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i guess some people call it anarchy ✕ c o s m o
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Dim 15 Oct - 4:14

décadence,

avancer dans ce monde est devenu insupportable



La pluie tombe inlassablement sur la ville.
C'est sans bruit qu'elle défile, cette jeune fille.
La démarche un peu flottante, un peu gracile.
Sourire en coin délicat, non, elle n'est pas gentille.
Un cœur qui bat
Mais qu'elle n'entend pas
La nuit battant son plein
Seulement éclairé par la lune en déclin

Seven avance avec conviction, d'un pas décidé, les yeux plissés par la nuit, cherchant les formes et leur détail dans la pénombre du soir ; la pluie battante se fait violente, alors sous un abri bus, elle attend patiemment. Une cigarette portée à ses lèvres gercées, la jeune femme guette son téléphone et l'heure du rendez-vous. Quelqu'un avait besoin d'être livré, mais elle ne savait pas encore de quoi, priant sur la qualité, et la quantité. Dans un élan soudain résolu, elle quitte rapidement l'abri, se met à courir à travers les rues du centre ville, cherchant à avancer pour ne pas faire attendre celui qui allait débourser.

Ses yeux azures se fondent de nouveau sur la masse, sur les gens bras dessus bras dessous qui trace leur route en souriant ; une jalousie sourde montant et la dévorant étrangement ; sensation qui découle de souvenirs fuyants - inexistants. Elle ne sait pas vraiment ce qu'elle ressent, juste que c'est là, grandissant dans sa poitrine un peu brûlante ; le cœur en proie à de nouveaux tourments. Sa cigarette continue son oeuvre, étouffe sa trachée, comprime sa gorge et refoule sa nausée ; elle l'aide à se sentir mieux, véritablement apaisée.  

Et pourtant Seven sait
Que quelque chose ne tourne pas rond
Qu'il lui manque une partie de l'équation
Mais c'est ce qu'elle voulait
Tout oublié
De toi
A x e l

Et elle cours de plus belle, illuminée par la lune, baignée dans les rayons sélénites de sa nouvelle mère ; celle qui l'inonde d'un sentiment de bienveillance éphémère. Seven est étrange, elle ne semble pas vraiment réelle - pas vraiment vivante, pas vraiment humaine. Amnésie parfaite, fille insatisfaite - elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. C'est le souffle court et après avoir jeter son mégot que la jeune femme s'adosse au mur de la sombre ruelle - celle qui sent la mort plutôt que la mirabelle - attendant patiemment que le client arrive.

Le bruit de pas raisonne et fait écho avec les battements de son cœur, un rythme se créer pour une mélodie presque folle ; la sueur perle sur son faciès fatigué, éclairé par la lune en quasi totalité. Vous êtes le client, je suppose ?

La jeune femme n'en sait rien, elle s'en doute juste un peu ; car personne ici ne vient dans cet endroit - c'est elle qui guide les courses, qui guide les pas. De quoi aviez vous besoin ?

Et toi Seven, de quoi as-tu besoin ?
De tout brûler, de tout casser
C'est la décadence
La dégénérescence
Elle succombe à la violence
Celle qui hurle en silence
Tu ne sais pas ce que tu as, mais c'est là, ça hurle ici bas.

 
freesia
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Dim 22 Oct - 22:05






« Et jusque là, bonne nuit. »


