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Nanarland || Vito & Cosmo
 
freesia
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Mer 4 Oct - 22:50

  

Il ne ressemble à rien quand on en plonge quelques goutes dans l’eau. Incolore. Il ne se sent pas lorsqu'on l’a dans la bouche. Indolore.  Il est invisible, puis il frappe. C’est chaud d’abord et c’est la tête qui tourne. Une chaleur dans l’arrière du crane qui se diffuse dans le ventre, les extrémités qui piquent comme prises de fourmis, plus froides et raides. Et de toute manière, peu de temps après rien n’a de sens.

Cosmo lâche un rire dans un souffle et repose lentement sa tête contre le canapé. Dans l’appartement dérangé il y le son d’un film qui emplit la pièce, cogne contre les murs.Il y a une odeur de pizza froide et quelques bouffées de fumé. Il y le chat alors endormi sur ses genoux qui decide d’aller faire un tour, évitant les pompes balancées nonchalamment dans un coin, les vieilles piles de dossier.

Entre deux vapes Cosmo se redresse, les lignes se distordent. Habituellement ses trips sont plus vifs, il a ici l’impression de s’endormir, de s’enfoncer dans un rêve étrange, molletonné, presque, et pourtant si fatal. La dose était petite, juste assez pour partir, pas assez pour violemment bader. Il tourne la tête vers son ami « Eh… Vito, tu tiens l’coup…? »
Il n’aurait pas dû lui toucher la main, pour s’assurer de son état. Il n’aurait pas dû et au contacte du derme, comme pris de paralysie, il tombe ; ses lunettes chutent à terre, son corps sur Vito, et son esprit choit aussi, mais bien ailleurs.
Le film continue. C’est un mauvais film. Le film continue.




Il était dans un train. Une sorte de vieux train cahotant sur des rails moisis. Un train qui sentait bon le début des années 80, la moquette sur les murs imprégnée d’une odeur de clope. En face de lui un vieillard bedonnant le reluquait de par dessus son journal. Le wagon était vide. La nuit sombre au dehors, les vitres laissant se profiler un paysage peu accueillant, faisant vaguement penser à l’Angleterre : marais, landes moites, brumeuses, sombres. La lumière du wagon contre le noir du dehors transformaient les fenêtres en miroirs, ainsi Cosmo se surpris à apercevoir son reflet. Il avait les cheveux plus long, une épingle à nourrice dans le lobe droit, accompagné d’une boucle d’oreille pendante en forme de croix brillante, une chemise noire boutonnée jusqu’en haut et… Est ce que c’était du khôl autour de ses yeux.. ?
Tout lui semblait étrange, un peu décalé mais pourtant si logique.
Il sorti de sa poche un papier. Il avait gagné un billet de train pour des vacances à la plage. Il détestait la plage, le sable tout particulièrement. Pourquoi était-il là  ? Aucune idée. Il avait peut être besoin de vacance et..
Cosmo n’eut pas le temps de s’adonner à d’autres rêveries que le train s’arrêta net en plein milieu de la campagne. Quelques minutes s’écoulèrent, plus s’étirèrent. Le vieux crado commençait à s’agiter sur son siège avec des regards de plus en plus insistants, aussi Cosmo pris l’initiative de se lever et de sortir du wagon avant que celui-ci puisse amorcer la conversation. Il fit quelques pas dans le couloir rentrant sa chemise dans son pantalon surpris, un peu, de ne croiser personne.
Même le wagon restaurant semblait plus que vide alors, par dépit, il s’approcha de la fenêtre qu’il ouvrit, l’air froid de la nuit lui griffant le visage tandis que ses yeux se plissaient, se perdaient dans le noir tentant de distinguer quelque chose. Alors qu’il s’allumait une cigarette appuyé contre le rebord, son regard s’arrêta sur un point lumineux, là haut sur une colline, une habitation peut être ?

