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a glass, a sexy guy and an idiot [pv:esteban]
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Dim 25 Sep - 1:55


 

       
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le bar (description) :
bar gay d'une grande ampleur avec des locaux très spacieux, proche d'un nightclub avec ses multi-niveaux (compter 3 étages) avec plusieurs zones distinctes, et ses différents dancefloor. 1er : grand bar de forme rectangulaire, disposé au centre de la piece, ambiance chaude/chaleureuse. 2ème : dancefloor (2), musique, bar, ambiance festive/sombre. 3eme : bar, sofa, ambiance calme/tamisée.
Clientèle majoritairement gay/bi/trans.
Age obligatoire : 18 ans
.


[2ème étage]
Le bruit. L'alcool. La foule. Les corps qui dansent et qui s'entrelacent, la musique qui hurle à nos tympans, l'ambiance qui grimpe à mesure que la nuit s'écoule. Le bar entamait une nouvelle nuit à son actif et je la passais une énième fois avec elle. Je soupirais alors que je m'affalais sur le comptoir, les yeux dans le vide et une moue boudeuse sur la tronche. Ça ne faisait qu'une petite heure que je travaillais et j'avais déjà qu'une seule envie : rentrer chez-moi et DORMIR. Pas que le boulot me fasse chier mais je venais de passer une journée merdique et maintenant, je voulais juste me mettre en position latérale dans un coin. Mais non. J'avais encore deux putain d'heures de boulot à assurer avant de pouvoir enfin rentrer tranquille et pioncer. C'te poisse. C'te archi-poisse. C'te méga-poisse.

« — Pourquoi j'ai autant une vie de merde hein ? »

« — Dylan, arrête de te plaindre et vas taffer, jte paie pas pour tirer la tronche. »

Je levais légèrement les yeux vers le barman. Un mec bien, pour sûr mais un peu irascible quand il le voulait, pas des masses beau gosse par contre, faudrait p'têtre que je lui dise un jour de se raser la barbe, ça lui donnerait l'air plus jeune, après pour son teint, on y peu rien. Le pauvre homme. Je baillais à m'en décrocher la mâchoire avant de me redresser pour m'étirer sous l'air désabusé de mon patron prenant finalement un plateau où figurait différent alcools pour partir à travers le bar, offrant aux clients leurs boissons, parlant avec certains et traînant des pieds au possible. Aucune. Putain. D'envie.

Ça doit bien faire deux mois que je travaille ici et c'est, en soi, vraiment cool. Les gens sont sympa, l'ambiance est sympa et puis, mon patron est sympa. Pourquoi un bar gay, précisément ? Bah parce que y avait pas grand chose d'autre niveau boulot à cette période de l'année m'voyez. Pas que je sois gay spécialement hein, d'ailleurs j'en sais foutrement rien, je me suis jamais posé la question. J'ai eu plusieurs relations mais jamais avec des hommes. Après oui, j'ai déjà regardé certains mecs, mais sans plus et puis c'est pas ma faute si certains ont un fessier d'enfe-...

« — Putain Dylan, ça t'arrive de respirer quand tu parles ? »

Je me retournais subitement pour voir le mec barbu qui me sert de patron, réalisant enfin que j'étais revenu au comptoir avec le plateau vide.

« — Euh... Je parlais ? Attends, depuis quand ?! »

« — J'en sais rien et j'men fous mais en attendant ça doit bien faire cinq minutes que tu es planté là et qu'le client t'as demandé un whisky, alors tu vas te manier TON fessier, ok ? »

« — Ah... ouais, ouais. » et je me fis pas attendre, remplissant le verre avant de regarder patron-barbu-pro-du-tirage-de-gueule d'un air incertain qui me désigna d'un geste du menton à qui appartenait la commande et, directement, je vins à ça rencontre, déposant le contenu sur le bar, relevant le regard pour l'observer.

C'était un homme d'une trentaine d'année, un grand blond muni d'un suit dans le genre employé d'entreprise, une cigarette au bout des doigts et un air indéfinissable sur le visage, finissant par dévoiler un petit sourire à mon intention. Je le reconnu immédiatement comme l'homme-que-je-crois-qu'il-s'appelle-esteban--qui-pu-la-clope-et-qui-boit-du-whisky ce qui, en soit, semblait être un peu long, qui pourrait donner HQJCQISEQPLCEQBDW ...ou tout simplement Esteban.

Je lui fis à mon tour un mince sourire, celui en coin, un peu tordu qui me caractérisait tant, avant de lancer, sur le ton de la conversation :

« — Pour changer. » fis-je en désignant la boisson d'un mouvement de tête avant de poser mon coude sur le comptoir, la tête soutenu d'une main, mon autre bras replié sur lui-même.

« — Esteban, c'est ça ? » et à ce moment, j'savais pas encore dans quoi je m'embarquais.

Il paraît que j'ai un don, celui de réinitialisation.
D'la merde ouais. Des putains de conneries.

J'ai juste le don d'attirer les emmerdes.
     
     

         
          c un peu kk dsl
         

         
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myosotis
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Dim 25 Sep - 17:29

fin du boulot. fin de la journée. flemme d'enlever mon suit. avoir l'air cool comme je suis. direction le bar.

ici, j'aime regarder les gens. leur style vestimentaire, leur façon de parler, leur moindre geste, ce regard du coin de l'oeil : je-t'ai-vu-me-regarder. on ne s’ennuie pas. il faut dire que mes endroits de confort se font de plus en plus grands. c'est sympa de loger le même appartement où nausées, isolements et dépression ont fait du gros bordel... ah, ça ne se voit pas.

je commande un whisky pour changer.

je n'ai pas trop le moral ce soir... on n'a plus le droit de dire qu'on en a marre de la vie et qu'on veut être tranquille, alors je fais mine que tout va bien. c'est triste. pourtant je suis là, c'est l'éclate totale.

