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Do I Wanna Know ? // Joy
 
myosotis
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Jeu 25 Mai - 16:24
Do I Wanna Know ?
feat Joy ♥
Trois coups sur la porte
Trois petits coups qui ne lui ressemblent pas
Harland, tu savais pas ?
Non, Harland ne savait pas
Car il y a des choses – tant de choses – qu’on ne lui dit pas
Parce qu’ils pensent sans doute qu’il ne comprendrait pas

Harland, tu savais pas ?
Joy Valentine – oui ce Joy là – il a sauté le pas
Mais vous êtes amis, n’est-ce pas ?
Harland – tu savais pas ?...

Il fait glisser sa capuche le long de sa nuque – les spectres sont très forts à cache-cache
Ouvre bien trop doucement la porte – il a peur de ce qu’il va voir, Harland
Joy
une tâche d’encre épanouie paix sinistre sur fond de linceul blafard
Sad
saigné à blanc se fond dans la pâleur assainie de son austère autel
Libre prisonnier retranché dans ce cimetière où l’on enterre tous ceux qui comme lui vivent de justesse
Et tout est d’une blancheur de rêve aseptisé – éblouissante ascèse
Harland se demande comment l’on peut guérir de cette impitoyable pureté

« Salut mon bro »

Il pose sur la table de chevet une pomme – sa silhouette gonfle en goutte de sang alléchante contre les murs immaculés
massacre livide

Dans la télé ça parle à vide
L’espace est distendu par tous ces bruits futiles ça meurent avant même d’avoir atteint le cœur
Il y a une chaise – rien qu’une seule – il s’assoit
Trop raide
Les mots se consument sans brûler sur le bout de sa langue – il ne dit rien
Il voudrait dire tellement de choses
peine peur inquiétude
(la culpabilité de n’avoir rien remarquer – peut-être que tu aurais pu l’aider)
tristesse terreur incompréhension
et puis peut-être il ne sait pas il ne le connait pas assez ce sentiment-là pour pouvoir en être sûr
et puis peut-être – un peu de colère aussi

Sa parole emportée s’incarne en silence
Il le regarde
Repasse longuement les traits de son visage à la pointe de son angoisse diffuse
Il est parti – il est là
le malade – à l’accueil de l’hôpital on l’a appelé comme ça
Joy Valentine, « le malade »
Joy est malade
(peine peur inquiétude – culpabilité – tristesse terreur incompréhension)
Sa vie est une maladie mortelle

« Mais pourquoi t’as fait ça, Joy ?... »

Ses messages tus se sont faits fumée qui l’asphyxie
Sa voix se brise en écho sur les écueils déchirants de son désarroi
Étranglé par son propre verbe il cesse déjà de parler
se mord la lèvre pour ne pas pleurer
(c’est pas toi qui souffre ici Harland – c’est pas ta vie la maladie mortelle)
(t’as pas le droit de ressentir tout ça)
(t’as pas le droit)

De sa poche il tire donc une autre pomme
Il n’a pas faim
Croque dedans
L’acidité s’échoue en brume aiguë sur ses lèvres

Les autres ont raison  vous êtes amis et c'est horrible  – il ne te comprend pas.
.
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myosotis
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Lun 29 Mai - 23:34
do i wanna know ?
feat bb harland
toc,
toc,
toc.
encore une visite,
peut-être un pot de fleur que je vais jeter par la fenêtre,
regal lui il préfère m'offrir de petites pâtisseries, gâteries, que l'on mange pour oublier les soucis,
elegy elle, préfère apporter des cookies, ces bons petits biscuits elle les a préparé avec amour,
papa, parfois il montre des photos du chat, en disant que cette petite bête aussi s'inquiète, où il m’amène sa tarte à la pomme, si bonne,
oh et puis y'a amélia, elle,
elle,
ramène des fleurs déchirées et un peu de sa pitié.
puis je ne compterais pas les autres,
à quoi bon encore compter et s'épuiser à s'en inquiéter.
alors tu entres avec cette mine emplie d'incompréhensions,
bien sûr,
harland tu ne savais pas et maintenant tu ne comprends pas.
c'est normal, pourquoi aurais-je expliqué mon mal être avec tellement de précision,
tu n'as pas besoin de ça,
tu es une lumière qui n'a pas besoin d'être éteinte par ma faute,
et puis je doute,
que j'arriverais à te conter toute cette histoire,
te parler de mon désespoir.

