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les désordres (ely)
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Jeu 18 Mai - 1:33

les désordres


Il t’a appelé une fois et bizarrement, ça t’a suffi Ely. Tu n’as pas eu besoin de plus parce qu’étrangement, tu te trouves là, dans l’encadrement de sa porte. Pourtant, il y a quelque chose qui brille dehors, et je ne te parle pas des lampadaires, non, je te parle de l’astre qui dit haut et fort qu’il faut que tu dormes. Que tu fasses comme les gens dans les alentours, faut que tu te reposes Ely, où tu pourrais tomber. Tu sais quand tu danses en haut sur les barres, sur les trucs et que tu sautes comme un oiseau, je pense que tu pourrais glisser si le sommeil venait à te manquer. Peut-être bien que tu le sais, peut-être que tu ne veux pas savoir, peut-être que t’as pas voulu entendre, ou peut-être que c’est Karyan qui t’a empêché de le faire. Est-ce que je t’ai réveillé Ely ?

Je ne t’en voudrais pas si tu me dis oui, je m’en voudrais pas non plus t’inquiètes, je m’en fous que tu bailles et que t’es les yeux qui piquent, je m’en tape de ce que tu pourrais bien sentir, parce que tu l’as le beau sourire.

L’affreux, l’hideux, celui qui brûle la rétine.

Il n’y a pas tout le monde qu’il le supporte, pour Karyan, ça dépend, mais là non. Non, tu devrais l’enlever ou il va essayer de s’en charger et il ne va pas supporter, parce qu’on sait tous que tu le garderas, il va échouer, et tu vas devoir le consoler. Rentre.

Rentre pour que personne ne voit à quoi tu sers vraiment, que personne ne se doute ce que t’es. T’es le néant Ely, rien que ça Ely. Pour lui, t’es qu'une poussière éphèmère, mais tu ne dois t’en douter, pourtant, il va te le montrer. (encore)
Regarde, il te tire à l’intérieur, sans pudeur, sans attendre, t’es trop lente Ely, pour lui. Il te tire par les tissus, ferme la porte un grand coup. T’en as mis du temps. L’impatience. Le mur, tu le rencontres Ely, il te fait lui dire bonjour, parce que son corps t’écrase là-dessus. T’as mal, j’espère, lui s’est-ce qu’il veut un peu. Pourtant, quelques secondes plus tard, il y a sa tête sur tes épaules et l’un de ses bras autour du cou, il t’étreint beaucoup. Il avait besoin de ça l’enfant, ce soir, avant de dormir, dans trois heures il y a le soleil qui se lève.
(c) astra
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Jeu 18 Mai - 18:03
(( stroke my fears away & make me wanna stay ))
feat karyan

