beyond memories
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Bonne nuit Ameno !
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féroce
Messages : 4
Symbole : Ordures
Avatar(s) : des chats noirs - irl Guppy (tmtc)
Lun 18 Déc - 8:46







Lorsque tu trembles tes pas s'arrêtent c'est pas compliqué d'avancer pourtant tout le monde tout le monde est derrière toi Ameno ameno pourquoi tu joues à l'enfant qui ne connais pas l'amour Ameno ameno pour quoi tu penses à la mort n'y pense pas sur la pointe des pieds elle arrivera bien assez tôt cesse de contempler la perdition des notes qui venues d'un autre temps pleuviotent sur toi t’assomment de leur pianissimo flocon pointu pointes aiguisées telles tes griffes et ça [...] Ameno ameno qui es tu est-ce si grave d'avoir fini ainsi d'être l'un des artistes les plus adulé de l'occident est-ce si terrible de se sentir prisonnier dans un second corps qui ne pourra jamais égaler le premier si l'on doit recommencer quel péché doit il payer pour avoir à se retrouver ainsi prisonnier lui il ne l'est même pas il est juste Ameno ameno un chat parmi tant

doux
comme la brise

c'est l'envolé entre deux toit

les cigales chantent
des sauterelles dansent puis s'évanouissent entre les griffes
les maigres plaidoiries ne suffisent pas à
arrêter la curiosité du goût et bientôt
la décapitation en sanction d'avoir été trop vivace
trop ballerines trop cantatrice
c'est fini tout ça à présent ce jardin est devenu un désert de la joie
ou tout ce qui frétille dans l'herbe se retrouve assassiné sans autre forme de procès.

bientôt les cigales ne chantent plus, pas de grillons pour prendre le relais
tout le monde s'est enfuit plus loin dans les autres jardin, mais le malheur rêve de grandeur
il s'étend telle une peste noir et petit à petit vide sans cœur chaque recoins de chaleur
point de loup ni de renard pour mettre fin à ce massacre
les oiseaux apprennent à voler un peu plus haut et
abandonnent leur enfants tombés trop tôt.

Enfin
le silence règne
quelques secondes puis la nature reprend vie
tout le monde s'est mis à grimper dans l'espoir d'échapper à ce pétrole furieux et furtif qui ni une ni deux semble avoir comme mission
la mise à mort du printemps.
disgrâce claironnent les plumeaux du haut des quelques sapins, le fustige de leur piaillement clair et divin, si hautain...si hautain...
mais cette peste
est volatile comme la poudre charbonneuse, assez insidieuse pour venir jusque dans les maisons de pailles
pourtant si proche du céleste, croquer la vie à plein croc

il n'y a point de cachettes face à cette terreur nocturne qui une fois le méfait accomplis relâche prise.
les corps pleuvent et ricochent de branches en branches avant de se cabosser contre le sol, voués à nourrir les vers car il n'y a bien qu'eux pour trouver grâce à ses yeux.

Enfin
le silence règne, et comblé, le vrombissement sonore de l'apaisement se met à tournoyer au fond de cette petite tâche qui de tout son long, est étalé dans un jardin à l'herbe verte.

Si la vie
avait pu être aussi belle
tout du long.

douce comme la brise


A
M
E
N
O


aka
le Chat

aka
u s a

aka
11 ans

aka
Or dures

aka
moz art

aka
Wolfgang Am adeus Mozart

aka
un homme bien trop con nu à son goût

a k a

on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout on s'en fout faites le taire faites le taire le taire faites le taire faites le taire faites le taire faites le taire faites les taire Mreow

a k a
communication

c'est l'envolé entre deux toits
l'entrechat mal calculé, la gouttière glissante
la retombé subite, inattendue pour une créature à l'équilibre quasi parfait.
la petite boule de suie tout de muscle vêtu, dans une poubelle finie déchu.

et c'est bien plus loin qu'elle s'écoule et découle en elle des choses qui lui font sortir les griffes et hérisser son poils
lorsque son feulement résonne dans le désert de la rue ça sent
si si mauvais ce trottoir comme les trottoirs comme les bouteilles comme les rideaux tirés comme
la
mort
qui s'approche sur la pointe des pieds et d'un coup vous saisie d'un 'bouh' bien placé, ça le fait sursauter, d'un bond il s'éjecte de ce carcan de déchet.

