beyond memories
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setting fire to our insides for fun + ft. rumer
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Mer 17 Mai - 14:22
(( setting fire to our insides for fun ))
feat rumer

l'azur au-delà de la fenêtre - si grand si vaste si terriblement captivant pour tes yeux qui lui sont trop semblables quand bien même aujourd'hui les nuages de coton décident de venir se rajouter à la recette ((tu ne les aimes pas)) ils sont trop amers pour le goût du soleil pourtant tu aimes courir dehors quand ils pleurent ((sauter à pieds joints)) dans leurs larmes pour éclabousser tes chaussures dans un rire sous leurs pleurs qui grondent ((l'impression d'être invincible)) loin de ta cage que tu affectionnes tant
l'impression que juste sortir dans la rue
c'est découvrir un nouveau monde
loin de tous les livres par terre dans ta chambre
ceux dont tu as tellement tourné les pages qu'ils en sont abîmés ceux que tu as tant chéri que tu ne peux les oublier et que peut-être tu pourrais en réciter une bonne partie par coeur ely. tu apposes ta joue sur ton bras, continuant d'observer lointain le monde et ses mystères sous l'orage qui menace d'éclater et tu te lèves d'un bond, décidée
pleine de détermination quand tu enfiles tes chaussettes et tes souliers, renouant tes couettes et enroulant quelques biscuits que tu as fait avec maman dans un torchon pour les manger tout à l'heure
quand tu y rajoutes quelques jouets
et ton carnet avec tes notes sur le monde extérieur
la boule au ventre de sortir et de voyager ((jusqu'au parc seulement)) quand pour toi c'est déjà l'autre bout de la planète
tu descends les escaliers en hâte en mettant ton manteau, un sourire cousu à tes lèvres rosées pour mieux t'arrêter devant la cuisine où maman boit son thé, te lançant un regard quasi-désespéré il va pleuvoir ely, tu vas attraper froid mais il y a le feu dans ton regard autant que dans ton coeur tu sais que papa risque de te gronder si tu rentres tard alors fais attention d'accord ? sois prudente mon coeur un léger rire qui sort de ta gorge en promesse alors que tu aperçois du coin de l’œil dans le miroir le pansement sur ta joue ceux sur tes genoux aussi malgré ta robe et ton pull épais
papa est rentré tard hier soir
tu reprends ta route vers la porte, criant que tu reviendras vite mais au fond ce n'est pas ça le plus important c'est que tu reviennes ((sauve))
ou encore que tu reviennes tout simplement
toi qui te jettes encore une fois dans la gueule du loup
les rues sont désertes parce que personne n'aime le mauvais temps ((toi tu lui trouves ce quelque chose de poétique)) quelque chose qui fait chanter ton coeur parce que la pluie y fait grandir des fleurs plus brillantes encore que les précédentes
et tu pourrais mettre ta capuche mais tu préfères sentir rouler sur ta peau les perles du printemps, enfonçant tes pieds dans quelques flaques par simple envie de rébellion enfantine de se salir un peu comme tout le monde ((parce que tu es enfant)) et que tu ne veux pas agir comme les grands
tu finis par arriver au parc, regardant avec envie les manèges les mains qui serrent les brettelles de ton sac ((les yeux qui brillent)) une envie de magie
une envie de vivre un peu
en dehors de quatre murs
quand tu t'élances euphorique dans un rire cristallin couvert par le tonnerre qui gronde déjà ((et il n'y a personne pour jouer avec toi))
mais ça n'est pas grave
((ils ne viendront pas))
mais ça n'est pas grave
((ils avaient promis))
mais ça n'est pas grave
((ils ont menti))
mais ça n'est pas grave
((et tu es triste un peu))
mais ça n'est pas grave
parce que tu ris
souris à t'en péter les zygomatiques
parce que tu vis
et que même si tu venais à pleurer
((personne ne le verrait sous la pluie))


alors c'est pas grave, ely, s'il te faut être seule pour exister.
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Mer 17 Mai - 16:00

'cause this is torturous electricity between both of us
(and this is dangerous 'cause I want you so much)



(c’était l’époque où papa partait en guerre, et que maman en était fière)

il peut l’entendre pleurer, derrière la porte. c’est toujours pareil quand il s’en va ça cause des dégâts, ça se passe toujours de la sorte. deux semaines qu’ils s’étaient quittés et deux semaines qu’elle passait, à se laisser couler. maman est comme une fleur et si papa était son soleil alors elle se laisse faner.
maman s’enferme maman espère — parfois rumer se demande, s’il ne serait pas mieux, de servir sa famille, avant sa patrie. mais ce genre de pensée ici, c’est interdit.

(c’était l’époque où papa n’était pas mort mais pas vraiment en vie)

c’est tout noir et dehors, le ciel est gris — c’est toujours plus lumineux qu’ici. alors rumer enfile une petite veste et mets ses baskets.
il est en colère et
il veut tomber malade, pour qu’elle l’entende, aussi.
qu’elle sorte de sa chambre et qu’elle s’occupe un peu de lui.
il sait qu’elle attend avec impatience qu’il ressemble plus à son père : pour l’instant, il n’est que lui.
juste trop petit.

il a hâte d’être grand pour pouvoir être enfin remarqué rumer il a hâte qu’on lui dise quel bel homme tu es ! il a hâte qu’on l’écoute et qu’on le prenne en compte, rumer il veut qu’on l’accepte et plus que tout il veut être respecté. comme son père que dans la rue qu’on lui dise bonjour et que ce qu’on ressente pour lui soit de la fierté.
mais pour l’instant rumer est toujours trop petit, et il s’en va sans rien dire : dehors il fait gris mais l’air est plus respirable.
c’est comme si à l’intérieur la pluie tombait déjà. le soleil lui manque.

la fraicheur le frappe et il commence à courir très vite ça fait du bien de pouvoir VIVRE d’avoir le souffle ERRATIQUE sentir le coeur battre FORT et un peu de FUIR. il court il court et ça lui fait un bien fou et un jour il partira vraiment, peut-être même pour toujours !
(mais il ne veut pas, comme son père, s’en aller tristement) il ne veut pas non plus abandonner tous ces gens.
il cesse de penser il court incorrigible déborde sur la route fait klaxonner quelques voitures qui le frôlent et qui s’en inquiète mais l’orage GRONDE pour lui dire vas y ENCORE PLUS VITE.
toutes les images autour de lui c’est très flou ça n’existe presque plus du tout mais soudain
lors de sa course
il peut apercevoir au coin de son oeil, un bout de soleil, dans le parc,
qui contraste dans tout ce gris.

ses jambes s’arrêtent et ses pieds glissent, la pluie a trempé sa veste en laine et son short ne couvre qu’à peine ses deux gambettes. le soleil rigole, il s’amuse tout seul. il fait presque plus de bruit que la pluie et l’orage qui commence semble presque avoir moins de frénésie.
que le soleil
moins qu’elegy.

alors il s’avance et ce n’est pas gentil, mais une fois arrivé derrière elle, il crie.
il n’a pas vraiment envie de le faire, de jouer les méchants, de lui faire peur c'est presque inconscient.
mais c’est plus fort que lui, c’est un enfant
il a envie qu’on l’entende, qu’on le voit, qu’on le prenne en compte.

qu’est-ce que tu fais ici, toi ?

et si elegy est le soleil, il a bien envie de jouer la pluie.

