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Crève

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Dim 23 Avr - 2:09


Pomme de Roitelet et Pomme dépit(e)
Tapis tapis bourbe,

Pomme de Roitelet et Pomme détruit(e)
Tapis sous le lit. . .

Il fait gris
Aujourd'hui
Le sol est rouge :
Fouillis des feuilles de l'automne.
Il fait un peu frais.
Jack n'a pas de grosses écharpes.
Aujourd'hui
Il a un joli foulard noué autour du cou
Comme un jeune Rimbaud que le professeur avait dit.
(Mais Jack il se demande bien qui c'est ce Rimbaud car il ne lit pas de poésie, ni de français, alors de la poésie française...)

La soie est douce
Carmin
noué avec soin
Par les doigts de sa maman attentionnée.
Qui lui a fait la bise sur le front avant qu'il ne parte ce matin.
Attendrissante affection pour un sale garnement.

Comme d'habitude ces dernières années Jack aime ce dire qu'il est
Heureux.
Ces pieds qui toutes la matinée tapotent le sol, de la cour de récré au parquet doucement comme un rythme.
Le son du temps
qui passe
De la journée
qui
inexorablement
semble s'étioler.
Jack n'est qu'un enfant ayant envie de jouer.
Alors lorsque la sonnette retenti c'est quasi' s'il bondit hors de sa place, prêt à en découdre avec quiconque oserait le ralentir sur le chemin
de la base secrète.

Perchée dans les bois la cabane est son repère à lui et une poignée de gamins.
Mais
Aujourd'hui
L'un est malade, l'autre est grondé, le reste ont des clubs par-ci par-là disséminés.
De ce fait
Il ne reste plus qu'Estelle. La brave Estelle.
Mais ce n'est pas grave, c'est toujours son moment favoris à lui : lorsqu'il est enfin seul à seul avec l'un de ses protégés.
Sa petite famille qu'il voit grandir sous son amour du martyr.

Il n'emprunte pas le même chemin que la demoiselle :
Pour elle, celui des épingles
Pour lui, celui des aiguilles
Question de brouiller les pistes, ne pas être retrouvé une fois tout au fond de la grande rousse en cette saison.
Avec ses longues jambes bien bâties Jack est toujours le premier arrivé au pied de l'arbre aménagé.

Que vont-ils bien pouvoir faire en ce venteux fin d'après-midi?
Allumettes ?
Fourmis ?
Scoubidou ?
Cordes ?
Ou encore,
Enfin évaluer les progrès de ce petit papillon pris dans ses filets ? observer s'il arrive à faire pousser des pattes d'araignées et oublier
La poudre de perlimpinpin le temps d'apprendre à
Tuer la délicatesse de sa condition ?
Oh oui
C'est bien ça
Jack laisse tomber son sac d'écolier
Très bien.
C'est une ritournelle qu'il connaît bien
Il est l'heure de laisser tomber les jeux de vilains et d'en
venir aux mains.



Un deux trois Jaques à dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.


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Dim 23 Avr - 15:28
Un bisou de son père pour chasser les nuages, et un sourire de sa mère pour la saison qui vient d'arriver. Elle la prend dans ses bras, lui promet de rentrer plus tôt ce soir. Le bisou, léger sur son front, et Estelle court vers la porte. Elle secoue très fort ses bras, leur dit « au revoir »,
leur sourit,
elle est partie.

Le chemin lui semble plus long, plus lourd. L'automne est là, rougeoyant de ses feuilles et ses branches, mornes sur le visage des gens qui contemplent les nuages. Estelle aime l'automne,
aime les craquements,
aime le rouge,
carmin.
Elle rêvasse au diner de ce soir, au film que son père lui proposera. Elle rêve d'aventures, d'amour tragique et joli. Elle touche du bout des doigts sa petite robe, repasse frénétiquement les mains dessus. Sa maman l'a si bien choisie, elle ne veut rien gâcher. Ils ont une surprise pour elle, ce soir, elle doit être toute parfaite pour la découvrir.