FIOU

je pourrais danser, ou draguer, ou discuter des pattes d'hier soir - trop indécent pour moi - mais au final, je ne m'empêche pas de mater le jeune serveur dans le coin de la pièce. il me semble avoir déjà que j'aimais regarder les gens, oui j'ai dit un truc comme ça. ma commande arrive, dans les mains d'un beau jeune serveur.

esteban, c'est ça ?

il connait mon nom... suis-je con, il figure parmi la liste des clients. enfin, il me semble. il doit être jeune, je dirais la vingtaine. il s'amuse lui aussi, comme témoignent ses jolies cernes et ses yeux comblés de fatigue.

c'est ça, je retire la clope de mes lèvres, laisse moi deviner, ta journée était splendide.
c'est quoi ton petit nom ?


c kk, faut appeler la police. j'espère que ça te convient snif. JPP
#7798C4



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Dim 25 Sep - 22:02



     
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« — C'est ça, laisse-moi deviner, ta journée était splendide. C'est quoi ton petit nom ? »
Je l'observais un instant, un peu circonspect, renouvelant une moue caractéristique sur mon visage alors que je me retenais de balancer une bonne connerie, ouais, cette moue qui veut dire 'je-vais-fermer-ma-gueule-alors-je-me-retiens-très-très-fort' avant de laisser mes yeux divaguer autour de moi, répondant d'un air si morne que s'en était sûrement inquiétant pour mon interlocuteur. Au final, je plissais imperceptiblement les yeux, toujours sans le regarder. L'utilisation du 'petit' dans la phrase, ça faisait pas un peu drague ? Ou alors je délire, après tout, il m'a lancé qu'une phrase. Enfin, deux. Putain, je me prends vraiment trop la tête. Pourquoi faut TOUJOURS que je vois le mal partout, c'est pas comme si c'était le premier qui te draguais ici, putain. En plus, il te drague peut-être même pas. Puis au pire, qu'est-ce que t'en a foutre, hein Dylan ? BON. Ferme ta gueule, ok. Calme.

« — Jean Eude. »

Alors là, je sais pas DU TOUT Pourquoi j'ai répondu ça. Peut-être que je suis un gros parano qu'à pas trop confiance aux mecs de dix-ans de plus que lui dans un bar, en pleine nuit ? Aucune idée, mais c'est sorti tout seul. Jean Eude. PUTAIN. S'il saisit pas que je me fous de sa gueule, c'est grave. Bravo Dylan. Génial Dylan. Suffit que le patron se ramène en gueulant ton nom pour que tu bouges ton gros fessiers et t'aura l'air bien con.

« — Journée pourrav', j'te raconte pas. Et j'me tape encore deux heures ici avant de pouvoir enfin rentrer chez-moi. Enfin, je pense que t'as mieux à faire que m'entendre me plaindre. » et je laissais à nouveaux mes prunelles couler vers-lui. Objectivement, il semblait être un homme assez droit et propre sur lui, il avait cet air bienveillant et on ne pouvait pas nier qu'il faisait sûrement une proie idéale pour certains garçons alentour. Cette pensée me fis sourire.

« — Et toi alors, j'ai remarqué que tu viens souvent ici, c'est comme ça que j'ai retenu ton prénom, on connais les habitués et puis, j'ai un don pour me souvenir des choses inutiles – je blague ! -, tu trouves ce que tu veux ? Le whisky du boss est si bon que ça ? Faudrait p'têtre que je me mette à l'alcool... »

Je finis par me taire, je me sentais capable de réaliser une conversation à moi-tout seul et mieux fallait ne pas faire dégager tout les bons clients avec mes babillages compulsifs. Pour me retenir, je pianotais sur le comptoir avec impatience. J'étais chiant. J'attendais juste le regard du 'ok ta mère' pour me barrer. Parce que, oui.

J'avais sérieusement envie de me barrer.     
     

         
        jean eude jsui dsl omd
         

         
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myosotis
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Lun 26 Sep - 21:16

jean eude ? comme jean-ai-marre ?
je souris. d'habitude, les gens sont tellement ennuyeux quand je leur parle. remarque, on m'envoie souvent chier. c'est rare qu'on plaisante avec moi, je l'aime bien ce gars. ah ! journée merdique comme tu le dis, mais continue, on se plaint de la même chose tu sais.

j'éteins ma clope dans le cendrier du bar. j'avale un petit coup du whisky qu'on m'a gentiment servi. c'est aussi meilleur que le vin! yay, good shit.

Et toi alors, j'ai remarqué que tu viens souvent ici, c'est comme ça que j'ai retenu ton prénom, on connais les habitués et puis, j'ai un don pour me souvenir des choses inutiles – je blague ! -, tu trouves ce que tu veux ? Le whisky du boss est si bon que ça ? Faudrait p'têtre que je me mette à l'alcool...

haha ! pas si inutile que ça si t'arrive à t'en souvenir. mais ouai, j'suis très satisfait. l'ambiance est cool, preuve que je suis là. sinon, tu l'aurais vite su : j'ai tendance à éviter ce que m'ennuie.

coude posé sur la table, verre tenu des bouts des doigts, je lance le regard du m'as-tu-compris avec le fameux classique du sourire sur le coin de la bouche. mais je le sens... pressé. il a dit se faire chier, non ? je ne veux pas le mettre mal à l'aise, mais quand on y pense : moi, trentenaire, drague un jeune adulte... on est pas encore au stade des conneries, tu n'as rien à craindre de moi. c'est un peu tôt pour que je m'en aille et ce n'est pas tout les jours qu'on s'amuse. j'en profite.

tu n'fais pas d'pause entre temps ? si tu veux, on peux parler ensemble. ça fait du bien des fois. je pose le verre sur la table tout en le pianotant à mon tour, ... attend un peu pour l'alcool. j'imagine que t'as l'âge, mais c'est une merde habitude.

beau gosse.

c encore kk dsl omg
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Mar 27 Sep - 20:17



     
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« - Haha ! Pas si inutile que ça si t’arrives à t’en souvenir. Mais ouais, j’suis très satisfait. L’ambiance est cool, preuve que je suis là. Sinon, tu l’aurais vite su : j’ai tendance à éviter ce qui m’ennuie. »

Le ton de sa voix, la phrase à peine murmurée et son regard, en disaient assez long sur le cheminement de ses pensées. Déglutissant, je finis par rire maladroitement avant de griffer le bois vernis du comptoir sous mes ongles d’une façon absolument agaçante ; j’avais pas pour habitude de me faire draguer par beaucoup plus vieux que moi et encore moins par un homme. Le nombre de mes relations amoureuses témoignaient de mon handicape amoureux. Oh, il y avait eu Lydia bien sûr, et c’est vrai que la concierge de notre appart’ est vraiment pas mal, mais on va dire que je me suis toujours tapé des relations a sens unique. Si c’est pas triste. Et si, c’était triste. C’est même très triste, alors un peu de compassion pour ma vie toute foireuse.