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Mer 17 Mai - 17:30
(( setting fire to our insides for fun ))
feat rumer

tu vois dans le sable à tes pieds
des châteaux des villes des princes des forêts
des reines des rois des villageois à sauver
tu vois dans le sable à tes pieds
des dragons des trolls des magiciens et des fées
et d'autres histoires passant au-delà des monts et marées
tu saisis un bâton qui traîne dans les bordures du parc près des buissons, dessinant de son bout un palais pour commencer alors que les idées fusent dans ta tête prête à exploser ((trop d'imagination)) celle qui te fait paniquer quand tu tentes d'apposer les mots qui roulent dans ta tête si jolis si polis comme s'ils reflétaient une autre réalité
des mots qui glissent parfois de ta langue
alors que tu ne pensais même pas les connaître
et que tu es incapable d'expliquer
l'impression de répéter un conte que l'on t'a déjà raconté
mais c'est pas grave ((même si ça brûle en toi)) même si ça te torture un peu et que ça te brise ((c'est pas grave)) parce que jack les écrit pour toi et toi tu peux les relire après ((il écrit si bien, s'il savait)) parce que tu gardes tout dans le petit coffret vernis qui se glisse si bien sous ton lit ((ou sous ton oreiller)) quand tu te sens seule parfois avant d'aller au lit quand il y a encore les odeurs désagréables qui traînent dans la maison depuis que tu es née

celles qui indiquent que maman va encore pleurer
et que papa va encore monter et crier

tu continues de dessiner un temps alors que la pluie efface tout avant même que tu aies pu regarder à nouveau ((mais c'est pas grave)) c'était une belle histoire pourtant mais tu n'as personne à qui la raconter aujourd'hui ((alors c'est pas grave)) et tu jettes ton bâton dans un autre éclat de ta voix euphorique bercée par les anges qui te font paraître si légère quand tu t'élances sur le manège qui se met à tourner après que tu l'aies poussé encore et encore et encore sur les impulsions frénétiques de ton rire
et le manège ralentit
un peu comme ton coeur qui battait si vite
quand une voix s'élève derrière toi
une voix un peu trop familière qui sonne parfois plus sombre que celle que tu imagines dans ta tête pour les sorcières. un peu plus basse aussi. le manège qui grince prêt à s'arrêter quand tu te retournes vers la silhouette aussi trempée que la tienne, couverte de pleurs du ciel dont tu voudrais le sécher
mais plus que l'orage il a
la tempête
dans ses mirettes
qui pourtant pourraient être si belles
si illuminées par l'astre solaire
et tu devrais courir et tu devrais pleurer et tu devrais avoir peur de te faire emporter - mais tes lèvres s'étirent en un sourire terriblement tendre et légèrement timide ((parce que l'autre te rend comme ça)) alors que tu t'assois sur le bord du jouet pour être à sa hauteur pour lui parler - la joie sur le visage, les joues peintes d'un champ de coquelicots, le coeur qui bat qu'un autre enfant soit là pour t'extirper de ta solitude je suis venue jouer la voix plus faible que ton rire - un peu ténue, un peu volatile ((si légère)) on dirait que tu vas t'effacer que la pluie va te gommer ça sonne comme une évidence à tes oreilles alors que tu regardes ailleurs, détournant ton regard de lui quelques instants vers les maisons, au loin - celles qui ne veulent pas de toi les autres avaient dit qu'ils viendraient, mais j'pense pas qu'ils le fassent mais c'est pas grave on t'a laissée, encore, mais c'est pas grave oui parce que t'as l'habitude et puis surtout parce qu'il est là lui alors tu retournes tes orbes océan vers lui ((captivantes)) peut-être trop dures à supporter pour votre âge - trop intenses quand elles devraient n'être que légèreté tu veux jouer avec moi, toi, rumer ? une hésitation dans ton ton, l'air légèrement embarrassée, l'estomac un peu noué et oh c'est dommage rumer tu sais
elle aurait pu
être un éclat de lumière
le rayon que tu convoitais
ton soleil
à tes côtés



((mais t'as tout gâché, rumer))
parce que tu fais toujours tout foirer.
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Mer 17 Mai - 18:59

'cause this is torturous electricity between both of us
(and this is dangerous 'cause I want you so much)



rumer a cessé de jouer d’imaginer de créer
rumer il veut faire partie des gens qui existent qui grandissent et qui sont respectés. rumer il a fini de jouer — un gamin ? ce n’est pas ce qu’il veut être il a peur d’être obligé d’en rester un il veut devenir
un grand il veut vivre
vraiment.
il en a assez d’être coincé qu’on lui dise quoi faire quoi penser. rumer veut exister rumer il en a assez qu’on lui passe devant et qu’on lui dise attends, s’il te plaît. il ne sait pas ce qu’il perd il s’en fiche de ce qu’il perd il veut gagner en grandeur il veut gagner en superbe il veut pouvoir aller où il veut et surtout ne plus faire semblant, vous savez
c’est terrible d’être coincé
dans un petit corps d’enfant.

c’est terrible de devoir rester là où on ne veut pas s’éterniser. et l’enfance ça ne lui va pas il n’y a pas assez de possibilités alors il déborde rumer il déborde d’idées mal organisées d’actions précipitées. il ne veut pas réfléchir rumer en vérité il veut simplement exister.

il a soif de faire ses preuves et ses preuves aujourd’hui sont terribles. il veut grandir trop vite alors il le fait terriblement, maladroitement, férocement. rumer il montre ses dents qui n’ont même pas fini de pousser — mais au fond est-ce qu’un lionceau grogne pour intimider ou le fait-il simplement pour être
remarqué ?
en tout cas il sait que elegy le voit maintenant elle a le sourire qui dit « bonjour est-ce que ça va » mais non ça ne va pas elegy,
tu es là tout sourire et tu es l’enfance même tu cours tu joues tu ris
et ça le dérange
(mais étrangement ça lui plaît, aussi) car elegy est bizarre (et un peu jolie) car elegy est agaçante (mais apaisante) car elegy est faible (ou juste très gentille).

elle est un peu ce qu’ils aimeraient tous qu’il soit mais elle est tout ce qu’il exècre d’être.
elegy elle vit dans sa bulle il a envie de la CREVER
(pour ne pas qu’elle s’envole et qu’elle vienne avec lui poser sur terre ses pieds)
alors il la pousse. il a posé ses mains sur son ventre et il l’a fait tomber
pas vraiment pour faire mal juste pour lui dire

oui tu vois, je suis là.

il saute sur le manège et il la toise de son regard il est plus grand il est plus haut ! elle a le dos collé à terre et ses cheveux s’étalent tout autour d’elle (c’est très beau)
son pied se lève et il fait semblant de vouloir lui écraser la tête, il passe à quelques centimètres et tombe juste à côté de son oreille.

ils ne sont pas venus parce qu’ils savaient que tu y serais.

pas d’agressivité dans sa voix, il lui présente les faits comme des banalités. il fait un petit rire mesquin, c’est pas vraiment le sien. rumer ne rit pas comme ça, mais rire vraiment c’est enfantin. lui il préfère le SARCASME, c’est comme ça que ça se passe chez les adultes. c’est un mot compliqué, le sarcasme, vous savez. il ne le sait pas mais ce n’est pas vraiment à sa portée.
en vérité il est très content rumer, il pleut mais il y a comme des petits papillons dans son ventre, ça frise l’excitation ! qu’il n’y est que elegy et lui c’est
bizarre de penser ça mais ça le met tout en fête !
c’est sûrement pas très important (il met ça dans un coin de sa tête)

elle a envie de jouer avec lui et il ravale un petit oui.

je ne sais pas. mon père m’a dit que vous n’étiez pas des gens fréquentables.

il lui a dit les chiens ne font pas des chats
(mais elegy n’est rien de tout ça elle n’est ni chat ni chien) on dirait un petit ange, perdu chez les humains.



