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la couleur des émotions / coquelicot
 
myosotis
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Mer 27 Déc - 1:04
les paupières de fleurs
de larmes toujours pleines
une magie terne s'est déposée sur ses cils - c'est celle de noël, des décembres malfamés et contrits d'octobre. cette année, foxglove n'a pas connu l'automne : et dans la garde-robe de madame on a, du jour au lendemain, troqué les charmants décolletés pour des grands manteaux de dame. c'en est fini de rire à l'été éternel, quand l'hiver vous embrasse d'un gel qui vous adore. quand l'éclipse s'efface il ne reste que les cendres d'une nuit fauve - et de ses cent vingt ténèbres.

coquelicot ! une voix déliée l'appelle par-delà les ancolies. elle sait toujours où il se trouve, lola n'a pas besoin des sillons de fleurs pour le rejoindre. il ne lui faut que la devanture et la musique de la petite échoppe ; bleue comme les myosotis, elle va bien avec le décor. coquelicot, mon ange, réveille-toi. une main vient gentiment caresser les braises de sa chevelure, assez froide pour contrôler son feu. elle ne veut le réveiller qu'avec douceur - sinon rien, sinon dors et fais de beaux rêves. on devait se rejoindre au café, tu te souviens ? je t'avais apporté des fleurs. au moins j'étais sûre que ça te ferait plaisir... lola sourit tendrement à l'éveil des pavots. elle n'a aucune envie de le regarder de haut, alors elle attrape une chaise et pose elle aussi ses bras sur le comptoir - le menton sur ses mains. avec coquelicot elle s'autorise toujours d'avoir quinze ans. mais ton état m'inquiète vraiment ... tu suis un traitement ? tu dors bien la nuit ? tu bois peut-être trop de thé, je ne sais pas.

son sourire tranquille se veut sans épines - bien qu'étouffant d'amour. elle a toujours le bouquet dans la main. coquelicot, pour toi, c'est dix-sept pivoines roses.

et joyeux noël, désolée de ne pas te l'avoir dit avant. tu l'as fêté avec ta famille ?
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magnolia
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Jeu 28 Déc - 22:40
la couleur des émotions

Madame Campbell
Lola.
L O L A
Ce nom sonne comme un poème
oh pas un grand poème romantique
Il sonne comme des mots qui se prennent par la main
des mots simples, des mots doux, ceux qu’on connait instinctivement.
Lola
C’est un nom si fragile, si facile
C’est le double glissement de la langue sur le palais
un devant, un derrière
Deux petits mouvement des lèvres qu’il est si simple de confondre.
Lola c’est une gerbe de bleu dans le morne de la ville
C’est un bout de ciel tombé parmi la plèbe.

Coquelicot rêvasse accoudé au comptoir il a dans les mains un pot de primevères
bleues
comme madame Lola
et les primevères parlent pour lui, parce que les fleurs lui délient la langue; la sienne est pâteuse, endormie.
Les primevères disent à madame Lola :
J’ai beaucoup de tendresse pour vous.

Et il pense avec le coeur chaud qu’il a rendez-vous avec Lola, qu’il iront prendre un café puis, peut être, marcher au bord de l’eau. Il a envie de lui parler du dernier film qu’il a vu, de belles couleurs des perces-neiges et des cyclamen qui ne tarderont pas. Il a envie de l’écouter lui parler de sa vie, de ses joies quotidienne, de sa fille, de son mari.
Il fait froid Coquelicot s’emmitoufle dans des plus épais aux mailles genereuses, est-elle bien couverte madame Lola ? Elle a toujours tant de choses à faire et a penser, et elle pense toujours aux autres sans penser à elle même.
Il ne faudrait pas qu’elle s’enrhume.
Mais ici il fait si chaud.

Alors Coquelicot ne remarque pas sa tête lourde et le frais du comptoir parce qu’il fait bon dans la boutique. Les fleurs n’aiment pas le gel de décembre qui est revenu soudainement.


Il y a
comme un moineau
qui veut faire son nid sur sa tête.
Il a peut être froid? Ce petit moineau tiède.
Il sent sa chaleur douce contre ses cheveux et peut être que l’oiseau l’a pris pour une fleur, histoire de lui picorer la tête ?
Il devrait lui dire à ce petit moineau qu’il ne peut pas faire son nid sur sa tête parce qu’il doit sortir et mettre son bonnet. Et qu’il ne peut vraiment pas emmener un petit oiseau avec lui.

Coquelicot.

