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l'oiseau mort // cosmo
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Mar 21 Nov - 18:57
le visage impassible, glaçon dans le désert, la beauté infaillible céleste et singulière
monsieur n'est qu'élégance et prestance monsieur insinue par ses sourires et ses airs
une hypocrisie cordiale
il gare son bolide allemand non loin de la librairie sans
jamais rater son créneau
((monsieur ne chute point ne se trompe monsieur n'est que perfection millimétrée))
même en déambulant dans la rue
ses pas sont alignés
sous son masque de miel il cache déjà son agacement et son irritation
car il doute qu'un homme comme vous veuille discuter avec un comme lui
pourtant si aujourd'hui là il est n'est pas question de vous réellement- mais de ce il effacé depuis si longtemps
l'ombre enfantine à jamais oubliée dans des dossiers archivés
mais lui il est là pour pointer du doigt ces cauchemars du passé
il pousse la porte et le carillon chante de sa douce mélodie
il parcourt nez levé yeux impérieux- inspire discrètement l'odeur des livres qui lui manque dans son environnement stérile
il sourit brièvement- milieu d'après midi personne tout est vide
lui
et
vous
monsieur müller c'est bien ça ? vous auriez un instant à m'accorder ?
BY MITZI
 
freesia
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Mer 29 Nov - 15:29

  



Entre ses mains les pages s’agitent
et
les couvertures caressent la pulpe de ses doigts
et
les cartons pèsent entre ses bras, contractent ses muscles et tendent son dos.
et
créent de la poussière en retombant sur le sol.

Pas un bruit entre les papiers vieillis, ceux plus jeunes qui ont la clarté contrastée de l’encre encore fraiche et du papier naguère vierge. Il est seul, pauvre bouffon, dans ce royaume de tranches sages et de reliures qui sans leur reine sont déjà orphelins. Partie on ne sait ou pour une missive urgente elle lui laisse les clefs, heureusement pour lui pas de clients à l’horizon par delà les douves. C’est qu’il abhorre les voix et les demandes, les mains qui fouillent et dérangent ces livres qu’il passe tant de temps à organiser.
Parce que ça occupe ses mains
Parce que ça occupe sa tête
parce que.

Mais là il n’y a plus de cartons, il y a le calme de la librairie et la plainte ronronnante lancinante humide et brulante de la machine à café qui dégobille son liquide noir. Cosmo s’accoude au comptoir maculé de dépliants, cartes et petites notes avec lesquelles ses bras tatoués semblent se confondre. Papiers aux écritures diverses qui se mêlent et qui s’emmêlent sans espoir de démêler les mots qui y sont inscrits. Portant le café brulant à ses lèvres les vapeurs qui s’en échappent vient obstruer sa vue et couvrir ses lunettes rondes d’une épaisse buée.
Un instant aveugle il y a les formes, monstrueuses taches de lumière et de couleur. Puis il y a le bruit qui le fait sursauter. Le cri aiguë et rond des clochettes qui tintinnabulent, s’agitent.  Et puis il y a la voix, que déjà Cosmo déteste.
Monsieur Müller
C’est une apostrophe bien formelle, et qu’il a entendu un bon nombre de fois.
Nerveux il pose son café, retire ses lunettes et les essuies d’un geste bref sur un pan de son T-shirt.  Remises sur son nez, passant une main dans ses cheveux blancs, il fixe l’intrus. Le client?

Scanner le nouveau venu.
Il coupe
il tranche
il est propre
sur lui
méticuleux
immaculé
rien ne dépasse
le dos est droit
le costume tombe juste.
La perfection est effrayante il n’y a pas de défaut auquel se raccrocher,
pas d’accroc rassurant dans l’apparence.
Il n’y a rien à lire et tout est dit.
Cosmo desserre les dents mais ressert sa prise sur son café. À quoi bon mentir ? ils voient bien tout deux que personne ne se presse aux portes de la librairie et que le seul tenancier s’apprêtait à prendre son café, son paquet de cigarettes à la main.
Souffler par son nez et relever la tête.
« Lui-même. Vous désirez ? » les mots lui arrachent la bouche. « Si c’est à propos de l’individu qui a forcé la porte de la station électrique, je ne sais rien à ce sujet. » Cosmo, ça sonne coupable.
Que veut il ?
Ça y est la CIA est venue l’assassiner en personne.
Parce qu’il en sait trop.
Il ne sait pas quoi mais il le sait.
Comme dans les films, l’homme va porter sa main à son veston, en sortir un petit calibre et
boom
sa tête ira repeindre les murs et écrire
de nouveaux poèmes
sur
les pages
blanches.