à force tu te demandes pourquoi tu t'acharnes à te jeter dans les bras de la bête pour qu'on te fasse du mal ((parce que t'apprends pas ely)) parce que t'es sûrement un peu trop conne ely ((un peu trop bonne avec autrui)) parce que toi tu sais que la bête elle ne fait pas que mordre ni déchirer ta chair pour la mettre en charpie
elle a besoin de tendresse
elle a besoin qu'on la berce la nuit
alors même si tu sortais de la douche qui devait chasser la terrible insomnie ((les cheveux encore mouillés)) et la pénombre en seule amie
quand il y a eu ton nom
et puis le sien aussi
tu t'es hâtée de te rhabiller pour voler jusqu'à lui. c'est sûrement pas très malin ((tu vas attraper froid)) tu lui dois rien ((mais il a besoin de te briser sous ses doigts))
alors t'as couru dans la rue avec ton maigre débardeur, ton short et tes sandales à la hâte enfilées
quand il ouvre il y a ton téléphone entre tes doigts manucurés tes cheveux humides et pas coiffés et puis ton souffle erratique ((parce que t'as couru vachement vite ely)) il ne te demande que par pure politesse mais toi tu réponds ((le coeur en fête)) à la simple entente d'un surnom qui te donne une ((fausse)) impression d'intimité non, j'étais encore réveillée et même si tu dormais t'aurais menti - le même sourire sur tes lippes aimantes si rosées, la risette éclatante si tendre et attentionnée
((fausse ou vraie))
tu sais pas ely
tu sais plus ely
t'as arrêté de chercher
il te dit de rentrer mais le voilà qui t'arrache du sol t'agrippe comme la peste que tu es ((sans pitié)) comme un mal dont faut se débarrasser
et t'es trop lente aussi bah oui ely comme toujours tu fais tout mal tout de travers tout à l'envers ça le brûle de l'intérieur ((te heurte dans la violence)) sa silhouette qui t'écrase sans vergogne contre le mur dans le fracas de la porte ((les pieds qui tanguent)) l'encéphale qui hurle et pousse le ely aller débats toi gifle le dis lui qu'il peut bien aller s'faire cet enfoiré
au lieu de l'accepter contre toi
de glisser tes mains sur sa nuque en une douce caresse qui remonte dans ses cheveux soleil cachant l'orange qui gronde dans son crâne
et tu souris, encore
malgré la douleur dans ton dos
lâche un baiser sur son front
le serre entre tes bras qu'il cassera
((peut-être))
tu ne sais pas
et tu le pardonneras comme tu l'as pardonné hier
quand il s'est excusé en un ramassis de miettes
et tu le pardonneras demain encore
même quand il va te jurer d'arrêter te dira qu'il recommencera plus jamais parce que tu la connais la chanson si nostalgique et battante jusque dans tes pieds
alors tu le berces sans hésiter
comme pour ton père tu l'as fait
((qui continue de te hanter))
parce qu'au fond ely les morts
ne dorment jamais.
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Jeu 18 Mai - 19:58

les désordres


Est-ce qu’il la serre assez fort ? Il n’en est pas vraiment sûr. Est-ce qu’il a été trop dur ? Non, sûrement pas assez. Tu peux encore respirer, Ely, Tu peux encore bouger contre lui, c’est donc qu’il y a quelque chose qui ne va pas, pour lui, pour toi surtout. Parce que si tu n’es pas encore pâle, si t’es toujours pas cadavre, Karyan, il va voir de l’espoir. Tu vas le nourrir de rêves, de mirages un peu trop bizarres que personne ne pourrait saisir. Pourtant, sans raison, (aucune), il les a posés sur toi, ses rêves, cette douce image. -- Elle est morte Karyan, tu le sais hein ? Non, pas ce soir, regarde, elle est là, elle me serre dans ses bras --

Tu devrais avoir honte de toi, Elegy, t’as vu ce que tu lui fais, t’as vu dans quel état tu le mets, t’as vu ce que tu l’obliges à faire, à penser ? Ne fais pas ta putain d’aveugle Ely, tu devrais comprendre, tu la connais la douleur, je pense. Est-ce que tu l’as entendu son feulement quand tes babines se sont posées sur sa peau ? C’était le son qu’émet un animal blessé, tu le bouffes Ely, t’arraches des trucs qui ne sont pas à toi, ça fait mal. Il ne faut pas que tu t’étonnes qu’il t’écrase toujours plus, contre le mur, contre ses bras, contre lui et son cœur qui fait tam-tam. Je ne sais pas si ça aussi, tu peux l’entendre, c’est peut-être trop infime pour toi, cette mélodie. Ça secoue beaucoup, mais t’y seras sourde, j’espère. Il ne voudrait pas que tu croies que ça t’aime. -- elle est pas Elle, elle est pas Elle --. C’est quand il réalise qu’il veut que tu souffres, c’est quand il réalise, qu’il veut que tu meures. -- comme elle --. T’es trop gentille Ely.