Le moineau a un drôle de chant qui n’est pas pour lui déplaire. Mais il bat des paupières comme un papillon meurt pour que le bleu de ses yeux s’accroche à celui
des cheveux
de Lola.

Ici elle est toujours la plus belle des fleurs.

Et soudain c’est une panique qui s’installe dans les yeux ensommeillés, comme une grotesque marionette qui dépeint le remord il porte à ses lèvres ses mains qui tremblent un peu.
Il regarde Lola
La porte
Puis le comptoir
Puis Lola à nouveau.
Puis il n’ose plus
Alors regarde ses pieds.

Ce n’est pas la première fois, coquelicot.

« Oh Lola… Je me suis encore endormi ? » il connait bien la réponse. « oh non… non non non… » La honte vient fleurir ses bourgeons rosés sur son visage pale. Cachons les fleurs maudites vite vite, derrière les mains terreuses.

Amsonia - Aloes rouges - Aconit - Amandier

Il voudrait qu’une écorce vienne le recouvrir
Et ses joues font de la concurrence à ses cheveux.

« Je suis désolé Lola »
Lola est toujours à l’heure
Lola a toujours le sourire
Et toi Coquelicot que fais tu ?
Tu inquiètes les gens et tu penses un instant au message que tu as reçu de Cecil dernièrement. Tu l’inquiète aussi il n’a pas besoin de ça
Tu aurais aimé être avec eux peut être. Peut être que tu aurais rempli un petit vide dans ton coeur au contact précieux de tes frères-soeurs.
Mais tu préfères rester comme un bourgeon sombre : attendre ton printemps et ne pas mener l’hiver aux portes des oiseaux qui te fuiraient certainement.
Tu ne t’assumes plus, Coquelicot.
Tu es morne, apathique, venimeux. Et le roux de tes cheveux n’est que vil attirail, il feint la superbe et alerte en hurlant

JE     SUIS    V E N I M E U X

Mais la vue de Lola chasse les pensées noires. Elle sourit un soleil à travers ses nuages.
Lin
Renoncule
Le menton posé entre ses mains sur ce comptoir maculé de pétales de fleurs, elle semble à sa place parmi les bouquets
tandis que tu es le pot pourri à l’intérieur.
Mais le sourire aussi et si venimeux que tu l’embrasse et l’affiche avec fierté à ton tour. Timide et doux comme tu l’es.

« Ne t’en fait pas Lola. Je n’aime pas trop les docteurs je me soigne autrement. » il pose sa main sur la sienne parce qu’entre eux les gestes sont simples et toujours empli d’affectueuses missives. « Et puis tu sais avec les fêtes on a eu beaucoup de travail je suis un peu fatigué je pense, heureusement qu’Andromeda est là. Tu sais ce que c’est, les bouquets de dernière minutes pour la belle famille… » Mots-rire-moqueur, mais très légèrement. Parce qu’il faut bien rire parfois des clients hâtés qui houspillent le fleuriste qui veut leur faire de beaux bouquets. « J’ai une famille assez nombreuse c’est dur d’aller les voir, il faudrait que je passe .… J’espère que tu as passé de bonnes fêtes avec John et Elisabeth et qu’ils vont bien aussi. C’est facile d’attraper mal avec ce temps… »
Il n’a jamais vu la famille de Lola, il les connait seulement des récits-confessions au milieu des soupes et des thés partagés. Mais il les imagine et se dit que finalement  s’ils reçoivent l’amour de Lola, Lola épouse, Lola mère c’est qu’ils doivent être des gens biens.

C’est saisi d’emotion qu’il fait de même avec les pivoines « Merci beaucoup pour les fleurs, elles sont magnifiques et tu sais les choisir, je vais le mettre dans l’eau tout de suite. »
17;jonction entre terre et ciels
Pivoines roses; sincérité, timidité, amour modeste
voila ce que lui murmurent les fleurs.
Il a le sourire aux lèvres, le sourire au coeur
un sourire perlé par 17 pivoines roses dont les pétales drapé lui chatouille le nez.

« J’ai un cadeau pour toi aussi, sur le comptoir »

Elle le reconnaitra
Sans aucun doute
Ce pot de primevère
dont au col est noué un petit mot à l’écriture trainante

«  Pour Lola

Ce n’est pas encore la saison des fleurs d’acacia, ces mimosas des fleuristes, pourtant j’ai l’impression de toujours les sentir autour de toi.
Alors, pour tenir compagnie à mes acacias imaginaires voila quelques primevères.