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myosotis
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Mer 13 Déc - 22:52
Ça coule dans ses veines, c’est comme si son cœur ralentissait à chaque passage, à chaque tour, et il se sent comme l’univers qui s’étend. Pourtant il ne refroidit pas, non ça chauffe dans sa tête et ça étincelle derrière ses paupières une pluie d'étoiles qui files, il coule sur ce canapé devenu infini.
Rupture par le contact.


C’est sa mère qui avait insisté pour qu’il y aille. Malgré les vingt centimètres qui les séparaient, elle avait posé son regard noir d’encre sur lui, plaqué les billets gagnés sur son torse et avait doucement placé quelques mots dans sa langue natale. « Si tu n’y vas pas, je te renvoie au Vietnam. » Douce et acerbe. Vito en était devenu blême. Il était hors de question qu’il aille au Vietnam.
En réalité, derrière ses lunettes rondes (qui, par ailleurs, n’allaient pas du tout au triangle de son visage) et ses membres alanguis par la résine, Vito n’allait en règle générale nulle part. Il soupçonnait aussi sa mère de vouloir la maison à elle seule pendant une semaine. Elle n’était plus célibataire depuis deux mois. Il pouvait au moins faire ça, et sortir les poubelles en passant.
Ainsi, c’est dans ce contexte que, armé d’un t-shirt et d’un pantalon de rechange, un stylo et quelques papiers, 20 dollars et un pochon, il s’était réveillé dans ce train.

Sa nuque lui envoyait des signaux de détresse et son bras gauche était bien plus endormi que lui ; Vito ouvrit les yeux en grimaçant. Sous les banquettes à la propreté douteuse, le train filait à bonne allure dans la nuit noire dans la campagne… britannique ? Vito vivait dans l’Oregon et il ne se souvenait pas avoir pris l’avion.
Ses interrogations s’évanouirent de son esprit alors qu’il se redressait, massant son cou noué avec deux doigts, là où une inacceptable longueur de cheveux commençait. Il fallait qu’il prenne l’air.
Il avait déjà roulé une cigarette lorsqu’il atteignit la rambarde de métal et de bois qui longeait le couloir et bordait les cabines. De longs parallélépipèdes jaunes léchaient le plancher, parfois tamisés par les rideaux, sous les fenêtres des portes où les lumières étaient allumées. Un point rouge s’alluma à quelques centimètres de ses lèvres et la fumée se perdit dans l’air de la nuit. La lune était nouvelle et quelques étoiles perçaient parmi les masses cotonneuses et imperceptibles à cette heure des nuages. Il nettoya le verre de ses lunettes avec le coton mélangé de son t-shirt multicolore. C’était plutôt tranquille. Peut-être qu’il n’avait pas eu tort de faire ce voyage.
Il décida alors qu’il avait faim.

Ce qui n’était visiblement pas une très bonne idée, constata-t-il en entant dans un wagon restaurant vide de présence humaine. Du moins derrière le comptoir - il n’avait pas vraiment fait attention au reste, son attention concentrée sur une possibilité de sandwich au beurre de cacahuète et peut-être un café un peu trop dilué.
C’est quand il arriva au comptoir - mais quelle poussière ! - que ça arriva. D’un seul coup, le train freina et les pas traitants de Vito se transformèrent en une course maladroite pour retrouver son équilibre. Il ne se rattrapa qu’in-extremis au bout du comptoir. La façon dont le bout de ses doigts glissèrent sur le vieux vernis et la poussière fut pire que l’arrêt lui-même, il la ressentit dans ses os jusqu’à l’épaule. Encore une fois, il grimaça.
Mais il n’était peut-être pas le seul dans son malheur. La violence du mouvement avait propulsé quelques tabourets vers le mur opposé (ainsi que sa cigarette ouvliée) - et sur leur chemin, une personne qu’il n’avait pas remarquée de prime abord.

Il prit quelques secondes pour accuser le coup - et secouer sa main - et essayer de comprendre ce qu’il venait de se passer, et il allait parler quand une voix grésillante le coupa alors qu’il prenait une inspiration.

