beyond memories
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FB - Alouette sifflote moi ton matin, je croasserai ton soir - Jume
 
myosotis
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Crève
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Jeu 20 Avr - 4:31




Les pensées
filent filent filent
s'effilent.

Leur gerbe
de
couleur
dansent dansent dansent
s’étiolent sous les rayons.
Jack.

Sa peau se parsème d'ombres vert tendre
mouvantes
elles scintillent lorsque bruisse la parure du vieux chêne.
bruisse de la brise de l'aurore du printemps...
d'un autre temps.

Avant avant
Souviens-toi léger plumetis
Avant qu'il ne trempe ses doigts sureaux le long de l'écru de ta peau
Jack.

Bordé une fois entre les menthes poivrés
Une autre suspendu à la branche des genévriers
Tellement d'autre fois
Et, dis, tu te souviens de
celle-là ?
:

Ses chaussures bien rangées entre les racines, lui a ses pieds caressés par les mousses encore humides
de la rosé.
Le brin d'une marguerite coincé entre ses lèvres, le tutu blanc bien étendu qui bat des ailes :  
Haut bas haut bas haut bas haut bas haut
bas
L'enfant s'amuse à faire chavirer l'innocente fleur.
Étendu là en attente il ne possède pas de montre, rien pour rythmer le temps si ce n'est
tu sais :
Les piaillements des moineaux
Les taches pistache qui se rapetissent au fur et à mesure qu'hélios percute le bouclier vivant.
C'est un vieux chêne qui a beaucoup à dire il suppose.

Jack,
préfère dériver sous l'écuelle bouteille d'un certain cyprès, mais pour toi l'esseulée de tes consœurs il veut bien venir jouer jusqu'au beau milieu de la forêt.
Dorloter la finesse du duvet de ton enfance
sous les mille et un mots des mille et une plantes
sous les mille et un mots chantonnés par mille et un oiseaux.

Vos rires vont flotter dans les airs
planer autour des doux sourires et tu
te confieras -comme toujours- et il
brodera juste pour toi
mille et un maux à picorer qui s’épanouiront en mille et une pensées.
Bariolées de rosés.

Puisqu'il fallut que de tous les volatiles aux espérances fébriles,
Il fut busard du sombre sous-bois et toi, colombe aux cymes boisées
d'usage
venue étendre tes ailes auréolées entre les siennes
ici-bas
crépusculaires.
léger









comme          Plume

Son corps se repose contre l'écorce centenaire
ses paupières s'ouvrent
Il a entendu tes petits pas
de petite fille
venue flâner
Alors de sa voix fanfaronne dans ce royaume bigarré par mère nature
Il accompagne les chants et pépie pour te guider
Jusqu'à ses côtés

Il se relève lorsque tu foules le terrain d'un peu plus près, t'accueille en sylvain danseur :
Jack décroche déjà la taquinerie de son placard :
tu l'a vois à présent enfilée sur son visage.
Ses yeux rieurs cherchent à accrocher les tiens, sa marguerite en main lorsqu'il tourne autour de toi
La voix gazouillant mille et une mélodie réunie en une seule chanson.

p l u m e

Il murmure joueur alors qu'il t'effleure, soupire contre tes cheveux, attrape ton poignet pour mieux détenir le bout de tes doigts et tuliper ta robe mousseline -un deux trois un petit tour sur toi.
Tu sais il détaille avec précaution tes réactions tout comme un patient oiseau de proie.

T'as faim ? je connais un coin plein de fraisiers.

Oui il est temps de chamarrer tout ce blanc.  


Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 
 
magnolia
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Lun 24 Avr - 18:18
Ode à l'alouette
ft. Jack

Elle marche dans l’herbe ; la rosée lui goûte les chevilles
Sous la nue nébuleuse les rossignols s’envolent plus légers que le ciel – ils ont des tâches de lumière sur le bout de leurs ailes
Enjouée elle chantonne après eux – dans leur sillage émeraude quelques gouttes ombragées qu’elle cueille du bout des lèvres comme des notes de musique
A bientôt petits oiseaux -- je viens à votre rencontre entre les nuages des arbres
Elle marche dans l’herbe à la suite des comptines qui font battre le cœur au cœur de la forêt
Elle s’en va retrouver l’ami adoré dont elle hume la sage mélodie

« Jack ! Où es-tu ? »

Y es-tu ? Que fais-tu ? M’entends-tu ?

