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ain't no fairytale (sick)
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myosotis
myosotis

Jeu 7 Sep - 2:58
 
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sneaking in the pain, every truth becomes lie
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C’est dans la nuit qu’il le trouve, contre le mur à l’arrière de l’épicerie qui fait l’angle d’Ebers Street. Un petit point orange, une étincelle dans l’heure avancée, éphémère comme celle d’un phare - le bout du mégot se consume, et Vito n’est pas assez proche pour en sentir les effluves âcres. Il laisse tomber le sien par terre. Il est éteint depuis longtemps.
Ses yeux sont lourds et il fait sombre dans les rues de Foxglove Valley. Le réverbère est cassé. Son vélo aussi, alors il est à pieds. Parfois, Vito se demande s’il est cassé lui aussi.
(C’est la fatigue qui parle, ne sois pas mièvre.)

En temps normal, il ne l’aurait pas vue, cette silhouette assise. Il serait passé sans rien dire, parce qu’il aurait regardé droit devant lui - si seulement il n’avait pas vu cette lumière.
C’est un visage qu’il a l’habitude de ne voir que partiellement. Il est derrière une tasse de café, ou coupé par le judas de la porte. Il cache un œil derrière l’objectif. Alors il le reconnaît.
Et Vito est fatigué, il est tellement fatigué que pendant un terrible instant, il hésite à arrêter ses pas, à l’ignorer. Mais il les traîne, ses semelles raclent le bitume comme cette pensée lui pèse avant qu’il ne s’immobilise près de l’autre côté.
Ses épaules sont lourdes et, il sent l’huile et l’essence et, il pourrait presque se laisser tomber là et fermer les yeux jusqu’au lendemain, mais.

De ses lèvres son nom s’écoule, « Sick ? », alors que d’entre les siennes, une fumée qu’il devine blanche et volatile s’échappe.
C’était une syllabe qu’il n’a pas l’habitude de teinter d’inquiétude. Ni même d’affection. C’est qu’ils ne se connaissaient pas vraiment, tous les deux, ils ne sont pas amis, pas tout à fait.

Il est fatigué. Il veut dormir, échapper à ces deux yeux verts qui le hantent.
Mais il redécouvre Sick derrière un nouveau rideau de fumée, et peut-être qu’il n’est pas le seul à passer une mauvaise nuit.

Il se sent avare en mots, Vito, ce soir, et puis ils ne sont pas utiles. Ils auraient pu ponctuer ses pas peut-être, un qu’est-ce que tu fais là ? un qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? un ça va ? Des questions.
Il n’est pas fatigué, Vito se rend compte : il est las.
Et quand il marche le bruit de ses pas résonne contre la brique. Ils sonnent lourd, comme le paresseux frottement de sa manche contre son blouson alors que ses doigts quittent la chaleur de sa poche.
Il est las, pourtant il s’arrête une nouvelle fois sans remarquer l’étendue des dégâts cachés dans l’ombre, non. Il fait noir. Tout ce qu'il peut, veut faire, c'est se courber un peu en avant pour tendre la main.
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#sickness

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hellébore
hellébore

Jeu 7 Sep - 23:13
 
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everything that kills me makes me feel alive
Musique
On ne peut pas revenir en arrière. C’est pour ça que c’est dur de choisir. Il faut faire le bon choix. Tant qu’on ne choisit pas, tout reste possible - Mr Nobody

La tête en vrac
Le corps qui claque
Les bras qui marquent
Le voilà qui craque


Assis sur le sol comme une âme en peine, attendant que la faucheuse ne vienne ; il reste là, à regarder des passants sans véritablement y attacher une quelconque importance. Une cigarette entre ses lèvres fines, il boit quelque gorgées d'une boisson énergisante, espérant retrouver son aplomb mort depuis déjà quelques temps maintenant. En Sick, il n'y a pas âme qui vie, errance fortuite, décadence reproduite, dégénérescence gratuite ; il se meurt quelque part, en même temps que ses passions et son amour nocif. Qu'est-ce qu'il a raté Kyosuke ? Hein ? Qu'est-ce qu'il a bien pu foiré ? Qu'est-ce qu'il n'a pas capté dans l'énoncé d'sa vie bafoué ? Il aimerait s'barrer d'ici, se carapaté à des kilomètres ; être oublié définitivement ; ne plus avoir de regret, ni de sentiment. Utopie nouvelle qui reprend place dans son enfer qu'est sa vie amère; il ne se fait plus d'illusion, il ne recherche plus d'aide ; il s'est fait une raison, il n'y a point de remède.

