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Sociologie de la hantise // Folie - ft. Quinn
 
hellébore
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Sam 26 Aoû - 0:03

「Sociologie de la hantise // Folie」

Tu n'es qu'un monstrueux souvenir.

Quinn & Talv
C'est un jour,
Encombré,
De nuages,
Sobrement coloré.

Le démon
Aux cheveux argentés ;
S'ennuie.

Il se morfond indubitablement,
Chez lui,
Enchaînant,
Ces meurtrières,
A tuer
Doucement
L'éternelle vie.

Ce loft,
Est
Trop petit ;
Pour ses envies,
Enivrantes envies,
De chasse.

Un rictus malaimable s'étire,
Déformant ses lèvres fines ;
Élégance malaisante.

L'adrénaline
S'égoutte,
Le prend au cœur,
Le corps se tend,
Le démon s'égaye.

En réalité,
Ce n'était
Ni un démon
Ni un ange
Ni un diable
Ni un dieu
Juste
Un humain
Miteux
Qui s'ennuyait.
Et c'était là un temps parfait,
L'horloge le lui disait,
Qu'il pouvait à présent aller chasser.

Les doigts s'écrasent sur le mégot qui fume,
Qui se consume,
Sous l'ennui improbable,
D'un monde en décrépitude.

Un dernier souffle
Baiser étrange d'un être en souffrance,
Interminable ennui.

Déjà, le voilà qui enfile
Sa veste légère,
Et attrape de sa main libre,
Le flingue qui repose là.
Il va s'entraîner au tir
Sur une cible mouvante.
La réalité est toujours plus amusante.

Il sort dans les rues,
Il a déjà entendu parler,
De celui-là qui se moque du monde
Des genres
Qui se rase comme
Se maquille
Un myosotis.

C'est une cible parfaite,
Il aime s'en prendre à des êtres
Imparfaits.
Comme lui.

Il le sent,
Il le suit,
Il le traque.
C'est amusant.

L'adrénaline monte en lui ;
Il entre dans une ruelle déserte,
C'est le moment d'ouvrir la danse
Mademoiseau voulez-vous bien,
M'accorder cette ultime valse ?

Il le lui demande ainsi,
L'amusement carnassier pointant de sa voix envoûtante,
Et le canon sur ses cheveux noirs de jais ;
Vite retourne toi,
Que je puisse enfin
Appuyer
Sur détente ;

Retourne toi petite proie ;
Je veux voir ton regard
Désespéré,
Suppliant la vie de t'épargner,
Tes souvenirs d'antan.

Changer l'adrénaline en hantise.

HRP : le flingue il est paralysant seulement mdr tkt, Talv est juste un grand malade.
 
myosotis
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Lun 18 Sep - 23:06

Devil's Trill Sonata
Vagues de drapés satinés au seuil des genoux
Sa précieuse insanité ondule onde infâme au rythme de ses pas
clac clac clac
Le vide urbain se repait moqueur des échos superficiels qu’il abandonne sans scrupule dans son sillage  
clac clac clac
Applaudit par le silence pour lequel il se donne – spectacle monstrueux que fixent les façades
il a la tête baissée
fuit les regards de cette infernale comédie
( pantin de la pluralité )
il – observe la morne valse des chimères citadines que ses souliers vernis composent en reflets inspides
sur le bout de ses chaussures – un peu de poussière comme une ombre au tableau de la ville
clac clac
c’est dégoûtant
ses lacets défaits bouclent entre les failles du bitume – subtils serpents sinueux
clac
c’est l’heure de la révérence
clac

Mademoiseau voulez-vous bien
M'accorder cette ultime valse ?

les échos superficiels cèdent brutalement leur disharmonie à la sentencieuse courtoisie d’une intention réelle
tandis que contre sa tempe – la terreur dépose un doux baiser mortel  
il comprend avant d’avoir peur
lorsque son instinct ravive soudainement le souvenir glacial du danger mécanique dont il sentit autrefois contre son palais la menace métallique
c’était il y a longtemps – dans une autre vie
(la caresse douloureuses des ongles qui s’enfoncent dans le cuir chevelu
la tendresse lancinante d’un souffle qui s’échoue dans le creux de son cou
tu aimais ça hein quinnie ?)
effroi

il déglutit – lentement
(le spectre lointain de l’antique canon glisse le long de sa gorge)
si il bouge
(si il respire)
il meurt
(il va mourir)

il lève les mains – lentement
son sac embrasse cette poussière qui le dégoûte  
et les reflets sur ses souliers sont à présent d’une trouble immobilité
(il ferme les yeux – pour ne pas nourrir les chimères – de son émoi brouillé)

