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dans la tragédie, on est tranquille — Levillain
 
myosotis
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Mer 20 Sep - 19:20

C'est l'éclat comme le soleil dans la noirceur moite de la salle, les vérités au fond des gorges monstrueuses, pécheresses de vivre si dévolues ; c'est la cicatrice dans l'intimité inviolée de la nuit, qui perce jusqu'aux vitres des cafés, jusqu'aux crachats du percolateur. A l'abri dans l'obscurité, Ray n'existe pas, plus que pour ses yeux et ses deux oreilles, ouvertes sur des vers morts. C'est le factice véritable, qui prend victoire sur les visages qu'il oublie, sur l'impolitesse des clients ; le souvenir, tout à coup impérissable, n'a pour lui que de le hanter : pour lui toujours trop paresseux pour la mémoire, c'est un miracle. Inattentif au souffle ralenti du Flower's Seed, fort de l'après-midi, il essuie trois fois la même tasse, car le regard est entièrement tourné à l'intérieur de lui-même. Ray est voyant, en devant redemander une commande qu'il n'a pas écoutée, il redevient aveugle. Il s'excuse comme on demande pardon à une pierre de lui avoir marché dessus : sans le penser.

Dans un angle, caché, criard, une étincelle noire dynamite un papier égratigné. Elle s'accroche sur son regard cuivré, en faisant le sourire de tous les vertiges. Ray n'a pas peur du vide ; en laissant le chiffon sur le comptoir, il glisse sans savoir si on l'entend : je prends ma pause. Son sang s'est épanché du poison ignorant tout à coup, Ray toujours dans la brume discerne les choses aussi nettement que le jour. Il s'asseoit face à Roy ; il s'en souvient bien, car c'est à une lettre près le sien. ‹ Merci ›, c'est aussi la dernière chose qu'il avait dite devant le théâtre, avec des chenilles derrière les yeux. ‹ Bonjour, au fait. › Il pose les coudes sur la table. Ses doigts restent immobiles sous le rythme de la radio. ‹ Si vous voulez quelque chose, on demandera à mon collègue. ›

Sa tête s'incline un peu sur son épaule. Roy a le regard-foudre qui le touche encore de tonnerre, et sa poitrine se creuse toujours un peu plus du mystère doré, du mystère plus vrai que vrai. Sur ses lèvres se trace la cabale du drame, à laquelle il a été introduit comme dans le ventre du monde, liturgique pour Roy, vierge pour Ray. La sphère absconse de la salle obscure est hors de sa portée ; mais à sa façon après tout, Ray est dramatique. Le visage de l'autre s'étale avec toutes les dents du mensonge grandiloquent dont il a appris l'existence. Maintenant, ça n'échapperait à personne. Le regard de Ray s'accroche aux sillons sombres sur le papier. ‹ Qu'est-ce que vous écrivez ? ›

 
hellébore
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Jeu 21 Sep - 3:40
DANS LA TRAGEDIE ON EST TRANQUILLE

Du bout de la langue, les sens aguerris et attentifs, il jaugeait la température de son café avec de petits sursauts, craignant bêtement de se brûler.

Du bout des doigts, il tâtait avec obstination la tasse, pour mieux sentir la chaleur émanant du sombre liquide imprégner sa peau.

Du bout de son nez, il humait avec délectation. Savourait avant même que ses papilles puissent se servir.

Puis il goûta et fût irrémédiablement déçu. Comme chaque jour, lorsqu'il venait s'installer dans un recoin dégagé de ce bar. Chaque jour, il espérait de nouveau que les grains soient mieux mélanger, mais ils ne le faisaient que grimacer de nouveau.

Malgré tout, il but, résistant au dégoût au point de l'apprécier : ainsi va l'amour du café...

Sirotant capricieusement, il délaissa la tasse pour se pencher sur le papier et laisser parler ses mains. Ou le stylo. Ou la pointe du stylo. Il ne savait jamais vraiment. Peut-être que, depuis tout ce temps, le crissement du papier écrivait pour lui-même. Ainsi, il se mit à travailler en fronçant beaucoup trop ses sourcils pour ne pas sur-jouer l'écrivain à l'esprit bouillonnant... Qui s'avérait finalement assez vide.