un petit pas pour un chat...
au galop il talonne le goudron en tout sens cherche la direction
plus rien
ne s'assemble d'un coup l'air lui manque
q u a t r e p a t t e s l'une après l'autre et plus rien n'est n a t u r e l
Il miaule il miaule tout son corps en dehors de lui même ce corps
quelle torture !
de le découvrir si étroit

douce brise oui, avant faisait frémir ses vibrisses avec gratitude d'être en vie oh mais la vie a sa manière d'étendre sa cruauté à toute espèce qui a eut le malheur plus grand encore qu'être unique prédateur, celui de se découvrir autre que ce que l'on est.

[...]

Il était une fois un petit chat d'un hiver complet et plus, qui saute de tout son poids sur les touches blanches noirs
ça crie ça hurle, ça dit des OUSTE et des MAIS A QUI EST CE CHAT ?? Pendant qu'il monte, descend, court et surtout saute sur les tons.
BAM BAM BAM ça fait les do ré mi fa sol tous en même temps, aiguë et grave sans accords pêle-mêle ça froisse ses oreilles si sensibles en arrière mais il continue comme si de rien, babines remontées jusqu'au coup de journal qui le font couiner de douleur, sec coup BLAM il s'affale sur le tabouret qui s'écrase contre le sol, ses griffes crissent sur le parquet tandis qu'il fait un roulé boulé contre un pot de fleur CRASH court entre les jambes clac clac trépignent les talons de peur entre lui, faillirent à lui marcher dessus il s'enfuit loin du charivari feulant de tout feu et de tout boit pour effrayer et ne pas inviter à suivre.
Sa musique
est un champ de bataille.
Il ne l'aime pas.

[...]

Les lourds rideaux ont été remontés, les nouveaux tout du moins, les anciens sont à la poubelle, déchiquetés lors d'un soir un peu trop triste à son goût. Il s'était fait une cape et courait du long des escaliers, Haut bas haut bas jusqu'à quasiment s'envoler ooooooh qu'il aurait aimé oui
pour s'écraser. Il a bien fait un roulé boulé qui l'a assommé mais il faut croire que ce ne fut point suffisant pour lui faire rendre son salut.
Qu'est-ce qu'on s'ennuie, lorsqu'on est un jeune sans ambition.
Quoi qu'il fasse ça ne change pas sa situation.
quel cauchemar.
Il ne l'aime pas non plus.

[...]

Les voisins ont mis des filets aux fenêtres, des arroseurs automatiques autour de leur propriété, au revoir douce torture musicale.
Il s'en est allé erré plus loin, parcourir à nouveau le territoire, regarder avec indifférence les oiseaux les rongeurs les lézards les sauterelles les grillons les autres chats les chiens les passants les mégots au sol les enfants qui jouent au ballon puis ceux qui lancent des cailloux le jour la nuit les saisons les travaux dans la rue les aller et venu de la fille de la maison mamie sa mamie qui le nourrit l'herbe qui s'assèche la pluie la neige ses traces de pas dans la gadoue, le vent qui le met sans dessus dessous.
mais surtout de tout ça il n'en garde que le flou.
Il avait tenté de mettre les lunettes de mamie après les avoir chouravé pendant sa sieste mais rien n'à faire, les barrettes ne faisaient que glisser de derrière ses oreilles pointues.
Le ciel les étoiles les feuilles des arbres lorsqu'il lève la tête le panorama de la ville les visages, les visages surtout tout en étant de loin, les petits rictus, les faibles signes qui même à l'autre bout de la table, reste visible, toutes ces petites moues oui...
c'est difficile de se faire comprendre
il avait essayé de se cogner exprès dans tous les murs, louper quelques marches jusqu'à être amener au vétérinaire.
"Il voit très bien, ça doit être neurologique, malheureusement il n'y a pas grand chose à faire, si cela s’aggrave il faudra penser à ce qu'il vaut mieux pour lui...on pourrait tenter de voir ce qui ne va pas avec une IRM mais-"
Il ne se cogna plus jamais dans les murs.