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Jeu 14 Déc - 22:12
le visage impassible, glaçon dans le désert, la beauté infaillible céleste et singulière
cosmo sentinelle du mal- tout votre être à ses yeux dégage cette aura malsaine de la donation et de l'abandon
au mal
rien que dans vos explications à vous justifier comme un enfant pris au piège- il n'est pas venu pour ça ici et ça lui dégage un léger sourire
qui n'a rien de sympathique
car monsieur est un homme grand et fort car monsieur est idéal taillé de glace- et ça n'a rien d'humain
il avale vos paroles d'un hochement
il y'a erreur.
réveillons les démons du passé- il s'approche
qu'ils dansent et qu'ils ne brûlent- qu'ils touchent le ciel sans jamais l'atteindre
nous avons besoin d'eux d'un instant pour élucider l'horreur du goût acide de la mort
il s'approche tend sa main, solennel et soldat
menton levé et dominant- il rentre de partout et absorbe l'espace vital sans aucun remords
yeux dans les yeux
monsieur campbell, agent du fbi du département de washington. je suis à foxglove pour élucider les histoires de morts d'enfants répétées dans les alentours. ça vous dit quelque chose, sûrement ?
il se poinçonne impassible et fait taire les oiseaux dans cette ville où il fait maintenant tout le temps nuit- que nyx vous accueille dans ses bras pour résoudre votre cauchemar cosmo
car monsieur, ça fait longtemps qu'il n'a plus peur de rien
BY MITZI
 
freesia
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Sam 23 Déc - 22:03

  



Oh c’est pire que tout.
Pire que tout ce qu’il aurait pu imaginer.
Pire que le revolver que l’on sort de sa veste
Pire que les bombes qui tombent sur les champs de bataille.
C’est pire que le feu ou sa tête qui exploser pour aller repeindre les murs.
C’est pire que tout c’est… il connait deja la réponse.
Sait depuis le moment où l’homme a posé son pied ici.
Il sait, il le sent. Celui-ci ressemble aux hommes de ses cauchemars ceux dont on ne peut lire la face.
Ceux qui posent les questions dans leurs costumes sombres.
Ceux qui sourient la mort entre leurs dents blanches.

Tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toi. Je ne veux pas t’entendre prononcer son nom. Tais-toi. Ne m’entraine pas encore là-dedans. Tais-toi. Ici les gens ne savent pas. Ils ne savent plus.

Disparition d’enfants

C’est un mot qu’on entend à la télé dans les journaux dans les livres d’épouvante.
Pour Cosmo il a un gout d’horreur ce mot.

Ses jambes menacent un instant de se dérober sous lui.
Tu trembles.
Tu paniques ?
Serait-il au courant de …? Saurait-il pour … ?
Pour les mots dans sa tête et les messages étranges et ce Clyde fantôme qui lui parle chaque nuit ?
non
non c’est impossible il ne peut pas savoir.
respire Cosmo respire.

Il regarde la main tendue devant lui, il la regarde comme une insulte. Il n’a qu’une envie c’est de lui cracher au visage et de regarder ça couler sur sa petite tronche parfaite. Goutter sur son beau costume tiré à quatre épingles.
Il regarde la main et porte son café à ses lèvres.
Baisse la-donc je ne la toucherai pas.
Ce n’est pas la caffeine qui va calmer ton coeur.
Ou peut être que tu cherches à le faire lâcher ?
Emporter tes secrets dans ta tombe voila qui serait drôle.