« Chers passagers, ici votre conducteur. Nous avons percuté une vache qui se trouvait sur les rails, notre train est donc à l’arrêt. Nous ne risquons pas de repartir avant demain matin. Ne descendez pas sur les rails. Merci de votre compréhension, et bonne nuit. »

Notons qu’il éteignit le micro un peu trop tard, et un « de toute façon j’men fous bien s’ils descendent ou pas, allez Henri sers moi un verre de bourb- » résonna dans le lointain.
Ca lui faisait une belle jambe.
Mais son attention se détourna très vite vers l’autre passager, celui qui avait été attaqué par les tabourets. D’un pas rapide et la mine un peu inquiète, il se dirigea vers lui.

« Tu vas bien ? »

Sa voix était aussi traînante que ses pas. Sans pression.
Derrière la silhouette plus grande, la lumière était ouverte et s’il n’avait pas eu à lever les yeux pour le regarder en face, Vito aurait peut-être remarqué l’étrange bâtisse qui se découpait au loin dans les collines ainsi que la forme, plus haute et plus longue que celle d’un homme, était sortie des fourrés épais qui longeaient les rails. Il n’entendit que le bruissement des feuilles et sentit le wagon bouger lorsque la forme atterrit sur le toit sans douceur.

« C’est quoi ça, encore, » maugréât-il en levant les yeux vers le plafond.

@cosmo müller
 
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Jeu 28 Déc - 22:45

  

Écroulé sous une montagne de tabourets il se faisait la reflexion que son pantalon était quand même beaucoup trop serré.
Sa première reflexion aurait du être : « pourquoi diable était-il un instant tranquillement adossé à la fenêtre, et celui d’après balancé contre le mur agressé par une ribambelle de sieges en bois ? » Mais Cosmo n’avait pas vraiment le sens des priorités.
Frottant sa nuque pulsante et laissant glisser ses pensées sur les pros et les cons de porter une veste à clous lorsqu’on est projeté sur un mur (les cons étaient majoritaires dans ce cas précis) il se trouve ramené à la réalité par une voix trainante.
Il relève les yeux, fronce les sourcils prenant en compte l’apparence du nouveau venu.
Cheveux longs, lunettes rondes, T-shirt decoré par un enfant de 5 ans qui aurait découvert les couleurs pour la première fois : un hippie.
Cosmo convient silencieusement que le type avait quand même du style. Habituellement les punkars comme lui et les babos finissaient toujours par se mettre sur la gueule mais il n’avait jamais été trop friand de castagne et c’est vrai que les punks commençaient un peu  à lui courir sur le haricot.
Le Post-punk, voila qui était visionnaire. Et Cosmo était un visionnaire et-

Oui, bon, il faudrait penser à se relever un jour c’est que rester dans ses pensées les 4 pattes en l’air au milieu d’une mare de tabouret on avait connu plus glamour comme présentation.

« Hm… ça va merci » Dit-il en se relevant époussetant au passage sa veste, son pantalon et venant à la terrible conclusion qu’il s’était assis sur son paquet de cigarette. Tu parles d’une journée franchement. « hein ? »

Visiblement quelque chose était en train de s’amuser à courir sur le toit du wagon, comme un yamakasi démoniaque. Ni une ni deux Cosmo se place devant le Hippie de service sortant de sa poche son petit canif qui se déplie dans un « clik » lamentable. hum à jouer les héros avec un cure-dent on va pas aller bien loin. « Si tu veux mon avis l’ami » murmure-t-il retissant à l’idée de hausser la voix et d’attirer JCVD qui fait le mariole sur le toit « Tout ce voyage est une vaste blague… Je savais que j’aurais pas du acheter ce billet tiens. Des vacances ben voyons… J’aurais du rester en ville avec mon groupe disco-glam-punk plutôt que de suivre les conseils d’un ivrogne qui te fait miroboler des billets pour des vacances de rêve pour des clopinettes. J’te jure… »