Il te murmure ça à l’oreille alors que tu le fais tanguer comme un bébé. Oh qu’il aime ça. Oh qu’il déteste que tu le lui fasses. Sa tête se décale, il te mange l’épaule, il t’a mordu petite Ely. Dommage, c’est un petit sauvage. T’auras la trace de ses canines pour une journée. Il se détache de toi, ses mains te maintiennent, ses doigts s’enfoncent dans ta chair pour te clouer au mur. Il te regarde, il te contemple et tu souris. Pourquoi t’es venue Elly ? Pourquoi, tu reviens toujours ?

T’adores ce qu’il te fait, c’est ce qu’il se dit, t’es amoureuse, c’est ce qu’il se dit. L’une de ses pinces suit ta clavicule jusqu’à ton cou, il en caresse le milieu de loin, du bout des doigts. Il est songeur, Karyan, il est rêveur. Il ne comprend pas pourquoi tu ne disparais pas, il t’a pourtant piétiné plus d’une fois. Les gens, normalement, s’en vont, mais toi, tu restes. Pourquoi ?        
(c) astra
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Jeu 18 Mai - 21:38
(( stroke my fears away & make me wanna stay ))
feat karyan

il est au creux de tes bras ((tu le serres)) il te brise ((tu ne sais pas)) c'est un peu confus comme étreinte un peu comme c'qui règne dans l'air quand il n'y a plus que vous deux - tu le trouves frêle faible presque triste la bête mais elle te feule à la gueule quand tu lui apportes la tendresse du monde et t'attends le coeur qui bat ((loupe un battement)) avide de voir ses crocs suivis par les pleurs assurément
t'as un grain ely
un grain qu'on a planté qu'y'a fleuri mais qu'personne n'a cueillit alors il pourrit là ((grandit encore)) tout au fond de toi se glisse entre tes os et tes muscles les écarte les étire les ébrèche et ça tape en toi ((si fort)) que ça rend plus facile de t'oublier dans des moments comme ça quand il te rappelle papa quand il il il
plonge ses dents dans la chair
la croque la perce l'arrache et tu en rirais presque quand ton dos s'arque un peu les pupilles qui se rétractent le corps qui se crispe contre lui tu pourrais t'effarer oui en écho avec ses mots qui se perde en un souffle au creux de ton oreille qu'il te dit qu't'es trop bonne ely trop douce trop gentille
alors que toi tu le trouves bien trop doux
il se détache mais t'encastre, te greffe contre le mur ((de peur que tu te casses)) que tu te brises ou que tu t'en ailles ((sûrement un peu des deux ely)) et ça te fait sourire toutes les questions toutes les interrogations qui doivent tourner depuis trop longtemps en rond
dans sa caboche la nuit
avant qu'il ne pense à toi ely
tes yeux se plissent le bleu plus bleu les cils plus noirs et le vide plus creux noyé par l'amour qu'on y lit ((l'amour qui n'est pas forcément pour lui)) ni pas forcément ce que l'on pense écrit si je reviens pas, qui sera là pour toi ? qui ramassera les miettes et les morceaux que tu laisses qui acceptera la colère et les cris les chuchotements au coin du lit de répondre à tous tes appels le matin le midi en plein milieu de la nuit
ta tête glisse sur le côté suivie par les mèches couleur ciel azuré ((comme ton regard voie lactée)) t'es fragile entre ses mains même si t'es forte aussi parce que t'as l'habitude de gouverner t'es fragile parce que t'es une enfant parce que t'es une fille qu'y'a ses mains sur ta peau et que tu crèves de l'enlacer
de te sentir moins seule toi aussi
d'avoir un peu plus de chaleur
celle que les gens n'arrêtent pas de t'enlever
à force de t'abandonner
tu poses ta main sur la sienne glisse tes doigts entre les siens dans la douceur la seule la tienne celle qui en serait presque vile et humiliante tant elle nous met à nu
tu le fixes le regard trop droit pourtant en biais le regard pété sans avoir besoin de quoi que ça soit pour être défoncée et t'es trop bon kary, tu t'penses méchant à faire tout c'que tu me fais mais si tu l'étais vraiment, tu m'laisserais pas partir à chaque fois tu sais ça glisse du fond de ta gorge un petit rire cristallin pourquoi tu continues à m'appeler ? parce qu'elle elle ne pense pas à l'amour kary elle n'y croit pas faut bien s'l'avouer et puis surtout elle se dit qu'elle parmi tous
qui pourrait bien l'accepter.
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Sam 20 Mai - 3:47