Coquelicot.»





 
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Sam 30 Déc - 3:00
les paupières de fleurs
de larmes toujours pleines
les coquelicots venimeux fleurissent toujours dans les abysses les plus profondes - madame le sait bien, elle y est née elle aussi. les couleurs vives et les poisons n'ont rien à lui cacher, elle est maîtresse de leurs symptômes. lola peut bien haïr le rouge - son bleu n'en sera pas moins toxique. les plantes vénéneuses comme vous deux sauront survivre à décembre.

je vois, ses ongles peints tracent des poèmes sur la peau laiteuse de coquelicot.  il est toujours mignon dans ses effrois : n'est-ce pas cruel de penser ainsi. je veux juste que tu prennes soin de toi, ta santé passe au-dessus de celle de n'importe laquelle de ces plantes, d'accord ? que ta minerve épuisée n'aille pas s'abreuver plus loin que l'eau - lola aime à croire que les fleurs n'ont besoin que de ça.

il est toujours agréable de se reposer parmi l'efflorescence nue des tangerines, les parfums d'opium doux un peu entêtants mais toujours très délicats ; c'est ainsi qu'elle reconnaît coquelicot. une folle amabilité enveloppait toujours ses gestes, comme lorsqu'il se lève pour border les pétales. je suis contente si elles te plaisent, son sourire aussi est fait de pivoines ; la sincérité entre chaque canine.

oui, ils vont très bien ! elle se redresse un peu, leur travail se déroule à merveille et ils n'ont pas encore attrapé froid... enfin john tousse un peu donc je lui mettrai du miel dans son café haha. son discours est limé mais toujours amoureusement prononcé : ces quatorze hivers ont forgé sa famille. enfin désolée, je dis encore des bêtises. j'espère que tu auras la chance de passer les voir aussi, tu le mérites après tous ces efforts. sa belle-famille à elle a eu des bouquets de diamants - de l'amour bien taillé pour dire je t'aime, même si je n'ai plus que votre fils.

lola préfère tout oublier d'un mouvement de tête qui ne sait plus rien. là c'est toi, coquelicot, c'est moi, c'est les primevères. elle fait tourner le présent entre ses mains avec toute la délicatesse dont elle se savait garante - pour lola, et les larmes lui montent aux yeux.
coquelicot...

le pot trouve refuge au creux de ses bras, de tout son corps ému des attentions. elle a mille mots à lui délivrer pour mettre en forme sa psyché toute florale : merci coquelicot, c'est adorable, et magnifique, et comme ses fleurs sentent bon et comme elles me vont bien dans une ultime vanterie dont seules les grandes fleurs comme moi sont capables : merci, coquelicot, tes poisons ne te méritent pas.

mais toi je ne sais pas à quelle plante je t'associerai... avec un sourire elle se lève, et sans permission, te rejoint derrière le comptoir maculé de pétales. le dos contre le mur proche de toi - jamais trop éloignée. ah bah si, je suis bête. le nom lui tombe comme une évidence et elle éclate d'un rire fou d'y avoir échappé : qui d'autre que les coquelicots - pour coquelicot. c'est vrai que ça te va bien. n'empêche... c'est original comme nom. ce n'est pas un pseudonyme, si ? après tout qu'est-ce que madame.
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magnolia
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Ven 12 Jan - 17:44
la couleur des émotions


Rouge et bleu, c’est amusant.
Comme les deux reveres du manteau de Marie, cette mère disent-il.
Rouge et bleu
comme le ciel au crepuscule
Rouge et bleu
Comme les fleurs les plus vives.
Rouge et bleu
Comme chaud et froid.
Mais Coquelicot est froid à l’intérieur et il ne trouve de la chaleur qu’au fond des sourires de Lola.
Savait-il que Lola était aussi glacée que lui ?
Oui. Il pouvait la voir frissonner dans la vapeur de leur coeurs glacés plongé dans la chaleur de leurs douceurs
Comme un liquide opaque et étouffant.
Et la vapeur comme une chimère leur masquant les yeux.
Pour cela peut être il comprenait celle que l’on nomme Madame.
Madame : car on respecte ses sourires, surtout quand ils se déchirent pour laisser filtrer sa voix comme des perles qu’on cherche à attraper entre ses doigts.
Mais derrière Madame, il y a toujours Lola.

« Les plantes veillent un peu sur moi aussi ne t’inquiète pas. » Vraiment Coquelicot ? Vraiment ?  « Je ne te cache pas que je suis un peu tête en l’air, heureusement Andromeda est toujours là pour me mettre des coups de pieds aux fesses. »  Il laisse la belle découvrir son cadeau.