Et c'est la sonnette qui retentit, alors qu'elle quitte l'école ravie. Les pensées ont occupés sa journée, l'envie de jouer, de chahuter, tout pour la détourner du tableau et de la maitresse,
l'enfance qui prend le pas,
Et le chemin de la forêt se dessine sous ses pieds.

Un chemin qu'eux seuls connaissent, un repère pour leur jeunesse et leurs bêtises, la cabane au fin fond de la forêt. Jack y sera, Jack
(a dit)
l'enfant si incompris. Il est si doux, dans sa violence, si attachant, dans sa maladresse. Estelle le sait. Estelle pense savoir. Beaucoup d'admiration,
de (in)compréhension.
Jack est le prêcheur, Jack est le berger.
Jack saura la guider.

Estelle trottine, écrase la masure avec légèreté,
Un souffle,
deux,
la voilà arrivée,
bientôt récompensée.
Jack ?
Elle hésite, le vent s'est levé. Sa jolie robe fait de jolis plis, Estelle – crie.
Jack !

Mais silence. Silence, Estelle. Ne précipite rien, sens-tu l'odeur des sapins ? Entends-tu le chant de l'oiseau ? Le vent s'est levé, semble avoir emporté
(l'enfance)
quelque chose avec lui.

C'est l'heure du jeu, le test de courage, la bravoure qui la maintient sur place. Estelle se sent prête,
à quoi, elle ne sait pas.

Mais elle sait qu'elle l'est. Pas même la flamme ne la fera vaciller, seul Jack
(a dit)


L'oiseau est parti ?
Jack, on joue ?
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Crève

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Dim 23 Avr - 18:26

Les pieds flottant dans les airs, l'oiseau de proie est bien

Estelle.
il observe tes boucles blondes fouettées par la brise maligne siégeant dans le sous-bois.
Le souffle glisse et vient rougir vos peau qui portent toujours les traces
d'un été clément.
Il apprécie tu sais, d'entendre son prénom ainsi récité il sent que tu as besoin
de lui.
Ça lui réchauffe le cœur, le conforte dans ses intentions.

Car voici venu l'automne :
La morosité,
Le feu qui commence tout juste à crépiter,
Cette nostalgie des beaux jours.
Ainsi que vos guibolles qui naviguent parmi les feuilles mortes,
telle une traine lors de vos parades enfantines.

Encore ce matin vous étiez à chanter des comptines.
Mais les mots ici s'envolent avec les moineaux, s'enlisent dans la boue.
En pleine nature la merveille prend le dessus, le monde des adultes s'efface.
On en oublie presque
Les civilités.
Un royaume d'enchantement et de frayeurs,
À votre hauteur.

Le chef se laisse glisser du haut de son promontoire
Atterris derrière toi
Les mains en avant
Ses griffes sont tendres
Ses serres se propulsent autour de ta menue taille
de menue fille
te soulève dans les airs (fait volter le tapis sur lequel tu marches)
Tout autour
Son rire retenti
Pour sûr
Ils sont déjà en train de jouer Estelle tu sais
Jack ne s'arrête jamais.
Tu es si légère dans ses bras, si vivante, il a cette complicité, cette emprise qui lui permet tu le sais
D'être au plus proche de tes cheveux dorés.
Voilà
À nouveau les pointes apposées sur la verdure,
dans ses bras ton corps est emprisonné
dans ses bras il profite pour déposer une bise contre ton front.
Comme le fait sa maman (comme le font peut-être tes parents).

Estelle il est temps.


Son faciès rayonne, il balaye du tien les quelques mèches qui s'y entremêlent.
Puis enfin te relâche, il le peut car Jack te fait confiance.
Tu ne trahirais pas la confiance de jack n'est-ce pas ?
Non Estelle toi tu es une petite étoile filante comme lui, qui parcourt la même trajectoire le long de la galaxie :
la sienne.
Son sac quelque peu camouflé par la végétation brune se retrouve bien vite à tanguer le long de son dos à nouveau.
Il revient vers elle pour lui tendre la main.

On y va ?