les désordres


Tu réponds à sa question par une autre. Tu trouves pas ça grave con, toi, Ely, de ne pas apporter de véritables réponses à ce qu’on vient de te demander avec une grande clarté ? Il l’avait fait sérieusement pourtant, je te jure, qu’il avait mis la bonne intonation pour que tu comprennes qu’il voulait savoir, qu’il voulait la connaitre ta vérité. Tout de suite, sur le champ, maintenant. Tu sais bien que c’est un enfant Ely, mais tu t’es ratée, Ely, tu t’es ratée. Faut croire que tu veux qu’il s’énerve, qu’il fasse un caprice. T’as de la chance qu’il reste calme, du moins c’est qu’on pourrait voir comme ça, à l’extérieur. Sauf qu’il y a de la fumée, je ne sais pas si tu peux la voir, mais il y a de la fumée, et toi aussi, tu le sais, il n’y a jamais de fumée sans feu. -- tu vas brûler Ely comme Elle, tu vas brûler comme Elles deux. -- Tout le monde viendra si je leur demande Elegy, tout le monde.

Regarde t’es là, regarde, tu lui serres les doigts. Les autres, ils feront pareils, tu sais, ils seraient également là si il le voulait. Il ne faudrait pas que tu croies unique, Elegy, je te l’ai déjà dit, tu n’es que ça Elegy :            . Un vide, du blanc dans sa vie, un truc qui rime à rien un truc à peine joli. Un truc qui permet d’enlever les ratures, mais ça, tu ne le sais pas, s’il te plaît ne le sait pas. -- c’est Elle qui réparait les bétises, c’est Elle qui éloignait le noir et le froid alors pourquoi tu fais pareille pour lui Elly ?-- Il serre tes doigts entre les siens avec bienveillance, souvenir d’enfance. Tu ne le lâches pas avec tes deux azurs, est-ce qu’on peut voler dedans ?  Il se le demande. Tu sais qu’on l’appelle Ryan ou Karyan normalement, et pas d’une autre façon, c’est lui qui demande qu’on l’appelle comme ça, pas avec ce surnom, non, c’est beaucoup trop joli Kary, pour toi Ely. --  Elle l’a dit une fois il s’en souviens, c’était terrible, c’était la nuit, il avait poussé un cri -- Je te laisse partir pour que tu puisses mieux revenir.

 

Vers lui, pour lui faire des câlins, pour lui lancer des mots doux. Tu sais qu’il te permet de t’en aller pour que tu ressources quelque part, pour que quand il te revoit, tu sois plus croustillante à presser, à croquer.Ton rire est a étouffer, ton rire est à arrêter. Je t’appelle parce que je le veux, c’est tout.

Ce qu’il veut, il l’a. T’es là après tout. Il te saisit le cou. Délicatement, d’une main seulement qui en fait presque le tour. Les paluches sont longues, peut-être sens tu les ongles qui te tranchent. Son corps revient contre le tien. Son visage rencontre ta face, si belle et étoilée, son nez se frotte pour trouver le même, un semblable que tu portes si bien. Le nez sur ta joue, il descend, mais tu gardes l’empreinte, divine, de son souffle contre ta peau. Le nez enfin sur ton cou, qu’il aime tant, il te sent pour te humer à plein poumon. -- pas comme Elle, c’est décevant-- La main que tu tenais, qui était prisonnière entre vous d’eux s’en va dans un poing, un baiser pour ton ventre et tes trippes. Désolé, mais pourquoi Elegy ? Pourquoi ?  