Et les larmes coule dans son coeur
Mais pas sur son visage pâle
Il a l'impression d'être un voleur
Qui prend sa sentence en mode rafale
Ses paumes perdent de leur chaleur
Vient la souffrance qu'il ravale


Puis soudain, l'écho d'une voix. Sa cigarette prend place de nouveau entre ses doigts charcutés par ses ongles un brin trop long, son coeur rate un battement quand son faciès et son regard tombe sur le tiens. "Vito" qu'il pense ; un prénom qui se répète dans sa tête, un surnom en suspend. Il s'abreuve de son cancer ambulant avant de passer une main dans sa chevelure ébène, glissant vers sa nuque pour se la masser avec avidité et cruauté ; ce n'est plus un acte bienfaisant, mais juste de l'acharnement. Il maltraite sa peau glacé, il torture sa carcasse blessée. « Kyosuke. Pas Sick. » Parce que Sick est mort, mais comment l'expliquer ? Comment s'exprimer ? Lui qui en ce domaine, n'est clairement pas doué... Un soupir long, la fumée vient entourer son visage, aveugler quelque peu sa rétine désabusée par la brise fraîche du soir ; il reprend une gorgée de sa boisson énergisante qui le rend plus amorphe qu'autre chose ; avant de se redresser un peu. « Cela faisait longtemps Vito. »

Il devrait sans doute rajouter quelque chose ? Non ? Il ne sait pas, il ne sait plus. Il a perdu l'habitude. La vérité serait de dire qu'il préfère oublier comment on fait ; lui qui n'a jamais eu que des amitiés factices, des relations vouées à l'échec ; à quoi bon s'investir quand tout fini par partir en miette ? Bordel, il n'a jamais était une mauviette, alors pourquoi partir autant en dépression pour une raison à la con ? Les sentiments et leur définition, pas de temps pour la guérison, des trahisons à foison... Un sourire vient naître à la commissure de ses lèvres, faire un effort, tenter de changer l'atmosphère pesante qui règne entre vous, entre toi, mais surtout qui émane bien de lui. « Qu'est-ce que tu deviens depuis le temps... ? » Oui, il y a bien quelque chose de changer, les gênes d'une vie passée d'inspecteur de police ne mentent pas ; il en est conscient, quelque chose est différent... Mais il ne sait pas quoi Kyosuke et il sait qu'il n'est pas prêt à se mêler de la vie d'autrui, ni d'en régler les problèmes et les soucis. S'occuper déjà de sa propre gueule ; si seulement c'était encore possible.

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myosotis
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Lun 18 Sep - 2:19
 
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Sa main ne rencontre rien (le néant, le vide, l’absence, car là est toute la question de cette rencontre fortuite) et pendant un instant (deux, trois, quatre), Vito se dit qu’il n’est pas le bienvenu.

(Et pas un instant, pas un seul, ne lui vient l’idée de partir. Tourner les talons, s’évanouir dans la nuit, fuir.
Il paraît que les temps changent, que les fantômes resurgissent, mais Vito lui une constante. Il ne dévie pas, il a des principes, il y a des priorités inscrites, une échelle d’importance comme gravée dans le granit. S’il prenait le temps de la regarder un peu, il s’y trouverait peut-être un peu trop bas (mais c’est juste une question d’ordre). Ou bien, il y trouverait deux-trois choses qu’il ne sait pas (mais c’est juste une question de temps).


Quelque chose se dessine derrière l’écran de fumée, sur une silhouette qu’il a l’habitude de voir élancée - cette fois elle est recourbée, comme voutée sous un poids qu’il ne sait identifier.

« Kyosuke. »

C’est un prénom que Victor ne connaît pas.
Ils ne se connaissent pas.

Dans la rue, tout est calme, rien ne se passe vraiment. Vito voit en noir et blanc, et Kyosuke lui apparaît en ombre chinoises. Il est caché derrière quelque chose, il ne peut voir que ses traits - et c’est assez déconcertant, il ne sait que faire.
Alors pour commencer, il remet sa main dans sa poche avant de se mettre à penser.
Il hausse les épaules.
Formalités.

Son coup de crayon a toujours été franc, sec. Visages anguleux, formes pointues - Vito sait arrondir les angles, mais c’est avec fermeté qu’il estompe. Il aime les messages, les métaphores un peu moins. Ils n’aime pas passer inutilement par quatre chemins. Tourner autour du pot, c’est son cauchemar.
Il hausse les épaules, il acquiesce. Un peu des deux.
Il y a un sourire qui se dessine à peine en face dans le noir, et c’est quelque chose qu’il apprécie au plus profond de lui. Sans hésiter un instant, c’est le genre de point de départ qu’il préfère. C’est là dessus que tout se construit. Du moins il aimerait.

« C’est pas très intéressant, ça, » fait-il en l’imitant : le sol est froid mais il s’assoit un peu plus loin. Depuis quand Kyosuke est-il là ? Il doit être gelé. Ce n’est pas avec une canette et une clope que l’on tient le choc.