-'lut.

c'est,
si neutre,
(alors si naturel.)
puis je regarde le trésor que tu poses sur la petite table à mes côtés,
je n'ose pas attraper cette belle lady,
je ne la mérite pas et croquer dans sa chair serait encore,
un de mes crimes.
allons parler de la pluie, du beau temps, c'est le printemps alors,
essayons de faire comme si de rien n'était, c'est tout et je suis certain que,
tu ne sauras jamais,
car mon silence sera toujours présent toujours là pour briser toutes ces informations tu n'en as pas besoin et je sais pertinemment,
que c'est elle qui répondra si gentiment à tes questions,
qui me concernent tant.
je n'aime pas cette tension si présente elle ne fait qu'empirer la situation,
elle va juste renforcé la fatalité,
de mon acte,
alors harland s'il te plaît ne me dis pas pourquoi...?
(suis-je bête ?)
tu le fais toute de même, c'est obligé tu n'es pas si idiot comme moi, alors tu as compris finalement,
ou non.

- et pourquoi pas ?

parce que,
c'est la raison c'est le but,
la raison c'était,
de n'être qu'un de vos souvenirs et que la vie continue,
ici,
(sans ce misérable grain de sable.)
une troisième chance c'est impossible,
(quand on foire la deuxième.)
ma main s'étend vers le fruit défendu et je le goutte car c'est peut-être bien meilleur que le saucisson,
même si, acide qu'elle est, je grimace avant de me concentrer,
sur sa douceur son petit charme sucré.
cette pomme avait certainement envie de me punir,
(à ta place.)
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sadness
 
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Jeu 15 Juin - 20:35
Do I Wanna Know ?
feat Joy ♥
Et pourquoi pas ?

La fatalité s’achève avec la vive morosité d’un coup de révolver
c’est vrai – la vie continue – toute orientée vers l’unique réponse à cette étrangère question que l’on a tous peur de reconnaître au fond
Entre les quatre murs de cette chambre prison le soleil enfermé s’effrite contre le vide en une brume de sales étincelles ternies – et quand les immatérielles larmes de cette vapeur livide effleurent sa peau à Harland –  ça le fait violemment frissonner

Et pourquoi pas ?

La sève du fruit défendu s’écoule incolore (indolore) entre ses doigts entre ses plaies rougies à lui le long de la peau reluisante jaillit à flot d’existence le souffle écarlate des printemps qui défilent Joy dévoré par les avides mânes sous le regard implacable de la nuit Joy anéanti ses entrailles épanouies à tous les poisons ravageurs et le sang qui colle gouttes lourdes entre les phalanges dégradées sous la nue corrosive les veines violacées que trace à l’impitoyable pinceau noir l'obscurité
Visage entre les mains – empêcher les visions de l’assaillir – à l’ombre de ses paupières closes se superposent frémissantes les deux faces incertaines d’un même masque – Joy malade – Joy massacré
Joy vivant – Joy mort

« Joy » il a peur de le regarder peur de se retrouver soudainement face à une silhouette désincarnée qu’il ne saurait restituer par-delà la confusion cramoisie de ses lignes massacrées « Joy, écoute-moi, tu peux pas dire des choses pareilles tu – je m’en fiche ok non si tu veux pas en parler d’accord, d’accord t’as le droit, mais je -- »