Je l’observais un peu plus, le détaillais minutieusement durant un quart de seconde, juste assez pour me décider à froncer les sourcils, interrogateur. Et alors que je m’apprêtais à parler, il me devança :

« - Tu n’fais pas d’pause entre temps ? Si tu veux, on peux parler ensemble. Ca fait du bien des fois... Attend un peu pour l’alcool, j’imagine que t’as l’âge mais c’est une merde habitude. »

Mon froncement de sourcil se fit plus prononcé. Une merde habitude ? C’était anglais ça ? Ca se disait ? Je cessais de racler mes ongles pour me redresser légèrement : vite, il fallait que je parle, ça faisait trop longtemps que j’étais silencieux et je me sentais MAL.

« - Oh, si, j’en fais des pauses ! En fait, je branle pas grand chose et faudrait plutôt se demander quand je travaille mais j’essaie de pas trop vénère le patron. Parler ensemble je sais pas. Parler, parler ou t’écouter me draguer et m’entendre répondre tellement de merde que tu voudras certainement plus foutre un pied ici ? Non parce que y a beaucoup de sens à parlé, en fonction de la phrase et du contexte et puis de la personne ! Tout le monde utilise le verbe parler mais des fois, ça serait plus, des verbes du genre gueuler, plaindre, faire chier, questionner, alors que parler c’est un verbe fourre tout tu vois donc tu peux insinuer plein de chose dans le verbe ‘parler’ et c’est pas que t’es moche hein, non t’es grave beau gosse et tout ce que tu veux, d’ailleurs t’as une tête à avoir une femme et des enfants mais, sauf si t’es du genre à tromper toute ta famille, je pense que tu recherches peut-être quelque chose. Un plan cul ? Aller, j’te donne quoi, trente ans ? Même pas ! Tu veux peut-être te poser ? Et je t’assuuuuuuuuuures que je suis pas du tout la personne qu’il te faut, loin de là. Très loin de là. Oublie. Tout. De. Suite. J’ai la réputation d’un sociopathe ici ! Après tu me diras, les gens utilises des termes compliqués à tort et à travers, donc peut être que j’en suis pas un, et j’en suis pas un ! Juste, oublie tout de suite. »

Je le fixais sérieusement, la voix totalement égale.
Je vins finalement m’assoir en face de lui, avec la grâce d’un gros sac. Un sac remplie de pierre et de graisse. Spéciale dédicace à méli, tien. Un sourire fit finalement surface alors que j’ouvrais la bouche, sans qu’aucun son n’y sorte, alors que ma paupière droite se mettait à tiquer et après un millième de seconde, je finis par conclure, le sourire encore plus grand :

« - Toujours envie de parler ? »
 
   

       
       dsl jpensais rep hier et g oubliééé :((
       

       
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myosotis
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Ven 30 Sep - 23:30

toujours envie de parler ?

tellement de conviction dans ses paroles, impressionnant, tellement gracieux. c'est la même soupe tout les jours, mais là on va dire c'est un cas... à part. pendant un instant, mon regard s'est métamorphosé - du dragueur au râleur routinier -, mais je n'arrive pas à le détacher de lui. quelque chose me fascine ? c'est vrai, les gens aux alentours n'ont pas l'air surpris de son élocution. au final, tout est normal. et son sourire. mon dieu, son sourire ! j'ai l'air d'une personne qui a une femme et des enfants ? je suis du genre à tromper ? laissez-moi rire ? à l'entendre, j'ai vraiment bonne mine ce soir...

encore un peu sobre, pour l'instant. l'alcool ne me fait pas trop effet. je retire une cigarette de ma poche et l'allume illico. j'empire ma santé, mais tant qu'à faire, on verra bien si j'assume d'ici quelques années. je fixe à mon tour ce jeune homme et son sourire extasié. j'ai envie de rigoler. je suis peut être un peu hypé moi aussi... ah, adrénaline, quand tu es la, ça prouve que je m'éclate.

ouai, ouai ! toujours envie de parler mon gars. mais sache que t'as .... tu as presque tout faux sur moi,  hic! ah, ça y est. t'as l'air tellement sur de toi et un peu mal à l'ai... l'aise. oups, désolé. ça fait effet. mais je parviens à me ressaisir aussitôt.

qui t'as dit qu'tu racontais de la merde ? moi ça me va. et si t'es persuadé que t'en as dire, y'a pas de soucis, je suis 'al. t'entendre te plaindre, ça ne me fera rien à moi. dis, t'as l'air d'avoir peut être 5 ans de moins que moi. tu fais des études ? à ta tête, ça se voit. moi j'ai un boulot quand même bien merdique. quand t'as un patron qui se défoule sur toi, c'est pas l'gâteau l'air de dire... ça ne te dit rien ?

en toute sincérité et avec le sourire, ça rend magique. je n'ai pas pour habitude de trop parler. je ne suis moi même pas sur d'être conscient dans quoi je m'engage. pourquoi pas. ce soir, je n'ai l'habitude de rien. je souris, je passe ma main sous mes cheveux, je jette un regard vite fait derrière l'épaule du bonhomme et j'aperçois le fond de la sortie. un gars assez baraqué a l'air bien remonté contre nous. enfin, c'est son regard qui nous le trahis.

ah... comme dirait un gosse témoin d'un autre qui n'a pas fait son travail au poil. à cause de moi, en quelque sorte.

monologue intérieurs intensifies... et un peu de coulour dans l'icon aussi ♥
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Sam 1 Oct - 0:37



   
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Je l’écoute déblatérer, me répondre, s’expliquer. Il me fait doucement sourire avec ses manières et son franc-parler. Je me permet de le détailler, glissant mon regard sur sa peau, sur ses yeux, sur son nez, sur la douceur de ses cheveux, sur la rigidité de ses mains, sur le bâton de cancer qui lui fait office de cigarette, sur les plits de son suit qui semblent s’entremêler, sur ces lèvres, sur cette bouche qui ne fait que parler, lentement, tranquillement, et très vite mes prunelles se plongent à nouveau dans les siennes.