SHRUUUUUUNKKK

ça racle comme un son de mort sur le toit du wagon et Cosmo dans un élan de courage agrémente sa défense en empoignant un tabouret de sa main libre. Pour avoir testé, ça fait mal ces conneries.
Plus loin dans le wagon il y a comme un bruit sourd qui tombe sur la moquette. Est-ce que le truc aurait déchiré le toit comme on ouvre une boite de thon ? Cosmo n’a aucune envie d’être ouvert comme une vulgaire canette en tous cas.
Il se retourne vers le hippie et s’arrête un instant. C’est étrange quand même il a l’impression de connaitre sa tête. Après tout c’est pas plus étrange qu’autre chose, la ville ça brasse du monde et il n’est peut être pas tout à fait redescendu de sa fête de la veille. « ah… Moi c’est Cosmo au fait… Ecoute, est-ce que ça te dirait pas qu’on aille faire connaissance tout en s’éloignant du bruit louche ? » Lance t’il en pointant le reste du wagon d’un geste de la tête faisant tinter les boucles beaucoup trop nombreuses sur ses oreilles.


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myosotis
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Lun 8 Jan - 17:17
Que Dieu et Bob Marley le gardent (n’étaient-ils pas un peu les mêmes au fond), Vito était persuadé d’avoir déjà vu cette soyeuse touffe de cheveux quelque part. Était-ce à l’épicerie ? Chez son fournisseur ? Chez sa mère ? Il ne valait mieux ne pas y penser trop longtemps. Ce n’était de toute façon pas bien compliqué avec le concert qui avait l’air d’avoir été organisé sur le toit.
En regardant les clous sur la veste qui se trouvait devant ses yeux, Vito se rappela de sa jeunesse, à combien il aurait aimé être un punk en doc martens et jean déchiré, le regard souligné de noir et un crâne en toc autour du cou. Oh, oui, comme il aurait aimé.
Mais la vie de hippie, l’appel des pieds nus (il n’était pas pieds nus présentement) avait été plus fort. Et puis, pouvait-on être pianiste et punk à la fois ? C’était peut-être un peu trop révolutionnaire. Il se promit d’y réfléchir le temps venu.

Soudain, les clous changèrent d’angle sous la lumière du wagon-bar, qui devint tamisée. Nouvel éclat métallique, clic, déclic, oh !
C’était peut-être ce large dos protecteur dressé devant ses yeux prêt à braver les dangers du monde. Ou bien ce canif affûté, brandi vers l’ennemi à paraître tel Arthur et l’épée dans la roche. Ou bien ces mots, cette voix si douce…
Était-ce… l’amour ?
Vito papillonna des cils.

« Oh tu sais, je commençais à regretter ce voyage aussi mais je suis en train de changer d’avis. »

Un raclement et un cri étouffé par la paroi ponctuèrent avec justesse la fin de sa phrase. Est-ce que c’était un grognement qui avait suivi ? Vito ne s’en souciait plus, son cœur battait vite mais il n’avait plus peur (pas qu’il n’ait eu peur de base, mais c’était plus romantique comme ça).
Lorsqu’enfin son chevalier se retourna, il put à loisir observer son doux visage, un sourire transi aux deux coins des lèvres. Un hippie et un néo-punk, le cœur de Vito s’affola d’autant plus ; il aimait braver les interdits, être la Juliette du Roméo, la Lune du Soleil. A l’entente de son prénom, sa pression augmenta de deux points (au moins) (ainsi qu’un petit bout de sa mémoire mais ça on verra plus tard). Un prénom angélique pour une créature venue du ciel. Parfait.

« Tu peux m’appeler Vito. »

Battements de cils : toujours plus vite, toujours plus fort.