Réponds bien cette fois même si lui-même ne sait pas, quelle question, il te pose.
(c) astra
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Sam 20 Mai - 14:08
(( stroke my fears away & make me wanna stay ))
feat karyan

insatisfait insatisfait ((bien sûr qu'il l'est)) comme si quelqu'un pouvait se contenter de tes sourires mièvres vides de sens de tes mots si beaux qui ne sont qu'un mal enrobé de camomille et de tilleul pour apaiser la douleur comme si lui plus que les autres se laisserait méprendre de tes mignonneries incessantes tes fanfreluches tes breloques qui te rendent insaisissable qui te donnent cet air de fumée prête à
s ' e n v o l e r
lui glisser entre les doigts ((il ne te laisserait pas)) non sois en certaine il te clouerait les pieds au sol pour que ça soit l u i qui t'enchaîne il te laisse partir oui c'est toi qui choisis de revenir ((pas vrai)) ce n'est pas comme si déjà tu ne pouvais plus t'en
p a s s e r
((pitié))
pas encore une cicatrice sans trace gravée sur les lettres de ton nom ely ((arrête)) de les ajouter jour après jour sans même les demander ((on finit par se demander tu sais))
une odeur de
((brûlé))
qui émane de ses yeux que tu voudrais crever - tes dents blanches qui se dévoilent ((tu es remplaçable ely)) tu l'es oui - il pense que t'en doutes alors que t'es la première concernée il doit s'dire que tu penses avoir d'la chance que tu as un minimum de confiance ((s'il savait)) mais personne ne sait jamais rien à ton sujet, ely. il serre tes doigts ((c'est doux)) c'est gentil ça te rend un peu plus euphorique un peu plus juvénile quand il t'aime quelques secondes ((ça vaut bien toute la violence du monde)) toutes les plaies à épancher juste pour quelques brèves secondes où tu te sens
a i m é e
exister peut-être tout autant ((mais avec lui c'est surtout quand il est violent)) il t'appelle parce qu'il le veut ((pas toi)) lui là cet échange un peu étrange l'endorphine qui se dégage du bout de ses doigts et qu'il transmet sur les filaments de ta peau sans crier garde sa main
glisse
s'enroule
prête à vriller ton cou ((et s'il serre juste un peu plus)) ça te rappellera des souvenirs d'autrefois quand il y avait les cris derrière ((le monde à l'envers)) les mains qui te serraient si fort les larmes qui roulaient sur ta joue ((étrangères qui n'étaient pas de toi)) qui tombaient de celles de
p a p a
son nez qui vient danser avec le tien vos regards qui s'étreignent plus que vos deux corps ne le feront jamais pour mieux glisser loin de toi ((la fuite c'est toujours lui qui la prend)) ton sourire qui s'agrandit tes yeux qui brillent l'impatience dans les boyaux ((la douceur de son souffle sur ta peau)) qui te prépare au pire ((au meilleur)) ça fait frissonner ton derme un peu ça court le long de ta colonne dans ton dos sans même qu'il ne la touche et toi tu ne comprends pas trop
le souffle qui se
c o u p e
quelques secondes le corps qui se courbe contre le sien par réflexe, ton front sur son épaule les bras dans le vide sans s'attacher à lui et ton rire qui
s ' é c l a t e
doucement d'abord et puis plus fort encore quand il te questionne parce que tu pourrais tout dire que ça ne serait pas bon qu'il n'y a rien d'autre entre vous que des interrogations ((le dialogue il l'encastre tu le subis)) et tu t'en contentes si ça lui suffit
et t'as l'air pas très nette à rire comme ça ((ça sonne creux)) ça sonne vide ((ça sonne pas comme toi)) ça montre qu'il n'y a plus rien à l'intérieur là où il essaye de tout casser ((qu'au final t'es déjà trop abîmée))
tu tournes ton visage - le niche au creux de son cou ((respire doucement le temps que ça revienne que ça se calme que tu deviennes à nouveau comédienne)) y lâche un long soupire et toujours
ce putain de sourire
sur tes lèvres
on dirait qu'on l'a gravé dans la pierre ((t'avais moins de dix ans quand c'est arrivé)) et t'arrives plus à t'en débarrasser
tu laisses tes bras s'enrouler à sa taille
attends la prochaine vague
((comme une enfant))
les yeux qui brillent pour lui rappeler qu'vous êtes vivants ; la voix toujours si douce qu'elle en est insupportable - moins que les caresses dans le bas dans son dos
((si douce si douce si douce))
tu vas le faire vomir un jour kary il va plus pouvoir te blairer sûrement tu sais ((lui aussi)) il finira ((ils finissent tous)) par
t ' a b a n d o n n e r
tu l'serres un peu plus comme si c'était toi qui avais besoin d'aide ((c'est pas vrai)) tu t'colles un peu le souffle plus propre et régulier ((le rire assassiné)) et tu contes encore parce qu'on ne sait pas - pas la peine de t'excuser, kary parce que t'es un peu à lui quand t'es comme ça et qu'il peut bien foutre ce qu'il veut de toi eh kary tu le sens dans son cou les lippes qui s'étirent dangereusement - si belles si belles les dents qui pourraient pourtant se planter dans la chair juteuse et tendre pour révéler le sang y'a ton coeur qui bat elle ne ment pas tu sais - oh elle ment rarement ely ((c'est déjà un beau mensonge que de dire ça)) elle sourit contre ta peau et tu peux sûrement le sentir que ça la fait délirer
de sentir ton coeur
p u l s e r
dans un tango
((ir))régulier
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Ven 26 Mai - 22:26