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Mer 17 Mai - 20:23
(( setting fire to our insides for fun ))
feat rumer

regarde ely il est là l'orage le grand le beau le dangereux il te toise du ciel entier qui vous sépare et tu le trouves si loin que ça fend un peu ton coeur déjà pété au coin de la pièce sous des éclats de verre et quelques excuses marmonnées
regarde le ely il ne veut que ça que ton regard posé sur lui sur sa personne les courbes de ses nuages prêts à te pétarder à la gueule des éclairs à te cracher ses larmes à rejeter le tonnerre à
mais tu le regardes il n'y a que lui qui se reflète dans ton regard parce qu'en ce moment dans ta tête il n'y a que vous que la pluie qui est bien plus belle maintenant qu'il l’épanche lui aussi il a l'air si grand rumer toujours t'as l'impression de voir trois vies au moins entassées sur ses épaules et tu voudrais les épousseter gentiment en douceur y faire un peu de place pour y rajouter de la tendresse détendre ses omoplates trop crispées voir un sourire sur ses lèvres ((un vrai))
pouvoir lui tenir la main courir dans un éclat de rire
et puis chuter aussi parce que ça arrive
mais il n'y a que toi qui tombes quand il te pousse et que tu dégringoles, une légère douleur dans le crâne sans que tu ne cherches pour autant à te relever ((tu vas être salie, ely)) mais c'est pas grave tu diras à maman que t'as trébuché en rentrant ((tu trébuches souvent, qu'elle te dira)) et tu souriras parce que tu ne peux répondre que ça
il monte pour être plus haut et plus grand encore et tes yeux brillent un peu tu lui vois la couronne sur la tête le sceptre dans la main et la cape sur ses épaules qu'il essaye de grandir encore et encore que tu t'attendrais presque à le voir décoller du manège pour s'envoler
mais il atterri dans la violence d'un pied à côté de ton visage
et tu devrais avoir peur tu devrais bouger sursauter
pourtant il n'y a que ta silhouette sur le sol, tes yeux braqués sur les siens ((tes cils qui les mettent en valeur quand ils se rabattent sur tes joues quelques instants)) sans un muscle qui a bougé parce que t'as pas peur ton coeur bat pas non il ralentit un peu
parce qu'au fond il pourrait bien te tuer qu'tu sourirais
vu que t'es déjà morte depuis longtemps ely, pas vrai
et oui tu souris encore toujours aussi tendre malgré les mots qui devraient faire mal ((et ça s'émiette encore en toi)) quand il appuie sur les débris sans délicatesse aucune les yeux qui se plissent plein de candeur je sais que c'est ta faute qu'ils sont pas là à s'amuser ((t'en es désolée)) t'aurais sûrement pas dû venir ça leur aurait laissé la place mais t'es égoïste comme toujours
à vouloir être aimée de tous
sans arriver à t'aimer toi-même
et il rit rumer mais toi tu trouves ça triste de l'entendre comme ça parce que c'est pas joli non et en même temps si ((c'est toujours beau un rire)) même quand il déraille et que c'est pas la bonne mélodie mais c'est rumer ((et il est toujours beau rumer)) il te fait penser à un ciel en plein orage d'été
et son père lui a dit des choses à rumer des choses qu'il devrait pas forcément écouter s'il voudrait se prétendre adulte parce qu'un adulte c'est censé savoir penser au lieu d'écouter et de suivre bêtement comme un attardé
et son père lui a dit des choses à rumer mais le tiens aussi il en dit il dit plein de trucs pas très jolis des mots que tu devrais pas savoir à ton âge qu'on devrait pas avoir à entendre ou supporter des mots qui devraient pas chanter dans ta tête telle une comptine à laquelle on t'a habituée des mots qui font pleurer maman et tu te demandes s'ils devraient te rendre triste aussi parce que toi tu te dis que c'est p't'être la vérité ((mais papa il pleure après)) il te serre dans ses bras tellement fort qu'il va te briser ((parce que t'es en porcelaine ely)) et il pleure pleure pleure comme s'il extériorisait tout l'alcool qu'il venait d'ingérer et il te dit entre quelques sanglots étranglés qu'il est désolé qu'il recommencera plus jamais il te l'a dit avant-hier et avant-hier t'y as cru mais hier il a recommencé et il te le dira sûrement encore ce soir
et tu continueras de le pardonner demain
encore et même après
parce que tu n'apprends jamais ely
alors tu laisses échapper un rire ((tout doux)) presque autant que tes cheveux oui alors que tu te redresses un peu, des cailloux et du sable au creux de la main que tu enlèves d'un frottement mécanique, essuyant en parti le sable mouillé sur ta joue du revers de l'une d'elle sans pouvoir essuyer ce qui est sur ton pansement ((et tu t'éclaires)) un peu plus ((plus tendre encore)) quand tu lui montres tes jolies dents blanches c'est dommage, moi, je voudrais bien jouer avec toi ! tes joues qui rougissent un peu encore ((sous la joie)) sûrement tu ne sais pas je suis sûre que c'est bien de jouer avec toi elle se relève, se remet des blessures que tu tentes de lui faire comme si ça n'était rien que ça ne la touchait pas elle tapote sa jolie robe un peu salie avant de reporter son regard sur toi
et elle continue d'éclairer le monde
de te baigner de sa lumière
dont personne ne veut sauf toi ;
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Jeu 18 Mai - 14:31

'cause this is torturous electricity between both of us
(and this is dangerous 'cause I want you so much)



papa a dit des tas de choses, vraies ou fausses on s’en fiche c’est papa qui le dit.
papa n’est pas du genre à raconter n’importe quoi il est VRAI papa raconter des mensonges ce n’est pas lui, ce n’est pas ce qu’un bon soldat ferait.
papa a le fusil sur l’épaule mais il ne vise que les méchants ceux qui font du mal qui sont incommodants
pour tout le monde
papa il défend la veuve et l’orphelin il ne se bat pas pour RIEN. papa c’est le genre d’héros qu’on rêve de devenir, dont on va s’inspirer (mais que l’on ne sera JAMAIS)

il l’avait vu frapper et frapper le papa d’elegy qui ne marche pas très droit et dont les mots se noient dans une mer de liquide (c’est vrai on ne comprend pas toujours ce qu’il dit). et comme un ADULTE rumer a regardé de ses petits yeux curieux il a regardé avec pitié peut-être
il a eu un peu peur rumer mais il a demandé pourquoi ? son père lui a répondu en posant ses grandes mains sur ses petites épaules il lui a dit sans fuir que certaines personnes ne méritent pas vraiment
DE VIVRE.

rumer ignore que ce n’est pas le genre de leçon que doivent donner les grands. en vérité on ne lui donne pas de leçons on ne lui a pas appris grand chose on a simplement dit rumer d’être quelqu’un qui n’est pas lui

elle dit savoir elegy mais que sait-elle elegy ? c’est encore une enfant, rumer c’est un grand ! il peut lui expliquer les choses (mais le veut-il vraiment)
papa lui a dit que lorsqu’il part c’est lui l’homme de la maison c’est lui qui doit être responsable et il doit agir en tant que tel il doit protéger il doit être FORT mais rumer il prend tout de travers. la gentillesse il la prend comme de la faiblesse, le respect comme de la lâcheté et puis l’ignorance de sa mère

(il ne la prend pas il la jette c’est pas très grave de se sentir solitaire apparemment…
il paraîtrait que c’est un sentiment que les adultes ressentent tout le temps)

rumer on lui a demandé de se débrouiller de s’émanciper alors il le fait il OBÉIT (sauf que personne n’est vraiment là derrière lui)
c’est comme ça que ça se passe à L’ARMÉE et c’est là que ses yeux tiquent et ça crépite en lui. il ne sait pas vraiment rumer s’il veut faire comme papa vous savez abandonner ceux qu’ils aiment
et ignorer qu’ils pleurent en espérant ne pas avoir à poser bientôt des chrysanthèmes.
alors quand il sort de la maison il fait un peu ce qu’il veut et ce qu’il veut
c’est mettre le feu.

(je suis là regardez moi)

le problème c’est que si elegy est un soleil elle est beaucoup plus brillante que lui que tous les incendies qu’il tente d’allumer
c’est un soleil on la voit beaucoup mieux dans tout ce gris que n’importe lequel de ses feux de forêt

(ne t’éteins pas elegy en fait j’aimerai bien briller moi aussi ?)

apparemment elle voudrait jouer elegy faire danser ses petits rayons dans l’air. ça gratte sa gorge ça voudrait bien sortir et dire avec plaisir ! mais ce n’est pas très mature d’agir ainsi.

moi je ne joue pas, jouer c’est pour les bébés.  

et ça sonne méchant; il saute un peu violemment sur le manège ça fait BANBANBAN et ça tremble beaucoup ça pourrait même casser (ce n’est pas très responsable d’abimer). il fait le tour passe en dessous passe au dessus des barres de fer du tourniquet ça fait un peu bouger ce n’est pas très stable comme jouet. il se met derrière elegy et il tire d’un coup sec sur ses cheveux (ils sont très doux, très soyeux)

puis il retourne sur la terre ferme cette fois ci c’est elle qui est plus grande il peut bien la voir avec ses yeux (il se demande en cette journée aussi triste comment quelqu’un peut être aussi lumineux)

mais je veux bien te faire tourner, si tu veux.