Niché sous les bois immémoriaux – l’enfant tranquille pipe les marguerites pour attirer les alouettes
Il accueille en damoiseau l’hirondelle dérivée – badinant l’oiseau-lyre il compte merveilleusement fleurette comme minaudent les pies voleuses
Il file bec et ongle la captivante chansonnette des plumes qui valsent aux cieux

« Jack ! »

Tout juste éclos à l’aube de l’ancestral feuillage il tournoie en captivant acrobate effleurant la ballerine délicate
Il est si mystérieux, Jack – charmant enjôleur furtivement rieur il jase et elle le suit dans sa danse sans hésiter, respirant doucement, reprenant avec lui sa comptine
un deux trois petits tours -- et puis s’en vont
Elle rit aussi – attendant pour chanter l’autorisation de son pygmalion

« T'as faim ? je connais un coin plein de fraisiers. »

« Un peu, je crois. Allons-y, Jack. »

S’agrippant au plumage du phœnix hôte de ses bois – petite Plume qui craint de se perdre dans les pas du joueur de flûte siffle silencieusement les matines
Ose rire et murmure

« Mais quand même… Je dois faire attention à ma robe, il ne faut pas la tâcher… Elle est toute blanche, tu vois, Jack... Sinon à la maison, je vais me faire gronder… »

Jack -- corbeau à sa colombe croissant d’excitation croisée de curiosité
sème les petits cailloux qu'elle ne peut s'empêcher de ramasser.

« On fera bien attention alors, hein, dis ? »

Jack -- ailé de noir et d'affectueux secrets
Ses doigts doucement serrés caressants gentiment autour de son poignet
légère elle se laisse chuter
Apprend-moi à voler.

 
myosotis
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Crève
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Ven 16 Juin - 5:23

Ce manque d'amertume,
Fleurons d'innocence que tu es
Ce manque de sucre dans ta voix
C'est si naturel d'être auprès de toi.
Comme la personnification de ce mot-ci.
L'enfance qui court dans le sous-bois.

Lorsque tu clos tes paupières (puisque c'est ce que tu fais plumetis en lui tendant tes blanches ailes)
Tes menottes que tu accroches à sa traine, elle t'entraine au loin entre les mousses et les épineux.
Dans cet éternel printemps qu'il projette de teinter à jamais.
Bientôt bientôt la neige va tomber
Enfant de joie et comme les plus belles fleurs
Tu crouleras sous son poids.

(pour hiberner jusqu'à ce qu'il vienne te libérer à nouveau)
Jack aime jouer au chevalier, surtout lorsqu'il sait qu'il est sûr de pouvoir sauver la princesse.
La tristesse Plume c'est que Jack est toujours sûr
de vaincre tous les dragons, de réussir à faire couler tous les sangs, de se gorger
des victoires des guerres qu'il a lui même démarrées.
La tienne, il en connait d'ors et déjà la finalité.
Oh il sait que tu vas pleurer mais ce n'est pas pour tout de suite non pas pour aujourd'hui.
Encore quelques jours il te laisse rire, il te laisse sourire et t’extasier de la vivacité qui précède l'été.
Pour mieux te voler l'arrivé de celui-ci (et te montrer que la beauté peut si vite se démystifier)
Qu'il ne faut pas lui tendre les bras comme tu le fais.
La beauté, enfant de la lune, profiteras de toi, elle t'éblouiras jusqu'à t'effacer dans la pénombre sans regarder derrière elle.

Alors, Jack te rassurera : les enfants de la belle laiteuse ne peuvent périr sous les rayons ravageur du soleil, vous êtes des ces plantes capables d'étendre leur ramage pour capter les rayons qui rebondissent et auréoles votre véritable maman.
Sous son égide tu en deviendra que plus sylphide.

Dansez donc, tant que la nuit n'est pas encore tombée, il te fait par de ses secrets ; ses pieds nus tapotant l'herbe encore fraiche d'un pas assez lent pour que vous puissiez admirer la nature sous toutes ses nuances de vert tandis que vous glissez au sein de la forêt loin des chemins :
retrouver la traverse qu'effectuent aussi bien les faons que, en d'autre contrée, les marcassins.

Bientôt voilà les herbes folles caressent vos genoux à découvert, viennent s'enrouler autour de vos chevilles (mais jamais bien longtemps)
Jack qui tape fort son talon pour faire fuir tous les serpents alors que par-ci par-là non loin de vos foulés se situe les brillantes baies.
Toutes, toutes petites fraises sauvages que Jack doit cueillir avec délicatesse s'il ne veut pas se retrouver les doigts tachés.
Pour te conquérir il t'offre la première de votre échappé, avant de retirer son t-shirt et de commencer à le nouer autour de ta si menue taille.