[...]

allongé sur le sol, cela fait quatre jour qu'il n'a pas demandé à sortir. La mamie ne met pas de litière, elle le trouve "si intelligent" son chachou qui utilise les toilettes et tire même la chasse derrière lui. Elle ne comprend pas à quel point l'entreprise est risquée, avec ses trois kilos en trop, il met plusieurs secondes avant de sauter sur la cuvette, juste pour s'assurer de ses appuies.
Son obésité n'est pas récente, elle date maintenant d'un an, quel âge à t il déjà ? il ne sait plus, cinq ans ? quelque chose par là ?
Les lourds rideaux trainent à nouveau sur le sol
Les voisins laissent parfois leur fenêtre ouvertes lorsqu'ils jouent un morceaux
Les oiseaux viennent manger les graines que mamie dépose aux fenêtres, la boule noir ne les regarde même pas.
Il regarde la télévision, silencieux, la tête en arrière contre le carrelage les images défiles et s'enchaine, au fond il ne regarde pas vraiment, il écoute plutôt.
Lorsque l’émission ne lui plait pas il miaule jusqu'à ce que mamie change la chaîne en rouspétant.
Qu'elle est intelligente sa petite boule de poil, et, lorsqu'elle a un regard triste en sa direction, il préfère se détourner et aller s'étaler dans le jardin.
Parfois il a l'impression qu'elle se rend compte, mais il n'a pas envie d'essayer de communiquer avec elle à quoi bon.
Il préfère être une petite bête, de celle que l'on prend dans ses bras pour dormir avec, de celle avec qui ont a aucune gêne, de celle qui pourrait presque être comme un vieil amant.
Il préfère ne pas y penser, il ne préfère pas être humain pour elle, s'il l'était, elle lui offrirait peut-être de dormir à présent sur le canapé, ou encore pire, dans une chambre froide d'invité.
Il n'y a plus beaucoup de chose qu'il aime, mais il sait qu'il l'aime elle.
(qu'on ne lui retire pas ça pitié)

parfois il repense au vétérinaire
à se cogner contre les murs
en finir tout simplement
une piqûre et zou bonne nuit, plus rien ne lui fera mal
Il s'endormirait lové dans ses bras, la petite boule de suie, cinq ans de vie passé c'est pas beaucoup mais la suite lui fait peur.
un humain ça vie vieux n'est-ce pas...oui, jusqu'à plus de quatre vingt ans parfois alors qu'un chat...
il - ne - préfère - pas - y - penser
et rabattre ses pattes contres son museau.

En bruit de fond les chants de noël
cette petite voix qui souffle dans ses rêves
Bonne nuit !
l'orgue s’essouffle
les prières s'éteignent
Amen
L'opéra continue
Amen
tout le monde applaudit
Amen
quel génie
quel génie
quel génie
enfermée toute la journée chez lui
l'opéra vie

Plus que son humanité, ont lui a volé ses larmes.
Lorsqu'il se réveille il ne cligne pas des paupières, reste quelques instant allongé toujours contre le sol froid, dans la pénombre dans la pièce.
S'étirer, se relever avec maladresse, dégoût, il parcourt les quelques mètres qui le sépare de l'escalier, trottine jusqu'en haut, saute sur la poignée et laisse le contre poids joué pour que la porte s'ouvre dans un léger grincement.
Les rayons lunaires traversent les persiennes et viennent bariolés la chambre d'une douce lumière, mamie dort profondément.
Assit au début de la moquette, il regarde ses cheveux gris qui dépassent de sous la couette pour s'étaler en pagaille contre le coussin, enfin ce qu'il en voit d'ici.

Bonne nuit mamie.

Le chat se détourne et ressort de la pièce, descend les escaliers en faisant attention à ses bourrelets de ne pas le propulser en bas si dérapé il y a, traverse la maison silencieuse, sort par la chatière installée il y a de cela trois ans.
Elle aussi  grince, il faut dire qu'il ne l'utilise pas beaucoup ses derniers temps.
Sa petite truffe noir hume l'air frais, puis, il part faire une ronde de routine.

La vie a vraiment complètement reprise ses droits sur son territoire depuis qu'il l'a délaissé.  