« — ... Ouais je suis étudiant mais j’sais pas si on peut dire que c’est visible à ma tête. J’suis en filière de criminologie, tu vois ? J’sais pas comment le prendre, haha ! Quant aux patrons qui se défoulent sur leurs pauvres petits employés, je crois avoir une petite idée de ce que ça fait ; encore que le mien est pas bien méchant mais faut éviter de l’brosser dans l’mauvais sens du poil, et pas celle de sa barbe, si tu vois ce que je veux dire. »

Je l’observe soudainement changer d’expression alors qu’il semblait fixer un point derrière mon épaule alors qu’il lâchait une exclamation mêlée de dépie et d’appréhension. Je me retournais pour voir ce qui avait bien pu attirer l’attention de mon interlocuteur avant de me frotter à un patron revêche qui semblait foncer sur nous avec tout les airs d’un taureau enragé. Qu’est-ce que je dis : SUR MOI. POUR. ME. DEFONCER.

Et vu que j’ai pas l’cerveau bien équilibré, je fis la dernière des choses à faire : fuir ; et tout alla très vite.

Je me redressais en vitesse, manquant de tomber alors que je contournais le bar pour rejoindre monsieur-la-trentaine-qui-drague-des-minets pour lui agripper le bras et le tirer de toute mes forces pour me convier à prendre la fuite à mes trousses et, peut-être trop ahuri ou totalement perdu, il se laissa faire avec docilité, alors qu’on se plongeaient tout les deux dans la masse de gens qui nous faisait face.

« — DYLAN ? DYLAN REVIENS ICI TOUT DE SUITE PETIT CON. »

j’ai ce besoin de courir
de m’enfuir
tuer l’ennuie et l’absurdité
tuer cette nuit sans le regret
de ne pas avoir essayé
d’oublier


Comme si, tout cela, m’était déjà arrivé.
(sentiment et souvenirs effacées)
(d’un vécu d’un autre passé)

Je cours à en perdre haleine, tenant toujours fermement mon complice alors qu’à chaque pas réalisé, je me rend compte à quel point ma réaction est totalement débile. Je slalome, évite de tomber, bouscule, pousse, pendant je ne sais combien de temps, avant de rejoindre une piste de danse endiablé où tout les corps semble s’échauffer, la foule est tellement compacte que je doute que mon patron ai réussi à nous suivre jusque là. Dans le doute, il fallait que j’agisse sans vraiment comprendre ce que j’étais en train de foutre.

« — Ok. C’était complétement con et je vais me faire complétement défoncé, mais j’ai vraiment pas le courage d’aller me prendre une torgniole maintenant que j’ai fui comme une tapette sans réelle raison. En même temps, il a pas qu’à faire si peur, hein, il fout la flippe pas vrai ... ? »

Je repris difficilement mon souffle sans avoir le courage de continuer dans mon monologue incompréhensible avant de le regarder dans les yeux. Nous étions si proche avec si peu de place alors qu’autour de nous les corps se mouvaient, bougeaient au rythme de la musique avec langueur et une certaine frénésie, alors que l’atmosphère s’échauffait, les langues se liait, les bras se touchaient, les voix hurlaient, le tout sur une musique assourdissante qui vous plongeaient dans un tel état que vous vous sentiez irrémédiablement influencé par ce qui vous entourait.

« — Oh merde... Pourquoi je t’ai embarqué là-dedans ?! T’es qui, d’ailleurs ? OH MERDE. Je vais me faire DE-FON-CE. »

   

       
      répons dléklair slt
       

       
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Dim 2 Oct - 0:43

wow WOW !!

c'est allé vite. je n'ai presque rien vu passer. pris par le bout du bras, il m'emporte dans sa course poursuite. je n'ai absolument rien compris... mais je me laissais aller, parce qu'en fait : c'était fun. il avait du cran ce jeune homme qu'on nomme DYLAN. qui aurait cru qu'il m'entrainerait dedans ? remarque, j'aurais eu la même réaction. je crois bien que je suis pris dans le trou noir du fun.

ha ha !

on a semé l'autre bourrin. essoufflés, arrivés dans de masse de foule qui s'enjaille de plus en plus, j'éteins ma cigarette à l'aide de ma semelle et la jette sous mes pieds. rien à foutre. je retire la veste de mon suit avant de jeter mon regard sur dylan monsieur-l'étudiant-en-criminologie-qui-fait-une-grosse-connerie. chaque minute, chaque seconde. et plus je l'observe, plus je le trouve attirant. étrange ? oh non, rien d'étrange. ce serait trop moche de le galoche sans son accord. mais pas si vite esteb, tu attendras le bon moment. l'envie te brûle grave on dirait.

ouai, j'dois avouer, il fou grave la flippe... putain, dylan. tu m'épates. c'est complètement con c'que t'as fait.

je sens l’alentour tourmenté, se chauffer, s’enjailler plus que ce qu'il ne l'était. j'ai l'air d'un gamin ravi.

oh merde... pourquoi je t’ai embarqué là-dedans ?! t’es qui, d’ailleurs ? OH MERDE. je vais me faire DE-FON-CE.

j'ai eu sa petite voix alors que le son monte sans arrêt, au point de n'entendre que des cris euphoriques. je commence à tourner autour de lui, je bougeotte, pris dans le rythme du son. j'essaie de le mettre à l'aise. l'alcool me monte doucement à la tête, mais je parviens à rester droit. mes yeux sur dylan, parmi tous les corps dansants. encore une fois. je souris. ouai, ça fait quoi ? quatre, cinq fois, SIX FOIS que ça m'arrive dans la même soirée ? je me sentais tellement vivant.

J'SUIS UN MEC BIEN! T’INQUIÈTES PAS POUR MOI.

je hurle autant que je peux. autant que pourrait s'il le fallait. je m'approche gentiment de sa tête et lui murmure à l'oreille. ah, l'ironie.