De timidité peut être ou par chasteté du regard le coquelicot se retourne, ses mains allant quérir les vases glacés qui reposent tête en bas dans les étagères. Attendant, vides, qu’on les emplisse d’eau et de fleurs.
L’eau vient dans un bruit clair moucheter le silence de la boutique et ses avants bras : perles de froid glissant sur son derme et dans les sillons creusés de quelques entailles de ses mains terreuses. Les fleurs rosées peuvent à loisir se repaitre dans la clarté des ondines alors qu’il se retourne. Et terrifié il s’arrête.
Pétrifié il se stoppe.
Et les fleurs dans le cristal entre ses doigts manque de choir
de tomber des nues en lambeau sur le sol.

« Lola ? »

Mais il n’en est rien, il pose de sa main tremblante les fleurs sur le comptoir, près a se jeter aux pieds de Lola dont il voit un instant les yeux se rougir.
Ne pleure pas Lola, c’est idiot. Je ne voulais pas pour ces quelques fleurs te tirer les ondines salées par la main.
Tu as dans les yeux les plus belles fleurs, n’en renverse pas les vases.
Il se morfond, se méprend, et se rend compte du sentiment qui n’est pas tristesse mais emotion.
Il se sent idiot d’avoir cru un instant à des larmes troublées.

« Je suis… content qu’elles te plaisent alors. » Souffle-t-il en en tournant sur lui-même s’accordant aux mouvement de Lola, comme un tournesol cherchant son soleil.
C’est une attitude enfantine et complice que de le rejoindre derrière son comptoir, et son rire échappé, clair comme les ondines et le vase qui brille doucement entre l’étalages de feuilles et de petals, fait bourgeonner son coeur feuille-morte.

« Coquelicot… Oui c’est mon vrai prénom » Il est aisé de délester d’un geste de la main cette question qui pourtant est fondamentale. Coquelicot, Coquelicot ce n’est pas vraiment un nom d’humain. Il peut aisément faire passer ça sous le joug d’un caprice de parents originaux. Comme un pseudonyme, une préférence, un surnom. Mais coquelicot n’aime pas mentir.
Coquelicot fleurs des champs
Mauvaise herbe
plante rouge.
Tu flétris dans les mains de ceux qui t’étreignent.
Tu portes dans tes petals l’opium, le poison, le sommeil.
Tu t’échoues sur la poitrine des soldats que l’on pleur.
Tu consoles tes amours dans tes ardeurs fragiles.
« On peut dire que ça me colle à la peau. »

Il soupire et passe une main dans sa nuque,elle est encore fraiche de l’eau claire. Un instant rêveur il ne chérit l’idée de divaguer loin de madame, de plonger du haut de son frêle radeau de conscience. « C’est amusant d’associer des fleurs aux gens et… J’ai toujours trouvé qu’il était plus simple de s’exprimer avec quelques fleurs.  »

Dansant sur ses pieds un instant il s’approche de la baie vitrée, effaçant la buée d’un glissement de son poing il ouvre devant ses yeux
le jardin.

« Je pourrais dire sans avoir peur : ah vous m’êtes digitales. Mon coeur est un oeillet rouge. vous êtes un narcisse. Ou : Ayez envers moi quelques iris, quelques trèfles blancs. Moi j’ai toujours pour vous quelques Zinnia. Mon coeur est bordé de soucis, quand je vous vois je me sens comme une rose de Noel. »

Comme un piteux petit seigneur il observe son royaume qui s’étend là entre quatre murs. Le sol gelé par le froid de décembre; les arbustes sont nus et figés comme de pauvres hère ayant croisé le regard de Méduse. Il porte la main à son coeur quand il embrasse du regard que la desolation. L’hiver est une chose naturelle, il le connait bien. Celui-ci n’a rien de bon, il apporte la mort après le vol du soleil. Et ses plantes ont tant souffert.
Il s’arrache à la contemplation morbide, repoussant les pensées de celui en deuil, pleurant ce qu’il n’a pas pu sauver. C’est l’aporique déraison des choses qu’on se reproche, à soi. Et il ne veut pas être tournesol qui fane devant Lola-soleil.