Mes coussinets frémissent sous le verglas des petits cris stridents s'envolent de sous mes pas alors que je plante mes ergots à chaque avancé pour éviter de déraper L'hiver commence bien ça fait du bien cet air frais Je me demande si les Hampton vont encore mettre des décorations qui clignotent en tout sens ça crame les pupilles mais ça met une bonne ambiance lorsqu'il neige on se croirait comme dans une de ses petites boules de verres qu'on retourne et puis la magie est là on en a jamais eut à la maison mais j'en ai déjà vu par les fenêtres il y a longtemps lorsque j'avais encore l'envie de courir par les gouttières et que j'avais le profil aussi pas cette nouvelle pathétique constitution et cette envie de rien je pourrai lui parler oui mais à quoi bon imagine elle fait un arrêt cardiaque hein je me retrouverai bien con
c'est mieux ainsi.


La fenêtre du salon de madame et monsieur Knopfer est ouverte, Jingles bells s'en envol, ils vont refroidir toute leur maison à laisser ça baillant...la tâche noir hésite, après tout, il n'a pas le droit, sur ce terrain il n'est qu'un malotru un brigand qui voilà bien longtemps était venu détruire l'objet de son ire et pourtant, quelque chose lui dit qu'il devrait y mettre une patte, une drôle d'odeur qui s'en échappe.
ça crépite.

Comme bloqué, je reste à renifler, les iris ronds, mon plumeau qui s'étoffe au fur et à mesure ça sent, ça sent le souffre, ça sent de plus en plus fort de plus en plus vite, mon corps frissonne, je prend du volume prend sur moi oui il le faut il le faut ils ne le méritent pas mais encore personne ne mérite ça retourne des petits bout de terre lorsque je m'élance enfin pour m'approcher, me jeter sur leur barrière en fer, escalader, passer de l'autre côté en y laissant une griffe dans une interstice qui me vole un cri glapit entre surprise et douleur pas le temps plus le temps je ne pense pas vraiment ni a eux ni à ce que je fais à courir comme ça, sauter m'accrocher à la rambarde en bois avant de passer de l'autre côté, enfin sur le comptoir de leur cuisine américaine débouler dans la grande maison plongée dans le noir (mais brillante de vue à mes yeux) à la propreté implacable. ehm ehm lèche mon pelage un peu nerveux voilà bien longtemps que je ne miaule plus.
Mreow ?
Mreow ?!
MROW !!!
d e t r e s s e
à parcourir les gros carreaux jusqu'au salon, je le sais
je le sais déjà mais là tout prend son ampleur les vagues de chaleur dansent derrière la porte de verre, viennent souffler contre lui le bois brûlé brûlant carbonisant dévoreur et qui à si soif. Par delà la transparence, engloutit dans les vas et vient des doigts crochu oranger, le piano fond et-wPICHHHHhh-les cordes une à-WAPICHHH-une sautent et fouettent l'air chaud, à deux reprises je sursaute et il en faut bien deux pour me décrocher de l'emprise hypnotique de voir si facilement cet objet enfin détruit et me savoir impuissant à peut-être
le sauver.


mais le diable danse et l'instinct reprend le dessus c'est les rire la farandole flambée fini par l'effrayer assez il fait demi tour en trombe s'enfuit.
les pompiers vont arriver mais c'est trop tard trop gris le ciel est noir.
Le chat a regardé le tout brûlé jusqu'à devenir carbonisé qu'un amas mort tout est mort oui c'est tué c'est
fini
A m e n o
Les braises s'éteignent sous les gerbes d'eau des pompiers
A m e n o
Lui hurle à la mort sous la fenêtre Mamie est déjà réveillée en pyjama à celle ci a essayer de l'attraper pour le rassurer qu'elle pense
Elle ne peut pas savoir que sur le coup ce n'est pas de peine qu'il hurle mais de délivrance
Il pleurera en lui plus tard lorsque le feu aura fini de brûler en son noir sein et qu'il se rendra compte que ce qui ne tue pas
ne rend pas forcément plus fort
(mais parfois enfonce plus profondément entre les bras glacés de Morphée)










ça fait longtemps





pas assez longtemps










Je ne souhaite pas une de ces morts viles qui prend à bras le corps et vous emporte dans cet élan subite de douleur
crie crie crie qui s'élève des lits et pire encore les demis silence des hommes qui suffoquent l’œil agar et la terreur placardée contre leur faciès. Ils fondent dans leur lit et ne reste d'eux plus que la sueur et le sang des paniques provoquées par l'heure soudain sonnée.
Cette stupeur, cette surprise, l'impuissance, les détresses respiratoire, les caillots de sang et le pire de tout l'odeur mortelle froide et impersonnelle du
blanc blanc blanc où que l'on regarde des hôpitaux.