ça lui semble tellement être une bonne idée il n’attend pas vraiment qu’elle réponde qu’elle soit prête ou même qu’elle se tienne il met ses (petites) mains sur le bord du tourniquet elegy est debout (très belle) et il pousse de toutes ses forces ça va très vite tout d’un coup

il est sûr que le soleil va finir par se coucher
et ne plus se lever.

(peut-être qu'il aurait pu simplement s'allonger avec elle et goûter un peu d'eau du ciel)



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Jeu 18 Mai - 20:54
(( setting fire to our insides for fun ))
feat rumer

tu voudrais lui tendre la main ((même si c'est pour essuyer un rejet)) tu voudrais lui tendre la main et serrer doucement la sienne ((même si lui aussi finit par t'abandonner)) tu voudrais lui tendre la main et serrer doucement la sienne pour l'attirer contre toi vos épaules qui se toucheraient tes doigts que tu entrelacerais aux siens ((sûrement plus grands)) parce que même pour ton âge tu es petite tu es chétive tu es fragile
une hirondelle prête à s'envoler
disparaître du ciel sans un dernier regard ou aveu - disparaître pour toujours ((ou au moins jusqu'à la saison prochaine)) et tu voudrais oui tu voudrais t'élever là-haut où tu trouves qu'il fait toujours si beau même quand il pleut tu voudrais
toucher les étoiles de cette même main qui tiendrait la sienne ((les cueillir)) pour les mettre dans ses yeux lui montrer qu'il n'a pas besoin d'être un autre pour être ((lumineux))
qu'il n'a pas besoin d'être adulte pour que tu le regardes parce que les adultes tu les trouves bien fades et ennuyeux
même s'il te dit qu'il ne joue pas rumer tu le trouves fascinant et merveilleux même s'il te dit que t'es qu'une gosse ely et que lui il est bien grand. il saute sur le manège fait tout ((trembler)) comme la tempête qu'il est il est fort rumer il pourrait tout casser ((sauf toi)) parce que toi
tu l'es déjà
mais rumer c'est un peu son problème
il est tellement grand
qu'il ne peut voir le tas de miettes que tu es.
il descend se glisse derrière toi ((parce qu'il fait comme les grands rumer il n'attaque pas par devant)) il tire tes couettes un couinement aiguë qui sort de tes lèvres dans la surprise ((un autre)) dans la douleur sans que tu ne comprennes trop le motif de son geste
mais rumer tu ne le comprends jamais vraiment
un peu comme tous les autres enfants
((mais tu le croyais grand tu))
tu te retournes vers lui, les yeux emplis d'incompréhension ((un nuage blanc)) au milieu de l'astre solaire - qui soudain tourne tourne tourne en se cognant d'abord contre la barre en face de toi que tu finis par attraper
et ça va vite
et ça va vite
et tu manques de tomber
une fois
une fois
une fois
((ou peut-être trois))
et tu voudrais crier - mais tu ne cris pas ely - tu aimerais qu'il arrête ((mais il a l'air content de faire ça)) alors tu ne cris pas ely et tu te contentes de sentir tes joues fleurir à nouveau en même temps qu'un rire qui sort de tes lippes du fond de ton estomac alors qu'au fond t'as un peu envie de courir pour tout arrêter
mais il a l'air content rumer
et s'il l'est alors tu l'es aussi
parce que y'a bien que ça qui t'importe
bien plus même que de jouer
mais ça ne manque pas oui le soulier mouillé qui ripe sur le tourniquet et ta silhouette qui part ((t'aurais dû lui dire d'arrêter)) ça aurait éviter que tu ne rencontres le sol que tu ne t'éteignes
quelques instants seulement
parce que tu remets ta main sur la barre de fer
l'autre qui frotte ton nez qui a mal
mal
mal
mal
si mal
qu'il pleure aussi
couleur du sang
et tu devrais paniquer
et tu devrais t'énerver
c'est ta faute rumer regarde c'que tu lui as fait - pourtant elle rit un peu plus dans un éclat, tire sur sa jolie manche blanche et la pose contre son nez ((rouge tout rouge ça en devient coloré)) alors que ça fait mal mal mal ely les couettes qui sont défaites maintenant et les rubans qui sont tombés mais tu lui accordes un sourire joliment dessiné avec tes yeux tout pétillant demandant plus douce que jamais mince, j'ai glissé. est-ce que t'as un mouchoir rumer ? je saigne un peu du nez un peu beaucoup je dirais même à en voir la vitesse à laquelle ta manche se réinvente tissu conjonctif liquide coulant dont tu ne cesses de te vider.
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Jeu 18 Mai - 22:43

'cause this is torturous electricity between both of us
(and this is dangerous 'cause I want you so much)



il a l’habitude du sang — ça coule ça s’étend ça s’essuie et puis ça sèche pour enfin disparaître. le sang ça ne fait pas peur vraiment ça montre simplement qu’on est vivant. rumer il a beaucoup saigné quand il est tombé une fois peut-être deux et même trois. mais papa lui a expliqué c’est normal de se vider parfois de se blesser il faut un peu s’abimer pour pouvoir comprendre comment se réparer. puis il lui souriait, il lui disait tant que tu restes entier ça ira, tu verras.
(et c’est ironique de remettre ça là vous savez, quand on sait qu’un morceau de lui aujourd’hui s’est barré)

papa disait pour être un homme il ne faut pas avoir peur des coups ni d’en donner. et pour être un soldat un vrai il faut savoir à qui ils seront destinés : pose toi ces questions rumer, est-ce un ami ou un ennemi, est-ce un méchant ou un gentil ? oui mais papa et quand on ne sait pas ?
alors fils, on devine. et c’est là tout le danger ce n’est pas de se méprendre c’est de ne jamais arriver à admettre qu’on s’est trompé. revenir en arrière pour un homme c’est plus compliqué  que d’avancer tu sais. les enfants ils peuvent aller où ils veulent devant derrière à côté mais toi tu n’es plus un enfant toi tu es l’homme de la famille quand je m’en vais tu dois prendre des décisions

(mais rumer ce n’est pas homme juste un petit bonhomme et il joue à papa et maman qui essaient de faire de leur mieux mais qui vont devant et à côté mais jamais… en arrière)

et elegy n’a pas l’air d’avancer ni de reculer ni de faire quoique ce soit elle est juste en train de TOURNER
elle tourne toujours de partout l’air un peu fou la tête en l’air comme dans des rêves c’est un petit soleil qui est ennuyé par des nuages elle apparaît et elle disparaît
elegy c’est le genre de soleil qu’on ne voit qu’à une saison (l’été c’est celle qu’il préfère) et elle prospère.
même s’il pleut même s’il neige même si parfois il fait tellement froid — le soleil il n’en a pas peur il continue de briller parce que c’est un peu son seul droit. on ne demande rien d’autre au soleil de donner de la lumière mais rumer veut tellement plus que CA rumer il veut que elegy vienne avec lui qu’elle sente
l’hiver un peu en lui (qu’elle fasse fondre la neige ou qu’avec lui elle y trace un ange)

mais tout ce qu’elle dessine là elegy c’est des traces de sang PARTOUT ça se perd dans son cou et ça colorie ses manches et rumer marmonne un petit « merde » c’est un mot d’adulte merde, vous savez (mais comme il ne se sent pas très grand à ce moment il n’ose pas le crier)
il n’ose pas vraiment parler il la regarde et elle rit comme lui quand il se fait mal elle ne pleure pas elegy et c’est tellement différent de ce que maman fait à la maison (c’est réconfortant de voir quelqu’un qui ne se laisse pas abattre si facilement)

il soupire comme s’il était agacé rumer.