« A toi Lola, si je te devais te dire des choses j’en ferais un bouquet : quelques fleurs de Jasmin, des primevères, quatre begonias blancs, et pour couronner le tout une ou deux branche de cèdre. Tu ne saurais peut être pas ce que je veux dire mais ce n’est pas grave, je serais heureux d’avoir su l’exprimer. »



 
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Lun 12 Fév - 2:50
les paupières de fleurs
de larmes toujours pleines
oh mais coquelicot - il n'y a rien à cacher aux regards de lola. n'essaye pas de te dérober à leurs bleus omniscients, ils sont déjà partis pour embrasser tes doigts pleins de terre ou tes cheveux rubescents : bonne nuit coquelicot, je te serai toujours iris.

haha, ça je n'en doute pas. c'est très clair comme rire, sincère et toujours délicat ; je n'en doute pas coquelicot, tu as plein de soleils autour de toi. je n'oserai pas être aussi extrême mais je serai toujours là au besoin. dans l'ombre des amarantes - elle est une noyade aux bleuets.

rouges et bleues sont les mignonnes dans les yeux de lola, il n'y a jamais trop de fleurs pour soigner ses carêmes blanchies. mais il en aura toujours coquelicot oh - c'est beau de se soigner à quatre mains. alors pas d'inquiétude pour ces larmes-là, c'est simplement son cœur qui déborde ; pas grand chose en effet. oui clairement, c'est très joli en tout cas. ce n'est pas mentir, vraiment ! c'est un joli mot qui fait rougir : coquelicot, réveille-toi, coquelicot, je t'aime. tu peux te vanter d'avoir un prénom unique, et ce n'est clairement pas le cas de tout le monde. il y a trois lettres sur ses lèvres, et un peu de sucre qu'elle a vite fait de pourlécher. ses bras se replient sous ses seins - comme si cette boutique était trop petite pour ses feuilles de madame, voyez comme elle étouffe dans ses carcans de bleus ; pas moins toxiques que les rouges, hein. pourtant elle aime toujours autant leur parfum brassé d'amour, pimpants de couleurs printanières. c'est un langage qu'elle ne comprend pas très bien mais dont elle adore chaque syllabe : madame, vous savez, n'est pas jeune fille en fleur - elle s'efforce de ne plus les écraser.

je ne saurai peut-être pas mais ça ne m'empêcherait pas d'apprécier énormément le geste. c'est là la magie des bouquets, c'est un plaisir à double-sens ; pour lequel lola aura toujours quelques roses blanches. elle vient le rejoindre dans ses contemplations, toute curieuse des affres d'en-dehors. c'est vraiment malheureux pour les plantes cet hiver soudain... notre jardin est sens dessus-dessous à la maison aussi. c'est la première fois que ça arrive, non ? ses yeux se posent sur un buisson, elle prend une inspiration et - souffle, sourit ah : quelle question.

c'est vraiment une drôle de ville ici.

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Lun 19 Fév - 16:08
la couleur des émotions



C’est original.
ah oui.

Tu n’étais
(ne seras)
Jamais humain.
(Même chéri, embrassé, dans les bras de l’homme)

Tu aurais voulu, petite fleur des champs, être de ceux qui courent dans tes chemins et rasent tes feuilles.
Mais tu es condamné aux basses terres, à la fange.
A la caresse du blé contre tes joues
Aux poussières d’étoiles et à la chair de foret.

Tu n’as d’humain, petit monstre, que tes enveloppes charnelles qui recouvrent ta chaire pourrie
et ce visage que tu balades, masqué au yeux des hommes.
Tu les aime tant tu aimerais leur ressembler
Tu avais joué à l’humain des années durant
parce qu’on t’avait offert des dates et des noms, des naissances et des fêtes et des amoures et des tracas quotidiens et des coeurs brisés.
On avait mit la fleur en vase, quel dommage
elle s’était fanée.

«  Il est beau ce prénom, Lola, tout le monde peut nommer, Lola. C’est un prénom qui sonne doux dans toutes les bouches Lola, dans toutes les langues. » Oh regarde, il fait glisser la langue contre le palais, contre les lippes, contre le coeur c’est une caresse, une promesse d’une main dans la sienne, d’une main dans ses cheveux. «  Lola, lola, lola » Chante-t-il comme la mésange dans les arbrisseaux, comme l’oiseau dans les bois, caché à la cime et dont le rire fait écho entre les grand troncs.