les désordres


Tu rigoles, il te frappe et tu rigoles. Les gens normaux ne font pas ça Ely, est-ce que tu sais que c’est étrange de réagir comme ça, est-ce que tu sais que ça ne montre pas de belles choses de toi ? Ça montre que t’es plus brisée que Karyan, il aurait pu l’espérer, ça montre qu’il y a des parties éparses en toi, des trucs qui n’arrivent pas à s’emboîter, à s’assembler. Tu sais que Karyan, il pourrait s’amuser à les réduire un peu plus, les morceaux, à les rendre toujours plus irréductibles. De toi, il ne restera que des grains de sable, tu seras encore plus insaisissable. Pourtant, Karyan, il n'a pas envie de te faire plus de mal, parce que tu ressembles à rien, Ely, pour lui, tu ne ressembles à rien. Les jouets cassés normalement, on les jette à la poubelle, tu le sais ça normalement -- c’est Elle qui le lui a appris -- c’est ce qu’il pourrait avoir envie de faire, avoir envie que tu manques d’air, parce ce son, le bruit que tu émets, ça brûle ses oreilles. C’est comme ton visage qui se colle à sa peau, c’est hideux tellement c’est doux, c’est chaud. Et ton soupir, il pourrait en vomir. Haut le cœur, haut les cœurs. Il ne saurait dire tu sais, les deux sont très proches sans doute. Trop à son goût. Pourquoi tu te presses avec tant d’ardeur contre lui ? Ce n’est pas bien Ely, tu fais jamais rien correctement de toute façon, il serait temps que Karyan s’en rende compte que tu n’es aucunement normale, que tu n’es absolument pas banale. Et tes caresses chez lui, c’est des blessures tu sais, tu sais faire que ça, de la torture. Arrête Ely.