« Vous savez ce que je pense ? » Il s’en fout surement , mais Cosmo refuse de céder « Je pense que vous êtes un bon petit élève qui a bien révisé sa leçon. Que vous la connaissez même sur le bout des doigts. Ça tombe bien moi aussi. » Il repose le paquet de cigarette sur la table, hurlant intérieurement pour un brin de nicotine en intraveineuse. « Donc épargnez moi les bavardages. Qu’est ce que vous voulez ? »
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Dim 7 Jan - 2:15
le visage impassible, glaçon dans le désert, la beauté infaillible céleste et singulière
il vous sent vous décompenser il observe analyse et interprète
il est une machine à qui on a dit de faire preuve de patience et d'indulgence d'une pointe de compassion pour ne pas brusquer l'ensemble
car souvent ces gens qui ont vécu des drames ainsi ils terminent mal (timides ou déglingués il en a vu de toutes les couleurs) et c'est parce que monsieur reste inflexible qu'on l'a envoyé ici dans la ville de malheur où il fait maintenant tout le temps nuit
il penche un poil son visage sans jamais lâcher ses pupilles- laisse retomber par la même occasion sa main jusque là tendue et se tait pour le laisser parler
il n'est que spectateur et vous un ancien acteur- il ne connaît que le script par le biais du synopsis sur la brochure de la pièce
il est infiniment indifférent à la douleur qu'expire votre être: elle semble irréelle et dénuée de sens pour un homme de son envergure qui ne connaît point les douleurs de la vôtre
vos paroles ne lui déclenchent qu'un battement de cil et sa respiration il a entendu et vu bien pire bien entendu
votre réaction, ce rejet est normal dans ces circonstances.
il se veut conciliant et peu agressif- peut-être y'a-t-il un rien de condescendance
involontaire
j'ai besoin des informations que vous possédez sur le décès de clyde. vous êtes l'unique témoin recensé alors votre parole nous est précieuse.
il sourit à nouveau ses pattes d'oie se plissant sans aucune mauvaise intention
BY MITZI
 
freesia
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Lun 5 Fév - 0:06

  



Et voila dans le fond de la gorge l’âpre mesure de la bile et son goût écoeurant qui lui dissout le coeur
Clyde
Vous ne devriez pas avoir le droit de prononcer son nom
Clyde
vous le salissez de votre bouche
Du haut de votre costume, de vos chaussure cirées
de votre horrible visage vide, vide, vide
si vide que Cosmo aurait envie de le griffer, de planter ses doigts dans vos orbites pour qu’il se baigne d’un peu de couleur, d’un peu de rouge
qu’il soit déformé par des cris.

rejet, normal

la langue est aseptisé et sèche c’est le pantin qui répète bien ce qu’on lui a apprit
C’est le chien qui se courbe pour un sucre
Cosmo ne sait pas qui lui donne le plus envie de vomir
le souvenir
ou l’homme devant lui.

Car son ton le ramène à des heures oubliées, des lits d’hôpital, des yeux vides. Des faits.
Nous voulons des faits Cosmo.
Répondez à la question.

Et il avait peur si peur parce que dans sa tête il n’y avait que le vide.
il avait 10 ans et avait peur.
Il avait si peur de leurs costumes noirs et de leurs regards froids (comme celui-ci en face de lui) et de tous ses regards sur lui arrêtez s’il vous plait, arrêtez de me regarder
Nous avons besoins d’informations ?
je ne sais pas
Que s’est-il passé ?
je ne sais pas
Vous êtes le seul témoins. Le seul témoins. Le seul. Seul. Seul. Seul.
je ne sais pas
jenesaispasjenesaispasjenesaispasjenesaispasjenesaispasjenesaispasjenesaispasje-

C’est tout ce qu’il avait toujours été, l’écrou défectueux dans la grande machine, bon à rien, à jeter, vide d’informations mais rempli de cauchemars. Des longues heures à essayer de lui faire dire ces choses qu’il n’avait jamais pu toucher, ces souvenirs que quelque chose avait dévoré.