Oh, mais Lola, de ses libations de mots doux comme du miel applique ses tendresse aux arbres désolés. Savait-elle que ses traitement étaient semblables dans le coeur de Coquelicot.
Lola à l’auréole bleuie se fait choéphore des annonces funèbres.
Ses mains se refroidissent sur la vitre glacée,  la brume perle à l’orée de ses doigts tièdes contre la surface plane et vide.
« Oui… »
C’est le coeur enserré dans les mains d’une vicissitude amère qu’il laisse tomber de sa bouche ce mots dégoutant.. Oui.
« Je sais que…. je sais que je ne pouvais pas y faire grand chose. On ne contrôle pas le temps hein ? Mais… » La canine vient piquer la lèvre tendre, sans l’ensanglanter la rougir un petit peu, dans cette moue nerveuse des grands flots de culpabilité. « Mais ça me rend si triste. Le jardin était si beau,et je pensais déjà à l’arrivée du printemps et… » la salive qui vient arrondir sa pomme d’Adam a un gout de ciment qui racle sa gorge. Oh il pourrait en pleurer.
Il l’a fait, beaucoup déjà.
De voir sa fierté travaillée de ses mains, mourir sous ses yeux impuissants.
Des larmes chaudes de frustration et de peine tombées dans les épaisses couches de neige. Pour faire des petits trous dans son manteau, comme des mites, de l’acide.
Encore une fois Coquelicot tu avais mis tout ton coeur dans un acte futile, dans une chose que tu aimais et elle est morte entre tes doigts.
Voila ce qui arrive à ceux qui ont leur tripes aux poisons et leur coeur aux orties : ils pourrissent tout ce qu’ils touchent.
« Je ne sais pas si je pourrais en réparer les dommages… » pas tous seul en tous cas et la fatigue comme l’appel du vide passe au dessus de ses épaules. Il ramène ses bras autour de son torse et s’enserre comme des lianes, se réconforte dans le vide, entre les tremblement, comme le froid. « Ce n’est pas un hiver normal… il… c’est….  je ne sais pas, je crois que ça me fait peur, un peu. Qui a envie d’un fleuriste au jardin stérile ?» On dirait que c’est moi qui les tue.

Il recoiffe les mèches rouges derrière ses oreilles, ah elles sont un peu longue, peut être devrait-il les couper ? En se moment plus que tous autres jours il se sent comme perdant l’envie de fleurir, son teint jauni peut être comme les feuille et il n’offre guère plus de soucis à ses parures de tissus. Ses vêtement ont le col un peu frippé et la fatigue roule ses yeux, fait éclore les violettes sous ses paupières. Il est fatigué, simplement.

Mais la présence des soleils et l’odeur des acacias vient gratter ses yeux, alors il n’a pas envie d’être triste. il ne se veut pas nuage à cacher les sourires. Et il n’est pas humain.
Il n’est pas humain et n’a pas le loisir de voguer, d’être libre
de pouvoir choisir de vivre sa vie ou non
Il porte les myosotis et vit par et pour eux
c’est là son fardeau et la plus belles des choses, n’est-ce pas ?
C’est la gifle et la caresse dans la même motion.

« Enfin, si tu as besoin d’aide our ton jardin je viendrais te donner un coup de mains avec plaisir. Je ne sais pas si ton mari a la main verte ? Puis il a l’air occupé. Garde les primevère à l’intérieur et nous les planterons au printemps ! ah… Il faudra refleurir toute la ville quand la neige sera partie, il ne va rien rester.» Il porte ses mains pales tachées de terreau à ses joues rosées dans une fausse grimace horrifiée, comme un polichinelle grimé pour faire rire même du coin des yeux  « ohlala, quel travail. »

Il serait prêt à babiller comme un moineau bavard à propos de bulbes à commander et de boutures à faire, et de nouveau plan à dessiner pour le printemps, du meilleurs moyen de fleurir les parcs et les bassins et les bords de maison.
« Nous mettrais-tu un peu de musique ? Je te propose de prendre le thé ici. Laisse moi t’offrir ça pour me faire pardonner ! »



 
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Jeu 8 Mar - 23:25
les paupières de fleurs
de larmes toujours pleines
qui a jeté une membrane d'orage sur leurs fronts nivéens, pour faire clore leurs paupières ((de larmes toujours pleines)) - lola fronce les sourcils, se cambre un peu face à ce triste nuage, ce sire de pluie qui veut le faire pleurer - son coquelicot d'amour.

en voilà un mauvais numéro à jouer sur la scène de leur tendresse, où les bouquets s'entrechoquent avec les petites la(r)mes. c'est une vague trop grande pour leurs tourments de barbarie - il ne faut pas se noyer, et mourir dans ses sanglots
((elle se réserve ce rôle là)).