Arrête parce que personne ne pourrait savoir ce qu’il risquerait de se passer si tu continuais à jouer trop longtemps ce petit jeu. À faire des choses qu’il n’attend pas, à faire comme si tu ne savais pas. Il se demande comment ça va finir, comment tu pourrais bien périr, dans ses souvenirs et ailleurs, parce que t’es trop souvent là et lui, il ne veut pas de toi. Il te veut qu'ici et maintenant, quand il sait qu’il peut te faire partir, quand il sait qu’il peut te faire souffrir. Dans le ailleurs, t’es qu’une image qui s’impose et tu le fais si mal Ely, t’es si moche dans sa caboche qu’il faut que tu arrêtes tout ça. Mais toi, tu ne sais pas, tu le dis toi-même, ça pourrait l’énerver, mais il se dit que t’as au moins essayé de répondre, puis, c’est vrai, vous deux, vous ne savez pas, ce qu’il se passe là. Et c’est vrai, il n’a pas à être désolé. Ce n’est qu’une Ely, il aurait dû s’en rappeler, on dira que ça lui a échappé, qu’il avait oublié. Oui, comme d’habitude Ely.

C’est le mécanisme de la vie, il n’y a rien d’extraordinaire, t’es trop facilement surprise qu’il se dit. T’y es pour rien.

(je te rassure)

Tu ne lui fais rien. Il ne sait pas comment il pourrait de te le prouver une fois pour toute, se le prouver coûte que coûte. La douleur et les malheurs ne semblent pas suffire, non, ça ne fait qu’empirer, ça s’infecte et ça circule. Il devrait te demander si tu ne connaissais pas un moyen – parce que Elle, elle savait tout guérir, elle savait tout régler, tu devrais pourvoir faire la même chose non ? -- On ne dirait pas. T’aggraves les choses comme une conne. J’en peu plus Ely.

De ta chaleur de ta vapeur. C’est pour ça qu’il te repousse un peu, parce que c’est bon maintenant, il en a assez pris de la lumière tu sais, il en a plus besoin désormais. Du moins ça sera suffisant pour une nuit, une journée peut-être, une semaine à peine. C’est pour ça qu’il te repousse plus sauvagement après de toutes ses forces, pour que tu tombes comme lui qui glisse sur le mur d’en face, juste devant ta face. Ses fesses touchent le sol, sa tête cogne contre la brique. Il se remet les idées en place, légèrement. Va t’en Ely. Ça suffit.

--T’es morte, elle est morte. "Pourquoi tu pleures Ryan ?" C’est ce qu’Elle dirait quand elle verrait les larmes couler.-- Car oui, il y a des fleuves qui dégoulinent de ses joues
(c) astra
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Sam 3 Juin - 18:02
(( stroke my fears away & make me wanna stay ))
feat karyan

