beyond memories
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ce fil rouge [Arm]
 
magnolia
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Occupation : Tiens un salon de coiffure / Skate comme un dératé
Avatar(s) : Scotland, Hetalia
Sam 9 Déc - 14:00


Au chemin du bonheur
des cailloux d'insouciance
et un peu de chagrin.

Tu as remonté tes manches et ta stature aussi
Aujourd’hui Sasskä, tu te diriges vers une maison où tu n’as pas le droit (d’aller)
On te l’a indiqué : banni, répudié
Mais la personne qui y vit (et la raison pour laquelle on l’ignore) est une partie intégrante de ta vie
une sorte de chair de ta chair projetée à des années lumières
Le modèle que tu t’accordes, que tu files (miséricorde)
Un être qui te semble si bon et pourtant si mal (traité)

Tu as du rouge au coin de la bouche et des hématomes qui courent sur tes genoux
Des souvenirs saisit au passage d’engueulades juvéniles
Ces êtres humains n’apprendront peut-être jamais (et ce doute te sert la poitrine)
Tu grince des dents et tes yeux feu-follet nourrissent un brasier
Ce sont des étincelles de doute mais aussi d’agacement (pourquoi est-ce à vous de toujours tout chercher)

C’est assez habituel maintenant pour toi, de passer ce péron, cette boutique, de venir le voir
tu as réussit a organiser ta vie pour lui laisser la place qu’il mérite (centrale, pivôt, pierre angulaire)
tu espères que tu ne le déranges pas, mais tu n’y penses pas trop. Avec lui tout est si naturel, ouvert, coule comme de l’eau
Il y a aussi pas mal de pincements, et cette faiblesse latente qui revient au galop
c’est ton frère — ton âme sœur ; enfin, peut-être pas, mais tu sais qu’auprès de lui, tu peux trouver de la chaleur.

Tu avais une question sur le chemin
et elle a dérapé de tes lèvres pour se perdre tout au loin
tu secoues la tête : elle reviendra (quand il le faudra)

Des plumes qui volent et l’air frais qui raconte qu’on s’éloigne de la ville
Il y a du vent dans tes cheveux roussis ; et c’est agréable pour toi, comme du baume qui te panse.

Tu passes le pas de la porte, circule parmi les objets divers et varié.
Ton poing passe sur le coin ensanglanté de ta bouche gonflée.


« Arm ! »

    Il y a longtemps, il ne s’appelait pas comme ça.
    Il y a longtemps, tu ne prenais pas le visage d’un adulte que tu n’es pas.
    Mais le temps et les évènements ont toujours leur marque de fer rouge


« Je t’ai ramené quelque chose d’intéressant ! »

Tu enlève de ton épaule gauche un sac en bandoulière. Dedans, un vieux manuscrit retrouvé dans la remise de la boutique de cheveux. Tu ne sais pas ce qu’il y foutait, mais tu l’as retrouvé et les écritures à empattements maladroitement calées t’ont indiqué qu’il y avait de l’âge sur ces pages jaunies.

Il y a tellement d’objets dans les recoins de la pièce, qu’à chaque fois ton regard s’y perds. Tu as l’impression qu’Arm s’y fond parfois, et quelque chose te serres le cœur : est-ce qu’il disparaitra dans cet infini univers ?


Peut-être est-ce pour ça que tu es si content :
avec ce livre, au moins une partie de toi restera quoiqu’il advienne
dans ce palais mystérieux de souvenirs bohèmes.

 
magnolia
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Messages : 21
Occupation : antiquaire
Avatar(s) : zuko - avatar tla
Lun 11 Déc - 22:00
 

Pour l'instant il est, mordu de fatigue et d'indolence, indifférent de la Terre qui tourne et des soleils qui s'épuisent : au perchoir de son asthénie, Armillaire se ficherait d'une fin du monde. Accueillerait les nuées avec le regard las des gens qui s'y attendent, avec encore au poignet un chiffon prêt pour les poussières. A la faveur des éclipses éternelles il bâille, aux corneilles littérales qui battent des ailes sur le toit, en attendant la fin des temps et de l'étirement de son ennui toujours vert.