coquelicot... quatrième fois qu'elle appelle le garçon, la plante ou la mijaure ; elle ne fait plus trop la différence maintenant qu'elle ne voit plus que le point rouge cousu par-delà sa chemise, contre un cœur rongé de toute part. coquelicot - elle n'hésite plus à le prendre dans ses bras, pour la petite fleur qu'il est - lola n'accepte pas qu'il se fasse mordre du givre.

coquelicot, mon ange, ne dis pas ça. son nez vient se perdre au sommet de son crâne rougi, lourd d'une fatigue plus longue que l'hiver et plus lourde que la sienne. ça la terrifie de le sentir ainsi, tout petit contre elle. c'est une nuit indomptable qui a dressé ses griffes par-dessus la tête de coquelicot ; mais enfin, elle se fera ciel de jour, pour que celui-là puisse éclore. le printemps finira par revenir et tout se refera, je t'aiderai et- et voilà, je te promets que tout ira mieux. mais ne dis pas que personne ne veut de toi, c'est faux. il y a moi et sûrement pleins d'autres gens qui t'aime pour toi, au-delà de ton travail. tu es coquelicot, pas un coquelicot !

et elle se pare d'un rire trop juste ((pour ne pas être sincère)).

tu es déjà tout pardonné. mais oui, je vais nous mettre ça. je te laisse apporter les tasses et on pourra causer de choses un peu plus gaies, veux-tu ?

elle embrasse son crâne et d'un mouvement allègre, va allumer la musique. c'est toujours de bon goût, ah - voilà, voilà, il fait bon vivre à nouveau, la douleur n'enfle plus

elle a tout étouffé.
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Mar 3 Juil - 16:18




la couleur des émotions



Lola aux amours éperdues comme les siennes n’est pas volage et rêveuse à tirer les pétales des fleurs des champs,
Je t’aime
un peu
beaucoup
à la folie
Passionnément.


Taisons les « pas du tout » et les stigmates de sève des plantes déchiquetées que les jeunes filles en mal d’amour s’amusent à tuer.
Madame à la plus douce manière de cueillir les fleurs, tendrement entre ses bras sa caresse n’est pas serpe ou écobue, elle aide les coquelicots, droit sur leur tige à faire face aux vents.

« Pas un coquelicot… » Coquelicot,
Coquelicot c’est toi.

Coquelicot, qu’est ce qui le différencie des autres ? Pourquoi aime-t-on Coquelicot ? Parmi toutes les fleurs du champ ? Ce Coquelicot là, et pas un autre, baigné des attentions de ces humains qu’il aime éperdument.

L’étreinte chaleureuse porte l’odeur de Lola et il s’émerveille comme un enfant de sentir vibrer tout son torse au son de sa voix.
Et des battements d’un coeur
qu’il espère secrètement entendre battre pour lui.

Et son souffle dans ses cheveux comme le vent dans les blés balaie les corneilles et les nuages gris, il est comme mis sous cloche dans les bras de Lola, dans une étreinte de chair claire comme le verre.
Chaude comme les jours de printemps.


Il rend l’étreinte juste avant qu’elle ne le délaisse, déjà il sent qu’un peu du bleu de Lola vient colorer ses pensées grises. Lola peint les couleurs et urge des taches pigmentées partout autour d’elle, elle éclabousse des éclats de rire et de soleil.
Des éclats de musique comme celle qui résonne entre les murs et les feuillages épais des Tangerines, charmant coeurs et arbrisseau.

« Merci Lola » Murmure-t-il dans le grésillement familier du disque qui se lance, jetant dans les ondés claires et brulantes quelques feuilles aux parfums secrets.

Verveine, ravissement et franchise
Jasmin, pour l’élégance des dames
Lavandes, pour les mots silencieux et la confiance vive.

Des parfums capiteux, diffus et sucrés comme les rires de Lola.

Déjà raisonnent les voix aiguës de ces jeunes filles d’un autre temps qui chantent leurs amours adolescentes dans de vieux microphones, et leurs émois tragiques et enfantins pour des mauvais garçons aux cheveux longs.

« Here comes my guy… » chantonne-t-il alors avec elles

Il abandonne la théière qui fume encore ses parfums charmants et prend Lola par la main pour l’emmener danser au milieu de la boutique sur les feuilles mortes et jaunies et les pétales colorés. Car c’est leur plaisir à eux,
leur sabbat de douceur
et cela est bien plus gai que de se chanter des pensés noires.