t’es vraiment pas drôle. t’étais pas censée tomber. c’était ça le jeu !

il escalade le tourniquet il se marre un peu (ça se sent c’est forcé) parce qu’on le sait rumer ne rit plus depuis quelques années. il reste penaud devant sa demande le soleil n’est pas très exigeant il veut juste quelque chose dont il n’a jamais eu besoin c’est bête mais sur lui il n’a rien.

non j’en ai pas. tu as vu ta tête ? c’est vraiment marrant, t’es encore plus moche que normalement.

c’est pas très gentil et il continue à être un peu distant il n’aime pas être trop proche des gens.

essuie toi avec ton gilet, il était pas très beau de toute manière et il sera beaucoup plus joli en rouge.

c’est surtout parce que le rouge est sa couleur préférée (et ça lui fait plaisir de te voir la porter)
il lui donne un petit coup sur la tête pour lui dire mais qu’est-ce que t’es bête ! t’es maladroite elegy et puis tu dis jamais non (et moi je ne suis pas un homme juste peut-être un petit con)

maman dit qu’il faut mettre la tête en arrière.

il est pas sûr parce que quand elle disait ça son père disait l’inverse mais il paraît que c’est les mamans qui s’occupent le mieux des enfants ?

et ça ne pouvait pas être plus faux pour eux, vraiment.


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Ven 19 Mai - 18:29
(( setting fire to our insides for fun ))
feat rumer

elle a l'habitude du sang - ça coule ça s'étend ça s'répand y'en a partout et même quand les tâches sont parties elle le frotte encore des fois parce qu'elle a l'impression qu'elles sont toujours là
ça imbibe la moquette ((le papier-peint)) parfois les bouts de verre tout froids et ton derme à toi
((ou alors c'es toi qui saignes))
à force tu ne sais pas trop ely
de quoi parle-t-on ely
de ton nez un peu amoché
ou de plus que ça ou de ///
tu ne sais pas
y'a tes yeux qui se perdent un peu ((t'as pas peur du sang)) tu trouves ça joli - tu te dis que t'en verrais bien plus souvent de toutes façons t'en perds déjà tant mais maman a tendance à pleurer quand y'en a ((ou est-ce à cause de ///)) tu ne sais pas
t'as l'habitude de le voir rouler entre tes doigts d'en sentir l'odeur pleine de peine de fer de peur et d'un avant-goût de la mort
tu l'as lu dans un livre
avec des mots compliqués
des mots bien réconfortants pour vivre
comme le si joli  d é c è s
tu regardes les pétales carmins fleurissant sur tes phalanges ((fleuraison précoce)) la rendant encore plus chatoyante y'a un éclat dans ton regard
un regard qu'un enfant ne devrait pas avoir
les yeux chantant les saules et les chrysanthèmes au soir
et tu t'souviens de maman qui t'chantait
menteur menteur le sang le traître qu'on ne peut brûler
il crie vivant vous étiez vivant vous êtes vivant vous serez
sans jamais te dire combien de temps encore ça va durer
((alors qu't'es p't'être sur l'point d'crever))
un coup de tonnerre ((BAM BAM)) qui illumine tout - rend le monde plus clair te ramène à toi à la vitesse de la lumière
et il souffle rumer
((capricieux courant d'air))
il souffle agacé de te savoir arrêtée ((tourne les manèges)) t'as tourné autant que tu le pouvais mais au fond c'est de sa faute si l'hirondelle a chuté
et t'es pas drôle ely
pourtant il rit un peu
un son qui ripe ton coeur en deux
t'as l'impression
le sentiment
que le rire de rumer
devrait être bien différent
et il n'a pas de mouchoir rumer ((te balance que t'es moche)) mais c'est pas très sympatoche
et puis toi tu te contentes
de sourire et d'rire aussi
parce que t'es bien d'accord avec lui
((que tu es laide elegy))
il te dit de sacrifier ton gilet mais maman sera pas très contente elle te dira
que tu ne sortiras plus jouer
et oh tu penses bien que de ça oui tu en crèverais
y'a un petit coup sur ta tête ((alouette)) qui te crispe plus que la pression tirant tes couettes et il pense ne pas aimer être proche des autres rumer mais il ne cesse de t'agripper d'puis tout à l'heure ((il ne cesse de t'envahir)) de chercher ton attention ((un peu trop désespérément)) alors que tu n'en vois rien
et p'tite ely n'est pas comme la grande qui colle et crie elle a l'habitude d'harland et de joy mais sinon le reste du monde lui est étranger comme une terrible maladie
alors elle décale sa silhouette
plus loin de la tienne
un petit regard gêné
et les joues bien rosées
tu hésites un moment avant d'enlever la manche qui couvre ton nez ((et ça roule roule roule ça va tout tâcher)) alors vite vite vite ely avec tes mains toutes
e n s a n g l a n t é e s
attraper le bas de ta robe pour la
d é c h i r e r
un petit bout seulement mais assez pour te suffire quand tu descends du tourniquet, penche la tête en avant et souffle souffle souffle
chasse tous les pétales carmins
l'impression de t'en vider
de cesser d'exister
ça te prend un moment ((ça coule beaucoup)) ça pique aussi ((ça coule tellement)) que ça tombe un peu sur tes chaussures vernies ((sur le sable tout gris))
mais ça finit par s'arrêter quand même ((dieu merci)) alors tu essuies ton petit nez tout rouge du sang qui y a afflué te retourne vers l'hivers et souris estivale pardon d'avoir gâché le jeu rumer t'es rouge ely toute rouge ((ta manche)) ton cou ((tes doigts)) tes joues et tu te rassois sur le tourniquet ((toujours plus loin sans le toucher)) parce que sans même qu'il tourne tu te sens un peu
c h a v i r e r
il est plus doux le soleil plus diffuse la chaleur
l'air indifférente à ta teinte vermeille
tu tournes pourtant ton visage vers lui sans t'accommoder des mèches brunes qui coulent de tes épaules ((certaines que tu remets derrière ton oreille)) dans ce geste si gracieux et princier alors que tu plisses tes yeux
souris souris souris
((oh la jolie))
c'est pas grave si
encore toujours
plus fort
il continue de te briser
c'est toi le soleil
et il finira bien par s'crâmer
((si c'est pas déjà fait))
puis soudain tu relèves la tête annonçant en redescendant ((trop vite ely)) les pieds qui titubent couverts par un rire avant de te retourner en un sourire éclatant tout va bien ely tout va bien et tout ira toujours bien dans le monde le plus parfait j'vais me laver les mains je reviens vite et tu t'éloignes volatile après avoir ramassé tes rubans et ton sac mais précise que ça sera rapide oui que tu as hâte d'être de retour de jouer avec lui de le voir
((briller))
jusqu'à en être
a v e u g l é e
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Ven 19 Mai - 19:33

'cause this is torturous electricity between both of us
(and this is dangerous 'cause I want you so much)



on dirait qu’elle veut cacher la vérité elegy on dirait qu’elle ne veut pas qu’on voit qu’elle a saigné.
ça lui fait bizarre à rumer elle tente de tout épancher de tout faire disparaître c’est différent pour lui il a l’habitude de rentrer les genoux écorchés. c’est vrai que ça coule vraiment beaucoup (ça le gêne il se gratte le cou) mais voilà papa l’a dit ca veut dire que ce n’est pas fini. chez les MORTS (c’est un mot un peu FORT mais rumer n’en a pas peur et sur ce coup là il n’a pas vraiment tort) le sang ne coule plus et ça c’est vraiment inquiétant.
il a l’habitude vous savez d’avoir les phalanges abimées le tee shirt déchiré et le menton ensanglanté. et il se plante rumer devant maman pour qu’elle voit qu’elle dise quelque chose à la fin de la journée et tous les soirs il espère qu’elle va s’exprimer. (autrement vous savez que par des larmes des petits sanglots étouffés)
il aimerait bien qu’elle crie qu’elle lui dise où est-ce que t’es encore allé te planter, qui t’a fait du mal est-ce que quelqu’un cherche à te blesser ?