Laissez-moi donc rencontrer ma mort des semaines durant alors que mes flancs se creusent. Je préfère sentir son souffle moite peser d'une caresse le long de ma fourrure et me remémorer chacune de mes vertèbres. Seul j'ai froid, sous les couvertures dans l'obscurité je joue à lui ressembler ne plus penser ne plus être. J'ai revêtu ma pelisse couleur famine, terne, décharnée, pour en rêve être assez léger et avoir l'occasion de danser à ses anguleux côtés.

Tout me dégoute : je n'ai jamais aimé que l'amertume et le rouge ferreux (je n'ai jamais aimé comme je t'aime)

- Vraiment, dit le chat, ça ne m'intéresse pas énormément.
- Tu as tort, dit la souris. Je suis encore jeune, et jusqu' au dernier moment, j'étais bien nourrie.
- Mais  je suis bien nourri aussi, dit le chat, et je n'ai pas du tout envie de me suicider, alors tu vois pourquoi je trouve ça anormal.
- C'est que tu ne l'as pas vu, dit la souris.
- Qu'est-ce qu'il fait ? demanda le chat.
Il n'avait pas très envie de le savoir. Il faisait chaud et ses poils étaient tous bien élastiques.
- Il est au bord de l'eau, dit la souris, il attend, et quand c'est l'heure, il va sur la planche et il s'arrête au milieu. Il regarde dans l'eau. Il  voit quelque chose.
- Il ne peut pas voir grand-chose, dit le chat. Un nénuphar, peut-être.
- Oui, dit la souris, il attend qu'il remonte pour le tuer.
- C'est idiot, dit le chat, ça ne présente aucun intérêt.
- Quand l'heure est passée, continua la souris, il revient sur le bord et il regarde la photo.
- Il ne mange jamais? demanda le chat.
- Non, dit la souris, et il devient très faible, et je ne peux pas supporter ça. Un de ces jours, il va faire un faux pas en allant sur cette grande planche.
- Qu'est-ce que ça peut te faire? demanda le chat. Il est malheureux, alors?...
- Il n'est pas malheureux, dit la souris, il a de la peine. C'est ça que je ne peux pas supporter. Et puis il va tomber dans l'eau, il se penche trop.
- Alors, dit le chat, si c'est comme ça, je veux bien te rendre ce service, mais je ne sais pas pourquoi je dis "si c'est comme ça", parce que je ne comprends pas du tout.
- Tu es bien bon, dit la souris.
FIN

Souvent
moins on en sait mieux on se porte
QUE
CA
FAIT
DE

On passe par les fenêtres entreouvertes, les coussinets vont flirter avec la poussière et on se gargarise d'avoir trépassé, nous aussi, à notre manière.

ça grise les sens et enfin on se sent en vie, n'est-ce pas toute la beauté du chemin ? Dans mille et une symphonie je n'existe point, pourtant la mienne résonne bien. Veux-tu donc laisser l'orchestre à d'autre ? Je n'ai besoin que des instruments de la nature pour me sentir vivant.

(il parait qu'il vaut mieux comprendre tard, que jamais)

C'est l'histoire d'un chat nommé pastèque mais en vrai son prénom s'est melon.
S'est un chat blanc et sourd comme certain d'entre eux lesont. Comme il ne s'entend pas causer il hurle pour se faire remarquer.
Pastèque-melon est un chat d'intérieur mais un jour il se faufile par une fenêtre et tombe de 46 étages.

Tout du moins c'est l'effet que ça lui a fait en découvrant un horizon sans mur, sans préavis, sans lois avenantes quand au quotidien parfaitement reglé dans lequel il a évolué toute sa vie.
L'ivresse de cette nouvelle aventure le fait partir à la rencontre du monde et, le monde répond à cet appel frénétique en lui roulant dessus au premier boulevard venu.