Le cliquetis singulier du micro qui s’éteint met fin à la plainte laconique du grésillement qui jusqu’alors emplissait la pièce à la manière d’un gaz enivrant. C’est étrange le silence quand on vient de passer une heure à s’accompagner de sa propre voix. Cosmo se tait et il savoure la sécheresse de sa gorge, la sensation de brûlure sur ses cordes vocales. Une tasse repose sur le côté de son bureau et il s’en saisi pour en drainer le contenu.
C’est un liquide sombre et,
froid
amère
piquant
C’est du café froid qui a depuis bien longtemps rendu son dernier souffle de chaleur. C’est écoeurant, mais Cosmo a malheureusement baissé assez bas ses standards pour ne plus rien ressentir en buvant du café froid.
L’écran de son ordinateur, seule source de lumière, déchaîne ses vagues de néon bleuté sur toute la pièce et son visage, ses yeux sont rouges de l’avoir trop fixé.
Soudain c’est un grand seau de fatigue que l’on jette sur ses épaules, comme un liquide de refroidissement, paralysant presque, s’écoulant dans ses tissus, dans ses os comme poreux. Il passe ses mains sur son visage tiré, sa peau est si tendue qu’il se demande un instant :  si jamais il tire un peu plus sur ma peau, est-ce qu’elle va se déchirer comme l’opercule d’un objet quelconque ? Est ce qu’elle va se fendre comme une mue dévoilant à la manière d’un tissu qu’on arrache l’horreur pourrie de sa cervelle ?
Il s’abandonne à cette reflexion en se levant, ses os craquant-grinçant-grognant, manifestant leur opposition à l’idée de bouger après tant de temps passé assis. Il erre dans son appartement jusqu’à trouver ce qu’il cherche. Une fiole, banale, de la taille de la paume de sa main, sans étiquette : vide. Il l’observe quelques instant, une expression absente mourrait sur son visage. Une vibration dans sa poche le ramène au temps présent. Il va être l’heure d’y aller. Lançant un regard dépité à la pluie battante contre sa fenêtre il enfile sa veste.


La cigarette est dangereusement courbée dans sa paume, la braise proche de son derme, tentée de le mordre, elle lèche et souffle son haleine brulante.  Elle ose car elle se sait protégée de la pluie, échappant avec délice, comme un rire sardonique et silencieux, une fumée claire entre ses doigts.
La pluie coule sur les revers de sa capuche, des goulettes s’accrochant au tissu comme à la vie, finissant inévitablement par s’écraser sur sa peau brune et mourir au creux de son cou :  Dans un dernier soupire glacé, humide, mordant de froid. Ses pas se hâtent, mains dans les poches il esquisse de grands chassés sur le béton mouillé, battu de pluie. Il ne semble pas avoir besoin de lever la tête pour trouver son chemin et le sinueux dédale de la ruelle l’avale tout entier. Dans la rue sans un bruit seuls ses pas le trahissent et bientôt devant lui une silhouette fait echo à la sienne. Encapuchonnée, courbée, posé là contre le mur.
Il ne reconnait pas la silhouette, cette silhouette terne. Elle est bien différente de celle qu’il a l’habitude de voir et pourtant si familière. C’est que sans lumière, sans personne, dans ses moments là d’illégalité partagée, on se ressemble tous. Ce n’est pas la première fois que des erres en capuches se donnent rendez-vous dans les entrailles d’une ville quelconque.
Vous êtes le client, je suppose ?
La voix est un peu brisée comme celle qui se frotte trop au tabac, douce pourtant lorsqu’elle continue a vibrer. Dans le terne de la nuit il surprend le cadavre cylindré qui fume encore et agonise. Il écrase sa jumelle contre le mur lui soutirant une dernière latte et laisse ses vieux os choir, rouler à ses côtés.
Les nuits ne sont pas noires en ville. Elles sont orangées, sales. Polluées des lumières de ville et de nuages de carbone. Et dans ces ambiances ocres il aperçoit la déchire bleutée, ces deux ouvertures comme des morceaux de ciel de jour tombés dans la nuit, qui le transpercent.
« Bonsoir. » finit-il par lâcher. Il attend un peu avant de continuer mais la pause est trop longue, elle devient gênante.Il ne faut pas rester silencieux aussi longtemps quand quelqu’un vient de vous parler. Qui doit parler elle ? Lui ?  Il devrait dire autre chose, trébuche sur ses mots. Habituellement il n’échange pas de mots avec la force de l’usage, et ce soir il à la tête en vrac. C’était ci facile pourtant avant. Réponds juste à la question Cosmo…
« Ah… Acides. 10cl. » Les phrases sont courtes, mais pas froides. Il ne va pas s’étendre là, il n’aime pas parler aux gens, et son dealer a surement mieux à faire. Il farfouille dans sa poche, en sort des billets pliés qui avaient surement du voir de meilleurs jours et les tends. « Il devrait y avoir le compte. »Par anticipation, il sent déjà se dessiner la forme du recipient de verre, son froid contre sa paume, son poids au milieu de sa main, l’apparence aqueuse et limpide du liquide et-
Il n’a pas le temps de finir sa reverie que du coin de l’oeil quelque chose attire son regard.
C’est un va-et-vient familier de lumière sur les murs. Des tintes bleues et orangées. Plus bleues que les yeux du la vendeuse de mort, plus orangées que la nuit en ville. La plainte lumineuse est encore silencieuse mais déjà il lui semble ouïr un fantôme de sirènes.
« Et merde. » souffle-t-il, dent serrée, grinçante. « Merde, merde,merde. »
Sans réfléchir il attrape la main de sa compagne d’infortune et en quelques enjambées une venelle plus sombre encore les accueille en ses bras. Cosmo connait ces rues, il se sait capable de les dessiner à chacun de ses pas, dans sa tête. Bien qu’il déteste cette ville il la connait mieux qu’il ne se connait lui-même.
Il lâche la main, tout aussi vite qu’il s’en est emparé, comme si ce membre banal, cette chair humaine était un tison brulant chauffé à blanc contre sa paume. « désolé » marmonne-t-il en se collant contre le mur. Son coeur bat dans sa gorge et dans le fond de ses yeux. Il lui semble étendre des pas à l’orée de la rue qu’ils viennent de quitter.