« Mon – mon portefeuille est dans mon sac »

Il s’étouffe – lentement
(tu le sais très bien Quinnie – qu’on peut racheter une vie avec un peu d’argent)
le poids éthéré de la mort contre son crâne le dévore  
cette ombre – est comme toutes les autres ombres
sans visage
sans image
juste une voix
juste des (hu)mains
et une haleine aux brume de soupirs brûlants ruinée par le désir...

364 mots
Encore pardon pour l'attente, j'espère que ça va , ,
 
hellébore
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Sam 23 Sep - 22:23

「Sociologie de la hantise // Folie」
Tu n'es qu'un monstrueux souvenir.

Quinn & Talv
Le chaos
Le chaos total
L'immensité d'une étreinte
Et la chaleur qui s'éteint.


Qui es-tu ;

Rien ne semble bien réel,
Tout n'est qu'un affreux rêve.

Mensonge.

L'ordre des choses
L'organisation
Le réel ;
Tout cela est réel.

La proie est encore de dos ;
Ce n'est pas drôle.

« Mon – mon portefeuille est dans mon sac. »

Talv esquisse
Cet affreux sourire
Il n'est ni un ange
Ni un démon
Ni un rêve
Ni un songe
Rien qu'une horreur
Un humain que le mépris effleure.


Ce n'est pas ton portefeuille que je veux
« Ton sourire et ton rire,
Tes joies et tes souvenirs ;
Seront miens,
Et l'éternel mourra entre mes doigts. »

Le canon de ce soyeux revolver
Se presse
S'empresse
Contre la tempe
Les cheveux de soie de la proie.

Et le chasseur
Le monstre dans toute sa splendeur,
L'accule
Contre un mur
Pris au piège.

Et le chasseur
Retourne sa proie
Je veux voir ton visage,
La souffrance sur tes traits,
Et l'extinction du passé.

Giuseppe !

Le myosotis
Est beau
Il est maquillé.
Est-ce une femme
Est-ce un homme ?

La terreur se lit sur son visage.

Ou simplement une transcendance des genres ?

Giuseppe !

Non jamais.
Les détails,
Les doigts sur la détente,
Les détails,
Un trait de noir soulignant son intense regard,
Métamorphosé par la peur;
Un rouge à lèvres doux et intense,
Soyeux et véloce,
Une reine au teint sans pareil.

Le mépris
Se transforme en peur
L'angoisse
Mais un chasseur n'a jamais peur.

Giuseppe !

Le verre se brise
Barrière exquise

Sortiras-tu hors de ce monde ; et je te retrouverai jusqu'à la fin des temps.

Tout
Craque.
Se brise.
Et
Le Temps
S'achève
Dans un mélodieux rire.

Le mur
Il est acculé contre le mur
Giuseppe je t'ai enfin retrouvé!
Et l'apothéose
Du chasseur
Dans tout son malheur.

Le monde n'est qu'une affreuse blague
Accorde-moi donc cette danse!
Je te cherche.


Et soudain l'esprit qui éclate
Tout s'embrouille,
Tout s'emmêle,
Rien n'est plus pareil.

Le regard de glace se fige,
Et dans ses pupilles
Brille
Le feu de la haine
Et de l'antique désir.

Sa proie
Mon amour!
Sverige tais-toi,
Ce n'est pas
La quête s'achève.

Scission.

Le changement s'opère,
Bipolaire,
Sverige, Talv,
Talv, Sverige,

Sverige Talv
Talv Sverige

Qui suis-je.

Et le hideux personnage
Presse sa victime contre ce mur
Isolé.
Tu es à moi,
Je vais
Te tuer
T'aimer.


Tout se mêle
Et se démêle
Les lignes du temps se rajoutent,
A sa vision déjà brouillée.

Tu as des lignes du temps tumultueuses
Petit myo...
Giuseppe.
Non.
Si.
Non.
SI.


Le canon du flingue est toujours appuyé
Contre la temps de cet être peu fortuné,
Alors que les lèvres du chasseur
Entament déjà une sensuelle danse
Sur sa peau de porcelaine,
Elle est douce, tu es
Délicieux(sement)
Exquis
(Tu as peur non?)