Triste ardeur désagrégée vaine aux portes de sa raison – il ne sait pas se saisir Harland il n’a jamais su – il s’est toujours dissolu léger rayon en éclatante pluie sur le monde appréhendant le réel avec ce drôle d’écart fantasmagorique que l’on a jamais pu modeler correctement aux formes de l’univers tangible
Mais – ici dans cette chambre où tourne à vide le réel précipité – il ne peut qu’observer les failles se creuser désespérément – pieds et poings liés par la vérité il n’a d’autres choix que d’observer la fuite immobile de Joy
malade d’avoir vécu

« -- je savais bien que tu étais pas bien et tout ça oui c’est vrai mais » une main contre le cœur pour le retenir un peu pour l’empêcher de s’évader – lâche – «  mais je pensais que – je suis désolé Joy j’aurais dû remarquer que quelque chose allait pas et on aurait… tu… »

les failles torves dissipent entre leurs doigts irréguliers la blancheur maladive du mausolée moderne se glissent insidieuses jusque dans les entrailles brisent leur discontinuité en tous petits morceaux aigus disloquent chaque mot à la source pour ne laisser de leur aura consolatrice que d’amères traces esquissées toujours à la pointe de ces horribles illusions dansantes -- fourmillant chaos terrible derrière le voile d’ambre confus de ses iris
il y a quelque chose qui gonfle battant tout contre sa paume
une étrange flamme qui brûle sans chauffer – instable
toute prête à s’embrasser

« -- tu peux pas dire pourquoi pas comme ça, c’est impossible…  C’est impossible !! Tu as failli mourir ! Joy !! »

Maîtriser l’incendie – en vain

« Je comprends pas comment tu as pu faire ça !! »

Pour la première fois Harland, certainement
est sur le point de se brûler.

.
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Lun 3 Juil - 1:21
do i wanna know ?
feat bb harland
tu sais harland cette pomme ferait mieux d'être empoisonnée,
mais ce que tu ne sais pas c'est pourquoi je ferai mieux de ne plus exister.
tu n'as pas vu,
la lame que j'avais caressé contre mon cou,
mais qui n'arrivait pas à percer,
((la chair.))
alors je me suis attaqué à mon bras droit,
et je voyais les étoiles, tu sais même quand le ciel était bleu.
mon corps s'est balancé en arrière,
les yeux qui roulent.
ils ont croisé ceux d'un sauveur.
((tu parles,
un emmerdeur.))
il y en avait du sang, mais pas assez pour que je prenne la barque,
qui m'aurait amené en enfer.
j'ai frôlé la mort mais je suis toujours là,
alors pourquoi tu te mets dans tous tes états ?

- tu vois.
je sers tellement à rien que même en voulant me supprimer,
je vous fais tous chier.


la pomme devient plus acide lorsque je la goûte une nouvelle fois,
mes lippes se pincent mes dents grincent.
tu as besoin de quoi harland de m'engueuler encore plus fort que n'importe qui,
déjà venu ici.
papa très inquiet m'a couvert d'étreintes à la place,
c'est lui qui aurait dû hurler,
sur moi,
mais il n'avait pas la foi.

- y'a rien à comprendre,
tu penses que je suis lâche mais je suis peut-être plus intelligent,
quand y'a un intrus quelque part on le vire,
non ?
dans l'histoire j'étais l'intrus alors voilà.


harland tu dis que je n'ai pas besoin de raconter,
mais dans l'fond tu as besoin d'être informé.
je n'aurais pas les bons mots pour tout te conter,
hélas je suis à la ramasse,
mais il va falloir s'en contenter.
soit heureux,
parce qu'après ça,
tu risques d'être malheureux.