ON SE DÉFOULE ET ON BOIT APRÈS ?


allez ça chauffe sur le dance floor.
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Dim 2 Oct - 2:06



   
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Je le regarde avant d’exploser de rire.
Un rire vrai, un rire franc, un peu tremblant, un peu vacillant.

« - UN MEC BIEN ? JE TE CONNAIS A PEINE ! » et je souriais avant de me décaler, trouvant notre proximité un peu étrange, un peu précipité, un peu planifié.

« - BOIRE ? T’ES SERIEUX ? TU ME PAIES UN VERRE ? EST-CE QUE T’AS ECOUTE LE PASSAGE OU J’AI DIT QUE J’EN VALAIS PAS LA PEINE, MEC ? »

Pourtant je continue de l’observer avec ce sourire persistant avant de froncer les sourcils de dépit pour finalement baisser les épaules ; m’avouant vaincu. Après tout, même si je n’acceptais pas de boire avec lui, je pouvais bien me relâcher et profiter de l’instant ; ça faisait si longtemps et je m’ennuyais tellement. Je n’aurai qu’à revenir auprès de mon patron, juste après, pour lui expliquer qu’il m’avait forcé, qu’il m’avait obligé ou un truc du genre, et qu’au moment d’abuser de moi dans les toilettes sombres et crades du bar, je m’étais enfui de justesse et peut-être qu’il acceptera l’excuse ? Peine perdue : j’étais dans la merde. Alors tant pis. Oublions pour le moment. Oublions pour un instant et dansons, gueulons, soyons jeunes et cons ! Vivant.

Et mon sourire revint.

Alimenté par la musique, bercé par la chaleur, je ne le regardais plus. J’étais seul avec moi-même, bougeant mon corps comme un forcené, oubliant mon entourage, je me libérais de tout et je me foutais de l’air que je renvoyais, je me foutais de ce que l’ont pouvait penser, je me foutais d’être correct ou incorrect : à cet instant, j’étais simplement jeune et vivant.

Oubliant les souvenirs.
Oubliant la douleur.
Oubliant les problèmes.
Oubliant jusqu’à mon nom.


Et alors mon regard capta le sien et mon sourire se fit plus grand alors que je gueulais à en perdre la voix dans ce brouhaha constant, alors que je me rapprochais imperceptiblement pour l’entrainer dans l’euphorie dans laquelle je me trouvais.

Qu’importe son prénom. Qu’importe qu’il était. Qu’importe s’il ait une femme et des enfants. Qu’importent s’il les trompaient. Qu’importent s’il puait la cigarette. Qu’importe qu’il me reluque comme un affamé. Qu’importe qu’il soit plus vieux, plus âgé. Qu’importe ce qu’il dise ou ce qu’il fasse. Il était avec moi à cet instant, et le plus parfait des inconnus pouvait, ce soir, me faire tout oublier.

Parce qu’il le voulait.
Il voulait,
oublier.

(et c’est douloureux)
(comme la lame d’un rasoir)
(et c’est malheureux)
(comme un gamin criant de désespoir)


ellipse.
Et finalement nous avions dansés. Finalement nous avions bu. Finalement nous avions oubliés.
Je ne me rappelle plus très bien pendant combien de temps nous sommes restés au bar à nous défouler comme si c’était le dernier soir, assez de temps en tout cas pour me faire flancher, pour qu’il me propose un verre dans un autre bar, plus tranquille, plus conventionnel. Et j’avais dit oui. Enfin. Non. Je n’avais rien dit. Etonnant, non ? Pour une fois que je me la boucle.
Qui ne dit mot consent.

Peut-être par envie.
Surement par incertitude.

Je ne savais plus vraiment ce qui me motivais, ce que je faisais.

Alors on avaient bu. Encore et encore. Lui jurant que c’était lui qui m’invitais, que je ne devais pas payer le moindre dollar de ce fait. Et il avait dit oui. Et on avait bu. Encore et encore.

Je n’étais pas débile. C’est un stratagème vieux comme le monde : faire boire sa victime pour finalement en abuser. Peut être que j’étais tombé sur un tueur en série. Peut-être qu’il allait me violer au détour d’une ruelle. Et pourtant, je continuais.

Parce que j’en avais marre. J’en avais marre de réfléchir encore et toujours. De faire fonctionner ma cervelle remplie d’un trop plein d’informations ; alors qu’il fasse ce qu’il veut, je m’en foutais. Je m’en contre-foutais. Je m’en contre-contre-foutais.

On était dans la rue.

Tout était trouble.

Vague.

Flou.

[impression de déjà-vu]

(envie)
v o m i r

[souvenir]

J’étais totalement torché, complétement saoul, le sol tanguait alors que je distinguais le sol pavé. Nous étions dehors et il faisait nuit. Je percevais les lampadaires qui me brulaient la rétine, je palpais quelque chose sous mes doigts. Un corps. Je me concentrais pour comprendre que j’étais à moitié soutenu par mon compagnon de beuverie alors que je marchais d’un pas vacillant. Estan. Ethan. Est-quelque-chose, il me l’avait dit mais je ne m’en souvenais plus très bien. Un truc pas très commun je crois. J’arrêtais mes recherches quand je sentis un mal de crâne tirailler mes tempes et tambouriner mon cerveau. Il faisait froid. J’avais froid. J’étais frigorifié et pourtant, c’était une soirée douce et presque chaleureuse. Je ne comprenais pas où j’allais. Ce que je faisais. On m’avait drogué ?!

« - TU.... EH.... Si... Je t’interdis de me violer ooooooooooooooooook...? » fis-je en regardant le jeune homme d’un oeil torve, levant inutilement un index alors que nous continuions à marcher lentement dans la rue déserte.

« - Qu-...Qu...Qu’est-ce...Qu’est-ce.....Qu....RAAAAAAH. Keskon va où ?! » demandais-je ensuite d’une voix un peu plus inquiète.

Putain,
quel mal de crâne.