« Dis-moi plutôt franchement, est-ce que tu as besoin d’un coup de main ? Là, maintenant. »

Feuille, filtre et tabac s’éparpillent dans ses doigts et s’assemblent en quelques seconde ; mais il ne l’allume pas.
Peut-être que Vito patauge, mais il ne se noie pas.
Il ne sait pas ce que c’est, que de se noyer.
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#sickness

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Lun 18 Sep - 18:56
 
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he's married to the game, like a fuck you for christmas, his gift is a curse, forget the earth, he's got the urge to pull his dick from the dirt, and fuck the whole universe - not afraid / eminem

La sonorité de son prénom qui s'échappe de tes lèvres suscite en lui une profonde envie de rendre son âme sur le sol ; à part Sunny et Ilan, personne ne l'appellait ainsi ; et maintenant il se présente en tant que tel, preuve qu'une part de lui est totalement détruite. Il s'en bouffe les lèvres, reste tête baissée, regard fixé sur le bitume en attendant que quelque chose se passe. Il ne sait pas quoi faire, ni quoi dire, ça à toujours été le cas et preuve est faite qu'il ne change pas... Peut-être même qu'il est condamné à rester ainsi jusqu'à ce que mort s'en suive. Kyo' ne sait pas, il est paumé dans un schéma de penser qu'il aurait préféré ne pas côtoyer ; il tente vainement de s'en extirper, mais le destin est en marche... Puissance contre laquelle il ne peut rien ; celle de la force des engrenages de sa vie d'autrefois qui reprend son cours. Et le froid vient le faire frisonner en même temps que ta voix qui brise le silence pesant qui venait subitement de s'installer, relevant la tête, il te voit te baisser, petit à petit, prenant place devant sa carcasse sans vie. Tu dis que ta vie n'est pas intéressante, comme si le sujet ne serait pas percutant et il arque un sourcil de surprise Kyosuke. Son joint crépite, ses paupières se referment lentement, son souffle se perd et se mêle avec le vent ; fumée opaque étrange qui prend place autour de vous pour vous cacher du reste du monde et du jugement des gens.

Mon cœur est en déroute
Et je sais ce qu'il m'en coûte
De te dire la vérité
Mais j'crois que j'suis obligé


Une question. Une unique question. Une simple question. Mais voilà. Malgré cette balle droite en plein l'centre de son cœur déchiré, son cerveau l'empêche de répondre du tac-o-tac. Perdu dans sa tête, Kyosuke cherche la réponse, la véritable réponse, celle qui ferait peut-être tout changer ce soir ; parce qu'il a encore de l'espoir dans son désespoir ; parce qu'il croit qu'il peut encore surmonter toute cette merde qui lui tombe sur la gueule... Il croit naïvement qu'il peut se relever ; dieu que c'est à pleurer. Le voilà qui frotte ses mains sur son jogging trop large, se remettant en tailleur pour éviter les fourmis dans les pattes et soupir lentement son incompréhension et sa mise en déroute. Que dire ? Que faire ? Kyosuke n'a jamais su, n'a fait que suivre son cœur et sa tête et voilà, voilà où ça le mène. Jouer franc jeu ? Ne pas hésiter ? En soit, il pourrait agir ainsi avec toi Vito, parce qu'il te connaît sans te connaître, et quelque chose en lui, lui dicte l'ordre de se rapprocher de toi... Quelque chose lui dit que tu pourrais être un rempart pour sa survie ; mais peut-être es-tu plutôt le vide dans lequel il aimerait se jeter, pour disparaître sans rien laisser. « J'ai l'air d'avoir besoin d'un coup de main? » Connerie. Tu n'es qu'une erreur humaine Kyosuke, t'es la bombe humaine qui attend vainement d'se faire exploser. T'es l'cuter dans l'cœur d'ton propre passé. Et voilà qu'il baisse la tête, la sonorité de son propre rire jaune lui donne envie d'mourir, dieu qu'il est pathétique.

Et peut-être que tu vas te mettre
A le juger de tout ton être
Qu'est ce que tu vas commettre ?
Va-t-il se jeter par la fenêtre ?


Il te tend son joint, maladroitement, alors que son rire s'estompe, laissant place à sa face totalement ravagé ; les émotions s'y confondent, plus rien ne tourne rond chez lui. La tristesse, la mélancolie, la joie, tout se mélange sur son faciès un peu pâle. Il attend, mais il ne sait pas quoi ; il est dans l'attente de quelque chose, c'est tout c'qu'il croit. « Et toi alors, t'as besoin d'aide ? » Et ça sort comme ça, tout seul, son regard imperturbable revenant à la charge, son côté lunatique naturel reprenant d'assaut sa caboche désarticulée. Reniflant doucement, Kyosuke attrape un mouchoir dans lequel il se mouche, avant de reprendre après avoir foutus son détritus dans sa poche large. « Je sais que j'ai l'air d'un déchet ambulant ; c'est mon quotidien d'puis quelques jours, ou semaines... Peut-être même des mois. »

Et il ne cherche pas la pitié
Certainement pas, pas b'soin d'pleurer
Il veut pas qu'on le regarde de haut
Qu'on le prenne pour un minable de trop


Sa tête est de nouveau baissée, sa boisson est vidée ; il reste la tête posée sur ses bras croisés, attendant patiemment... Peut-être que tu devrais partir d'ici, ou sa déchéance t'atteindra toi aussi.  

n e part pas v i t o
et a i d e - m o i

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