- l'histoire a commencé,
par quelqu'un que tu connais très bien...
et qui s'appelle amélia.


mais ce n'est pas de sa faute à elle,
c'est juste un personnage clé de mon récit,
et il y en a d'autres tu sais.
écoute-moi,
et tu comprendras.
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sadness
 
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Jeu 17 Aoû - 3:26
Do I Wanna Know ?
feat Joy ♥
Et
Depuis le fantasme aseptisé que tarit inlassable l’amère pureté de la cage aux morts prétendus vivants par tous les aliénés
nous érigeons conciliants – notre mur infâme
aux fondations faméliques des vérités bâtardes
s’éternisent en point d’orgue le dernier des soupirs  

Et
sur tes lèvres tracées de vi(de)s
un peu luisantes sans doute collantes le fiel doucereux se décompose en fuites provocantes le long de ton verbe
emphase sucrée à tes discours qui s’écoulent
interminable hémorragie des violences (que nous avons ) tues
ça tombe au fond du cœur avec la grâce lourde des croches crevées
nos mélodies exterminées

Et
c’est
ta voix
tes mots sans doute
mais -- ça s’écrase sous les doigts comme les aimantes cendres d’une allumette
ça s’étire sous ta langue comme la fumées complaisantes des cigarettes
ça ne brûle pas – rien ne fait sens
les dessins vaporeux de tes chimères abrègent la conscience acerbe de ma tendresse inquiète

« Mais n’importe quoi !!! N’importe quoi, Joy !!! »

et soudainement
putain, Joy
( j’ai juste envie de te frapper )
pour que tu sentes pour que tu ressuscites

Joy reveille-toi
- réveille-moi -
C’est pas toi – c’est pas toi
C’est …

-- comme ça que ça se passe
alors
on doit mourir une deuxième fois
c’est ainsi c’est écrit à la pointe de nos blessures éconduites
et c’est donc ça – la dualité de la subjectivité
l’inconciliable amour du vivant que le temps insoutenable a purement déchiré
c’est donc ça – le choix de la survie
c’est – à cause de Johan ? c’est lui qui t’a poussé ? – ce sale bâtard de fils de pute -- j’aimerais tant te le demander mais ça reste là latent -- tempête pervertie d’intuition au creux des poings

tu vas pas mourir Joy – tu peux pas mourir Joy – tu veux pas mourir Joy
C’est pas toi – c’est pas toi

et moi aussi – moi aussi – si il doit n’en rester qu’un
ça sera
ça sera

Amélia

Violence de l’écho écartelé hors des songes
T’as juste dit son prénom – et c’est comme une attaque
( terreur soudaine de la menace que seul les tons savent tendre )
Les lettres s’arrondissent sur le bout de ta langue au rythme de la
haine
et le sang qui bouillonne – et c’est glacé
tu sais Joy j’aime pas cet accent là avec lequel tu le prononces ce prénom chéri – Amélia
J’aime pas ça – on est ami Joy hein pas vrai ?
( et pourtant l’emprunte pervertie du patronyme tant aimé s’imprègne de mes craintes contre ta verve impassible )

« Amélia ? »

J’essaye de redonner au baptême l’affection qui lui sied
M’enivre du venin que tu y as distillé
C’est – ma façon à moi – peut-être – c’est inutile – de te soigner

« Mais... Qu’est-ce qu’elle a avoir avec… »

Un geste vague qui tend vers tout
ça
le lit la chambre la blancheur ton visage émacié
alors qu'à ton chevet agonisent faiblement les vestiges de mes certitudes.

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hrp : PARDON POUR LE RETARD OMG ?? J'espère que ça va n'empêche que c'est pas n'imp ; ;
 
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Mer 25 Oct - 18:25
do i wanna know ?
feat bb harland
ô harland je ne devrais pas te faire autant de mal,
je ne devrais pas ouvrir ma bouche et mettre un point final,
non, je ferais mieux de te laisser,
j’ai peur que tu ne puisses pas tout encaisser.
((surtout quand tu répètes son prénom, c’est confus,
et les émotions sont toutes confondues.))
j’aurais pu commencer par un simple il était une fois.
mais on est plus des gamins, (je crois ?)
et moi qui pensais,
que cette histoire tu la connaissais,
je devrais arrêter de me faire des idées,
avec une telle rapidité.

- en fait,
ça n’a rien avoir, c’est juste que…


((un soupire,
et c’est de pire en p i r e,
vas-tu me maudire ?
oui, et certainement me médire.))