 

     
     répons dléklair slt
     

     
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myosotis
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Dim 2 Oct - 3:44

ellipse.

rue déserte, nuit noire, mémoire vide. je traine... c'était une soirée belle, chaleureuse, belle... chaleureuse. une ambiance chaude.
j'ai froid.

je m’efforce de rester droit. au moins pour tenir dylan qui était à bout de ses jambes. il n'a pas l'air bien. c'est vrai ça, on a bu. un peu trop même. c'était chère, mais on s'est amusé. ouai. on a oublié nos peines, nos ennuis. mes désirs sont encore là. on s'est échangés nos nums. rester en contact auprès d'un mec qui était là, avec moi, à oublier nos peines, nos ennuis.

...

il y a l’odeur d’encens, et les bougies ont fondu... tout est si vague, le fil de ses pensées s’est perdu. je ne sais même plus si je pense... je ne sais même plus si je pense... ♪

...

cette chanson qui me hante la tête depuis peu. elle me rappelle tellement ces instants, ces instants de chaleurs.

ah.
des chats.
des chats gouttières.
ils nous attendent.
merde.

je contourne ces chats. ils font peurs.
j'ai mal.
des souvenirs... ça me tourmente. des chats...
des chats dans ma vie de chien. j'en ai connus.
ils leurs ressemblent.

ESTEBAN. j'ai un mec là ! dans mes bras. donc fait gaffe, putain. je reprend doucement mes esprits. mais je sens que ce mal de tête me hantera toute la nuit. on arrive au bout du quartier, ma demeure n'est pas très loin. j'hésite encore à passer devant. qu'est-ce qu'on va penser de moi ? on va encore croire de la merde.
de la merde.

ça... ça va ?

je chuchote. je veux m'assurer qu'il va bien. il tremble... vu ce que qu'on a bu, ça ne m'étonne pas. je place ma veste autour de lui. je continue d'avancer. lentement, mais d'un pas ferme.

qu-...qu...qu’est-ce...qu’est-ce.....qu....RAAAAAAH. keskon va où ?!
il n'a pas confiance.

... où tu veux mon gars... t'inquiètes.

dylan. tout ira bien ok. ok ? je sort mes clés. j'ouvre la porte. j'avance doucement. encore. encore quelques marches, on y est : l'appartement d'un con solitaire. je l'installe sur le canapé, dos à la fenêtre, face à la télé. je me dirige dans la cuisine, je m'affale presque sur le plan de travail.

de l'eau.. il me fait de l'eau.

trop bourré ptn dsamer
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Dim 2 Oct - 4:27



 
  sarcasms is my only defense
 



« - ... Où tu veux mon gars... T’inquiètes. »

Décontenancé par sa réponse, je le regarde sans vraiment le voir, pivotant ma tête surement un peu trop vite, me faisant découvrir une myriade d’étoiles semblant danser devant mes yeux. Je referme les paupières presque instantanément pour me reprendre.

Et ça fait mal.
Ca cogne.
Ca tambourine.

Un mal de crâne,
qui déchire l’occipital.



J’étais réellement surpris ; agréablement surpris. Il n’avait pas utilisé de phrase toute faite, il n’avait pas utilisé de mot à double tranchant, il n’avait rien recherché, si ce n’est peut-être à me rassurer et avec succès, me laissant doucement faire sans montrer la moindre résistance ; et surtout, il n’avait pas utilisé mon prénom. « Dylan » et dans sa bouche, cela ne me convenais pas.
Parce qu’il ne me connaissais pas.

Alors, cette phrase toute simple, anodine pour certain, me fit réellement plaisir. C’est un peu la phrase que l’ont offre à un ami un peu trop bourré, la phrase du pote qui tient les cheveux du malheureux qui vomis au fond des chiottes, la phrase de celui qui essaye de pas faire flipper le pauvre inconnu qu’il a ramené chez-lui sans son autorisation, parce qu’au fond, c’était la seule chose à faire.
Parce qu'après tout, il ne me connaissais pas.

Je me retrouve sur le canapé, sans vraiment saisir comment j’y suis arrivé. Un moment d’absence, un moment de blanc, et très vite je le cherchais du regard, totalement paniqué.

(l’effacement de l’instant présent)
(les phases de vide dû à l’oublie)
(un sentiment familièrement angoissant)
(dû à des souvenirs profondément enfouis)


« - O-où tu vas ?! » fis-je incertain en essayant de me redresser - en vain - en le voyant s’éloigner pour rejoindre la cuisine. Inévitablement, je finis par me ramasser par terre avant de me redresser à une vitesse presque irréalisable au vu de mon état et, totalement éméché, je l’observe se servir de l’eau avec des gestes approximatifs pour finalement boire le liquide d’une traite, me regardant surement avec un regard interrogatif.

Je fronce les sourcils.
J’ai la bouche pâteuse.

« - ... Soif... » dis-je seulement dans un murmure en m’avançant vers lui, manquant de tomber une bonne dizaines de fois avant de me tenir au comptoir comme un désespéré, m’affalant légèrement sur lui, posant ma tête sur son épaule :

« - ... Très très très t-t-...tr-ès soif. »

Oh, pitié,
donnez-lui à boire, rien que pour le faire taire.

 

     
    ma rép la ++ kk omg dsl
     

     
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Dim 2 Oct - 22:47

j'attrape le verre sur le bord du levier, propre car lavé hier. manque de force de prendre la bouteille qui se situait à trois mètres, et de faire un détour pour s'effondrer. je remplis le verre d'eau du robinet, je le bois d'un traite. dylan, étonnement, n'est pas gêné d'être chez moi. je l'ai invité sans son autorisation. plus je réfléchi et plus je me dis que c'était la meilleur option. je pouvais très bien le rendre à son patron, mais au risque probable de me faire défoncer avec, voir banni de mon bar préféré, non merci. je ne connaissais pas son adresse de toute façon. à vrai dire, je ne connais rien de lui. c'était juste un jeune qui m'intéressait, comme ça. je ne savais que j'irais aussi loin... mais tant mieux. je crois que je l'apprécie beaucoup.

ah...

je me sentais mieux, mais pas encore sobre. j'aperçois le bonhomme s'affaler comme un défoncé qui n'tenait qu'à un but. c'est mignon, mais pourquoi autant de résistance ? il s’approche vigoureusement de moi et sa tête vient à se poser sur mon épaule. on était si proche, je n'ai pas pu m'empêcher de le maintenir de façon à ce qu'il ne retombe pas. il n'avait plus de jambe, le pauvre.