Tu peux t'en servir comme tablier pour récolter, ça me dérange pas. Comme ça, pas besoin de faire autant attention.


Lui n'a pas le temps de stocker Plume alors vraiment, accepte ce cadeau car il n'en a pas usage.
Jack danse comme la cigale et une fois que son hiver à lui sera arrivé il ne compte pas hiberner jusqu'au prochain printemps.
Mais ça il se garde bien de t'en faire part (c'est un bien trop lourd secret qu'il a aucun intérêt à te partager et puis c'est pas pour maintenant de toute façons, l'hiver est bien loin, il aura bien le temps d'arriver.)
Si loin, si loin...
Ses traits sont, pour l'heure, encore caressés par la fraicheur ainsi que la chaleur (de tes rires, de ta voix, de ta douce humeur)

Et donc, que fais la jolie pousse à flâner en forêt par une si belle journée ? Tu vas pas au parc avec ta mamie, Plumetis ?

Roucoule Jack, taquin qui a envie de savoir pourquoi tu viens toujours te perdre au loin à ses côtés sans que personne ne court le long de tes légers pas pour venir te récupérer (te protéger) de l'aura du noir plumage.


Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 
 
magnolia
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Mar 27 Juin - 14:40
Ode à l'alouette
ft. Jack

Promenez-vous dans les bois – pendant que le loup n’y est pas
Mais si il y était Jack tu sais – elle n’aurait pas peur cette plume – car tu es là pour disperser les mauvais rêves
à vos matines – la Plume trottine au rythme de ta portée
les notes en feuilles mortes s’effacent à la trace atone de ta marche triomphante
Elle rebondit en cadence sur les silences pleins de l’émeraude forestier
Heureuse de s’égarer dans le labyrinthe que tu boutonnes à sa petite mutinerie Jack – elle plante là en terre d’oubli les jolis cailloux blancs
elle préfère cette plume aux perles satinées la grossièreté sanglante du pyrope
accepte l’offrande meurtrie du prince aux doigts de fée
(l’aube assassinée coule nébuleux crime le long de ses paumes et jusque sur ses joues)
mais -- l’hôte de ces bois n’en a pas fini avec toi de danser
embellit ton blafard ramage d’affection tissée
frémit l’aurore massacrée – lorsque la virginale retrace à vue la peinture de ton corps
comment ont-elles poussé, toutes ces fraises-là ?
entre tes côtes se déploient toutes sortes de couleurs – rose plaisir, bleu encre, violet nuit –
il y a un peu de ce rouge aussi qu’elle ne reconnait pas  
toutes ces gravures brumeuses comme des fresque oubliées lui laisse sur la langue un goût incertain d’amertume sucrée
Plume – elle le décide – n’aimera pas ces fruits-là.

« Merci, Jack… »

L’acidité lui brûle les lèvres – il y a beaucoup de choses qu’elle aimerait demander à son petit roi des bois – d’où vient tout ce rouge-là – peut-on les cueillir ces baies à ton bras – et puis, quel goût ça a ?
Mais avant que la Plume puisse pépier ces insignifiantes mélodies d’oisillon son roitelet empêche sa partition – alors elle croise ses ailes hume ses chants et se prépare à entonner la mélodie que son maître chanteur lui souffle à l’oreille.

« Non, pas aujourd’hui. Il y a des monsieurs à la maison… Ils m’ont dit d’aller dans le jardin pendant qu’ils sont là. De toute façon je voulais pas rester avec eux, ils sont bizarres… On dirait des fantômes… »

Elle secoue la tête – non ça n’est pas ce genre de spectres-là – quand même… Ils avaient cette drôle d’odeur de fin qu’étouffe le frais parfum des destins
Elle n’aime pas ça, Plume
Jack lui – il sent bon – il ne sent pas la mort, pas vrai ?