Son œil toujours cendré recueille pourtant un éclat rougeoyant qui couche tous les soleils : ça souffle les ombres de langueur à toutes ses extrémités, et réveille au bout de ses racines calcinées un flamboiement aux couleurs vertes. Lorsque le frère passe la porte, Armillaire se réveille encore un peu magnolia, et ses sombreurs infidèles disparaissent par le plancher. ‹ Bonjour. › Un sourire oiseau renaît du feu pour Sasskä, ‹ Montre-moi ce que c'est. ›

Il prend le livre corné, de la main qui est encore pure - il a déjà suffisamment choqué Sasskä de ses crevasses brûlées - et y balaie un œil connaisseur. ‹ C'est un registre de commande. J'imagine que le salon de coiffure a toujours été une boutique. › Il commente au vide, mais c'est plus fort que lui ; il a toujours la voix pour les vieilleries. Un sourire rare enflamme ses lèvres lorsque son regard croise le petit frère : ‹ Merci. Ça a l'air insignifiant comme ça, mais on peut apprendre beaucoup des registres. › La rondeur de ses épaules s'abaisse au vent frais des forêts révolues. Armillaire se voile d'une délicatesse toute fraternelle pour cet enfant toujours pressé à ses talons : le seul encore dont il ne hait pas l'ombre. Sa tête trace un geste nonchalant vers la cuisine, et à l'habitude : il ouvre la marche. ‹ Viens, je vais te faire un thé. ›

Il ouvre les lumières artificielles sur le bois brut, sort deux tasses, met l'eau à bouillir. Armillaire se garde dans les silences sans secrets, et rejetés des haines ; il n'apprend pas à Sasskä ses ombres - après tout, n'est-ce pas : la mère l'a déjà bien assez fait pour lui. Il pose sur la table des gestes secs de son habitude deux tasses fumantes, et le regard clair tombe sans sentence. ‹ Et sinon, tu t'es battu ? › Avec le ton léger des jugements : il y a longtemps qu'Armillaire s'est défait du manteau vaillant des fleurs. Il n'a que sa curiosité moribonde pour lui, et une prévenance primitive venue de sous la terre pour son frère. ‹ Si tu veux te soigner avant de rentrer chez le cerbère tu peux. ›


 
magnolia
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Messages : 33
Occupation : Tiens un salon de coiffure / Skate comme un dératé
Avatar(s) : Scotland, Hetalia
Lun 11 Déc - 23:45


Au chemin du bonheur
des cailloux d'insouciance
et un peu de chagrin.


‹ Montre-moi ce que c'est. ›

Tu lui montrerai ton propre cœur s’il te le demandait.
Le moindre regard bienveillant te fait l’effet d’une caresse
d’un souffle chaud, celui de l’été en fin de soirée
Et à chaque fois l’ombre au tableau ; cette peau fondue qui fonds ton âme (de relents amers, d’une haine qui s’égare)

Sasskä tu es un petit enfant, encore plus petit que tu ne l’es déjà à chaque fois que ton frère ouvre la bouche, ou se tourne vers toi. Un registre de commande ? Tu as les yeux qui brillent, qui se demandent. « C’est bien, alors ? ». Mais tu ne murmureras rien de tes pensées infantiles, de ce pan égoïste de ton âme qui oscille. Tu te contentes d’écouter ces mots qui forment des allées pleines de promesse, des notes dont lui seul a le secret. Parfois tu te demandes d’où Armi tiens toutes ces connaissances, cette perspicacité qui il te semble (te fait défaut).

‹ Merci. Ça a l'air insignifiant comme ça, mais on peut apprendre beaucoup des registres. › Un peu comme toi, Armi. La vie t’a diminuée et pourtant, tu es une source intarissable.

Il t’entraine vers les vapeurs de la boisson qui pour toi, est devenu le symbole de vos après-midi passées ensembles. Tu aquiesces en souriant, et ça tire sur le bord de tes lèvres gonflées, mais tu t’en défends. La lumière grésille à peine sur les mobiliers forestiers, et tu l’observes de dos s’affairer aux épices et plantes d’arômes. L’odeur chatouille tes narines et tu fermes les yeux, tant qu’il ne te voit pas, pour emplir ta tête de ces saveurs familières.  ‹ Et sinon, tu t'es battu ? › Tu as rouvert les yeux brusquement, quelque chose dans l’émeraude de tes yeux est confus. Tu ne veux pas le décevoir. Mais tu sais aussi qu’il ne te jugera pas ; pas vraiment. Parce que c’est Arm. Parce que c’est toi. Que c’est comme ça.

Du rose sur tes joues, et ta tignasse flamboyante éparpille sur ta peau blanche des griffures d’automne. ‹ Si tu veux te soigner avant de rentrer chez le cerbère tu peux. ›

Alors tu éclates de rire et tu te grattes l’arrière du crâne. Le cerbère. Oui, vraiment.