... très très très t-t-...tr-ès soif.

de l'eau... pas de prise de tête. je remplis le même verre, puis me dirige vers le canapé afin de l'installer, certes difficilement quand on n'est pas sur patte non plus. mais cette fois ci, je restais avec lui, toujours aussi proche.

tiens...

décidément.

je suis fatigué. la lumière de la ville suffisait à éclairer mon salon. des lueurs bleues, jaunes, des rayons verts provenant des barres suspendues à l'immeuble d'en face. le rideau ouvert... un mec assis à côté de moi. de la cette chaleur humaine. vous savez, je ne suis pas tactile. toucher être touché me mettrait aussi mal à l'aise. c'est humain... mais avec lui, différent.

et c'est mieux ainsi.

ça va ?


PASSE A L'ACTION ! PASSE A L'ACTION
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Mar 4 Oct - 0:21



please... i want to forget
















Pas un geste. Pas un mouvement. Pas un réponse.
Je l’observe, silencieux, sans bouger.

Il est là devant moi sans vraiment l’être à mes yeux. Je suis ici sans vraiment en saisir l’idée. Tout d’un coup, tout me semble abstrait et d’une certaine façon, sans aucune importance. Le fait d’être là, dans un appartement qui m’est totalement étranger au côté d’un homme dont l’identité m’est singulière, tout cela n’a plus d’importance. L’alcool qui monte au cerveau ; sans importance. Les nausées qui tourbillonnent dans mon ventre ; sans importance. La douleur de mes yeux rougis, sans importance.

Je saisis à peine qu’un verre d’eau glacée se retrouve entre mes mains, entre mes doigts gelés.
Gelés de peines, de regrets, de remords. D’une douleur mêlée.

« - J’ai envie de tout oublier. »

Non, ça ne va pas.

J’ouvre les paupières, percutant seulement à cet instant que je les avaient fermés. Et alors, je le regarde. Je le regarde comme si je ne l’avais jamais vu. Je le regarde comme je n’ai jamais regardé quiconque. Non pas avec désintérêt, non pas avec envie, non pas avec amour, non pas avec compassion.

Avec pitié.

« - Pourquoi je n’arrive pas à oublier ? »

(parce que ce ne sont pas tes souvenirs que tu veux oublier)

« - Pourquoi ma vie est-elle comme ça ? Pourquoi JE suis comme ça. »

(parce que c’est ta vie actuelle que tu aimerais recommencer)

« - Pourquoi est-elle comme ça. »

(...) les battements d’un cœur.
qui s’entrechoquent et se répercutent.
animé par la douleur,
d’un factice bonheur,
et ainsi plus horrible est la chute
.

Oh oui. Elle est belle. Elle est magnifique.

« - Et toi tu es là, tu es là comme si tu avais toujours été là. Mais on ne se connaît pas. Tu ne me connais pas. Et tu n’es pas Elle. Tu n’es pas comme Elle. »

Parce que le plus grand des menteurs et celui qui se ment à lui-même.

« - ...Et ça fait du bien. »

Je l’observe et, doucement, avance une main incertaine vers son visage sans oser aller plus loin, semblant attendre une permission, qu’au final, je n’attendit pas. Déposant ma main sur sa joue pour la caresser avec précaution, comme si j’allais le casser, le faire souffrir, lui faire du mal.

Comme si je faisais quelque chose d’interdit.

« - ... Je t’avais bien dit, que je n’en valais pas la peine. Pourquoi est-ce que tu continues ? »

Le temps semble s’allonger, l’instant semble éternel, alors que nos prunelles ne se lâchent plus, hypnotisés, dans l’attente, dans l’incertitude, dans l’incompréhension.

Tout cela n’avait plus d’importance, car tout cela faisait trop mal.
Parce que quoiqu’on dise, cela fait et fera toujours mal.
Les sentiments restent, quand on vraiment aimé.
C’est vrai. C’est le cas.

[Alors Dylan, pourquoi continues-tu à prétendre le contraire ?
Pourquoi continues-tu à essayer d’oublier ce que tu ressens ?]

Parce que tu l’aimes.
Tu l’as toujours aimé.
D’un amour immortel.
D’un amour intemporel.


Je déglutis.

« - ...Elle s’appelle Lydia. On se connaît depuis très, très longtemps. Depuis toujours, finalement. »

Et tu ne sais pas pourquoi tu lui racontes ça.

Une larme coule.
Traitresse.
Silencieuse.
Discrète.

« - ... Et toi, quelques heures et je ne sais même plus comment tu t’appelles. »

Je m’avance, prudemment, penchant légèrement la tête sur le côté sans ciller.

« - Idiot. »

et tu ne sais même plus à qui l’adresser.

Et finalement, je baisses les yeux. J’hésite. Je doute. Un spasme me traverse violement la paupière. Et alors, je me décide enfin.
J’affronte.
J’avance.
J’essaie.

Mes lèvres se déposent délicatement sur les siennes avec toute la douceur du monde, d’une lenteur inimaginable alors que ma main, toujours sur sa joue, se presse un peu plus contre elle ; et mes yeux se referment pour clore la scène. Ils se referment sur le monde, sur le tout qui les englobent, ils se referment jusqu’à l’aube pour essayer d’espérer, espérer oublier, oublier ces peines et son chagrin, chagrin qui n’en finit plus, depuis toujours jusqu’au lendemain.

J’approfondis. Je vais plus loin. Je tente le tout ou le rien.

Je me redresse lentement, sans m’écarter, sans m’éloigner, enlaçant discrètement mes mains derrière sa nuque pour montrer soudainement de l’impatience, de l’énervement, de la rage, de l’envie, un méli-mélo de sentiment qui n’en finit plus, qui afflue encore et encore, à en faire mal, le cœur tambourinant, les tempes palpitantes, la chaleur au corps, les larmes aux coins des yeux, la peur au ventre, la tête emmêlée. Perdue. Désemparée.