« Et puis tu sais… J’avais envie de te voir, aussi »

Petite plume se laisse tomber tournoyante aux côtés de son empereur de carmin couronné – mine de rien ballade ses petites mains le long des pleurs de verdure ensanglantés – tout est bon pour s’exposer (se brûler) un peu à l’aura princière
Jack

« … Et toi ? » Duvet gris d’iris emporté par l’harmonique flot de ses fantasmes enfantins « Est-ce que tu avais un peu envie de me voir, toi aussi ? »

( au coin de ses yeux agonise l’aurore. )




hrp : j'ai fait n'importe quoi avec les personnes (une fois de plus orz) si c'est pas clair dis-moi ; ;
 
myosotis
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Lun 18 Sep - 20:01

Au coin de ses yeux brille le crépuscule
(bien vite enfouit dans les petits plis)

Si j'avais un peu envie de te voir, moi aussi ?" "si j'avais un peu" "envie", si j'avais envie hein... Je ne sais pas quoi dire, Plume, devant ta belle modestie ahah.

Son minois amusé par la situation t'accorde un sourire d'affection par dessus son bras, malgré ta question étrange. Jack ne sait pas s'il doit la trouver attachante ou insultante mais dans le doute, il s'en tiens à la première option. Après tout, c'est plume qui le berce de ces mots hasardeux, pas n'importe quelle pie rieuse.
Va, d'un battement de cil il te pardonne déjà le doux affront.

Les charbons ardents c'est pas pour tout de suite non entre vos chevilles c'est les chardons qui s'entortillent, grippent contre la peau tendre de vos jeunes années.
Pour de vrai tu le vois sûrement bien, plumetis, les charbons (comme ils scintillent)
Bien loin des ogres, la bouche enfantine de Jack est précautionneuse, il n'en a même pas sur les lèvres, de cette couleur plus vives.
Voit comme il englouti les baies comme ça, une à une, et parfois même, fait chavirer une belle dans un beau lancé qu'il gobe à la volée.
Pas une seule de loupée (il s'est beaucoup entrainé).
Toujours plus hautes elles volent. Jack qui transforment les voltigeuses éphémères en un divertissement tout autant primaire.

Des enfants curieux auraient sûrement soulevé la question des fantômes mais ça ne le fait pas rêver.
Ces gens là
Il sait à quoi s'en tenir. (des adultes à l'article de la mort, il n'y a rien de beau à voir leur peau décrépit compter les jours restant en silences)
Jack ne comprend pas non, quel est l'intérêt de durer autant si c'est pour finir aussi vidé de soi même, lorsque l'on commence à contempler les chrysanthème c'est qu'il est l'heure. Pas la peine d'attendre toute une vie pour se laisser cueillir.
Il pourrait en parler oui, te complimenter sur le fait qu'en effet, la place des enfants n'est pas auprès de personnes lessivées.
Mais ça serait parler des adultes
et il n'y a rien de plus tabou à la table jeu que de ramener le sérieux sur le tapis. (verdoyant celui-ci doit rester, il ne veut pas entendre parler des dernières feuilles d'automne avant la bonne saison).

Les prochaines billes rougeoyantes, elles sont pour toi, lorsqu'il se retourne avec sa petite collecte, face à face, une entre deux doigts, délicat mouvement de recul du poignet pour t'indiquer qu'il va lancer, à ton tour de divertir, au sien de faire la parlote.
Pas de trop non, juste assez pour t'aiguiller sur le sujet de discussion qu'il a en tête pour votre escapade.

Tu n'as que des colombes dans ta volière ? Est-ce que parfois, tu arrives à ce que des oiseaux sauvages se posent sur tes bras ? Une fois, j'ai croisé un oisillon tombé du nid, mais celui-ci était trop haut, j'ai pas pu le remonter, je l'ai ramené chez moi du coup et il est mort. Mais en vrai je ne savais pas quoi lui donner à manger.

Ou plutôt il n'a pas essayé, mais il préfère omettre ceci de l'histoire, c'est plus dans le pathos ainsi. La vie est si courte pour ces magnifiques spécimens, il se peut que ça soit injuste oui : la mort emporte en premier ce qu'il y a de plus beau. Pourtant tandis qu'il t'envoie la dernière fraises - raté ou bingo il se contente de ricaner de tendresse pareillement - il n'en ressent pas un mot, de cette injustice.
Est-ce que ça serait aussi beau si, comme les humains, les oiseaux se faisaient de vieux os ?
Chanteras-tu d'aussi belle mélopée, plumetis, des dizaines d'années après que les fleurs aient poussés sur son parterre, s'il continue de te laisser convoler avec le ciel ?


Un deux trois Jacques a dit.
[...]les larmes se sèchent,
les rires s’essoufflent,
les sourires se fadent...
sous les roues,
dans les rivières,
les pieds flottant dans les airs.

Merci ♥♥♥:
 

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