naï savait que ça le toucherait, et qu'il ne supporterait pas. Alors il se disait qu'il ferait des efforts un peu plus chaque jour. Et il échouait. Un peu plus chaque jour.
Raclement de gorge, il est temps de reprendre. Sans son salaire, il ne tiendrait pas bien longtemps, et de toute manière il n'avait pas trop envie d'avoir Cosmo sur le dos.

- Mon livre de SF préféré c'est La Nuit des temps, de René Barjavel. Des scientifiques qui découvrent en Antarctique les ruines d'une civilisation de près d'un million d'années. Ils arrivent à réveiller le corps d'une femme et un mec en tombe amoureux. Spoiler alert ça tourne mal, sinon c'est pas drôle. Ça a fait polémique parce que c'est accusé de plagiat mais j'm'en fou. Vu ce que tu aimes bien, lis Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley. Un classique.

Le livre n'est pas bien loin. Rangés par genres puis auteurs. Les H... Ho... Hu. Le voilà. Il le prend dans ses mains pour le tendre à Sage. Qu'elle lise le résumé par elle même, le lise et se casse. Il devrait supporter sa tête plus souvent qu'il ne l'imaginait, et n'avait donc certainement pas envie qu'elle vienne lui briser sa journée - en plus du matin - sur son lieu de travail.
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