Un peu plus loin dans les bois
Là où tout se confond, là où à la nuit tombée on ne retrouve plus son chemin.
Tu auras toujours cette petite lumière à suivre Estelle, enfant du soleil
Fasciné par la lune.
Et ses rayons trompeurs
Et ses apparitions qui vous réveillent, votre voix qui tremblote (papa, maman !) :
De ce feu follet nommé Jack qui avec une douceur empoisonnée
Est venu voler la chaleur dégagée par ta lumineuse vivacité.




Un deux trois Jaques à dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.


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Lun 24 Avr - 20:02
Jack, Jack
Gentil Jack
L’enfant Jack
L’oiseau de proie qui pose ses griffes, à l’affût du moindre aveu. De la moindre trahison. Rien de plus qu’un mot, et tout se brise
(tu le connais si bien)
Mais pour l’instant, Estelle vole, virevolte, dans tes bras Jack. Elle est toute heureuse, pleine de confiance. Elle sait que tu ne la lacheras pas, jamais. Tu ne la laisseras pas tomber, tu continueras de l’illuminer
De ta douce lueur
Si triste. Elle le voit, tu sais. Et peut-être que, toi, tu ne le vois pas, mais Estelle sait. Estelle comprend. Voilà pourquoi elle sourit, alors que tu la fais tourner, plein de promesses. Elle entend tout, les feuilles qui craquent sous vos pas légers, l’oiseau qui a arrêté de chanter, tes murmures, Jack
(A dit)
Restons des enfants. Poursuivez les jeux, les courses et les cris. Jouez, encore, jusqu’à ce que le soleil se couche sur vos visages émerveillés. Retenez cet instant qui glisse dans vos mains, le temps qui s’écoule sans jamais se retourner. Trompez-vous, espérez à cette éternité.
Elle file si vite, si vite
Portée par la brise.

Et tu la poses sur le tapis d’automne, fragile. Tu récupères ton sac, et tu lui tends la main. Elle n’hésite pas, pas un instant. Elle la serre, s’y accroche. Elle croit entendre un bourdonnement, alors elle se plonge dans tes jolis yeux. Elle y cherche quelque chose
Ni elle ni toi ne savait quoi.
Une autre promesse, sûrement. Que tu seras toujours là pour lui prendre la main, lui faire un bisou sur le front.
Comme son papa.
Elle a une pensée pour lui, la surprise. Mais ça attendra.
(ça attendra toujours)
Elle t’idolatre tellement, Jack, et tu le sais. C’est dans son sourire, cruel de sincérité, sa voix qui appelle ton nom, sans jamais vaciller. Estelle te suivrait dans les flammes, parce qu’elle croit en toi, et tes idées. Elle sait que tu fais ça pour elle pour eux pour toi. Alors même si les oiseaux ne chantent pas, elle te suivra.
On va où ?

Elle n’a pas peur, non. Elle se sent légère, prête à s’envoler
A s’élever
Haut dans le ciel
c’est encore une épreuve ? Je suis devenue plus forte, tu sais !
Et les mots succincts résonnent au plus profond de la forêt. Oh, Estelle, petite enfant, jamais tu n’auras été aussi forte qu’en acceptant la main du brun.
Estelle,
Tu étais si jolie
Dans ta confiance
Aveugle

Mais cours, cours, Estelle. L’oiseau de proie,
A les yeux rivés sur toi.

Spoiler:
 
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Crève

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myosotis

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Dim 28 Mai - 23:07

Ta paume qui se faufile dans la sienne, il referme son étau autour de ton délicat poignet.
Le sourire rassuré lorsqu'il croise ton regard
déterminé.
Il est si fier de toi petite luciole.
tu as choisi de te brûler tout contre le froid de ses rayons.
Qui transpercent ton enfance
D'une douce lueur d'amour.