Malgré tout, il griffonna avec entêtement. Pour avoir le plaisir de voir la feuille se remplir de rien. Avant de lever la tête, un instant, pour apercevoir, à l'autre bout du bar, dans les cuisines, la tête rêveuse d'un gamin que ROY connaissait. Profitant d'un regard se perdant dans sa direction, Levillain adressa un immense et presque terrible sourire accompagné d'un mouvement de main parasite. Un "coucou" qu'on ne peut vraiment pas ignorer et que RAY n'ignora pas. S'avançant alors que ROY reprenait, pour le jeu, son écriture automatique.

Il était question de lumière, étrange, qui illuminait un théâtre et venait briller dans des pupilles jusqu'alors ternie par l'ignorance. Quelque chose de ce genre, bizarre, fait d'images. Phrases asséchées, mots courts et choisis sans réserve.


RAY tint face à ROY.
La situation et l'étrange mélange des noms fit sourire le O qui étira ses doigts crispés en jetant au A un regard effilé, impénétrable tant l'interstice entre la pupille et la paupière était mince et tout aussi mesquin. Ses yeux s'affinèrent encore lorsque plusieurs V déplaisants glissèrent. vous voulez, vous écrivez.

Il écrivait, oui, qu'à une lettre près lui aussi aurait put être roi. Des mots, des mots qui disent que dalle. Parce que ROY a la dalle alors ne pense pas.


Mais écarta la feuille du regard impatient et indiscret. Qui vouvoie, peut-être, mais par simple habitude. Car le respect, entre eux, n'avait pas raison d'être davantage.

« On se tutoie, gamin. On se tutoie ! » Ricana Levillain en se redressant, relâchant le stylo.  

« J’suis pas ton prof’ moi ! » Ajouta-t-il en lui foutant une petite pichenette de rien du tout sur la joue.

— Comme on le fait avec un enfant... Ou un chien. ROY oubliait souvent la différence qu'on indiquait si souvent entre les deux. Les deux s'énervent vite et c'est toujours aussi divertissant —

RAY était-il encore un gosse ? ROY se demandait toujours...
Il avait parfois, cet air de chien joli dangereux. Qui grogne sans oser mordre jusqu'à ce qu'on tire trop fort sur son oreille. Il suffisait d'une lumière plus sombre pour que ses traits glissent, s'allongent et vieillissent. Alors son sourire s'élargit et sa main s'empara du stylo.

« Dis-moi toi, plutôt, c'que j'devrais écrire au sujet de la pièce que tu as vue hier. » Il sourit, baissant les yeux, prêt à suivre la dictée avant de finalement ajouter, index levé.

« Et plus de "vous" tout con, hein ? »


ROY & RAY

 
myosotis
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Lun 25 Sep - 5:28

Tout passe par le regard n'est-ce pas, les remous furieux de l'autre dans ses prunelles sans fond. Ray avale sans ciller le tonnerre, fou et stérile. Son visage, envahi par un geste infantile, se plie dans tout juste ce qui peut être appelé une moue, car le regard est surpris mais dévie juste à peine, les sourcils ne se froncent pas assez. C'est une contrariété éphémère, car elle sait inévitable. A nouveau alors il affronte le soleil infernal, comme un sourd devant la tempête. Mais Ray, est un peu plus malin qu'Icare, si au moins il est doublement insensé. Avec un petit peu d'ironie, il s'écorche tout de même sur l'éclat de Roy. ‹ D'accord, d'accord, pardon. › Il démantèle les syllabes pour ne donner que la coquille, toutes les excuses de Ray résonnent vides. De toute façon, Roy a la fureur des gens qui se fichent des excuses. Les autres mots s'accrochent un peu à ses oreilles, professeur de quoi ? Il y a longtemps que Ray n'a rien à apprendre. ‹ Au fait, je suis plus tout à fait un gamin. ›

C'était trop vrai pour être vu ; presque obscène en vérité. Des corps électriques avec les lèvres pleines de mots sanguinolents, nus pour le public, aveugles comme au premier jour. Le souvenir, noir et moite, est violent de clarté ; sa bouche est presque encore sèche du choc. Ray l'a vécu comme la pornographie des gens brillants. ‹ Il faut dire quoi ? › Il a redressé des yeux un peu farouches qu'il ignorait avoir baissé. C'est envahissant comme une réminiscence, il ne sait plus quand il a perdu le fil. Pourtant l'autre attend exagérément d'écrire, il joue aussi, d'ailleurs peut-être bien que cette marionnette-là joue tout le temps. La comédie le distrait trop, pourtant ; Ray, le regard troublé, lève les yeux vers le plafond pour trouver à dire.