On a rapporté le petit corps sans vie de melon à son vieux maître dans l'après-midi. Son petit corps fracturé fut enterré dans le jardin sous des gros galets gravés au nom de Pastèque.

Cette histoire a la morale que chacun veut, mais pour Ameno, elle n'en possède aucune puisqu'il a passé tout son temps à regretter feu son ami de fenêtre, Pastèque le melon. Il a même beaucoup pleuré en lui, avant de repenser à sa mie, qui, un beau jour, ou plutôt une belle nuit, est passée par la porte -puisqu'une fenêtre c'est trop petit- pour ne plus jamais revenir.

Elle est en maison de retraite que Sorcière lui a dit. Elle lui a dit mais il le sait, il l'a senti.
Il pense à son corps blottit contre celui de Mamie sur le lit, ça lui manque, souvent.
Il se demande si ça manque plus à Melon ou à son Papi, souvent -qu'il se demande.
La réponse lui parait toujours évidente, comme réminescente d'un autre lui, plus jeune, moins égoïste, pire encore.

Dans son nouveau chez lui Ameno a une peluche d'un chat blanc qui se nomme pastèque, mais dont le vrai nom est melon.
Melon ne tombera plus jamais de 46 étages,
Melon ne fera plus jamais pleurer son Papi.
Ou plus sûrement, le fera-t-il pleurer pour toujours.

Ameno se demande si dans son lit, sa Mie sanglote Ameno comme lui l'aime.

Bonne nuit
Mamie




on remercie Cecil le magnifique pour ce code sur-mesure fait à 4h du mat
ps 2.0 comme j'ai vu une confusion, tous les dessins sont de moi sauf la  base du header qui est une image de Ian Crawley
JTM
ouai moi chui comme ça je cite un long passage de bouquin dans ma fiche np ouai j'ai grave été inspiré par Mercredi, mais c'est pas un secret, tu es l'une de mes plus grandes muses bb depuis le temps tout le monde est au courant mdr puis j'ai saoulé cecil pour avoir mille onglet juste pour avoir mille onglet en me disant que je trouverai bien de quoi les remplir mdr
(donc en vrai on remercie CG qui m'a filé un photoshop qui marche ameno j'ai envie de dire je peux enfin faire mes weird shit à nouveau dessus. J'avoue que ça a pas mal fait déclic sinon j'aurai jamais pris la peine.)
ps : cette fiche va sûrement mettre du temps avant d'être complétée, je suis juste intenable et je suis très fier du codage de Cecil plus de mes petits dessins donc je spam bien avant l'heure.
 
magnolia
magnolia
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Messages : 105
Occupation : Ange gardienne fact(r)ice
Avatar(s) : Meiko Honma - Ano Hi Mita Hana no Namae o Bokutachi wa Mada
Lun 18 Déc - 14:50
FIRST


Mon Dieu cette fiche est une oeuvre d'art. Le codage, les dessins... J'ai jamais vu quelque chose comme cela sur les forums rp, c'est juste... exceptionnel. Franchement le pense que le mot "oeuvre d'art" s'applique totalement ici je veux dire y'a tout, les dessins, l'écriture, le codage... Et le rendu est si surprenant, si original et si magnifique ! C'est aussi incroyable que génial, merci pour votre travail, CG, Cecil et toi Jaak, c'est impressionnant et plein de fantaisie

Tu sais ce que je pense de ta superbe écriture... Et c'est un plaisir de relire le début d'histoire de Ameno. Qui d'autre que toi pourrait incarner aussi bien un chat après tout ? Je l'aime déjà de toute mon âme d'autant qu'il s'agit dès le départ d'un personnage qui me tient énormément à coeur <3 Et j'ai juste hâte de lire la suite (et fin) de son histoire, qui sera portée je n'en doute pas par ta plume d'une sensibilité aussi admirable que l'innocence qui s'en dégage

je fais vite la fiche de Sorcière pour t'aider !

Merci encore d'avoir accepté le lien que je t'ai proposé et d'avoir créé Ameno ; ; Je t'aime fort <3
Et bienvenue pour la sixième fois alors, my queen bbchat !

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