Es-tu devenu fou mon vieil ami?

L'odeur enivrante de cet être sans genre
Lui traverse les narines
Giuseppe avait un odorat très développé
Ce n'est pas
C'est lui.

Et dans toute cette folie
Le songe
La hantise ;
Ses lèvres descendent lentement vers le creux
De son cou,
Sa belle jugulaire.

Je te hais
Je t'aime
Je vais te tuer
Laisse moi t'embrasser
Je vais te déchiqueter
Ta chaleur me plaît
En lambeaux
Tu es beau
Sanglants
Douceur.

Le canon embrasse toujours la peau,
Baiser infernal ;
Les lèvres dévorent ardemment la peau,
Baiser insoutenable.

Talv,
Non, moi c'est Sverige
Lui maintient fermement le poignet,
Il est acculé
La proie
L'amour
Est acculée.

Et contre le muret,
Je veux t'aimer,
Le doigt sur la détente
Le doigt tremble.

Le tout n'est retenu
Qu'à un fragile équilibre
Une balance imparfaite
Folie
Hantise.


Et l'esprit hanté mord la peau blanche et immaculée, tendre et pureté,
Souillée.

Déséquilibre.
Changer l'adrénaline en hantise ;
 
myosotis
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Mer 8 Nov - 2:28

Devil's Trill Sonata
Les mots ennemis glissent comme des lames le long de ses tempes
dégringolent en pluie de vices sur le fil de cette terrible respiration inverse, dont le verbe inexorable perle en éclats gelés dans le creux de son cou
– ce souffle à l’indulgence d’engelure est enflammé d’un désir dont il ne connait que trop bien les volutes
et l’amour de la mort se fait plus tendrement menaçant – lorsque dans un élan glaçant d’affection funeste, l’agresseur s’abat sur la silhouette qu’il (re)tient en otage
sur le mur – son ombre victime l’accueille à bras ouverts – dépose sur son front un baiser étourdissant
la poigne est lascive, ferme, absolue
Il se sent – comme autrefois – aliéné sous le joug de ce toucher total, enchaîné à l’intransigeance souveraine de ce doigté délicatement souverain
Antique reflexe – son corps se fond doucement dans l’autorité du maître mouvement – sa silhouette se coule délicatement dans cette main qui le possède – comme autrefois – son anatomie lui échappe et s’offre à la volonté du piège – cette souplesse servile sur laquelle sa terreur n’a pas d’emprise, cette légèreté complaisamment prête à l’emploi de l’assaillant – l’écœurent – mais c’est trop tard – car sa chair est désormais (autre)
à l’autre
– cet autre qui du haut de sa sensuelle domination fait valser sans effort l’enveloppe docile dont il s’est fait le prince – laissant l’objet de son ascendant s’harmoniser sans retenue à son hégémonie
c’est trop tard – son corps l’a trahi – mais son amour, non, l’autre n’aura pas son amour, pas une seule larme –
et – faisant face à son emprise – le souffre-douceur prend soin de diluer le plus de haine possible dans l’expression de son visage que l’effroi ternit – dévore-moi, défais-moi, ruine-moi – exulte mon fantasme – sache-le je ne serai jamais
JAMAIS
à toi