Ah l'amour...
Il t'entraine, tu le suis.
C'est si facile de te mener.
Estelle tu es comme une barbe à papa pour lui..
Il s'étonne que tu ne te sois pas encore étiolée.
Ça doit être parce que
Tu possèdes le sang des battants sous ton allure de poupée.
Jack te veux à jamais à ses côtés
Pourtant il n'a pas le droit de prendre cette décision
Ce sera à toi de décider
si tu veux bien rester jusqu'au bout du chemin à ses côtés.
Mais il est encore trop tôt pour cela.
Ce n'est qu'un jeux, un essaie, des valeurs dont Jack doit s'assurer le bon enregistrement en tes pensées.
(il sait que tu penses que tu es bien plus vaillante que tout ça, que tu es prête pour le meilleur comme le pire ici bas)
Mais Jack sait aussi très bien que les enfants ont tendances à surestimer leur résistance face aux déchirures de la vie.

Le retour d'ascenseur de celle-ci est pire que tous les coups de papa et maman et même des deux réunit.
C'est comme une balle qui te transperce mais ne s'arrête pas là non.
Elle continue à gratter gratter gratter tout au fond de toi.
Il y a ceux qui finissent par n'entendre plus que ça et passe leur temps à essayer de la déloger - tandis qu'elle s'enfuit, file entre leur doigts - et il y a les enfants comme lui qui finissent par comprendre que se son c'est
Une vérité cruelle qu'il faut accepter, puis continuer d'avancer.
Mais c'est si égoïste Estelle tu ne crois pas ? Tandis que vous galopez entre les fougères, slalomez entre les conifères et évitez de justesses toutes leurs serres qui se resserrent de plus en plus au fur et à mesure que la luminosité diminue à cause de la
densité
de cette forêt
Digne d'un blanche-neige revisité.
C'est bien plus cruel encore d'avoir cette vérité en soi, d'avoir la force de la surmonter et de continuer sans regarder en arrière
sans même
tendre les mains à ceux encore
qui ne connaissent rien de celle-ci et qui risque oui
Une fois touchés eux aussi
de se perdre à se dépiauter pour l'en déloger.

Avant de s'en aller
Alors que vous arrivez au point
Jack il lui reste encore bien des enfants à aider.
Mais une fois parti.
Qui va s'occuper des plus petits ?
Il aura beau veiller du cosmos et briller fort il n'est pas fou Jack il sait bien que les étoiles
Et bien
ça ne parle pas vraiment non.
Alors Estelle dans le cas où tu ne voudras pas venir lui tenir compagnie,
Il faut que tu sois une vraie mère pour tous les autres enfants.
Une vraie qu'il ne pourra jamais être (puisque tu es une fille et qu'il est un garçon)
Une sorte de mixte entre Wendy et Peter Pan.

Il s'arrête et lâche tes petits doigts.
Pour enfin répondre en retard il l'avouera bien, à tes questions.

On va ici.

Il n'est pas essoufflé de t'avoir fait parcourir avec lui tout ce chemin à demi courant comme s'ils étaient pressés par le temps. (ils le sont au fond)
Son cartable tombe au sol, dans un bruit plutôt lourd (c'est qu'il est rempli de bien de choses). Il se tourne enfin vers toi pour te sourire.
En tout simplicité, sans arrière pensées.

Je sais Estelle, c'est pour ça qu'on est ici.

Il ne se départi pas de son ton détendu pour continuer, bien que le sujet en soit, fut des plus sérieux.

C'est n'est pas une épreuve, c'est un rite. Je l'ai fait juste pour toi. Je pense que tu peux le faire, tu as ce qu'il faut en toi.

Il s'assoit, les jambes croisées, mains sur les genoux. Clos ses paupières, quelques chaudes lumières dansent même dans le noir contre celles-ci.

Tu viens on se repose un peu ?


Jack n'est pas du genre à énoncer le top départ de ses jeux -bien trop réels- d'enfants. Pour lui il n'y a jamais de répit.
Peut-être que c'est ce qui te plaît Estelle, cette comptine qui n'en finit plus, qui refuse la fin en soit.
Un jour pourtant il faudra bien - ça aussi tu dois le savoir.
Peut-être que c'est ce qui te plaît Estelle, être une enfant qui peut croire
aux histoires qui n'en finissent pas.



Un deux trois Jaques à dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.


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