(mais c’est elle qui fait rien qui broie du noir qui se noie dans des mouchoirs qui le tue lentement rumer il est tout seul ça lui plaît pas
vraiment)

elegy penche la tête en avant et rumer fronce des sourcils c’est pas ce que maman dit. mais finalement qu’est-ce qu’elle en sait maman ? elegy elle a l’air de s’en sortir bien toute seule elle a l’air d’avoir l’habitude d’avoir un nez tout saignant !
alors il la regarde faire un peu curieux c’est bizarre de faire comme ça et elle sourit en faisant ça peut-être que maman avait tort (ce serait pas la première fois).
elle s’excuse toute souriante d’avoir arrêté le jeu et elle remet tout doucement vous savez
comme les grandes femmes font parfois ses cheveux derrière les oreilles
et son coeur fait comme un petit arrêt
(papa dit que si le coeur ne bat plus cela veut dire qu’on arrive à la FIN soit qu’on rencontre le DEBUT)
il a pas compris rumer ce que ça veut dire ce début (mais papa avait dit mon coeur s’est arrêté quand j’ai vu ta mère la première fois lors d’une journée d’été)

rumer se racle la gorge comme pour voir s’il vit encore (ouf ça fait un tremblement dans son corps)
il est toujours debout donc ce n’était certainement pas la fin.
(il a beau se croire adulte il n’a pas compris que c’était un début tout discret, tout timide, tout petit). elegy descend elle est plus courte que lui il la domine toujours et oublié alors le petit coeur qui bat ça n’a plus trop sa place là.
ils étaient en train de jouer mais elle lui dit qu’il faut qu’elle aille se nettoyer. mais quelle importance il pleut c’est sale partout on peut se rouler dans la boue.

(dis moi elegy, est-ce que quand tu rentres toute salie, elle te crie ? dis moi elegy, qu’est-ce que ça fait d’être vue, d’être sentie ? moi je veux être adulte mais je suis tout petit)

et elle s’en va sans lui dire qu’elle part oh non elle lui dit je vais revenir, ça lui rappelle papa qui compte les jours d’absence en nuits à subir. elegy elle s’en va elle marche décidée vers les toilettes du parc tout là bas.
alors il accourt il la suit la talonne il se met à côté d’elle (ça lui plaît de ne pas marcher tout seul c’est AGRÉABLE) mais rumer dans une de ses mains il a caché un cadeau pas très beau. il arrête elegy lui attrape le bras (il est tout fin tout petit) un peu fort il serre vraiment bien et il retourne elegy vers lui.
(même avec tout ce sang elle est jolie)

il faudra te laver les cheveux aussi.

il tient toujours fermement son bras et sa petite main (d’adulte dit il) s’écrase sur ses cheveux bruns et ça lui fait presque rien de voir la terre humide s’étaler sur le haut de son crâne. ça dégouline sur elle c’est pas beau ce n’est plus agréable ça redevient EXÉCRABLE. papa dit ça parfois pour embêter maman lorsqu’elle les sert à table.
(mais rumer pourquoi tu gâches tout pour de la boue ?)

regarde maintenant tu ressembles à une glace à la fraise et au chocolat !

et là il rigole vraiment ça le faire éclater de rire partout en lui ça vibre. il plante sa main toute sale sur son propre front mon dieu mais c’est tellement marrant. il se salit lui aussi un peu son nez est tout boueux.
(regarde elegy on est un peu pareil est-ce que je ressemble à un soleil ?)


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Dim 21 Mai - 1:40
(( setting fire to our insides for fun ))
feat rumer

il te suit rumer ((et tu ne comprends pas bien pourquoi)) d'habitude on te jette on ne s'accroche pas à toi on repousse ta silhouette sur l'asphalte ((la piétine)) à pieds joints sur un air bien gai sans que tu ne te battes
il te suit rumer ((et tu ne comprends pas bien pourquoi)) mais ça te fait plaisir tout au fond de toi ça lance un peu ton myocarde sur le tempo d'une valse ((un deux trois)) ses pieds qui écrasent sûrement les tiens et les doigts qui osent à peine se toucher ((un deux trois)) l'idée saugrenue que jamais la musique ne devrait s'arrêter
il te suit rumer ((et tu ne comprends pas bien pourquoi)) mais il te semble bien doux comme ça tu as un peu l'impression que la tempête est partie que tu effleures un peu plus ses chairs creuses les plaies et caresse ce qu'il y a de vrai ((caché par des airs de grand d'adulte que tu lui trouves bien mauvais)) quand vous pourriez vous enlacer ((tu n'aimes pas être touchée)) mais peut-être
peut-être qu'avec rumer
s'il y mettait un peu du sien
ça pourrait t'apporter un peu de
b o n h e u r
t'as l'impression qu'il t'a pas cru quand t'as dit que tu reviendrais - mais tu reviens toujours pourtant ((tu lui courrais après s'il le fallait)) du moment qu'il veut bien ne serait-ce que te regarder
et tu te dis
peut-être que oui
peut-être que rumer au fond
il est un peu gentil
même s'il t'attrape le bras ((oh que ça ne te plaît pas)) lâche-moi rumer lâche-moi qu'il dit ton regard qu'il cesse oui de briser la proximité entre vous ça tord ton estomac tout fébrile les papillons dont il brûle les ailes qu'il cesse de serrer ton pauvre bras déjà tout blessé en dessous des tissus ((mais il ne peut deviner)) alors il te retourne pour que tu le regardes ((tu ne comprends pas hein ely)) pourquoi il cherche à être captif de deux pauvres orbes colorées couleur été
et
les petites filles de ton âge normalement ça pleure quand on les embête ça crie ça piaille et s'agite ça dit des mots que ça ne pense pas ça dit des mots que ça ne comprend pas - et tu aurais toutes les bonnes raisons d'agir comme ça quand tu comprends ce qu'il vient de se passer, incrédule quand la terre coule sur ton visage ((tu pourrais crier)) mais tu es étrangement calme ely ((un peu trop habituée)) et puis surtout en cet instant
tu es beaucoup trop admirative
du son si harmonieux qui passe ses lèvres
qui ne te semblent plus si affreuses que ça
il rit rit rit il rit fort rumer il a la joie au coeur et ça se ressent ça fait briller tes jolis yeux plus que jamais tu t'amuses intérieurement de son petit nez tâché - passe ta manche sur ton front ((t'approches de lui)) monte un peu sur tes pieds et puis saisis ses deux joues de tes mains
l'air un peu trop tendre après tout ce qu'il vient de te faire
mais c'est pas grave ely pas vrai
il est déjà tout pardonné
tu profites d'une de tes manches trop grandes ((celle où il n'y a pas de sang)) parce que rumer tu le vois rouge mais tu le vois rouge coucher de soleil parce que le sang ça se cherche quand le soleil il se couche même à l'autre bout de la planète ((l'impression que tu le verras toujours depuis ta fenêtre)) pour essuyer le bout de son nez gentiment ((douce évidemment)) en riant doucement tu t'en es mis, d'la terre, juste ici au fond elle aurait pu la laisser parce que ça n'empêche pas ton sourire de briller mais elle est trop bonne ely tu vois rumer
elle supporte pas de te savoir tâché
écarté de ta pureté
dont hier encore elle rêvait
tu te recules bon cette fois j'y vais tu m'attends là s'te-plaît ? et te retournes ((repars encore)) cette fois-ci atteignant les toilettes sans encombres. tu poses ton sac devant le robinet regardant ton reflet quelques instants et
il a raison rumer
ce que tu vois
((est terriblement laid))
après tout on dit bien
que la vérité sort
de la bouche des enfants
((surtout celle des parents))
tu ouvres l'eau, lave le sang sur tes mains ((frottes surement un peu trop)) enlèves ce que tu peux de tes vêtements et de ton visage - passe ta tête dessous pour tout enlever ((tu fermes les yeux parce que tu n'aimes pas trop quand ça pique)) et tu te relèves, prenant un essuie-main pour essuyer ton visage avant de le jeter. tu serres serres serres tes cheveux entre tes doigts pour les essorer même si de toute façon tu es trempée ((les ramène en deux petites couettes bien serrées)) souffle sur la frange qui colle à ton front pour essayer de la faire voler enfile les bretelles de ton sac à dos et tu t'apprêtes à nouveau à affronter le monde et sa gratuite méchanceté
tu sors des toilettes
le regard plein de paillettes
avec dans ta tête encore et encore
la chanson de l'alouette
((que tu cherches du regard))
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Dim 21 Mai - 16:15