Il sent presque avant de voir – la brûlure glaciale que dispersent sur sa peau ces prunelles translucides ; la douleur fantôme d’un millier d’aiguilles égarées dans le sillage de l’impitoyable regard qui le découvre indécemment – scruté par ces iris intensément lissées de véhémence azure, dont la céruléenne attention est rehaussée par la plus obscène des ardeurs, il se sent déjà bien trop vulnérable pour l’heure…
fuir, fuir, fuir – mais à quel point ? – son anatomie peine à se soustraire au rythme sinistre de l’intrus à son intimité – le monde est soudainement réduit à ces deux pierres de désir dont les angles mal taillés rappent cruellement contre sa bouche, sa nuque
Il attend
qu’on le dévore, qu’on le défasse, qu’on le ruine, qu’on se gorge goulument de son fantasme – pour n’être jamais, JAMAIS
(à l’)autre
– le temps suspend douloureusement sa fuite au seuil de sa répulsion épouvantée
Et – alors que la vanité de l’instant prend définitivement racine dans ses respirations paniquées, les traits de son ravisseur (noblesse acharnée – propre aux masques de glace) se désagrègent soudain dans un élan de folie – l’homme rit, et ça tinte comme du crystal brut jeté contre le cœur, dans tous ses éclats joliment coupants, et lui ne comprend pas car le rythme s’emporte –  ressent contre sa poitrine la cadence infernale de la fièvre adverse tandis que l’assaillant affirme désormais sa flamme sur le corps aux lignes incertaines dont il est détenteur – et les doigts parasites se resserrent en infaillibles liens autour de ses poignets et ça y est, ça y est, tout (re)commence – comme autrefois
sa chair suit l’harmonie du désir ennemi – se confond dans les empreintes que les baisers malfaisants creusent sur son derme (ça s’incruste comme de la saleté là entre tous les pores de sa peau et ça pourrit oh il sent que ça pourrit ça pourrit il pourrit) – son corps lestement délié entre les pouces antagonistes s’oublie définitivement dans la décadence infectieuse – il essaye de toute son insensible force il essaye de s’aliéner afin de ne pas sentir ne pas ressentir sur ses joues dans son cou la mémoires morcelée des souffrancse libidineuses que réactualise l’avidité adverse
il ne crie même pas lorsque les canines gourmandes offre à sa carnation le salut de sa douleur
finissons-en vite finissons-en – et ses paumes glissent le long du dos hostile – hypocrite appel d’un feu dont il tente de dissimuler les arabesques mensongères
Déjà se perdent sur ses lèvres des soupirs factices, immondices hybrides de dégoût et de peur dont il tente de rehausser l’émanation faussement passionnée par quelques gémissements discrets
ne pas sentir ne pas ressentir faire vite rentrer et
sentir ressentir – l’aura de mélancolie désormais familière, contempler l’air de ne rien voir cette couronne ensoleillée de mèches dorées, flot de lumière en écume sur ses épaules graciles
l’ami (bienaimé non avoué) lui dira bonsoir lui demandera si il a passé une bonne journée ce qu’il veut manger pour le dîner
tout un tas de choses futiles qu’il chérira secrètement
tout un tas de choses futiles qu’il aurait pu chérir
non – trop tard – n’imagine pas que ça a changé n’imagine pas que tout est différent ici comme ailleurs n’imagine pas que tu as changé
n’oublie pas qui tu es
n’oublie pas que tu es
tu es
sale
sale
SALE

– quelque chose de sale qui frémit tout contre le cœur – quelque chose qui tâche petit à petit ses gémissent et qui s’abîment entre ses cils
Entre deux halètements – s’égarent des sanglots.

Pardon pour le retard et pour l'ensemble de ce post @Talv
 
hellébore
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Mar 9 Jan - 19:12
Et les valses sensationnelles d'un rire sur sa peau sur
Son épiderme
Douce folie que les plaisirs de la chair pressent de consommer
Consumer
Embras(s)er et
La stature grande et élancée continue de vouloir (arracher)
A la proie en ses mains qu'il

Ne veut que ruiner.

Changer changer (clairement pas jamais)
Tu es
(je suis)
Ce que (nous sommes)
Et jamais jamais changer ne serait-elle
Une option engagée et (c'est tes lèvres qui s'engagent vers
La clavicule alors que sonnent claironnent ses
Soupirs factices qui s’essoufflent alors que son corps s'offre à toi tu es
Ridicule.)

Mais tu sais qu'ils sont faux tu sais que c'est faux
Tu sais que ça n'est pas toi comme tu sais que les mots
Déraillent dans ta tête défaillent dans ton cerveau ils
S'enfuient le long de ton dos comme ces mains qui voudraient te tuer
Mais t'amadouent comme ces animaux qui
Ont déjà été possédés tant de fois qu'ils en perdent la raison.

(Subtils, les sanglots mélancoliques hoquètent dans la mélodie forcée des
Terreurs – plaisir ; jamais
Rien n'est plus horrible que de
Qu'est-ce que tu as ?)

Le monde entier s'est arrêté de rêver.

La folie qui imprègne son regard se teinte d'une
Incompréhension (désillusion)
Il
N'aurait pas osé oh jamais et
L'emprise de ses doigts effilés sur le frêle poignet de l'autre qui
S'est soumis à ses libidineuses pensées (pas les siennes juste entières)
Quelque part perdu dans les méandres solitudes à jamais.