« Oh je pense que c’est un peu trop rapide pour passer aux choses sérieuses entre nous et puis comme y a un genre de loup-garou déchaîné (moi) dans l’autre wagon je suis pas trop dans le mood. »

Dans un clin d’oeil, il ajouta : « on verra plus tard, en attendant on peut peut-être partager une cigarette, Cosmo, toi et moi Rick Look » Nouveau clin d’oeil avant qu’il ne se retourne, son regard s’attardant dans le sien un instant avant que son cou ne prenne un angle bizarre et qu’il ne soit obligé de se tourner complètement (ainsi fonctionne l’anatomie humaine).

Dans le coin opposé du wagon, c’était plutôt calme, comme si la gargouille acrobate n’avait jamais existé. Apparemment, pendant que Vito se noyait dans le regard hypnotisant de Coco, elle avait décidé de descende casser la croûte, autant le toit que des têtes (alouette). Vito lui semblait être monté au paradis.

« Tu me dis avoir acheté tes billets ? J’ai gagné les miens, » quelle chance il avait eu !
Il allait justement le lui dire lorsque la porte du mur d’en face, tout au bout, s’ouvrit à la volée. Heureusement qu’elle n’était pas coulissante, autrement l’effet dramatique s’en serait trouvé amoindri.

« Un monstre ! Un monstre dans le train ! »

C’était un drôle de personnage avec un turban violet (qui avait l’air… en mouvement ?) qui avait crié avec un voix objectivement un peu ridicule.

« Je voulais vous prévenir. »

Aussitôt, il s’évanouit.
Vito se leva (il s’était assit entre temps), l’air grave. Il se tourna vers son nouvel amour, l’air toujours plus grave.

« Cosmo. Il faut sauter du train. » Bon, sauter d’un train à l’arrêt…

C’était sans compter l’ébranlement de la machine. La locomotive repartait ! Pas de temps à perdre !

« Pas de temps à perdre ! »

Il ne fallait pas perdre de temps.
Vito ouvrit la fenêtre alors que la porte de wagon (qui s’était referme sur le corps inerte de l’homme au turban bizarre) se rouvrait de nouveau, mais cette fois sur un grognement.

« Il est là ! Vite ! »
 
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Jeu 8 Fév - 10:38

  

Pas que Cosmo soit une flippette, loin de là.
Il était toujours le premier à plonger dans les pogos ou à aller se battre avec un skin (même s’il gagnait rarement il se disait que c’est l’intention qui compte), mais il faut avouer que toute la perspective d’être bloqué dans un train avec un monstre sur le toit, qui plus est dans la nuit au milieu de nul part, n’était pas pas non plus sur sa bucket liste des trucs à faire absolument.
Jouer les héros ça va deux minutes, mais armé d’un canif et d’un tabouret il ne sait pas trop comment il ferait face à un monstre qui de toute evidence avait la capacité de déchirer les trains comme des boites de thon.
Enfin, il aurait pu être en plus mauvaise compagnie. Observant son compagnon d’infortune battre des cils il s’apprête à lui demander s’il à quelque chose dans l’oeil mais il se retrouve coupé dans son élan.
Cosmo fronce les sourcils, puis en arque un, « hein…? »
pince ses lèvres, visiblement il n’a pas encore totalement récupéré du choc. Soit c’est les prods qui le rendent plus lent, soit il a laissé son bon sens à la gare en prenant le train. « Oh…. OH ! je… oui ! bien sûr ! »

Epiphanie, revelation.
Il avait toujours été le pire dragueur de l’univers, à tel point qu’il était persuadé d’être atteint d’un trouble assez rare : celui de faire des remarques idiotes, ou de dire quelque chose de gênant aux moments les plus inappropriés.
Et à bien y regarder il n’avait jamais trouvé que les pattes d’eph’ étaient flatteuse, mais là il était prêt a revoir ses standards.