- pour faire simple,
j’étais en crush sur elle,
et je lui envoyais des mots sous la porte de sa chambre au manoir,
enfin je crois ?


((parce que j’ai le souvenir,
d’un seul mot que j’ai pu lui fournir.
les autres sont cachés,
au chaud dans son carnet.))

- et au final elle a cédé, elle m’a parlé et…

(elle m’a embrassé.)

- ...on a eu la méga bonne idée de découvrir nos vies antérieures,
non c’était vraiment pas une bonne idée.
vraiment pas.

j’suis désolé mec,
vraiment…


le rythme cardiaque d'accroître, la sueur dégouline,
je reste un instant silencieux, je rumine,
puis après.
je me dis qu’il n’est peut-être pas prêt.
de savoir la vérité.

- je sais pas si,
elle t’a déjà parlé de lia ?
parce que,
tu vois…


((enfait c’est,
(lui.) m o i,
qui l’ait tué.))

- johan l’a assassiné.

harland, je sais, tu vas croire que c’est le plus gros des bâtards,
tu vas t’énerver, tu vas te lever, tu vas vouloir le buter, le connard,
mettre le feu à sa face, c’est ce qu’il mérite, ce putain de salopard,
mais je vais me lever, vouloir t’arrêter, n’oublie pas, ((qu’il est déjà trop tard.))

- savoir que j’suis la réincarnation d’un meurtrier,
ça m’a complètement anéanti.
mais si tu veux, j’t’explique en détail. non, johan n’est pas méchant.

((et je sens,
que ce n’est pas une bonne idée,
de vouloir (devoir) défendre cette amitié.))
il… il a eu un vie de merde, des parents violents,
et ça l’a rendu fou,
et..




((un long silence, une longue résistance,
finalement impossible, avec insistance,
m’oblige à me laisser aller,
des perles de honte, des perles étoilés,
de p e i n e,
mélangé à la h a i n e,
aux bords des yeux luisants,
s’écoulent sur le visage agonisant.))




hrp : C TRO LE RETAR. DSL. + cette réponse c'est n'importe quoi.
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Mer 8 Nov - 2:55
Do I Wanna Know ?
feat Joy ♥
Le temps palpite – vacarme secret tout contre sa poitrine
( cœur serré que l’on retient du bout des lèvres )
ton soupir dévale en écho assourdissants la pure torpeur que ses respirations irrégulières cristallisent en miroir
et
ça chut
dans les abysses de tes souffles
c’est lourd comme le regret

« ah »
interdit

et soudain s’étire sur le mur morose – l’ombre d’un souvenir – toile trop tragique pour ce monument au mort à ton nom aboli – ton visage aux traits clairs que l’hésitation rehausse d’éclats d’obscurité
les frémissements tenus qui entremêlent tes cils et les troubles commissures de tes lèvres en croquis inachevé
le sourire que tu ébauchas ce soir-là au moulin – s’incarne brutalement dans l’éblouissement de sa réalisation soudaine

tu n’as rien dit

il ne dit rien

le silence

– enluminé de ténèbres à la pointe des secrets révélés que ton mutisme, dans la gravité tonitruante de l’aveu avorté – achève de boucler en drame trop longuement suspendu

- je sais pas si,
elle t’a déjà parlé de lia ?


« oui »

- parce que,
tu vois…
johan l’a assassiné.


« ah ah»

mains dans les poches
(les ongles qui fendent la chair de ses paumes)
raide
– regard suspendu au bout de ses baskets
( frisson ) figé
pupille diluée de néant
inanimé
( et les doigts qui tremblent à l’effleurement du sang )

et soudain
( un éclair )
sa silhouette brutalement déchire la stérile clarté de la chambre
il s’est levé
sa semelle s’écrase contre le dossier de sa chaise
ricoche dans un fracas de cadavre contre le mur

« Johan a assassiné Lia »

timbre atone

le venin dégrade chacun de ses mots en signes inessentiels
des coquilles de verbes que les complaintes métalliques de la chaise en roulant sur le sol broie dans un brasier de grincements