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Mer 13 Déc - 17:22

insane;

je deviens transparente et indiscernable



Instinct animal
Côté primitif bestial
Pas de différence entre le bien et le mal
Ici, le mal est déjà caporal
Il donne son aval
Il n'a rien d'amical
Pénombre abyssal
Démarche patronal

L'entente de ta voix l'empêche de bouger ; la pluie est là pour mieux couvrir le timbre qui lui paraît un peu plus grave qu'elle ne l'aurait envisagé. Sa capuche sur la tête, la jeune femme s'approche sur un pas lent, avec nonchalance, mais assurance. Elle n'a pas peur, même si la mort règne dans cette ruelle ; l'ambiance en ferait trembler les faibles. Elle est accroc à tout ça Seven, à ce que l'adrénaline et le risque lui procure ; elle devrait ne pas se sentir rassurée ; mais elle ne peut s'empêcher d'étirer ses lèvres ((sourire carnassier)). Elle attend patiemment ta commande, sa cigarette entre ses lèvres commence à être totalement trempée, cela lui devient difficile ((malgré qu'elle tire comme un pompier)) de pouvoir la fumer. Les mains dans les poches, son regard scrute tes faits et gestes, tu n'es pas rassurant, mais pas flippant non plus ; mais tu serais déconcertant pour le commun des mortels ; c'est l'avis un peu personnel d'une Seven naturelle.

Elle ne sait pas qui tu es
Mais tu impose le respect
Votre rencontre amorce un couplet
Il est temps de fermer le guichet

Son regard démontre qu'elle perd patience et c'est maintenant que tu énonces ta commande ((elle arque un sourcil)). Elle t'aurais peut-être vu prendre de la coke ou du cannabis, mais du LSD ; doux paroxysme. La voilà qui farfouille dans son sac à dos, cherchant le flacon en question, c'est quand elle l'attrape qu'elle voit la couleur des billets ; l'échange se fait rapidement ; ses yeux regardent les papiers et elle lâche avec rapidité. Le compte y est oui. Son sac rehausser sur ses épaules, la jeune femme amorce un mouvement de la tête en signe d'au revoir, mais des lumières l'empêche de bouger. L'entente d'une sirène la cloue sur le pavé ((la police, c'est à pleurer)). Elle n'a même pas le temps de penser à quoi que ce soit que tu attrapes sa main et que tu commences à courir - et elle te suis, sans vraiment savoir pourquoi ((Seven ne sait pas grand chose aujourd'hui)).

Tu lâches des merdes à répétition et elle, elle ressert son étreinte sur ta main, comme pour te dire de ne pas t’inquiéter. Derrière un muret, vous êtes cachés. Tu t'excuses en lâchant sa main et elle secoue la tête en signe de négation ; il n'y avait pas de quoi être désolé. Pas besoin d'être désolé. Je ne suis pas en sucre. L'entente de bruit de pas, ses yeux sont plissés ; une idée, il lui fallait une idée. Sans réfléchir, elle attrape ta manche. Suivez moi. Et elle ne te laisse pas le temps de refuser, son regard ordonne, elle impose son choix ; les risques du métier. Elle se met à courir, encore, slalomant à travers les ruelles avant d'arriver à une impasse ((seulement pour ceux qui ne savent pas où regarder)). C'est en soulevant un drap trempé que la jeune femme ouvre la trappe d'un passage pour une cave. Après vous. Ne vous inquiétez pas, je suis pas une tueuse en série, c'est juste une de mes planques. Elle descend quelques escaliers, attendant que tu en faces autant pour refermer derrière elle. Jamais personne ne l'avait suivit jusqu'ici ; alors Seven était persuadée que tout roulerait comme sur des roulettes.