‹ C'était bizarre. C'était bien. › Il relève à peine la simplicité de ses mots, se contente de les faire tomber avec la douceur de s'en ficher. Une seconde à peine il y pense et encore la veille semble plus intense que le présent. Les couleurs plus fortes, les odeurs plus vraies, son souffle plus vivant. Contre la table, un rythme désarticulé pulse par les fourmis de ses doigts. ‹ Rien n'est vrai. C'est des acteurs avec des costumes, qui récitent un texte qu'ils ont appris, et qui jouent quelque chose qui n'existe pas. J'ai bien aimé. › Les mots sortent difficilement de sa gorge. Ils sont difficiles à trouver pour la déflagration silencieuse du drame, pour l'incendie de ses nerfs. Se libérer de la brume, ce n'est pas un exercice avec lequel Ray est familier. ‹ Tout dans la salle est pour eux et le monde n'existe plus. On n'existe pas. Je n'existais pas. Il n'y a que la pièce. › Que la pièce et lui les yeux ouverts dessus. Alors il croit y être encore un peu, touchant du doigt la même respiration brûlante, au bord du siège comme jamais avant, et l'ivresse, suprême, de s'oublier pleinement, de ne plus être que l'obscur contemplatif. Vide des pensées, la clarté immaculée de son esprit.

Ray plusieurs fois bat des cils sur les poutres grossières du plafond. Petit à petit, il sait que tout se déchire. ‹ L'histoire était vraiment bien, je pense que c'est ça aussi. Tout était toujours tendu, jusqu'à ce que ça éclate à la fin. › L'odeur entêtante du café achève de dominer l'obscurité et la tension dans ses tripes. L'amertume de la réalité ne le frappe que d'autant plus, et en vissant sur l'autre le regard de l'entre-deux, Ray retrouve l'éther. ‹ Pourquoi tu veux savoir ? ›

 
hellébore
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Mar 10 Avr - 23:57
DANS LA TRAGEDIE ON EST TRANQUILLE

Ray marmonna des excuses vides, Roy ne les entendit pas.

Regard toujours fixé sur le jeune visage qui répondait avec une hargne contenue — polie ou désinvolte — blessé peut-être, d'être maintenu dans un monde qui lui semblait passé, Roy n'arrivait pourtant pas à ignorer le brin d'éclat juvénile qu'il devinait quelque part, caché dans le grand corps fin de Ray. Certes étouffé, dans un air imperturbable, dans ce dos droit. Mais dans les doigts qui tremblaient, la gorge qui hésitait, ce dessinait un résidu d'ignorance d'une enfance interrompue. Qui résidait dans un lieu isolé, impossible à effleurer. Ou peut-être Roy imaginait-il de toute pièce cette part de Ray qu'il croyait entrevoir...

« Ce n'est pas grave d'être un enfant ni de le rester. Ne le prend pas mal, ce n'était pas un reproche. » Ricana-t-il doucement entre deux gorgées de café amer qui le firent frissonner.

Lui aussi, aurait mal prit d'être surnommé gamin... Mais désormais tranquillement installé au-dessus de la trentaine qui échauffe parfois son esprit, Roy savourait avec un malin et terrible plaisir de scruter la jeunesse avec un dédain qui camouflait sûrement une pointe d'amertume. Puisque le seul bon point qui résidait dans son âge, était de pouvoir aussi bien se moquer des jeunes que des vieux... Et dans le regard qu'il lançait à son assistant improvisé, il y avait une lumière avide de plonger dans les pensées d'un autre. Avec Ray, il y avait toujours un tension, quelque part, qui bouillonnait dans les veines de ses bras. Roy la sentait, et l'acceptait : lui aussi avait un serpent dans le corps.

« Tu peux dire ce que tu veux. Ce qui te traverse la tête ? » Glissa-t-il en faisant distraitement tournoyer son stylo entre ses doigts.

Ray était comme un enfant face à son premier plongeons. A la fois excité et impatient, mais terrifié à l'idée de faire un plat. Certains gamins se jettent à l'eau sans réfléchir, mais Ray était de ceux qui voulaient bien faire malgré eux. Et il sauta : doucement d'abord. Incertain, cherchant ses marques dans un monde inconnu. Des mots glissés avec humilité, mais aisance. Au fur et à mesure, teintés d'une assurance douce, jamais présomptueuse.