«  Ouais un plan foireux pour des vacances de rêve, je vis un peu au jour le jour alors quand on m’a proposé ce plan pas cher, je sais pas, j’ai dis oui. Ceci-dit j’aurais peut être du me douter d’un truc quand la promo se basait sur le fait que tu payais que l’aller… »
il soupire, puis sourit, le wagon semble s’être calmé. Il pose sa main sur l’épaule de Vito « Après,c’est peut être le destin qui nous a mit sur le même chemi-… »



L’irruption fantastique de l’énergumène enturbanée le coupe dans ses mots. Pourquoi mais pourquoi faut il que le karma lui joue des tours quand il semble enfin trouver quelqu’un de sensible à ses charmes. S’il n’était pas occupé tater le gars effondré du bout de sa docs pour voir s’il avait clamsé sous l’effet de la frousse (oh, ça va il était punk pas secouriste) il lèverait surement un poing rageur dirigé vers le ciel, maudissant la passivité-agressive de la quelconque force régissant l’univers, et l’amusement certain qu’elle devait trouver à ruiner toutes ses experiences sentimentales.

Urgé par la voix pressante de vito, il sort de sa reverie, chose qui arrivait beaucoup ces dernier temps, il devrait franchement y aller mollo sur les doses ou il finirait vraiment par croire que tout ça n’était qu’un rêve. En soit la chose la plus irréelle ici n’était pas forcement l’offre étrange de vacances à la campagne, l’atmosphère sortie d’un film d’horreur de la Hammer, le turban chelou ou le monstre dans le train, mais plutôt les regards insistants et passablement lubriques que lui lançait l’homme à ses côtés. Pas que ça lui déplaise mais-
Oh merde il était en train de rêvasser encore.

« Je ? quoi ? sauter du train ? »


Et c’est vrai que le grognement qui s’en suivit n’est pas des plus agréables. Ni des plus accueillant. Et Cosmo n’avait aucune envie de finir déchiqueté par un monstre tandis que le putain de train se mettait à redémarrer. S’ils ne sautent pas tout de suite le train prendra trop de vitesse et ils finiraient assurément écrabouillé au bas de la route. Et Cosmo se destinait une mort plus glamour : une overdose stylée, poignardé par un skin alors qu’il se foutaient sur la gueule ou écrasé par ses fans.

Ni une ni deux, mu par le feu de l’action digne d’un film d’exploitation, et par la trouille aussi un peu faut se l’avouer, il attrape vito par la taille et se jette par la fenêtre entrouverte avant que la chose ne mette la main sur eux, rageant dans un cri bestial, comme si la bête avait marché sur un gros lego fait de frustration.

Il avait une definition plus agréable d’un roulé-boulé dans les champs avec un potentiel bail, et cette definition n’incluait surement pas les condition suivantes : Le saut d’un train en marche, de l’herbe humide, une pente beaucoup plus raide que prévue et des salopards de petit caillou qui allaient à coup sûr défoncer sa veste.
Un peu sonné et vaguement nauséeux à cause des tonneaux fait jusqu’en bas de la pente il passe au moins 10 minutes sans bouger avant de se rendre compte du poids en travers de son torse.

« Vito….ça va rien de cassé ?…Tu peux bouger, pas que ça me gène mais je peux plus respirer. »


Toujours allongé sur le sol, il tâte sa tête à la recherche de possibles contusions, mais tout semble aller comme il faut. À force de se prendre les murs et de tomber à droite à gauche il allait vraiment finir par devenir con.
Tordant son cou dans un angle bizarre, la tête renversée il prend en compte le paysage autour de lui. Il fait pas mal sombre mais ils semblent être à l’entrée d’une foret épaisse, au dessus d’eux, par de la la foret se dessine la silhouette du manoir qu’il avait aperçu en venant.

Se redressant à contre coeur, il remarque bien l’épaisseur de la nuit. roulant une épaule, puis une autre, il se débarrasse de sa veste et la pose que les épaules de son compagnon d’infortune. C’est smooth et un peu vieux-jeu mais il a vu ça dans les films.

« Tiens ça caille tu vas attraper froid. T’inquiète pas pour moi. Le truc à l’air d’être resté dans le train… On devrait peut être aller cherche de l’aide ? »


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