« Informations. » Et le mot sur sa langue est salé comme une larme. Et ses bras se raidissent quand il passe ses doigts, par delà les encrages, sur les traces brûlées de son derme sombre. «  C’est tout ce que je suis oui. Une information. C’est tout ce que vous voulez. C’est tout ce que vous avez toujours voulu. Rien, je n’ai rien à vous offrir. » Il balbuties les mots qui se perdent dans les sueurs froides et les litanies embrumées et l’angoisse qui lui tord les tripes et les jambes, comme un grand glaçon dans sa tête et au milieu de son ventre parce que tout bouge autour de lui car il n’a pas envie de se souvenir, et qu’est ce que c’est que ce bruit ? ah oui juste le coeur qui bat à ses oreilles, qui pulse comme un diable là ou se rencontrent son cou et sa mâchoire serrée qui crache des mots, corrosifs et brulants. « Je ne sais rien. Je ne sais rien mais vous n’en avez rien à foutre. Vous vous en fichez des gens n’est ce pas ? Vous arrivez, vous extirpez des semblants de réponses, les faits qui vous font plaisir sans écouter les gens. Vous détruisez tout. Et puis après vous repartez, quand vous avez bien abusé de vos témoins chéris, vous repartez et vous laissez tout en ruine. »

Plus bas, si bas, mais tout aussi dur entre les lippes qui tremble et le palpitant qui hurle :
« vous me dégouttez. »

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Mar 6 Fév - 23:59
le visage impassible, glaçon dans le désert, la beauté infaillible céleste et singulière
il est désabusé et laisse couler sur lui vos crachotements de défense
c'est un peu triste mais c'est ainsi les gens comme vous c'est un peu triste mais il n'y peut rien il ne peut pas
révolutionner votre monde
il peut le changement d'une manière infime- soulever des draps pour dépoussiérer et enfin cirer le cuir d'un vieux fauteuil abandonné dans votre grenier
le grenier de votre corps oui et pour cela il faut franchir les portes- vos mâchoires serrées
et remonter jusqu'à votre cervelle bien durcie par le rejet
vous le voyez inhumain alors que monsieur est john (mais même lui l'oublie vous savez il est vêtu de l'emprunte de ce monsieur depuis maintenant des années- ça lui colle à la peau et lui retourne le cerveau)
il vous dégoûte ?
son sourcil tique involontairement se rehausse un maigre instant comme pour répondre à l'affront
il ne s'excusera pas il ne cessera pas c'est des paroles en l'air tout ça monsieur müller vous le savez que ça sert à rien ce genre d'injonctions à part essayer d'atteindre l'humanité sous la chemise bien taillée
mais il ne soupire pas il file une de ses mains dans sa poche pour faire glisser une carte de visite sobrement lui
à contrario de ce que vous pouvez penser, je ne suis pas là pour vous arrachez les mots de la bouche. je vous laisse cette carte avec mon adresse e-mail et mon numéro si vous souhaitez me contacter. si cela vous revient subitement, par exemple. il paraît que foxglove valley est une excellente thérapie pour la mémoire.
il pivote et va pour déjà s'en aller- si le destin le décide vos chemins se scindent distinctement tout aussi vite qu'ils se sont liés
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Ven 9 Mar - 17:11

  



Et il a l’impression de hurler dans le vide
De cracher dans le vent
De griffer de ses les mots le rien rien rien.

Parce que rien n’entache la perfection distillée dans les traits d’un visage, rien ne heurte les idées vissées collées alpaguées dans ces cranes aux cheveux
PARFAITEMENT PLAQUÉS CAR AUCUN CHEVEUX NE DEPASSE
non pas une mèche
non pas un épis.

Claque
la porte et
dringdring la clochette qui annonce les entrées comme les sorties de scene.
Et puis voila il n’y a plus de personnages et le rideau tombe et la pièce est finie.


Et puis la carte qui reste là sur le comptoir
qui le lutine l’oeil morne et sourit

J o h n C a m p b e l l

Et sa main comme une serre qui tremble fond sur le papier
l’écrase dans sa paume, pour le réduire en rien
de papier, de brouillon
jusqu’à ce que les ongles rencontrent la peau, jusqu’à ce que les jointures craquent et blanchissent

Le poing solennel au dessus de la poubelle prêt à laisser choir en son sein
le souvenir de John Campbell


Mais dans le reflet des lunettes vient se mirer le papier blanc, l’image désolée d’un petit « J », d’un petit « p » de quelques petits « l »
et l’instant d’après c’est le poing dans la poche qu’il en retourne à ses cartons
contre la cuisse la brûlure du papier chiffonné.
Qu’il regrettera surement.





c fini adio
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