Elle sort son téléphone en guise de lampe torche, avançant dans la pénombre avant de déverrouiller en vitesse la porte d'un local, allumant l'interrupteur pour une lumière faible, mais au moins qui éclairait à sa façon. Je vous rassure, personne ne m'a jamais trouvé ici, j'ai habité ce trou à rat pendant quelques mois. Prenez juste votre mal en patience, dans quelques minutes vous serez débarrassé de ma présence. Elle sait Seven, qu'être en présence d'une saloperie de dealer ne doit pas être rassurant ; surtout quand celui-ci est poursuivit par la police ; peut-être venait-elle de t'embarquer dans un mauvais plan. Sincèrement désolé pour l'inconvénient. Excuse obligée, mais sincère. Elle retire sa veste et la pose sur une chaise, s'y laissant choir le temps de se rouler un joint pour se calmer les nerfs. Depuis quand la police venait-elle traîner dans ses ruelles... ? Haussement d'épaule, elle ne sait pas où elle va comme ça Seven, mais peut-être qu'elle devrait faire profil bas pendant quelques temps.

 
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Jeu 28 Déc - 23:06

  




Tu regardes sans comprendre, tu comprends sans entendre.

Elle tire sur sa manche et entonne un mouvement dans des mots jetés comme de l’huile sur le feu. Il n’a pas le temps de réfléchir que déjà ses jambes tracent les même pas
que cette pie étrange qui lui a offert l’exil en flacon transparent.
Les pas pressés dans les flaques se font hâtés et nerveux, il a l’impression de suivre le lapin blanc
D’échapper à la reine de coeur.
Mais courir au gré des rues, des impasses, des venelles il s’y est exercé depuis qu’il est gosse.
Chaque rue de la ville et martelée de ses pas
pavée de ses déboires depuis qu’il sait marcher.

Ton coeur bats comme un fou car il à trop de fièvre
et c’est la caffeine qui le fait s’empaler contre tes côtes frêles
C’est l’adrenaline en intraveineuse qui soulève tes poumons

Il ne sait pas pourquoi il plonge sous le drap blanc, sans poser ne serait-ce qu’une question.
Cette voix il la suivrait comme un phare dans la nuit
pas la voix de sa conscience non, celle des ennuis.

ça te perdra Cosmo.

Il découvre du regard la pièce exigüe et sombre. Le temps de reprendre sa respiration. Il ouvre la bouche pour répondre quelque chose un
c’est pas grave
boarf
j’suis mieux la que dehors

mais la referme sans rien dire
Peut être que le lapin blanc attend une réponse mais d’autres choses lui occupent l’esprit.

Ses yeux s’accrochent au plafond, aux murs, aux toiles d’araignées, à l’eau qui coule.
Aux tuyaux comme des veines qui forment un réseau

Tes mains se posent à l’orées des murs froids tandis que muré dans ton propre silence ils ont l’air plus bavard que toi. Et que te disent-ils Cosmo ?

« C’est un vieux cellier. » a qui parle-t-il ? à lui même ? au vide ? et il y a dans son ton toute une joie enfantine « Il date du XIX siècle à en juger les pierres. La maison à laquelle il appartenait a du être rasée dans les années 30 après la grande dépression et pour y construire des nouveaux bâtiments. Ils ont condamné tous ceux du centre-ville, il faut croire qu’ils ont oublié cette entrée. »

Sa joie est mal placée peut être ? C’est celle du fou qui a passé trop de temps le nez dans les archives municipales. « Il parait aussi que des sorcières wicca venaient s’y cacher et que certaines se sont retrouvées emmurées vivantes. »
Lâche t-il dans un murmure fiévreux.

Puis comme tiré hors du pays d’Alice la réalité le frappe à la figure. Il retire son blouson dans un geste hâtif et secoue ses cheveux blanc tous perlés d’eau glacé, il ne sait que faire de ses bras, de ses jambes alors il tend une main tremblante et nerveuse. Puis hésite et la ramène à lui.
Puis la retend comme un con
«ah… Moi c’est Cosmo »




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