L'angoissante perdition l'angoissante détention
La rétention de son désir pour un individu qui
N'était rien d'autre qu'une proie tu
(Te devrais de mourir et
Une larme s'envole sur ta peau sur tes pores qui soupirent.)

Est-ce que
« ça va » ?

Il a ces mots qui s'effritent le long de la douleur en mérite qu'il
N'a qu'arraché la dignité à un être sans -
(Mais c'est un Myosotis il ne te mériterait ;
T'offrir ton désir lui serait déjà un honneur car son corps n'est
Qu'une erreur une souillure dont tu en prendrais soin et -

Immonde.)

La prise sur le poignet se relâche,
Le désir ardent pulsant sous les veines qui s'effacent
(Pulsion pulsant la (dé)cadence pourrissante le regard affûté redevient de
Glace il
Ne tire pas) ;
Recule.
Calme.

Avant la tempête.

Les remords le replongent dans l'enivrement et le venin de la folie
Embrume son regard (amour)haineux ;
La compulsion d'une angoisse un vieux démon,
Bonjour mon ami je ne suis
Ni ton dieu ni ta vie
ni ton âme ni ton ennemi juste
Un vieux compagnon de voyage qui
(Les jointures des doigts sont blanches et ta main inconsciente déjà s'ôte du
Peu de remords – est-ce que ça existe est-ce que ça existe
est-ce que les regrets en valent la peine est-ce que
Le monde entier en vaut la peine est-ce que ;
Pourquoi tu me résistes.)

Le canon et sa gueule éprouvent leurs crocs,
La folie de son œil et le chien font défaut ;
La béante bouche d'une balle meurtrière se pointe sur son visage de porcelaine
Belle damoiseau et (tu es attirant que je ne puisse te déguster à l'instant).

File avant que je ne te prenne et te dévore petit lapin file avant que
Le chasseur ne reprenne la danse et la tourmente
File file file tu as ;
Trois secondes,
Un deux trois.

(Jouons au chat et à la souris,
Je suis le chat et tu es
La souris – viens en bouche que j'aime ta chair rajoutons au jeu une pincée de folie.)
FOLIE
hantise dans le cœur
 
myosotis
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Sam 21 Avr - 1:52

Devil's Trill Sonata
« ca va ? »

Ces sons-là, en s’abattant sur ses paupières – ont la violence d’une sentence
ca va ? – ça glisse étrangement au creux de sa nuque – écho de perversion précipité sur le fil de cette haleine glaciale – il en ressent chaque arabesques – pourrir dans toutes les failles de son
sursis
en amont de ses prunelles dont l’éclat de soumission se meurt tristement à ses pieds – il y a – il en sent la froideur viciée – deux grands vacuums, suintant d’une puissance impitoyablement abjecte, dont le flot d’absolu dépravé étouffe en nœuds stériles ses sanglots pathétiques
reste la Question
ça va ?
ça va ?

c’est donc ça – la folie – il pense, de très loin ;
je vais mourir comme ça étranglé par cette paire de mains éternelles
toujours les mêmes
leur raideur de velours éperdue de soupirs
ces mouvements froids qu’étire une volée de doigts mécaniques
les ongles délicats qui lacèrent la chair à coups d’amour stérile
ces mêmes mains, qui retrouvent leurs chemins – entre les côtes le long des hanches jusqu’en enfer
la folie a donc ces mains là

– elles s’ouvrent soudain, comme au printemps
ces vêpres empoisonnées
l’ascendance recule aux portes du purgatoire  
un vide aux langueurs de ténèbres suspend son cours noyé d’aberration

alors il court
( atteindre les graciles brûlures de l’aube nymphique
retrouver l’ardeur tranquille des seuils familiers
l’or au bout de ses doigts – si proche
si
proche )

la boue au creux des paumes –
la nuit tombe sur les trottoirs
( adieu promesses de l’aube )
la mâchoire pierreuse du pavé broie sa respiration
quelque chose d’humide sur ses joues – déroule ses anneaux  de viscosité vipérine
des fleurs au goût familier s’épanchent déjà au coin de ses lèvres en rosées chaleureuses
un vide aux grâces de saleté s’étiole dans le caniveau


il rampe
abomination larvée d’illusions persistantes
traîne sa forme infâme sur l’asphalte salis par ses sanglots
malgré tout

il ne veut plus mourir…


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