Souvenirs à la fois précis, mais flous s'entremêlent. Des sensations, des impressions pures. Des choses sûres, connues. Des simplicités qui s'oublient et demeurent pourtant si importantes.

Roy notait avec précision, sans juger, n'invitant Ray à continuer qu'en lui offrant des hochements de têtes silencieux. Ses yeux avaient quitté le visage du jeune homme pour dévisager sa propre écriture, saugrenue et glissante. Roy ne jugea aucune des remarques que Ray fit, l'idée était de lui donner simplement la parole. D'ouvrir la voix d'un garçon taciturne. Le rendre bavard. Mais rien n'était gratuit et à son tour Ray s'interrogea.

Le stylo désormais posé, les doigts vinrent agripper la tasse pour faire disparaitre les dernières gouttes froides.

« Je ne sais pas trop. » Soupira-t-il, son regard délavé s'élevant un instant. « Retrouver la spontanéité d'un œil jeune et moins aguerri peut-être ? » Sourit-il ensuite, les dents tranchantes curieuses de goûter les avis de Ray.

Parce qu'il le sentait, Ray avait quelque chose de particulier à donner.
L'âme de metteur en scène qui griffait son cœur attendait impatiemment de décrocher l'étoile devant lui pour lui trouver une place qui sied à sa lumière.

« J'y connaissais rien avant, au théâtre. Et les gens que j'ai fréquenté en voulant découvrir ce milieux étaient tous aussi cons que prétentieux, hautains... Tu parles si ça donne envie ! » S'exclama-t-il en venant taper de la paume de sa main le bois de la table. Repensé à ses débuts n'était jamais très agréable. Il y avait dans un recoin de sa bouche plissée de la honte mais aussi de la nostalgie « Mais maintenant, je suis devenu un peu comme eux. » Soupira-t-il avec amertume. « Je te demande ton avis parce que je crois que ne "rien" savoir, offre une espèce de clairvoyance ou pureté bizarre, qui se perd facilement ensuite. Je n'ai plus ça, moi... »

Perdu dans une ville inconnue, Levillain cherchait à retrouver une simplicité oubliée.
Et en pensant aider Ray, certainement espérait-il se retrouver.

ROY & RAY

 
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Dim 15 Avr - 0:05

Ce qui lui traversait la tête - mais rien n'y restait : juste un faisceau sur des visages enluminés, et le grand silence des anonymes. C'était un vide suffisamment confortable pour qu'il veuille y rester toujours : il ne se vexa pas de l'innocence que Roy persistait à vouloir lui prêter, car Ray goûtait avec grand plaisir à cette obscurité virginale, qui ne louchait jamais sur le grand bazar qui lui surpeuplait l'esprit. ‹ C'est vrai que c'est des cons › nota-t-il sans grande pudeur, ‹ mais franchement c'est drôle. › Il a bien ri de ces monstres de velours. L'arrogance des planches lui passait au-dessus de la tête.

Mais maintenant c'était de nouveau le goudron clair et des yeux dans chaque embrasure de banalité : Ray tapait un rythme décadent sur la table, au tic-tac déséquilibré d'une horloge d'insanité, pour un chant sans logique qu'il n'a pas encore imaginé dans les abysses. ‹ Mais un œil comme le mien ne peut pas tout voir non plus, non ? › Il redresse une question ourlée au bout des cils sur un homme vilain, un vilain homme, aux sourires coutelas et aux yeux stroboscopes, qui ne lui fait pas peur. ‹ La spontanéité ça se perd quand on est perdu. › Il y a bien longtemps que Ray a égaré la sienne sur une route de brume.

Ses yeux décrivent ouvertement des cercles menaçants entre le visage trouble et des notes encore fraîches de quatre heures, il essaie de délier les mots à l'envers, pour savoir ce qui se dit de lui du côté des plumes. ‹ Pourquoi tu aurais tant besoin de mes yeux, sinon ? › Il ne veut pas être mesquin juste pour cracher du fiel, mais Ray tire naturellement à lui les mains qui s'accrochent à lui, car il refuse trop souvent d'embrasser le mystère lorsqu'il semble lui vouloir du bien. Pourtant sur ses lèvres éclosent des fleurs mauvaises d'absolu, et il s'empresse de les arroser de café : pour les faire fleurir ou pour les noyer. Il ne sait pas encore s'il veut grandir dans ce jardin noir. ‹ J'y retournerai, je crois. C'était intéressant. ›


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