c’est pas très joli très disharmonieux ça sonne très faux à tes oreilles ((c’est un peu creux)) ça te dégoûte hein kary
c’est laid ((si laid)) c’est comme gaby l’a dit – ça vous rend un peu spéciaux au fond ((mais sûrement pas plus heureux)) ses morceaux éparpillés sur le sol sont précieux elle ne le les montre pas à toute la terre ne les expose pas au monde ((parce qu’il les trouverait sûrement immondes)) à raison mais ely
douce petite ely
a juste envie de se faire des amis.
elle ne veut que de l’attention un peu beaucoup d’affection ((pas grand-chose au fond)) même si ça passe par les poings – quand tu la frappes comme ça kary elle se sent vivante y’a son petit cœur qui bat ((c’est facile)) de dire qu’il te fait penser à ton père ((comme il est mort)) ça l’a rendu bien éphémère
au fond kary il est différent
parce que lui, déjà, il est bien vivant
((tu le sais à sa peau brûlante sous tes doigts le bruit du myocarde qui tape et revient jusqu’à toi ses rires si rares et pourtant si aimables et cette tension quand il effleure ta peau de ses ongles, parfois))
ton père tu l’as enterré il y a longtemps ((ça t’a laissé si froide)) si indifférente alors que
kary quand il te frappe
((quand il te brise))
quand il te casse en mille éclats
((c’est un peu comme un baiser))
qui te rappelle que tu es encore là
((qu’il est encore ici pour te le rappeler))
ça serait presque comme être aimée
((mais qu’est-ce que tu en sais, hein, ely))
et il te dit que oui son cœur bat
((bien sûr ça n’est pas à cause de toi))
et encore moins pour toi
tu t’efforces de ne pas rire, cette fois ((comme si tu étais assez naïve pour penser ça)) non non ely tu n’oserais pas tu n’as pas l’ego assez gros tu n’es entre ses mains qu’une poupée qu’une petite balle pour déstresser mais oh kary
((c’est tellement plus que ce qu’elle espérait))
et à la fois pas assez
mais ça c’est pas comme si elle allait te l’avouer – comme si elle-même elle comprenait
et puis il te repousse kary ((ça y est, c’est fini)) tes épaules qui heurtent encore le mur ta main qui en frotte une doucement ((égratignée)) ça pique c’est pas grave ça passera ça brûle comme de le voir pleurer
parce qu’il pleure, pas vrai ?
c’est tellement familier ((même s’il ne murmure pas d’excuses et de regrets par milliers)) il est doux kary ça roule en silence sur ses joues et tu lis lis lis tous les mots que jamais il ne t’a dit
et tu ne peux l’oublier
tu n’arrives pas à ne pas vouloir l’empêcher de culpabiliser
à le voir comme ça tu as presque l’impression d’avoir été celle qui a sévit
((kary kary))
elle veut te voir sourire karyan elle aimerait bien entendre un éclat de ton rire même si pour cela il faut que tu la piétines sous tes pieds en des morceaux qui la couperont encore plus profond
elle aimerait te voir heureux
parce qu’au fond oui c’est toujours pareil ely tu essayes de te mettre en égoïste à lui infliger ça – mais en vrai c’est juste que tu l’aimes n’est-ce pas ?
c’est un petit brasier ((tout doux)) très tendre cette envie de le voir gravir les marches les yeux qui brillent le cœur en joie l’irrésistible appel de le prendre dans tes bras
sans jamais oser penser que ça serait grâce à toi
((tu n’es pas comme ça, ely))
tu es bien trop pure bien trop gentille pour penser à ce genre de choses.
tu te relèves, reprenant encore un peu ton souffle en passant ta main sur ton ventre laissant tes pas te guider jusqu’à la cuisine sans un mot ((peut-être qu’il va crier)) ou même te frapper mais c’est pas trop grave
tu sors une tasse du placard ((tu cherches encore un peu mais à force tu prends tes marques)) comme celles qui restent sur ta peau pour faire un peu de café ((sucré)) mais pas trop
ne pas oublier l’amertume de votre réalité
tu le poses sur la table non loin lâchant un bâillement contrôlé avant de te frotter les yeux ((ramasser ton téléphone)) à terre devant ses pieds
tu ne l’as même pas vu voler
l’envie de poser ta main sur sa tête blonde que tu retiens je suppose que c’est tout pour ce soir. tu ne devrais pas te coucher trop tard, mais il y a du café sur la table. tu peux le jeter dans l’évier si tu veux. tu souris même s’il ne te voit pas – au pire ça s’entend dans ta voix. j’espère que tu pourras te reposer un peu. à bientôt, karyan. prends soin de toi. à bientôt oui parce que tu reviendras encore quand il le faudra ((quand il le voudra)) quand il t’appellera. tu lui passes à côté, repartant en direction de ton lit qui t’attend, les cheveux encore mouillés bonne nuit que tu lâches même si ça pourrait sembler ironique ((ici)) tu le sais, tu n’as pas vraiment ta place, tu ne peux pas être celle qui va le rassurer
alors tu laisses morphée s’en charger.
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