« Dis moi Lola est-ce que John t’as déjà emmenée danser ? Daehyun m’emmenait parfois. » lance-t-il en la faisant tourner. Mais les mots ne portent plus les pensées tristes, seulement un souvenir que l’ont chéri, comme une fleur séchée dans un herbier. « Il doit être comme lui si je ne m’abuse, toujours tiré à quatre épingle, sérieux comme tout ahah » le sourire est teinté de mélancolie, mais avec la main de Lola dans la sienne Coquelicot n’a plus peur de l’ombre des souvenirs
il connait le soleil qui saura les dissiper.




@Madame

Je mets la musique ici, parce que j'imagine trop Madame et Licot partager un amour pour les girls band des années 60

Give him a great big kiss:
 
 
myosotis
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Mer 25 Juil - 7:53
les paupières de fleurs
de larmes toujours pleines
les émotions ont une couleur subtile aux tangerines, elles se parent d'un voile pâle qui les rendent un peu plus dragées, un peu plus claires que d'ordinaires - lola songe que ce ne sont que des chagrins miniatures qui peuvent les effleurer désormais, le genre de minuscules malheurs dont on ne s'offusque pas, dont on préfère rire entre gens tristes et qui veulent jouer aux bienheureux. on appelle ça des épines sur des roses ; c'est un pléonasme adorable dont lola se moque d'un rire gentil, d'un rire qui au final ne se moque pas - car il se teinte du joli bleu lavande propre aux dames sans détresse.

la musique se lance et - les dix petits doigts entrelacés ponctuent, car il n'y a point ici d'autre mesure que celles de leurs cœurs battants, ce délicieux moment où la boutique semble se refermer peu-à-peu autour d'eux ; à mesure où l'on pivote sur ses talons et où l'on scande les amours lycéens, elle devient un minuscule cocon embaumé de vapeur de thé et de pétales de rose, un charmant salon de femmes aux allures infimes de palais. la boutique ainsi parsemée de pétales et de feuilles semblait un champ de bataille du peuple de l'herbe, une lutte minuscule pour la vie dont il ne serait resté que ces deux grandes plantes-là, célébrant en dansant ensemble la victoire sur ce terrible ennemi que l'on nomme populairement la mélancolie de l'hiver.

lola tourne - lola ((vacille)) et se fait volontiers étourdir ; elle est grisée par l'odeur du jasmin et écoute coquelicot avec un joli sourire de fille, certaine cette fois-ci de perpétuer leurs petites joies communes en étouffant toutes les craintes pouvant le menacer. on ne pleure pas avec madame ; on se retient ou l'on rit.

danser ? elle rit sans trop savoir pourquoi, oui, ça arrivait avant, assez souvent. quand ils organisaient des bals à l'université, tu sais ce genre de choses.

sa voix ne vrille pas, elle conserve le même ton guilleret que l'on emploie entre amis en évoquant des souvenirs heureux - et ses yeux se plissent doucement devant ce panorama de vingt ans en arrière qui ne lui donne pas encore envie de pleurer.

plus trop maintenant, alors j'ai de la chance de vous avoir tous les deux. haha ! c'est mignon ça, et très sincère. elle arrête la danse quelque secondes pour planter un second baiser au sommet de son front, lola le couronne comme ça, avec une simplicité d'amoureuse. il n'a plus trop le temps, mais c'est normal, il est plus occupé que moi de toute manière.


il est
toujours occupé
mais lola a appris à en sourire - elle marque une pause et écoute les adolescentes se languir dans leurs amours fuschia et leurs rêves de langueur courtisane, elle les comprend sans doute, son sourire s'éclaire d'avantage - toujours oui, les hommes comme eux doivent être soignés je suppose.

comme les femmes comme elle se doivent d'être irréprochables - au fond ils ne dansent plus mais c'est une valse de tous les jours, d'être madame et monsieur.

c'est ce que j'aime bien chez lui. enfin, entre autre pleins de choses ! je sais qu'il ne se laissera jamais aller. c'est quelqu'un de très droit. elle dit ceci entre deux coups de hanches, très amoureusement, comme toujours.

c'est ce qui t'a plus chez daehyun aussi ?

c'est une conversation comme une autre qui ne veut pas faire mal - lola sourit bravement aux anciennes passions comme d'une mauvaise blague dont l'on veut rire et lance cela sans hésiter par-delà l'embrassade, par delà tous les champs de fleurs piétinées que l'on nomme amoures mortes.

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