'cause this is torturous electricity between both of us
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il aurait peut-être bien aimé lui tenir la main (et même s’il ne le dit pas s’il ne le sait pas lui attraper le bras ne lui fait pas vraiment rien).
sa main à rumer elle n’est jamais dans une autre constamment le long de son corps elle pend. triste et seule mais papa a dit on ne se donne pas la main entre grands (sauf si l’on partage les mêmes secrets et les mêmes rêves ou regrets)
papa dit être grand c’est avoir des secrets malheureusement — alors il lui a demandé si c’était mal de mentir. chez les grands lui a t-il dit, c’est un moyen de survivre.
c’était une drôle d’idée mentir pour ne pas se voir anéantir, mais rumer a fait semblant de comprendre ha oui je vois il faut faire beaucoup semblant pour aller de l’avant…

(papa était gentil mais il avait des mots qui ne vont pas vraiment aux enfants)

dire ce que l’on pense mais JAMAIS ce que l’on ressent trop vite ou trop rapidement. il faut laisser les choses s’installer et voir comment elles vont évoluer. rumer, ne te laisse pas marcher sur les pieds et pour cela ne t’avise JAMAIS
JAMAIS
JAMAIS
d’aimer.
c’est ce qu’il s’est dit rumer, en voyant toujours papa partir et maman mourir. elle est morte tant de fois qu’il lui paraît impossible de ressusciter et de savoir vraiment POURQUOI. maman elle a donné son coeur littéralement et quand papa s’en va avec sous les bras, elle n’arrive pas à vivre sans.
(pourquoi je donnerai mon coeur, hein, pourquoi je le ferai, si c’est pour qu’on puisse finalement me le voler ?)
(pourquoi je laisserai quelqu’un m’en donner hein, pour que je le fasse pleurer?)

et c’est ça qui est bien avec elegy vous savez, elle ne pleure pas il n’y a pas de sanglot pas de larmes. ça l’éloigne de sa maison et de sa mère dans lequel semble se jouer un véritable drame. elegy ne fait que SOURIRE, elegy se contente de VIVRE. et même si elle fut triste ou désespérée ce que rumer aime c’est qu’elle voit mieux le bon que le mauvais.
(c’est tellement rassurant quand on est aussi dégoûtant)

elegy n’a pas peur de se rapprocher de toi tu sens mauvais tu sens l’envie et la rage tu sens la tempête et les orages
les orages ça claque ça fuse et ça crée aussi des coups de foudre
(l’amour face aux problèmes est-ce que ça peut tout résoudre ?)
elegy elle est faite de ça de passion d’abandon et sa petite manche s’enquiert à effacer les petites traces de terre. elle est tellement proche elegy ça te fait bizarre (ça te déplait pas) d’avoir quelqu’un pas loin de toi.
mais l’instant est déjà mort et elegy te demande de rester d’attendre et il ne répond rien c’est comme s’il s’effaçait dans le décor. ça fait boum boum dans la poitrine ça fait boum boum dans sa tête il y a des tableaux qui se dessinent — des dessins de grands vous savez, pas de ceux qu’on gribouille mais de ceux qu’on peint qui semblent si réels
avec l’espoir que peut-être un jour ils le deviennent.
(j’aimerai bien te le donner moi, mais papa a dit à propos de mon coeur que je dois en être mon propre roi)

(papa a dit il ne faut pas être trop gentil ça pourrait te rendre trop FRAGILE.)
et la voilà déjà qui revient le temps file. il pleut encore ça s’écrase sur ses yeux et il essaie de faire remonter toute sa colère pour que elegy ne croit pas qu’il puisse être AIMABLE ou même en avoir l’air.
il la rejoint devant l’entrée des toilettes et d’un sourire goguenard il se marre.

il paraît aussi que ton père il passe sa vie aux toilettes. comme on dit tel père telle fille.

et il appuie ses dires en enfonçant son index dans sa poitrine d’un coup sec comme un coup de feu qui part, comme si lui faire MAL était son unique voeu.
parce que papa a dit c’est un IVROGNE il ne savait pas trop ce qu’était un IVROGNE mais c’est un mot de grand encore et papa a dit que maintes fois sur la cuvette on y avait vu sa charogne. qu’il puait l’alcool et que de sa bouche s’écoulait encore de la gnôle.

tu devrais peut-être rester ici elegy. c’est presque comme chez toi, non ? ha pardon, il manque un petit quelque chose.

et rumer crache un glaviot (que c’est barbare, que c’est idiot) sur le carrelage juste derrière la porte, juste derrière le petit corps d'elegy.

c’est ce que mon père a fait au tien après lui avoir mis une raclée. estime toi heureuse, je t'ai pas visé.



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Mar 23 Mai - 0:57
(( setting fire to our insides for fun ))
feat rumer