« Johan a assassiné Lia »

et toi Joy
signe son vice avec ton sang
t’excuses par-delà son mutisme
te tues – pour un mort

« Et alors ? »

tes silences n’excusent par son mutisme

« J’en ai rien à foutre »

il est mort et surtout il a tué

« J’en ai rien à foutre de sa putain de vie de merde ! A cause de lui... t’es dans cette chambre t’as failli crever et tu me dis tout ça et tu dis pardon comme si c’était de ta faute mais non non c’est à cause de lui tout ça, de lui, de LUI, tu as failli crever et c’est à cause de lui... C’est à cause de lui putain ! »

les vacillements de son cœur ont un goût de fer

« sale fils de pute »

un temps – il se fige comme incertain – par la fenêtre élance sa mire au-delà de cette image vague qui transie dans son écrin de verre contemple en vain la résolution catastrophique de ses acteurs
un temps – long – stérile torture distendue à la candeur assainie et puis
soudain

« PUTAIN »

profil oscillant au seuil de l’abîme
la chaise rejoint le mur, encore
et sur le lit – précédant les gémissements de la foudre assassinée
pleuvent à grands traits dorés les ardents restes d’étoiles artificielles qu’à grands cris il a décroché
raide
entre les dépouilles éparpillées des ampoules explosées
inanimé
serpentent les chaînes déliées du désarroi de Joy
ça goutte comme des lames et tout s’estompe dans ce tourbillon de fixité tragique qu’emporte l’immaculée noirceur du mausolée
ça coupe comme des larmes tout est réduit à l’œil unique de cette tempête dont les frissons dissolus par le manque s’entrelacent

il se sent idiot
( Joy pleure )
il est un vide

« Joy »

– un petit point de rien se piquant de son cœur bouton vacant dont les pétales tout en courbes creuses déferlent en onde d’encre dans sa cage thoracique entre ses côtes jusque dans son ventre

( Joy pleure – à cause de lui sans doute – c’est sûr )

« je... suis désolé »

et les noires racines grimpent en volutes dans sa trachée effleurent grouillantes aux lignes de sa gorge pullulent comme le tourment sous sa langue abandonnant contre son palais leur emprunte d’asphyxie

« je suis désolé... »

et sur ses lèvres les mots bruissent comme des cafards leur lettres comme les minuscules moires immondes de leurs pattes s’emmêlent dans sa bouche en fuligineux chaos de crissements répugnants

et ça enfle en sale onde si il l’ouvre ça va le submerger les pétales et les racines et les cafards

tu l’a fait pleurer, ton ami... – tu l’as fait pleurer … t’as pas honte ? t'as pas honte ? Harland...

ce rire qu’il entend tous les soirs – traîne en rampant le long des plaintes ses brefs grincements dont la fugacité glaciale se fond terriblement dans ses pensées en insupportables grondements

par la fenêtre son reflet le regarde, moqueur

mais il a des insectes plein la bouche – alors
il reste muet.

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hrp : incroyable harland se fâche pour la première fois de son histoire DSL J'AI ECRIT ENORMEMENT JE SAIS PAS CE QUI S'EST PASSE
 
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Mer 28 Fév - 0:03
do i wanna know ?
feat bb harland
une vague de tremblements, les os qui se cognent, la chair qui se glace,
les frissons qui s'étendent en masse sur la surface d'une peau au pelage invisible et hérissé de peur.
harland tu m'effraies...
((harland est-ce que tu me hais ?))

pour

tout ce

que j'ai fait ?