« Merci Arm ! »

Tu as saisit la tasse et grimace, parce qu’elle est encore fumante, trop pour être appréciée.

« Je me suis pas battu. »

Tu te ravises. Pour qui mens-tu ?

« Enfin si. Mais c’est pas grave. Puis ce soir je rentre pas. »

Là tu te noie un peu dans l’ambre liquide ; elle aspire la lumière, l’y plonge, t’y attire.

« J’habite de temps en temps à mon salon de coiffure. »

Y’a une sorte de fierté dissimulée derrière ces quelques mots. Bientôt six mois que la boutique a ouverte, d’efforts constitués en démarches abouties. C’est pas le luxe mais une dépendance à l’arrière te permet de jouir d’une kitchenette et d’un lit. Tu as convaincu Cecil du bien fondé de ton entreprise. Puis elle ignore tout de vos entrevues — elle ne peut pas se douter que le mauvais fils file un mauvais coton.

« D’ailleurs Arm, tu sais que tu es toujours le bienvenue n’est-ce pas ?! »

Tu te penches en avant, vers Arm de l’autre coté de la table, et tes doigts roulent entre leur pulpe quelques mèches de cheveux.

« D’ailleurs, depuis combien de temps tu ne te les est pas coupé ? Tu sais, dans certains pays les cheveux des fé…des humains contiennent leur essence vitale. »

Tu rougis à nouveau, parce que c’est enfantin ? Tu ne sais pas très bien. Puis tu n’as pas envie de brusquer Armillaire. Peut-être qu’il laisse ses cheveux pour effacer sa chair ? Tu ne penses pas. Tu ne crois pas. Arm est plus fort que ça (envers et contre tout). Alors l’air un peu confus du regard qui s’étends, tu prononces

« Le thé sent bon. »

Ta façon a toi de dissimuler ta (gêne).

 
magnolia
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Messages : 21
Occupation : antiquaire
Avatar(s) : zuko - avatar tla
Sam 16 Déc - 19:20
 

Il y a pour Armillaire, une fierté toute naturelle et immorale, d'avoir Sasskä près de lui ; il cueille avec suffisance la passion au fond des yeux et s'en fait un manteau de confort. Son sourire est antique et secret, mais a encore un tout petit peu de la couleur magnolia, lorsqu'il prend à ses poumons la cendre d'une rébellion fraîche. Ce n'est pas lui qui sème les étincelles, pas vraiment : mais reposé près de la forêt, il a tout le loisir de voir le feu monter. ‹ Fais attention quand même. › Comme on amnistie gentiment les blessures d'enfance avec la risette aux yeux : Armillaire pourtant devrait savoir que Sasskä est pris d'autres feux que celui des jeux infantiles. ‹ C'est bien que tu prennes ton indépendance. › Que tu goûte de toi-même l'amertume qui borde le cœur des hommes à la réalité : on ne les éduque pas assez aux ombres là-bas.

La main glisse à son front et fait monter un automatisme rouge à son œil : l'autre ne voit plus mais n'a pas oublié. Armillaire ouvre l'iris grand sur l'urgence, repoussé par une intrusion qui n'a pas besoin de nom. Un incendie se déclare à la chaleur coupable du danger, car il ne veut pas être touché, et veut encore moins l'être des mains qui savent déjà les larmes qui ont coulé là. Mais il se rappelle à l'innocence du geste : et tarit l'embrasement réflexe d'un flot qui se révoltera plus tard. Il repousse poliment la main de son frère avec un sourire contenu. ‹ Je n'aime pas trop aller chez le coiffeur. › Il fouille la terre pour retrouver le chemin des nonchalances, et souffle sans égards sur la vapeur du thé. ‹ Tu as raison, peut-être que j'ai envie de garder un peu d'essence vitale là-dedans. J'irai quand ça me gênera. ›

Armillaire se recouvre promptement de sa colère morte et des dessèchements de sa verve : sinon la peau nue est à vif et il déteste jeter cette rougeur de la chair à des yeux qui s'enflamment sur lui. De l'essence vitale : il n'en a plus, ou alors elle a pourri dans le creux friable d'un tronc. Il en est fier d'ironie, puisqu'il n'a aucune envie d'en pleurer. Ses épaules se haussent comme le font les gens anodins. ‹ C'est du thé noir épicé, avec de la rose. Si tu aimes ça je peux t'en donner. ›


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