« - Alors fait-moi tout oublier. »

Seul.




save me
p l e a s e

 
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Sam 8 Oct - 20:15

   
heartache


j’ai envie de tout oublier.

pourquoi je n’arrive pas à oublier ?
pourquoi ma vie est-elle comme ça ? pourquoi JE suis comme ça.
pourquoi est-elle comme ça.

et toi tu es là, tu es là comme si tu avais toujours été là. mais on ne se connaît pas. tu ne me connais pas. et tu n’es pas elle. Tu n’es pas comme elle.

... et ça fait du bien.

... je t’avais bien dit, que je n’en valais pas la peine. pourquoi est-ce que tu continues ?


[-16]


pourquoi. ce regard qui me fixe. cette larme de trop, ce besoin de pleurer. ces remords qui nous parlent, cette main qui s'étreint sur mon visage. et cette confusion malade qui n'engendre que chagrin. cette soirée qui ne finissait pas, s'étend dans cette pièce cloîtrant larmes, angoisse et dépression. et moi, pitoyable.

pourquoi. je ressens ça. cette familiarité qui me désole, me dérange. cette remonté de souvenirs qui m'emmerde, que je croyais oubliée. ce mal de tête qui s'effondre, cette animosité qui envie d'amour, de compassion, d'oubli. et cette apathie amoureuse brûlante et qui s'éteint tel une petite flamme. oui, partie.

...pourquoi ?

je l'écoute, silencieux, séduis par son remord et son dépit. je me rend compte d'une chose. dans ma jeunesse, quand je pensais à elle, puis à lui. sur une ligne droite où personne n'y résidait, contemplant l'horizon aux couleurs vives, les couteaux au cœur... comme lui. je me voyais en lui. le sel sur la plaie. me promettant une chose, car j'avais trop souffert.

... parce que, tu n'es pas le seul.

je ne sais plus. si j'avais besoin de répondre en chuchotant, ou s'il ne le fallait tout court. mais tant pis. ça devait sortir, ces mots me brûlaient la langue. nous sommes seuls, assis, lui et moi.

sa main se presse contre ma joue.
une larme ruisselle.
... lydia.
il s'approche.
... mon nom, effacé.
regrets.

idiot.
(idiot.)

il m'embrasse. sans raison, ni résistance, je me contente de laisser faire. laisser ce moment passer, se dissoudre parmi mes souvenirs. sentir en lui une tendresse, une colère et une résignation. c'était réel. je pose une main contre la sienne, une autre contre sa taille. j'osais l'interdit, comme il l'a soigneusement fait. je ferme les yeux à mon tour pour y voir le néant et la tentation, car je sais qu'ils existent.

alors fais moi tout oublier.

ces mots résonnaient dans ma tête, puis je saisi. oublier. oublier ces remords qui nous démangent. une expérience qui s'accorde, quand une soirée tend vers l'inoubliable. j'accepte. le temps se dissimule, je suis tête à tête contre lui. ma main contre sa nuque. baisers profonds. enlacements. plaisirs mêlés. larmes et tristesse. j'allais de l'avant.

...

nous n'étions partis de rien. je faisais le con et il a joué le curieux. mais au final, ça allait bien plus loin que ça. bien plus loin qu'on ne le croit. je m'étais promis de ne plus céder aux relations "chimériques". et pourtant, cette promesse vient de tomber à l'eau. cou, mains, langues, corps, tous s'emmêlent. du plaisir, de la douleur. pendant que le temps défile, danse, disparait, se reforme et perd sa notion. et pendant que lui... lui. je n'en savais rien.

je veux juste l'entendre dire mon nom.

tu sais que je pleure encore en lisant ta rep ?
#7798C4



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Lun 24 Oct - 18:24



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Parce que tu n’es pas le seul.

Et ces mots résonnent jusqu’au fond de mon cœur, berçant mes oreilles d’une douce mélodie aux sonorités douce-amère. Porteurs d’une horrible et désagréable vérité qui n’en reste pas moins agréable à l’entente, réchauffant les entrailles, étouffant les poumons, faisant tourbillonner comme jamais les papillons, au creux du ventre ; une dernière fois pour une dernière envolée.

Relevant ainsi les paupières, pour prendre la première inspiration, le premier souffle et mes prunelles le vrillaient avec tant d’intensité que j’en perdit la notion de réalité. Tout allait si vite et si lentement à la fois alors que la pièce se remplissait des premiers soupirs, des premiers gémissements, des premiers baisers, alors que nos peaux, l’une contre l’autre, s’échauffaient, brûlant d’un feu intérieur aux effets ravageurs, rendant le bout de nos doigts moite et l’air irrespirable. Le temps semblait s’allonger, s’étirer, rendant l’instant intemporel et je me surpris à espérer que cela ne s’arrête jamais, espérant par la même me noyer dans ce présent factice et sans valeur, espérant retrouver un semblant d’humanité dans cet éclat furtif que fut notre rencontre, précipité mais prémédité.

Alors je souriais, j’en vint à rire tout contre ses lèvres, un son singulier à l’oreille que pourtant j’appréciais de par ce moment parfait alors que le monde tournait, tournait sans discontinuer, me retrouvant à penser, qu’ici, maintenant, à cet instant présent, pendant ce qui fut un dixième de secondes, j’étais heureux.

Heureux d’être moi-même, de retrouver ce corps qui pendant de longues années, ne m’appartenait plus, retrouver ses repères qui longtemps semblaient avoir disparu de cet horizon incertain et sinueux qui est mien. Alors je riais, brièvement, pour ponctuer cet instant de bonheur que je volais sans remord, pour un avenir meilleur, pour me permettre d’oublier, pour que j’aille enfin de l’avant sans avoir peur de m’écrouler dans cette course effrénée qui semblait ne jamais vouloir se terminer, me retrouvant ainsi essoufflé et fatigué d’avoir courut sans réel but précis, après quelque chose qui, au fil du temps, n’avait plus le moindre sens.

Et dans ce tourbillons de pensées, de ces sens retrouvés, de cette identité assumée, je me mis à soupirer ce nom que je croyais oublié de ma mémoire, comme effacé, comme supprimé, pour ne plus y penser comme si mon esprit indiquait s a t u r é.

« —  ...Esteban. »
(idiot.)

Et au lendemain, ce souvenir me fut enlevé.




. . .

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