la honte, la dépression qui me hante, la peine terrible, l'angoisse phobique qui me rend malade,
si nostalgique...
la pression et la passion sont une douleur à l'unisson,
l'oppression constante, l'envie de mourir qui s'éteint,
((sans un seul sourire))
le goût amer et salé des rampants qui sortent de tes lèvres,
ton signal m’atteint,
et la nausée s'invite entre temps car je n'ai jamais vu une telle rage, une telle violence,
toi qui es si rayonnant de jubilation euphorique, tu disparaît si loin,
et tu deviens cette flamme aussi brûlante que l'insolence.
harland, tu as su dévorer les mots justes, ceux que je veux déguster avec honnêteté,
mais il m'a piégé,
et je suis (déjà) déconnecté,
((de la r é a l i t é))
johan est si coriace.
car,
((bientôt,
il prendra ma p l a c e))

une boucle infini dans mon esprit,
(il fuit)
tout simplement anéanti,
j'ai l'âme qui se froisse comme du papier de soie très fin,
c'est une douloureuse sensation comme si l'épiderme entière de mon corps s'éteint,
puis je me retrouve aussi transparent que mes larmes,
qui se versent comme une fontaine aussi puissante que des armes,
des lames en argent, des balles en plomb et beaucoup trop de mal,
encombrant,
qui pèse sur nos épaules désormais trop fragiles pour encaisser,
et nos cœurs sont beaucoup plus piétinés pour laisser passer,
il n'y a qu'un mot pour tout résumé :
assez.

assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez, assez.

assez de toutes ses images saccadées, j'en suis complètement lassé,
car toute ma vie, elle a été entièrement brisée,
c'est entre mes mains je veux toutes les casser, les écraser…
toutes les aimer,
toutes les laisser,
encore plus me déchirer,
encore plus me délivrer...

- c'est fini harland...

car je vais mourir autrement.

- t'as pas à être désolé. je mérite ça.
Il faut qu'on me secoue, qu'on me donne des putains de baffes.


mourir (in)justement.

- mais c'est trop tard.
tu vas me détester de toute façon.


je vais m'enfermer.
((et tout cela ne fera que commencer))




hrp : aie, c'est tellement médiocre à côté de ta sublime réponse..... et harland m'a tellement choquée et touchée j'en suis tjr pas remise de ça. ;;;;
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Sam 21 Avr - 1:35
Do I Wanna Know ?
feat Joy ♥
Mais regarde-le – regarde-la donc en face cette rumeur toute emperlée de retenue – au-dehors sous le soleil un ballet de tâches inconnues – regarde-le dans ses yeux la désolation qu’un sale silence dépareille en écho ondoyant – au-dehors les tâches, elles se diluent inépuisable fugitivité pour un jour affamé – non il n’est pas intrépide, dos-à-dos avec ce secret dont il entend la ruine très distinctement faussement fasciné qu’il est par ce coin de tableau entaché de réel

- c'est fini harland...
t'as pas à être désolé. je mérite ça.
Il faut qu'on me secoue, qu'on me donne des putains de baffes.


des ombres s’étirent en point d’orgue blanchis sur les vitres – paresse des après-midis langoureux

- mais c'est trop tard.
tu vas me détester de toute façon.


il n’est pas intrépide passé les seuils rassurant de l’inconnu et quand même
il se lève et il a le peut-être le vertige au bord de sa fenêtre ennuyeuse – Joy est devenu si lointain
si si lointain un point de transparence éperdue à l’horizon épuré des mélancolies muettes
Joy paraît si lointain – quand il tend les mains vers lui et même entre ses bras alors qu’il finit par étreindre très doucement les milles petits morceaux de cette âme toute abîmée
embrasser le vide

« Non… je ne te déteste pas jamais. C’est pas toi. C’est pas de ta faute. Je suis désolé. »

ses doigts se mêlent aux mèches sombres dans un mouvement distrait par l’habitude – et tout est lourd chaque silence chaque souffle se fonde pesamment sur la coquille fragile qu’il retient tout contre lui – où es-tu, Joy ?

« Je t’aime. C’est pas de ta faute. »

Le baiser qu’il abandonne à la tempe de son vieux frère a un terrible goût d’écume

« Rien n’est de ta faute. »

A lui d’emprunter la route du lointain


codage par joy


hrp : 1) je suis désolée pour le retard et 2) j'avoue je me suis pas relue parce que je suis trop fatiguée du coup désolée de ouf pour les fautes horribles
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