ça se gonfle se gonfle se gonfle se fournit et se condense prêt à exploser ((BAM BAM)) loin de vous dans une aveuglante lumière qui fait peur à bien des mômes
les mômes qu'au fond vous n'êtes pas vraiment
parce que vous avez beaucoup de pensées de grands
très différentes pour sûr oui colère il est intempestif et orgueilleux ((il veut être heureux)) il veut plein de choses sans pouvoir vraiment les citer rumer
mais au moins il sait faire des choix
pas comme toi non non ely toi tu n'es qu'un silence qu'un acquiescement ténu les lèvres cousues et on jette la clef ((hop comme ça à tout jamais)) on ne secoue pas la tête oh non ça n'irait pas on se contente de suivre ((de subir)) d'attendre ((d'espérer)) qu'on vienne nous libérer et tu aimerais bien parfois
t ' e n v o l e r
ou te faire écraser sur la route tu ne sais pas
quelque chose de rapide qui te transporte - ferme tes paupières pour toujours ((parce que toujours c'est presque joli comme mot)) même s'il faudrait ne jamais le dire parce que maman dit que c'est mal de mentir
((il paraît que papa le lui avait dit au début))
au début de quoi tu n'sais pas trop
mais elle a dit que ça le rendait plus beau
il sourit rumer il sourit souvent même quand c'est amer ((surtout quand c'est amer)) et toi tu voudrais lui dire qu'on sourit que quand on est sincère ((mais tu sais qu'on le fait surtout pour cacher la misère))
alors tu la fermes ely ((un peu comme toujours)) parce que c'est ce qu'il attend de toi lui aussi ((ils sont tous pareils)) ils veulent tous te couper les
a i l e s
ils sont tous pareils parce qu'ils y vont tous par la violence alors qu'il y a des moyens tellement plus doux pour te faire souffrir pour te faire du mal mais il lance ses mots crache non loin ((un relent de vérité dans sa salive)) tes yeux qui se plissent
qui ne devraient pas se plisser
tu sais rumer maman elle lui dit souvent que la vérité elle sort de la bouche des enfants ((surtout celle des parents)) elle trouve ça dommage ely parce que ça veut dire que c'est bien triste d'être grand alors elle a dit à maman qu'elle voudrait bien
((mourir avant))
histoire de crever avec son coeur ((amoché)) d'enfant celui-là même qu'il tape du bout de son doigt ((ça fait pas mal)) elle ne sent plus rumer à force si tu veux l'ébranler il va falloir arrêter de tirer et de pousser il faudra frapper tailler couper saigner arracher stranguler éclater écarteler ((au moins tout ça)) oui au moins et encore on ne sait pas peut-être qu'elle sourirait encore et tu te dirais sûrement que c'est vachement fort
quand ça prouve juste que tout est déjà mort
et puis ely tu restes à place ((bien sage comme une image)) le sourire plus reposé et le regard plus mature ((elle est plus jeune rumer)) mais elle est grande ely bien plus grande que toi ((pourtant elle aussi on ne la voit pas tu sais)) comme quoi c'est pas ça qui changera quoi que ce soit pour toi c'est vrai, merci mais tu sais rumer tu penches un peu la tête sur le côté est-ce que nous sommes obligés de partager le même rôle que nos parents ont joué ? moi, tu vois, je voudrais bien que ça soit différent elle s'approche de toi, saisit ta main entre ses dix petits doigts et te regarde avec attention ((les cils qui battent un peu)) parce que ça rend tout plus merveilleux moi, rumer, si je le pouvais, j'aurais bien voulu t'aimer elle lâche ça comme ça comme quelques plumes sur le sol l'insouciance au bout de ses jolies lèvres qui découvrent encore son sourire que tu as l'air d'apprécier plus que tu ne l'avoueras jamais ((juste pour toi rumer juste pour toi elle le fait tu sais)) et puis
le son
de la cloche
en accord avec l'orage
reviens à la maison petite brebis égarée - ta tête qui se redresse se tourne vers la provenance du son ((il est l'heure il est l'heure)) presse toi sinon le carrosse redeviendra citrouille ((elle se fera écraser)) vite vite ely il faut se dépêcher ((alors tu abandonnes ses mains dans le froid)) l'illuminant de quelques dernièrs rayons je vais rentrer rumer merci d'avoir joué avec moi c'était bien j'suis contente de t'avoir vu aujourd'hui et tu lui chantes une jolie promesse que tu ne tiendras jamais à la semaine prochaine rumer avant de t'en aller pour courir à nouveau sous la pluie et rentrer affronter le purgatoire qui te lavera de tes péchés d'enfant un peu trop désobéissant et on aurait pourtant presque pu entendre ton coeur battre en unisson
avec le ciel furibond
((BAM BAM))
qu'il battait
en souvenir de ce joli regard tempête qui brûlait.
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Mar 23 Mai - 11:43

'cause this is torturous electricity between both of us
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c’est quand ils sont tous les deux que rumer peut lui exprimer
tout son amour un peu cabossé.

à l’école il y a trop de monde il ne faut pas qu’on les voit ce serait maladroit pour eux de penser qu’il veut passer un peu de temps à ses côtés (même pour l’embêter)
à l’école il se contente de lui murmurer des choses, pas très gentilles, même un peu méchantes. à l’école rumer se contente de garder ce petit secret (et les secrets, beaucoup d’adultes en ont qui les hante)
les secrets c’est dangereux s’il venait à être démasqué ça pourrait montrer à tous que rumer n’est pas si redoutable que rumer est même un peu aimable.

est-ce que c’est mal d’être comme ça ? (oui, et il le sait) mais c’est plus fort que lui sa tête commande et son coeur ne bat pas. maman a dit le coeur est un second cerveau sur lequel il faudrait s’appuyer pour faire des CHOIX vous savez. maman dit que le coeur n’est pas fait uniquement pour vivre il est fait également parfois
pour réfléchir. il tord la réalité le coeur il admet des choses que le cerveau n’arrive pas à supporter. maman dit que le coeur est une voix au creux de l’oreille, qui te chuchote « fais donc quelques merveilles ».
mais papa dit, qu’on ne peut pas s’appuyer sur les sentiments, que ferait on alors de la RAISON ? et devenir adulte c’est arriver à oublier les choses qu’on aimerait et accepter celles qui doivent rester (comme elles ont toujours été)

être adulte c’est un peu céder, au poids de la vérité (de la RÉALITÉ)

et la vérité c’est qu’elegy est la fille de quelqu’un de mauvais et papa l’a dit, tu es mon fils mon petit roi et tu seras comme moi, tu deviendras fort.
elle lui dit comme ça la tête penchée, une question qu’un grand pourrait poser. est-ce qu’on est obligé ? non, mais c’est pas nous qui décidons tu sais. on est trop petit encore…
qu’est-ce que t’en sais toi, que tu seras pas comme lui ? pourquoi elegy serait elle différente
pourquoi elegy échapperait au monde dans lequel son père a posé sa tente. (c’est un monde dans lequel il y a tout ceux qui ne méritent pas d’être sauvé, parce qu’ils se sont déjà condamnés.)
moi, papa m’a dit que j’ai un chemin tracé et que les adultes ne sortent jamais des sentiers dessinés.

elle voudrait que ce soit différent elegy et peut-être qu’être aussi violent avec elle c’est sa manière de la tirer de là, de lui dire
viens par ici, tu ferais mieux de partir (avec moi, ce serait bien de vivre). dans mon monde c’est pas toujours très joli mais il a des jours où il n’y a pas de pluie. tu pourrais être le soleil et moi le ciel (ou les nuages). ça te dirait, hein, que tout ça soit réel ?
peut-être que lui aussi il voudrait que ça soit différent, que la vie les mène sur d’autres continents, une fois qu’ils ne seront plus des ENFANTS. il est pas bon avec les mots rumer ça reste coincé dans sa gorge des choses comme je t’aime bien elegy et ça se transforme en des discours pas très jolis. les mots restent coincés à l’entrée de ses lèvres et ils engendre la FIÈVRE
ça lui donne envie de tout casser parce que papa a dit
qu’il ne fallait pas
dire (trop) la vérité. alors rumer déguise rumer masque rumer travestit toutes ses pensées
en actions EXACERBÉES.
(alors que maman a dit il vaut mieux en dire trop que pas assez)

j’aurais bien voulu t’aimer,
elle lui dit.
j’aurais bien voulu t’aimer,
elle lui sourit.

alors rumer il s’écarte un peu ça fait peur d’entendre ça ça voudrait dire qu’elle aurait bien PU lui tenir la main et le suivre (RESSENTIR LE DÉBUT).
il commence à rougir rumer et il espère qu’au fond ça ne se voit pas et une petite voix à l’intérieur qui répond à elegy et qui lui dit
je ferais tout pour que tu puisses m’aimer. et c’est bizarre ! parce que ça ne semble pas émaner de son cerveau mais plutôt de son coeur tout rose (et maman a dit que c’est de là que partaient les plus jolies choses)

dehors il y a le son d’une cloche (c’est peut-être un signe, ca annonce peut-être le début)
il y a le bruit de la cloche qui dit il faut rentrer vous vous êtes assez vus
mais sans doute que vous vous reverrez
(et peut-être même qu’un jour, vous vous aimerez)

il n’a pas dit mot rumer il reste là le coeur qui bat et le cerveau arrêté. il la regarde il l’écoute lui dire qu’elle s’en va qu’il est temps de rentrer de retourner dans son monde là (où papa lui a interdit d’aller, c’est comme ça)
elle lui dit on se reverra ! et ça sonne comme une jolie promesse ça sonne comme un « je pourrais peut-être vraiment t’aimer » et c’est tout chaud dans son coeur ça plante les graines d’une possibilité (LES POSSIBILITÉS c’est important, quand on devient grand)
une possibilité voilà, qu’il espère bien voir se réaliser alors il s’écarte encore plus pour la laisser passer (la laisser filer entre ses doigts)

d’accord, à la prochaine fois.

elle s’en va courant sous la pluie elle lui tourne le dos et il se laisse encore un peu de temps pour la regarder (elle a l’air de voler).

puis doucement il se met à sourire vraiment rumer cette fois, mais c’est trop tard
parce qu’elle ne le verra pas.
(il lui montrera peut-être plus tard ?)




FIN.
(ou le début, on n'en sait rien)
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